Lab Brains Agency

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Pour les 25 ans de l'agence Brains, un programme éditorial pour penser notre époque. Des remous des débuts du XXème siècle à la victoire du capitalisme se sont adjointes des mutations induites par l’avènement de la communication et la théorisation de l’encadrement de l’opinion publique. Ces nouvelles réalités ont peu à peu encadré le citoyen dans des logiques inédites et ont fait naître une figure inédite : le consommateur. Très vite, ce citoyen-individu-consommateur a été ciblé par les états, les entreprises puis par les acteurs de la Madison Avenue qui ont exploité les failles nouvellement exposées et exalté en lui le besoin, le manque et flatté le moi allant jusqu’à son hypertrophie grâce à un marketing toujours plus inventif et agressif. En parallèle de ces nouvelles conceptions sociétales, les recherches et avancées technologiques ont peu à peu fait passer l’algorithme et l’informatique d’une zone d’influence scientifique et militaire à une utilisation massive et à un usage personnel. Ces deux développements parallèles (que nous simplifierons ici en la naissance de l’individu au moi exalté et l’explosion de la société technologique et algorithmique) se sont en quelque sorte rejoints en 2007 avec la création de l’iPhone : prolongation du moi, symbole prométhéen de l’homme capitaliste. Avec le smartphone, l’emprise de l’extérieur (marketing, entreprises et gouvernements) sur l’individu est passée à une échelle supérieure. Alors que toutes les cartes sont redistribuées de la culture à la géopolitique, notre destin est-il scellé pour autant ? Complices (passifs ou actifs) de livrer nos données au nom d’un confort de l’immédiateté et de la promotion du moi, aveugles dans les manipulations de pensées que nous subissons pour des usages et des satisfactions inépuisables, notre société est-elle pour autant condamnée et notre liberté aliénée ? Quelles pourraient être les réponses pour une vie de citoyen éclairé et d’entreprise responsable à l’ère numérique ?

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À propos

Pour les 25 ans de l'agence Brains, un programme éditorial pour penser notre époque. Des remous des débuts du XXème siècle à la victoire du capitalisme se sont adjointes des mutations induites par l’avènement de la communication et la théorisation de l’encadrement de l’opinion publique. Ces nouvelles réalités ont peu à peu encadré le citoyen dans des logiques inédites et ont fait naître une figure inédite : le consommateur. Très vite, ce citoyen-individu-consommateur a été ciblé par les états, les entreprises puis par les acteurs de la Madison Avenue qui ont exploité les failles nouvellement exposées et exalté en lui le besoin, le manque et flatté le moi allant jusqu’à son hypertrophie grâce à un marketing toujours plus inventif et agressif. En parallèle de ces nouvelles conceptions sociétales, les recherches et avancées technologiques ont peu à peu fait passer l’algorithme et l’informatique d’une zone d’influence scientifique et militaire à une utilisation massive et à un usage personnel. Ces deux développements parallèles (que nous simplifierons ici en la naissance de l’individu au moi exalté et l’explosion de la société technologique et algorithmique) se sont en quelque sorte rejoints en 2007 avec la création de l’iPhone : prolongation du moi, symbole prométhéen de l’homme capitaliste. Avec le smartphone, l’emprise de l’extérieur (marketing, entreprises et gouvernements) sur l’individu est passée à une échelle supérieure. Alors que toutes les cartes sont redistribuées de la culture à la géopolitique, notre destin est-il scellé pour autant ? Complices (passifs ou actifs) de livrer nos données au nom d’un confort de l’immédiateté et de la promotion du moi, aveugles dans les manipulations de pensées que nous subissons pour des usages et des satisfactions inépuisables, notre société est-elle pour autant condamnée et notre liberté aliénée ? Quelles pourraient être les réponses pour une vie de citoyen éclairé et d’entreprise responsable à l’ère numérique ?