Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Nostalgie+

Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de ces années d'or : de la folie yéyé aux légendes de la chanson française et internationale comme Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Jacques Brel, Daniel Balavoine, les Beatles, les Rolling Stones, les Kinks, Françoise Hardy, Dutronc, Annie Cordy, les Shadows, Ray Charles, Dave, Sheila, Alain Delon, Nicoletta, Michèle Torr, et bien d'autres. Ce podcast explore le rock and roll, le twist, le punk, le disco, le funk, ainsi que les concerts mythiques, le cinéma et les séries TV cultes de l’époque, la télévision, sans oublier les découvertes scientifiques et les actualités marquantes en Belgique. Raconté comme un album souvenir des jours heureux, chaque épisode de Happy Days vous invite à revivre des moments positifs et joyeux, pour un voyage nostalgique unique au cœur des playlists des années 60 et 70, de 1960 à 1980.

  1. -21 h

    [BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975

    Février 1975. Un 45 tours glisse discrètement dans les bacs des disquaires. Personne ne se doute encore qu'il va dominer les classements pendant des mois. Ce titre, c'est Le Sud de Nino Ferrer, et derrière lui se cache une histoire aussi tumultueuse que la musique elle-même est apaisante. Dans ce nouvel épisode de Happy Days, Cédric remonte le fil d'une chanson née dans la douleur. Au départ, South, un morceau en anglais que Nino Ferrer compose en 1974, après plusieurs années de galères commerciales et d'expérimentations artistiques jugées trop déconcertantes par le grand public. Rock progressif, opéras de 40 minutes, albums psychédéliques... Nino vise la reconnaissance des musiciens, pas les hit-parades. Mais CBS a d'autres ambitions. L'artiste est contraint d'accepter une version française. L'enregistrement vire au drame : expulsé du studio par le producteur Estradi, Nino Ferrer part à Londres enregistrer sa propre version avec un arrangeur de renom. Résultat ? Il la déteste encore plus. Les bandes sont détruites. Il revient finalement à la première version, celle qu'il abhorre le plus. Et pourtant. Le Sud devient numéro 1 en France dès le printemps 1975, reste au sommet des classements tout l'été et se vend à plus de 600 000 exemplaires. Nino Ferrer dira lui-même : « Une chanson comme ça, on n'en écrit qu'une dans une vie. » Le plus grand succès de sa carrière. Et son dernier.

    [BEST OF] Le Sud de Nino Ferrer : l'histoire tumultueuse du tube de l'été 1975
  2. -1 j

    [BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise

    Nous sommes le 29 août 1965. En plein été, l'Italie assiste à une avant-première au cinéma. Happy Day pour Jean-Luc Godard. Son film Pierrot le Fou est présenté à la Mostra de Venise. Et cette histoire est incroyable... C’est une histoire VRAIE. Celle d'un bandit. Pierre Loutrel. Le vrai "Pierrot le Fou". Nous sommes en 1945. La guerre vient de finir. La France se reconstruit. Et voilà que Pierre Loutrel, ancien collaborateur de la Gestapo pendant l'occupation, devient chef de bande. Le gang des Traction Avant. Ils braquent, ils tuent, ils terrorisent. Et qui pour camper ce personnage ? Jean-Paul Belmondo... évidemment ! Pierre Loutrel devient l'ennemi public numéro 1. Nous sommes à la fin des années 1940. La police le traque. Jean-Luc Godard est fasciné par le récit. Il en fait un film de grand chemin. Avec (je l'ai dit) Belmondo en bandit amoureux. Avec Anna Karina en femme fatale. Mais attendez. Écoutez bien ce que le réalisateur dit de son film :  "C'était complètement inconscient. Je n'avais rien, absolument rien." Rien. Pas de scénario complet. Pas de plan. Il tourne comme il respire. Il invente. Il crée. Sans filet. Et c'est ça qui donne ce film complètement dingue. Incontournable. Violent. Tendre. Anarchiste. Le 29 août 1965, la Mostra de Venise découvre "Pierrot le Fou".  Quelques mois plus tard, le 5 novembre 1965, le film arrive en Belgique. En France, il y a un problème. Les autorités sont paniquées. "Pierrot le Fou" ? C'est de l'anarchie morale et intellectuelle ! Interdit aux moins de 18 ans. Et c'est vrai que c'est anarchiste. C'est vrai que c'est immoral. Mais c'est aussi... un chef-d'œuvre. Musique signée... Antoine Duhamel.

