Info éco

Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

  1. -3 j

    Informatique quantique : la pépite française Alice & Bob défie Google

    La start-up française Alice & Bob annonce une avancée majeure dans la course à l'ordinateur quantique. Invité de France 24, son président exécutif Élie Girard explique comment cette technologie pourrait révolutionner la médecine, mais aussi menacer la sécurité de nos données. Fondée il y a six ans, forte de 250 salariés et de 180 millions d'euros levés, notamment auprès d'investisseurs comme Nvidia, Alice & Bob veut s'imposer face aux géants américains du quantique. Son innovation porte sur le principal obstacle à cette technologie : les erreurs de calcul. Selon Élie Girard, elle permettrait de réduire d'un facteur 40 les ressources nécessaires par rapport à ses meilleurs concurrents. "C'est une avancée considérable sur ce chemin vers l'ordinateur quantique", affirme-t-il. Des promesses immenses et des risques Ces ordinateurs pourraient, dès le début des années 2030, bouleverser la recherche médicale, accélérer la conception de nouveaux médicaments ou contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. "Ce sont des domaines absolument extraordinaires qui vont s'ouvrir à nous", s'enthousiasme Élie Girard. Mais cette révolution comporte aussi des risques. Les ordinateurs quantiques pourraient "casser les codes" qui protègent aujourd'hui Internet et les transactions bancaires. "C'est un nouveau type d'attaque qui va arriver dans quelques années, qui est très profond et qui est inquiétant", prévient-il, appelant entreprises et gouvernements à déployer rapidement des protections cryptographiques résistantes au quantique.

  2. -4 j

    Israël : une économie florissante... grande absente de la campagne des législatives

    Malgré trois années de guerre, l'économie israélienne affiche des résultats remarquables. Croissance soutenue, inflation maîtrisée, chômage au plus bas… Pourtant, la vie chère reste la première préoccupation des électeurs, alors que les partis politiques ont peu débattu d'économie durant la campagne des législatives. L'économie israélienne semble défier les crises. La Banque d'Israël prévoit une croissance de 3,4 % en 2026 et de 5,1 % en 2027, portée notamment par la tech et les industries de défense. L'inflation devrait retomber à 1,5 % en fin d'année et le chômage, avoisiner les 3 %, soit quasiment le plein-emploi. Mais derrière ces bons indicateurs, les ménages restent confrontés à une vie particulièrement chère. Les produits alimentaires coûtent 52 % de plus que la moyenne des pays de l'OCDE. Selon un sondage de l'Institut israélien de la démocratie, 41 % des électeurs citent l'économie et le coût de la vie parmi leurs deux principales préoccupations, devant la sécurité et la politique étrangère. Des programmes économiques aux ambitions contrastées Le Likoud de Benjamin Netanyahu n'a pas présenté de programme économique détaillé, pas plus que plusieurs de ses alliés. Le parti de Bezalel Smotrich (actuel ministre israélien des Finances) défend notamment la poursuite du développement des colonies en Cisjordanie. Dans l'opposition, Gadi Eisenkot et l'alliance entre Naftali Bennett et Yaïr Lapid misent sur la concurrence, la baisse des impôts et l'ouverture aux importations pour lutter contre la vie chère. Plus à gauche, Yaïr Golan défend une intervention accrue de l'État et le contrôle de certains prix. Les partis arabes, potentiels arbitres des négociations, affichent également leurs priorités : hausse des salaires, baisse de la TVA et encadrement des loyers pour la Liste commune ; investissements publics et emploi dans les villes arabes pour Ra'am.

  3. -5 j

    Gaz : Poutine réunit les grands producteurs à Moscou sur fond de flambée des prix

    Malgré les sanctions occidentales, Vladimir Poutine accueille mardi à Moscou les principaux pays exportateurs de gaz. Une démonstration de puissance diplomatique, alors que les tensions sur les approvisionnements font s'envoler les prix à l'approche de l'hiver. L'émir du Qatar, le président iranien ou encore le Premier ministre algérien participent au huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz. Créée en 2001, cette organisation de douze pays concentre 70 % des réserves mondiales prouvées de gaz, près de 40 % de la production et 47 % des exportations mondiales de GNL. Pour Moscou, l'enjeu est autant diplomatique qu'économique. À la veille du sommet Russie-Afrique, qui doit réunir des représentants de 48 pays africains, Vladimir Poutine entend montrer que la Russie conserve une influence internationale. Les producteurs doivent adopter une déclaration commune pour défendre leurs intérêts et la place du gaz dans les prochaines décennies, sans toutefois fixer de quotas ni de prix. Le gaz au plus haut depuis décembre 2022 Le sommet intervient alors que les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine perturbent les infrastructures énergétiques et les approvisionnements. Lundi, le gaz européen a atteint près de 100 euros le mégawattheure, un sommet depuis décembre 2022. Avec des réserves européennes remplies à seulement 75 % à l'approche de l'hiver, la tension gagne aussi les factures. En France, après deux hausses successives en septembre et octobre, le prix repère du gaz doit encore progresser de 6,6 % en novembre, pour les contrats qui y sont indexés.

Notes et avis

5
sur 5
3 notes

À propos

Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

Plus de contenus par FRANCE 24

Vous aimeriez peut‑être aussi