Profils : des récits uniques

Histoires vraies et fictions folles, témoignages intimes et récits de soi comme autant de moments émouvants... Qui peut résister à une bonne histoire ? Dans Profils, le réel côtoie la fiction. Chaque épisode est une immersion unique dans une histoire vraie ou une fiction : des récits de vie rares, des moments forts, des histoires intimes et des fictions plus folles que la réalité. De la naissance à la mort en passant par l’amour, la maternité, la drogue, la dépression, le deuil, ou le racisme, tout est bon pour explorer nos vies. Que vous soyez accros aux témoignages, aux récits, aux faits divers, aux crimes, aux questions de société, aux histoires de migration ou d’amitié, ce podcast sera votre nouvelle addiction (ou votre péché mignon). Plongez donc dans l’ordinaire et l’extraordinaire pour y trouver l'écho des expériences qui tissent le monde que l'on habite. Tendez l'oreille à des récits de sororité, de résilience, d’identité, de féminisme, de discrimination ou de parentalité qui pourront vous aider à voir les choses autrement. Profils, c'est surtout la crème du documentaire. Chaque mois vous sont proposés des enquêtes inspirantes et des reportages immersifs qui explorent les vies qu'on mène : l'enfance, l'adolescence, la jeunesse, l’école, la crise, la vieillesse et la mort, les relations entre sœur, frère, père et mère, la vie quotidienne, le deuil périnatal, le couple, la santé mentale, la transmission, le travail, le militantisme, la pauvreté, la religion, la sexualité, la colère ou même le pardon. Profils vous laissera le souffle coupé ou le cœur palpitant, les yeux mouillés ou le sourire aux lèvres. Vous serez pirate, naviguerez sur la mer, retomberez en enfance, ferez de la politique, entendrez des histoires de famille, trouverez un frère ou une sœur, ferez l’expérience du crime et de la prison, irez à la guerre, tomberez amoureux, rencontrerez un vieux sage qui fera votre éducation, serez militant, flic ou avocat, tremperez dans des affaires de trafic, rejoindrez des manifs, serez au cœur des conflits sociaux et plein d’autres choses encore. Toutes les expériences sont à portée de main. Et en plus, c’est gratuit. Plus qu’un simple podcast, Profils est donc une proposition engagée qui invite à la réflexion, pour comprendre et analyser le monde. Ces documentaires offrent un regard nuancé sur les sujets qui fabriquent notre actualité.  Mais, comme vous êtes sur ARTE Radio, toutes ces histoires n'empêchent pas de garder le sens de l'humour et de l'autodérision. Vous ressentirez de la tristesse, de l'empathie, de l’indignation, de la joie, et vous ferez même l’expérience de la résilience – oui, parfaitement, la résilience. Alors, que vous soyez en quête d'histoires intimes, personnelles, sensibles ou plutôt de faits divers bizarres, d'expériences limites, d'expérimentations pas toujours légales ou de questions de société, Profils est pour vous. Rejoindre la communauté de Profils, c’est se mettre dans les oreilles le travail des auteurs et autrices de talent et d’une équipe de réalisateurs et réalisatrices de feu. Ce podcast repousse depuis plus de 15 ans les limites du storytelling audio pour vous éblouir avec un sound design de folie, une qualité sonore de compétition et une réalisation aux petits oignons. Le tout pour offrir des contenus à la fois divertissants, cool, malins, émouvants et profonds. Bref, il est temps d’entrer dans le grand bain d’ARTE Radio. Chaque épisode de Profils est soigneusement produit pour offrir une immersion totale. Profils d'ARTE Radio, c’est donc des histoires vraies et des fictions folles, des témoignages intimes et des récits puissants qui captent l'essence de la vie. Et oui, carrément : l'essence de la vie. Ouf, ça y est c’est bon, je crois qu’on a mis tous les mots clefs pour satisfaire les moteurs de recherche et être mieux référencés.

  1. 29 sept.