    [BEST OF] Août 1965 : "Pierrot le fou" de Godard présenté à la Mostra de Venise
  3. -2 j

    [BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63

    Nous sommes le 1er juillet 1963. Drôle de date pour sortir un titre entraînant. À croire que ses producteurs veulent en faire un tube de l'été. Bref, happy Day pour Richard Anthony, crooner au sourire sage et à la diction parfaite. Ce jour-là sort "C’est ma fête", une chanson qui n'a rien de très original. Et pour cause, c'est l'adaptation en français d’un tube américain signé Lesley Gore : "It’s My Party". Et comme souvent à l’époque, c’est grâce à Richard Anthony qu’un hit venu des États-Unis franchit les frontières de la langue et s’invite sur les ondes belges. En version française “c’est ma fête et je pleure si je veux…” devient "C'est ma fête Je fais ce qui me plaît". Oui, tous les coups sont permis pour y mettre de la joie. Un texte simple, une histoire d’amour contrariée en plein jour de fête. L’adolescence résumée en trois minutes. La chanson est traduite par Georges Aber, fidèle traducteur de l’époque yéyé. Mais Richard Anthony y ajoute sa patte : une interprétation retenue, douce, un peu triste. Et cette justesse-là touche à peu près tout le monde. Car l'été, ce qui importe, c'est de trouver l'amour. Et ensuite de noyer son chagrin... En Belgique, la chanson arrive très vite en tête des classements francophones. Dans les juke-boxes des cafés de Dinant à Mouscron, elle tourne à plein régime ! Richard Anthony est au sommet de sa popularité. L’année suivante, il passera au twist, puis au rock plus sérieux. Mais "C’est ma fête" reste l’un de ses titres les plus légers, mais aussi les plus tendres, les plus universels. Parce que parfois, pleurer un bon coup… c’est encore la meilleure façon de danser. Et de passer l'été...

    [BEST OF] C’est ma fête : Richard Anthony pleure et chante le tube de l’été 63
  4. -3 j

    [BEST OF] Summer in the City : le coup de chaud rock de l’été 66 signé Lovin’ Spoonful

    Nous sommes le 4 juillet 1966. C'est la fête nationale à New York. Ville où un jeune groupe va percer, quelques mois après sa création. Certains sont canadiens, d'autres purs américains. Ils se sont rencontrés à Greenwich Village et se font appeler les "Lovin’ Spoonful". Les Lovin' Spoonful enregistrent « Summer in the City » en deux sessions dans un studio de Columbia Records à New York en mars 1966. Tous les ingrédients sont réunis pour créer un tube. D'ailleurs, c'est leur ambition. Grâce à lui, un an après leur formation, les Lovin’ Spoonful vont décrocher leur premier carton planétaire. Dès les premières secondes, on entend les bruits de klaxons, des marteaux-piqueurs. L’ambiance est posée : c’est l’été dans la ville de l'Est américain, et ça chauffe, dans tous les sens du terme. La chanson, nerveuse, raconte précisément ces journées étouffantes, où tout est lent, poussiéreux… Mais dès que le soleil se couche, la ville s’électrise : place à la musique et à la drague. Ce contraste jour/nuit se retrouve aussi dans la musique : des couplets sombres et une envolée plus pop-rock dans le refrain. Une structure peu banale à l’époque, qui donne évidemment toute sa force à la chanson. Avec ses bruitages urbains, Summer in the City est aussi l’une des premières chansons à capturer l’ambiance sonore. C’est totalement cinématographique. On est loin des plages californiennes de l'époque et de la dolce vita italienne : ici, c’est New York et ses trottoirs brûlants. Numéro 1 aux États-Unis pendant trois semaines en août, le morceau séduit aussi l’Europe. En Belgique, il tourne tout l’été 66 dans les juke-box. Le groupe ne survivra pas au succès : ils finiront pas se séparer en 1968. La chanson, elle, sera reprise par plusieurs artistes, notamment par Quincy Jones, dont la version de 1973 remportera le Grammy Award du meilleur arrangement instrumental…

