Un livre, un lecteur – Florence Berthout

Une émission conçue et présentée par Florence Berthout Maire du 5ème, tous les 1er, 2ème et 3ème vendredis du mois  de 13h00 à 13h20. Florence Berthout est une femme politique, maire du 5e arrondissement de Paris.

  1. -13 h

    Julien Donadille pour le livre « Les Thibault » de Roger Martin du Gard

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Julien Donadille pour le livre « Les Thibault » de Roger Martin du Gard. À propos du livre : «  Les Thibault » paru aux éditions Folio À travers les destins de Jacques Thibault, idéaliste et révolté, et d'Antoine, sérieux, conservateur, deux frères que tout oppose, Roger Martin du Gard nous entraîne dans une vaste fresque sociale et historique. Dans une famille déchirée par l'autorité d'un père égoïste et brutal, le jeune Jacques vit une amitié passionnée avec Daniel de Fontanin ; la découverte de leur correspondance conduira au drame, tandis qu'Antoine, partagé entre la tendresse qu'il porte à son frère et le respect qu'il voue à son père, tente de trouver sa voie en se consacrant corps et âme à la médecine... Les Thibault, grand cycle romanesque de Roger Martin du Gard, prix Nobel de littérature, sont disponibles en trois volumes dans la collection Folio. Roger Martin du Gard est né le 23 mars 1881 à Neuilly-sur-Seine. Il appartient à une famille de magistrats et d'avocats. Après des études secondaires à l'école Fénelon et au lycée Janson-de-Sailly, il est admis en 1903 à l'École des chartes d'où il sort en 1905 archiviste-paléographe. La lecture de La guerre et la paix de Tolstoï éveille en lui une vocation de romancier. À la veille de la Première Guerre mondiale paraît son premier roman important, Jean Barois (1913). Il se lie d'amitié avec André Gide et Jacques Copeau. Il est tenté un moment par le théâtre. En 1920, il conçoit un vaste roman cyclique, Les Thibault. Il y consacre alors l'essentiel de son temps et se retire la plus grande partie de l'année dans sa propriété du Tertre, en Normandie. La publication des Thibault en est à son avant-dernier volume, L'été 1914, quand Martin du Gard reçoit le prix Nobel de littérature en 1937. Il passe une grande partie de la guerre de 1939-1945 à Nice et prépare un roman, qui restera inachevé, les Souvenirs du colonel de Maumort. Il meurt en 1958.

  2. 2 oct.

    Jean-Luc Denat pour parler du livre « Galla Placidia » de Henri Gourdin

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Jean-Luc Denat qui parlera du livre « Galla Placidia » de Henri Gourdin À propos du livre : « Galla Placidia » paru aux éditions L’oeuvre Rome, 24 août 410. Les Wisigoths prennent Rome, pour la première fois de son histoire, et prennent en otage Galla Placidia, fille de Théodose-le-Grand, sœur d’Arcadius et d’Honorius, les empereurs régnants d’Orient et d’Occident. Ils parcourent l’Italie, la Gaule, l’Espagne… et une passion inattendue nait entre la captive et son ravisseur, le roi Athaulf, successeur d’Alaric. Leur mariage à Narbonne le 1er janvier 414 est un acte précurseur, l’expression d’une vision politique novatrice affrontant les préjugés de la chrétienté et de l’éthique romaine. Fille, sœur et mère d’empereur, otage puis reine des Goths, soutien de l’Eglise naissante, Galla assure la régence de l’Empire jusqu’à la majorité de son fils depuis sa capitale, Ravenne. Son destin éclaire une période fondamentale de notre histoire et de notre civilisation. Henri Gourdin propose, au terme de dix ans de recherches, une reconstitution haletante d’une existence fabuleuse, menée au pas de charge. Que reste-t-il, seize siècles plus tard, de Galla Placidia ? Deux portraits posthumes, trois sanctuaires à Ravenne, quelques citations par une poignée d’auteurs romains. Très peu de chose. La grande difficulté de cette biographie, comme celle de Genséric, tient à l’extrême rareté des sources écrites.