    On avait dit pas de garçons

    Une école privée s'ouvre à la mixité Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis, une école de filles accueille pour la première fois quelques garçons. J'enseigne dans ce lycée depuis quinze ans et j'en ai longtemps eu honte : un lycée privé, catholique, et en prime, non-mixte, à rebours de toutes mes convictions. Mais, contre toute attente, mes élèves m'ont fait découvrir la manière dont elles subvertissaient ce lieu pour en faire un espace d'émancipation. Dans mon lycée de filles, où les élèves sont de toutes origines et de toutes religions, les filles prennent la parole, occupent tout l'espace, font du foot et sont fortes en maths et en sciences. Dans les couloirs, il n'est pas rare de voir des élèves se balader avec des bouillottes pour soulager leur douleur de règles, ou s'envoyer des serviettes hygiéniques à travers la salle de classe. Alors, quand on apprend l'arrivée des garçons, on décide de mettre en place un atelier de réflexion pour préserver les libertés exceptionnelles qu'offrait la non-mixité. Et notre lycée devient une sorte de laboratoire pour inventer cette mixité qui commence chez nous, en pleine quatrième vague du féminisme. On écrit une charte et on propose des ateliers pour éduquer les plus jeunes. Et puis, les garçons arrivent. La première année, ils ne sont que trente au collège, huit au lycée, au milieu de cinq cents filles. Les ateliers commencent à infuser dans l'établissement. On parle de plus en plus d'égalité, de lutte contre le sexisme, de féminisme. Mais les stéréotypes de genre pointent aussi déjà le bout de leur nez. Le foot occupe l'espace central de la cour, il y a des bagarres au collège et plus de casse qu'avant. Des enseignants disent que « les garçons mettent la patate, sont plus dynamiques », ou que « les filles se font remarquer pour plaire aux garçons »… Tous ces clichés arrivent au galop. Est-ce que l'on va réussir à construire une mixité égalitaire et émancipatrice ? Une mixité post-MeToo ? Pour aller plus loin : - Des filles chez les garçons, l’apprentissage de la mixité, Geneviève Pezeu, éditions Vendémiaire, 2020 ; - La pensée straight, Monique Wittig (1992), édition Balland, 2001 ; - La Volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l'amour, bell hooks, Éditions divergences, 2021 ; - Pour Britney, Louise Chennevière, édition POL, 2024 ; - Les Guérillères, Monique Wittig, Editions de Minuit, 1969 ; - Centre Hubertine Auclert. Remerciements : Je remercie toutes mes élèves et en particulier les filles (et le garçon !) de l'atelier pour leur participation enthousiaste, leur combativité et leur humour. Merci à toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, même si elles ne sont pas toujours présentes dans la version finale. Merci à l'équipe de Charles Péguy d'avoir soutenu ce projet, en particulier à Agnès Isaac, Guillaume Marie et Isabelle Marmasse. Merci à l'équipe d'Arte de m'avoir accompagné et fait confiance. Merci enfin à mes ami-e-s pour leurs soutiens et tous nos échanges qui ont nourri ce projet, en particulier Cécile Casen, Elsa Perry, Haydée Parcollet, Cédric Schönwald, et Fabien Gerbal. Enregistrements septembre 2023 - juin 2025 Entretiens et montage Euriel Fierling Réalisation et mixage Arnaud Forest Illustration Elsa Perry Production ARTE Radio

    On avait dit pas de garçons
  2. 22 sept.