    [BEST OF] Summer in the City : le coup de chaud rock de l’été 66 signé Lovin’ Spoonful
  5. -4 j

    [BEST OF] Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli

    Nous sommes le 15 juillet 1963. Happy Day pour une figure discrète de la variété italienne. Ce jour-là, Gino Paoli sort un 45 tours qui ne paye pas de mine et qui est un peu lent au démarrage. Son titre : Sapore di sale. En français, ça veut dire “Goût de sel”. Le texte est rudimentaire. Il raconte une histoire de vacances un peu banale : un homme regarde une femme sortir de l’eau, bronzée, salée, légère, belle sans le savoir. Un instant volé, déjà en train de s’effacer, sous les vagues. La mélodie est signée Ennio Morricone, tout juste au début de sa carrière. Oui, le futur maître des musiques de western spaghetti a commencé quelque part. Ici, il pose une orchestration douce, discrète, presque jazzy. Résultat ? Quelques semaines plus tard, en Italie, Sapore di sale connaît un succès totalement inattendu. En Belgique, quelques semaines plus tard, la chanson passe en boucle dans toutes les maisons de vacances, dans les bars et à la radio. Il se dit même que les vacanciers italiens ramènent le 45 tours original dans leurs valises après un séjour à Rimini ou San Remo. C’est une époque où l’Italie est à la mode. Les Fiat 500 envahissent les routes européennes, les Vespa longent les plages, et la dolce vita fait rêver toute une génération. Gino Paoli, lui, signe un tel succès qu'il va alors devenir l'un des chanteurs et compositeurs italiens les plus courus des années 60. igne qui ne trompe pas : il a participé à cinq reprises au Festival de Sanremo. Tout l’été 63, des côtes ligures à la baraque de Fraiture, on danse ce slow imparable... et on se dit que Gino a de l chance, il vient d'épouser la magnifique actrice Stefania Sandrelli. Avec… un petit goût salé…

    [BEST OF] Sapore di sale : le goût d’été venu d’Italie par Gino Paoli
  6. 5 août

    [BEST OF] Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio

    Nous sommes le 23 avril 1977. Happy Day pour Claude François. Il sort ce jour-là un 45 tours qui ressemble beaucoup à une invitation de vacances... prématurée. Un morceau qui sent bon le sable chaud, la morue, le foot, les chemises à fleurs… et les vacances de l'autre côté de l'Atlantique. Direction : le Brésil. Comme souvent, ce n’est pas Cloclo qui a inventé cette mélodie. Même si c'était un formidable musicien, là n'est pas la question. À l’origine, la chanson s’appelle "I Go to Rio". Elle a été écrite par Peter Allen, chanteur australien. La chanson, c’est une promesse d’évasion. Les paroles évoquent le Brésil, la fête, le soleil, et un besoin urgent de changer d’air. Musicalement, c’est une déferlante de percussions, de cuivres et de rythmes exotiques. Un son parfait pour les platines de l’été 77. Et pour cause, Eddy Marnay a fait du bon travail pour adapter la chanson au public francophone. Ce n'est pas très original, mais ça sonne vacances. L'esprit du texte de départ est respecté en trouvant les bons mots. Le titre reprend même l'intro au piano et conserve les choeurs féminins, pour le plus grand bonheur de Cloclo. Le rythme a été légèrement accéléré par rapport à la version de Peter Allen. Et c'est parti ! En Belgique, en France, Je vais à Rio grimpe dans les classements en ma puis en juin, pour culminer tout l’été. Un succès immédiat, appuyé par les passages télé de Claude François. Pourtant, Claude François n’est jamais allé à Rio à cette époque, ce qu’il reconnaîtra avec humour. Avec "Je vais à Rio", c'est un peu de Copacabana qui s'installe dans les campings de l'Ardenne et dans les discothèques bondées du Hainaut. D'ailleurs, le tube de l'été 77 ne s'arrêtera pas là. Quelques années plus tard, "I Go to Rio" deviendra un hit international, repris par Peggy Lee... il sera même chanté dans un épisode du Muppet Show avec Diana Ross...

    [BEST OF] Claude François fait danser l’été 77 avec Je vais à Rio

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