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Prépa ISP

ISP - Prépa d'excellence aux concours juridiques et administratifs : ENM - CRFPA - Police - DGSE - Douanes - DSGJ - Greffiers - Pénitentiaire - DPJJ - Commissaire de justice - Haute Fonction publique.

  1. -4 j

    10 questions sur les démocraties en Amérique latine

    L’Amérique latine est sans doute la région du monde où la démocratie a été le plus souvent proclamée, et le plus souvent perdue. Ses républiques naissent entre 1810 et 1825, avant la plupart des démocraties européennes. Le XXᵉ siècle y a pourtant vu se succéder les régimes oligarchiques, les coups d’État, les expériences populistes, puis, dans les années 1970, des dictatures militaires parmi les plus violentes de l’après-guerre. Et c’est ce même continent qui a connu, à partir des années 1980, la démocratisation la plus rapide et la plus complète, ce que Samuel Huntington a appelé la « troisième vague ». Depuis quarante ans, les élections s’y tiennent avec une régularité remarquable. Mais la confiance dans la démocratie s’effondre. Les inégalités y demeurent les plus fortes du monde, la violence criminelle et le narcotrafic minent l’autorité des États, la corruption alimente un rejet massif de la classe politique. Le cycle électoral en cours en offre un observatoire saisissant : après la Bolivie, le Honduras, le Chili et le Costa Rica, le Pérou et la Colombie ont porté au pouvoir des versions très extrêmes de la droite en 2026, et le Brésil votera en octobre. Que reste-t-il de la démocratie lorsque les élections subsistent mais que la représentation politique ne fonctionne plus ? La poussée des droites radicales, du Salvador à l’Argentine, annonce-t-elle une forme inédite de populisme ? Et ce que traverse aujourd’hui l’Amérique latine ne nous parle-t-il pas, en définitive, de nos propres démocraties ? Pour répondre à ces questions, nous recevons Morgan DONOT, professeure de science politique au sein de la Prépa ISP.

    10 questions sur les démocraties en Amérique latine
  2. 21 oct.

    Instruire ou éduquer

    À la rentrée 2026, l’École française se voit assigner trois grandes missions : instruire, protéger et unir. Trois verbes qui en disent long sur ce que nous attendons aujourd’hui de l’École. Car sa mission ne semble plus pouvoir se limiter à la seule transmission des connaissances. L’actualité en témoigne. L’usage du téléphone portable à l’École fait l’objet de restrictions croissantes, tandis que l’intelligence artificielle entre progressivement dans les enseignements et dans les pratiques des élèves. Les violences à l’école comme dans le cercle intra-familial se multiplient sans que ces deux mondes, l’espace scolaire et l’espace familial, ne puissent s’ignorer. Les incivilités dans l’espace public, la délinquance, sont autant de thèmes qui les interrogent également. Face à ces évolutions et mutations sociales, l’École doit bien sûr transmettre des savoirs, mais elle est aussi appelée à encadrer des comportements, à former aux nouveaux usages et, plus largement, à développer l’esprit critique et le jugement. Mais jusqu’où doit-elle aller ? Est-ce véritablement à l’École d’éduquer ? Ce rôle n’appartient-il pas d’abord aux familles ? Et, à l’inverse, peut-on vraiment imaginer une École qui se contenterait d’instruire, sans participer à la formation de la personne et du citoyen ? Derrière ces débats très contemporains se cache en réalité une interrogation ancienne et un sujet classique de Culture Gé, déjà donné à l’écrit comme à l’oral dans différents concours de la Haute fonction publique, qui touche à la définition même de l’École et de sa mission : faut-il instruire ou éduquer ? Pour y répondre, je reçois Philippe Mazet, professeur de culture générale au sein de la Prépa ISP.

    Instruire ou éduquer
  3. 14 oct.

    10 questions sur la relation entre avocats et magistrats

    « Que vous n’aimiez pas les avocats médiatiques, on est quitte, je ne vous aime pas non plus. Et nous ne partirons pas en vacances ensemble au mois de juillet. » Cette formule on la doit à Eric Dupont-Moretti, s’inspirant manifestement de Maurice Pialat. Encore avocat, pas encore Garde des sceaux donc, il prononça cette phrase en audience de cour d’assises s’adressant à un magistrat, un avocat général. Pour certains, cette phase semble à elle-seule pouvoir résumer la relation entre avocats et magistrats. Cette relation est en effet souvent décrite comme conflictuelle, ce qui apparaît d’ailleurs paradoxale dans la mesure où l’avocat constitue un auxiliaire de justice et apparaît donc complémentaire et indispensable à la fonction de juger. Cette complémentarité n’est d’ailleurs pas récente et se trouvait résumée par la formule latine « Audiatur et altera pars », bien connue du droit romain en matière pénale « Que l'autre partie soit, elle aussi, entendue ». Cette locution semble également receler un sens bien plus profond, qui éclaire une réalité autrement plus complexe : celle de la relation qu'entretiennent, depuis l'Antiquité, celui qui juge et celui qui défend, qui assiste. La question de la relation avocats-magistrats est aussi bien un sujet qu’une interrogation dans les grands Oraux du CRFPA et de l’ENM. Que dire alors au-delà de quelques évidences ? Pour explorer cette relation sous ses différentes facettes, tant historiques que philosophiques et contemporaines, je reçois Vincent Mazzocchi, Docteur en droit et Avocat au barreau de Paris.

    10 questions sur la relation entre avocats et magistrats
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