    Pearl ou la mémoire perdue

    Hantée par l'Histoire et les trous de mémoire À 73 ans, Pearl va enfin être grand-mère et elle s’en réjouit. Pourtant, au fur et à mesure que l’échéance approche, elle s’inquiète : elle redoute de transmettre à sa future petite-fille ce qu’elle appelle son “paquet”, cet héritage trop lourd dont elle voudrait la protéger : celui de la Shoah, un traumatisme profondément ancré en elle. Bien qu’elle soit née après-guerre, Pearl est littéralement obsédée par le génocide des Juifs que ses deux parents ont vécu dans leur chair. À cette obsession qui fatigue parfois ses filles s’ajoute un autre problème : Pearl ne se souvient de rien. Ce n’est pas lié à l’âge, elle a toujours été comme ça. Depuis peu, elle fait le lien entre ces deux phénomènes : et si c’était cette omniprésence de la mémoire du génocide qui avait pris toute la place en elle et éjecté le reste ? Pour la première fois de sa vie, elle a décidé d’aller consulter un psy pour tenter de sortir de l’impasse. Elle est prête à tout tenter. Pearl est ma cousine. Elle porte ce prénom en hommage à notre grand-mère commune, Helena Perla, assassinée à Auschwitz en 1942. Comme elle, j’ai hérité du traumatisme, même si je m’en suis peut-être mieux “remise”. C’est le lot des enfants de survivant•es de la Shoah et, au-delà, de tous les peuples qui ont connu un génocide. Chez nous, le passé recouvre souvent le présent, ce qui entraîne des conséquences à la fois sur le psychisme individuel mais aussi sur le plan collectif puisque tout nouvel événement politique est perçu comme une réplique du traumatisme initial. En 2022, je commence à accompagner Pearl dans ses tentatives parfois surprenantes de désenvoûtement et dans son apprentissage du métier de grand-mère, elle qui n’a jamais connu la sienne. La survenue des attaques du 7 octobre 2023 puis du génocide à Gaza ne vont pas simplifier les choses… Pour aller plus loin : - Souffle sur tous ces morts et qu'ils vivent, de Nathalie Zajde, éditions La Pensée Sauvage ; - Je ne lui ai pas dit au revoir, de Claudine Vegh, collection Témoins / Gallimard ; - Naître coupable, naître victime, de Peter Sichrovsky, Points Actuels : - Le site du centre Georges Devereux Remerciements : Aux intervenantes Inge Cantegreil-Kallen (Hôpital Broca) et Margot Woszczalski (constellations), à Nathalie Zajde, Catherine Grandsard et Elisabeth Malka du centre Georges Devereux ; Au Grand Rabbin Olivier Kaufmann de la synagogue Charles Liché. À Mariannick Bellot, Elie Duprey et Pascaline Peretti pour leurs conseils avisés. À Rivka Ferrando pour son soutien. À Pearl, à ses filles, à mes parents et à ma sœur pour leur confiance. Ce documentaire a été lauréat de l’appel à projets Podcasts et créations radiophoniques du ministère de la Culture en 2022. Enregistrements février 2022-juin 2026 Entretien et montage Frédérique Pressmann Réalisation et mixage Samuel Hirsch Illustration Hélène Blanc Accordéon Frédérique Pressmann Production ARTE Radio

    Pearl ou la mémoire perdue
  3. 9 sept.

    La guerre sonore (4/4) : Les cicatrices du son

    Bouche à oreille Le son est bien une arme invisible, d'accord. Mais ce sont des armes qui laissent des traces dans les corps. Ces traces peuvent ressortir longtemps après la guerre, parfois pour raconter au mieux son histoire. Le grand-père de Servane, qui se souvient des sons de la Seconde Guerre mondiale, et le journaliste américain David Carde, qui imite les sons, témoignent. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio

    La guerre sonore (4/4) : Les cicatrices du son
  4. 9 sept.

    La guerre sonore (3/4) : La playlist de la torture

    Torture FM Entre effet et affect, où le son agit-il ? Retour sur les cassettes fantômes de la guerre du Vietnam, pendant laquelle l’armée américaine a fait diffuser des enregistrements d’âmes errantes pour marquer les populations, et sur les rouages de la torture musicale à Guantanamo. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio

    La guerre sonore (3/4) : La playlist de la torture
  5. 9 sept.

    La guerre sonore (2/4) : L’attaque sonique

    Pas vu, pas pris Les ondes sonores, ça peut faire mal ? Le 15 mars 2025, lors d’une manifestation anti-régime à Belgrade, en Serbie, un son percute subitement la foule à 19h11. Sur les vidéos et captations, aucune trace de ce son ne s’entend. Comment l’expliquer ? Une enquête est ouverte pour reconstituer ce qu’a été ce son, issu d’un canon à son, qui a traumatisé les foules. La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio

    La guerre sonore (2/4) : L’attaque sonique
  6. 9 sept.