  3. 25 sept.

    Boris Grebille pour parler du livre « La petite fille au ruban bleu » de Nathalie David-Weill

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Boris Grebille pour parler du livre « La petite fille au ruban bleu » de Nathalie David-Weill À propos du livre : La Petite Fille au ruban bleu: Le monde disparu d'Irène Cahen d'Anvers paru aux éditions Flammarion "La Petite Fille au ruban bleu est l'un des tableaux les plus connus de Renoir. Son modèle, Irène Cahen d'Anvers, faisait partie de la grande bourgeoisie juive de la fin du XIXᵉ siècle, très influente dans le monde de l'art. La destinée du tableau révèle les tumultes de l'époque. Commandé à Renoir en 1880 par les parents d'Irène, mécènes brillants, sa spoliation par les nazis, plus de cinquante ans plus tard, marque l'effondrement d'une élite qui finira en majorité déportée. Après la guerre, Irène Cahen d'Anvers récupère son tableau et le vend à un marchand d'armes proche des Allemands. Paradoxalement, plus La Petite Fille au ruban bleu gagne en célébrité, plus son modèle s'efface des mémoires. En réalité, on ne sait à peu près rien d'Irène Cahen d'Anvers. Elle est perçue comme l'épouse indigne de Moïse de Camondo, qui a, lui, laissé l'image d'un homme généreux, cultivé et respecté. À la lumière d'archives inédites et de rencontres, j'ai découvert tout un monde, celui de Parisiennes élégantes dont la vie a basculé dans la tragédie. Parmi elles, se dégage une Irène féministe avant l'heure, idéaliste et déterminée. Faire revivre la femme cachée derrière le portrait, tel a été mon objectif."

  4. 17 juil.

    Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d’Ilf et Petrov

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Iegor Groudiev, pour le livre « Les douze chaises » d'Ilf et Petrov À propos du livre : « Les douze chaises » paru aux éditions Librairie du Globe Il n'y a pas eu, pendant toute la durée d'existence de l'Union soviétique, ni même probablement de nos jours, d'écrivains contemporains de langue russe plus célèbres qu'eux. Pourquoi connaît-on infiniment mieux, en Occident, un Gorki ou un Soljenitsyne alors que ce sont Ilf et Petroy qui ont battu tous les records de tirage en langue russe à la seule exception de Lénine, dont la lecture était largement imposée ? Les Douze chaises les ont fait connaître en 1928. Jusqu'alors Ilf et Petrov écrivaient séparément. C'est un roman picaresque, un peu dans le genre du meilleur Mark Twain, une chasse au trésor conduite par un escroc sympathique qui fait assez largement figure de justicier. Contrepoison aux misères de la vie et à la montée de la terreur, dénonciation joyeuse de tous les profiteurs cyniques du capital comme de l'idéologie, le roman connut immédiatement un succès inouÏ. Certaines personnes le connaissaient par cœur. Sept films au moins en ont été tirés, dont celui du jeune Mel Brooks et celui, plus récent et excellent, du metteur en scène soviétique Léonide Gaïdaï. La première traduction française, faite immédiatement (1929), a été détruite pendant la grande crise économique. Puis il y a eu le stalinisme et la guerre froide. Parallèlement, de 1939 à 1956, les auteurs cessèrent d'être publiés en URSS, après quoi on les réédita, au rythme de millions d'exemplaires pas an, et cela n'a jamais cessé. Les Russes, les Ukrainiens, les Ouzbeks, les Israéliens, les Polonais, les Tchèques et bien d'autres peuples (l'humour new-yorkais en dérive en droite ligne) se régalent toujours à la lecture de ce chef-d'œuvre d'humour corrosif dont les types humains ont transcendé leur époque avec la même force que ceux de Gogol, de Balzac ou de Dickens. A l'heure où la Russie enfin ouverte se tourne largement vers nous, ne boudons pas ce qui fut si longtemps leur plaisir ! Nous publierons prochainement Le Veau d'or, deuxième et dernier roman des mêmes auteurs : il a connu un succès tout aussi foudroyant que le premier.