    La guerre sonore (1/4) : Un harcèlement venu du ciel

    Une histoire de pression de l'air Pourquoi faire la guerre du son, et comment le faire ? Depuis des décennies et à longueur de journée, le Liban vrombit comme un ventilateur, survolé par des drones et des avions de chasse de l’armée israélienne qui hante son espace aérien. Les sons qu’ils produisent harcèlent les populations et ont de réelles répercussions, faisant planer l’angoisse et semant la terreur… La guerre sonore "Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio. Mentions : - Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ; - Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ; - Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010. Bibliographie : - Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ; - À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ; - Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006. Pour aller plus loin : - Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010. Remerciements : À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux. Cet épisode a été réalisé et produit en partenariat avec L'Orient-Le jour. Enregistrements décembre 2025-février 2026 Entretien et montage Servane d'Alverny Réalisation et mixage Charlie Marcelet Illustration Jana Traboulsi Production ARTE Radio

    La guerre sonore (1/4) : Un harcèlement venu du ciel
4,5
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Histoires vraies et fictions folles, témoignages intimes et récits de soi comme autant de moments émouvants... Qui peut résister à une bonne histoire ? Dans Profils, le réel côtoie la fiction. Chaque épisode est une immersion unique dans une histoire vraie ou une fiction : des récits de vie rares, des moments forts, des histoires intimes et des fictions plus folles que la réalité. De la naissance à la mort en passant par l’amour, la maternité, la drogue, la dépression, le deuil, ou le racisme, tout est bon pour explorer nos vies. Que vous soyez accros aux témoignages, aux récits, aux faits divers, aux crimes, aux questions de société, aux histoires de migration ou d’amitié, ce podcast sera votre nouvelle addiction (ou votre péché mignon). Plongez donc dans l’ordinaire et l’extraordinaire pour y trouver l'écho des expériences qui tissent le monde que l'on habite. Tendez l'oreille à des récits de sororité, de résilience, d’identité, de féminisme, de discrimination ou de parentalité qui pourront vous aider à voir les choses autrement. Profils, c'est surtout la crème du documentaire. Chaque mois vous sont proposés des enquêtes inspirantes et des reportages immersifs qui explorent les vies qu'on mène : l'enfance, l'adolescence, la jeunesse, l’école, la crise, la vieillesse et la mort, les relations entre sœur, frère, père et mère, la vie quotidienne, le deuil périnatal, le couple, la santé mentale, la transmission, le travail, le militantisme, la pauvreté, la religion, la sexualité, la colère ou même le pardon. Profils vous laissera le souffle coupé ou le cœur palpitant, les yeux mouillés ou le sourire aux lèvres. Vous serez pirate, naviguerez sur la mer, retomberez en enfance, ferez de la politique, entendrez des histoires de famille, trouverez un frère ou une sœur, ferez l’expérience du crime et de la prison, irez à la guerre, tomberez amoureux, rencontrerez un vieux sage qui fera votre éducation, serez militant, flic ou avocat, tremperez dans des affaires de trafic, rejoindrez des manifs, serez au cœur des conflits sociaux et plein d’autres choses encore. Toutes les expériences sont à portée de main. Et en plus, c’est gratuit. Plus qu’un simple podcast, Profils est donc une proposition engagée qui invite à la réflexion, pour comprendre et analyser le monde. Ces documentaires offrent un regard nuancé sur les sujets qui fabriquent notre actualité.  Mais, comme vous êtes sur ARTE Radio, toutes ces histoires n'empêchent pas de garder le sens de l'humour et de l'autodérision. Vous ressentirez de la tristesse, de l'empathie, de l’indignation, de la joie, et vous ferez même l’expérience de la résilience – oui, parfaitement, la résilience. Alors, que vous soyez en quête d'histoires intimes, personnelles, sensibles ou plutôt de faits divers bizarres, d'expériences limites, d'expérimentations pas toujours légales ou de questions de société, Profils est pour vous. Rejoindre la communauté de Profils, c’est se mettre dans les oreilles le travail des auteurs et autrices de talent et d’une équipe de réalisateurs et réalisatrices de feu. Ce podcast repousse depuis plus de 15 ans les limites du storytelling audio pour vous éblouir avec un sound design de folie, une qualité sonore de compétition et une réalisation aux petits oignons. Le tout pour offrir des contenus à la fois divertissants, cool, malins, émouvants et profonds. Bref, il est temps d’entrer dans le grand bain d’ARTE Radio. Chaque épisode de Profils est soigneusement produit pour offrir une immersion totale. Profils d'ARTE Radio, c’est donc des histoires vraies et des fictions folles, des témoignages intimes et des récits puissants qui captent l'essence de la vie. Et oui, carrément : l'essence de la vie. Ouf, ça y est c’est bon, je crois qu’on a mis tous les mots clefs pour satisfaire les moteurs de recherche et être mieux référencés.

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