  5. 15 mai

    Elen Riot pour parler du livre « Les Métamorphoses d’Ovide ».

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Elen Riot pour parler du livre « Les Métamorphoses d’Ovide ». À propos du livre : « Les Métamorphoses d’Ovide» paru aux éditions Les Belles Lettres, Classiques en poche Les Métamorphoses d'Ovide (43 av. J.-C.-17 ap.) sont pour la poésie latine une sorte de livre des records, de longueur (11995 vers évoquant ou narrant 250 métamorphoses en quelque 150 épisodes), mais aussi de variété des genres, des styles et des procédés narratifs. Couvrant toute l'histoire du monde, du chaos originel au temps d'Auguste où écrit le poète, sorte d'œuvre-univers dont la structure labyrinthique fait un véritable et fascinant palais des mirages, « Légende dorée » ou « Vatican du paganisme », « Mille et une nuits de l'Antiquité », elles s'ouvrent sur un récit de la Genèse et s'achèvent, après un long et passionnant prêche philosophique prononcé par Pythagore (569-475 av. J.-C.), sur la promesse de divinisation de l'empereur régnant et d'immortalité du poète, après avoir offert au lecteur, sans jamais l'ennuyer, une profusion de récits épiques et de contes burlesques, édifiants, émouvants ou galants dont la postérité n'a cessé de recycler les inépuisables joyaux. Olivier Sers a traduit Ovide, entreprise sans précédent, vers pour vers, en 11995 alexandrins classiques restituant fidèlement le phrasé et la frappe poétique des hexamètres latins. Pour la première fois le lecteur moderne des Métamorphoses est placé dans la situation même du lecteur antique.

  6. 8 mai

    Florence Kutten qui parlera du livre « Chevalier inexistant » d’Italo Calvino

    Un livre, Un lecteur, émission présentée par Florence Berthout. Elle reçoit Florence Kutten qui parlera du livre « Chevalier inexistant » d’Italo Calvino À propos du livre : « Chevalier inexistant » paru aux éditions GALLIMARD Sous les remparts de Paris, Charlemagne passe en revue les troupes de l'armée de France. Alignés, les paladins attendent d'être examinés par l'empereur. À chaque interrogation, ils soulèvent leur heaume pour répondre. Mais lorsque Charlemagne s'approche du chevalier Agilulf Edme Bertrandinet des Guildivernes, il découvre avec surprise que sous l'armure blanche au plumail iridescent, il n'y a personne. Le chevalier n'existe pas. Dépourvu de corps, certes, mais débordant de principes inamovibles ; tout l'inverse de son écuyer Gourdoulou, dont le corps est bien réel, mais l'esprit qui l'anime complètement dénué de conscience. Entre ces deux pôles opposés, d'autres personnages se cherchent et s'enfuient : Raimbault, jeune intrépide ; Bradamante, fière amazone ; Torrismond, douteur inquiet. Tous en proie au même questionnement et au même conflit concernant le sens de l'existence. Paru en 1959, Le chevalier inexistant clôt - du moins dans l'ordre de parution - le cycle Nos ancêtres, qui comprend également Le vicomte pourfendu et Le baron perché. Dans une note introductive à la trilogie regroupée par l'auteur en 1960, Calvino nous apprend que ce roman peut occuper tant la première que la dernière place du cycle, servir tant d'introduction que d'épilogue. Cela est compréhensible dans la mesure où Le chevalier inexistant aborde la question de la réalisation humaine soulevée par la trilogie à travers un problème qui n'est pas seulement d'ordre existentiel mais aussi d'ordre métaphysique : que signifie être ? Italo Calvino est né en 1923 à Santiago de Las Vegas (Cuba) et mort à Sienne en 1985. Il est unanimement considéré par la critique et les lecteurs comme un des auteurs les plus originaux de la littérature italienne du XXe siècle. Parmi ses livres les plus célèbres, on mentionne Marcovaldo, Les villes invisibles et Si une nuit d'hiver un voyageur.

À propos

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