L'Epreuve

Victor Huas

Bienvenue dans L’Epreuve. Dans ce podcast, je vais à la rencontre de sportifs avec qui je parle des épreuves qu’ils ont traversés durant leur carrière. De leur réussite à leur coup de mou, on parle de leur parcours, de ce qui les motive et ce qui les poussent à aller toujours plus loin.

  1. -3 j

    Kseniya Moustafaeva - Qui devient-t-on après ?

    Elle a commencé la gymnastique rythmique à 4 ans. À 20 ans, elle devenait l'une des rares Françaises à atteindre une finale olympique. Mais dans cet épisode, Ksenia Moustafaeva ne parle pas que de médailles. Elle raconte l'envers du décor : un sport où l'on est jugé, où il faut être « vue » des juges dès l'enfance, où l'on sacrifie son corps avant même d'avoir choisi. Elle raconte Rio, le sommet, puis la chute : la blessure, la pause qu'on lui refuse, une fin de carrière arrachée. Et surtout, elle raconte l'épreuve que personne ne l'avait préparée à traverser : l'après. Le deuil, la perte d'identité, la solitude, ces années à se demander « qui suis-je sans le sport ? ». Jusqu'à se reconstruire et faire de cette épreuve sa mission : accompagner aujourd'hui d'autres athlètes, sur le corps comme sur le mental, comme elle aurait aimé l'être. Un épisode sur ce qui reste quand les projecteurs s'éteignent, et sur la manière de se relever. Les points de l'épisode 00:00 - Introduction : qui est Ksenia02:00 - La gymnastique rythmique : commencer à 4 ans, 4 engins, un sport hors norme04:30 - Un sport jugé, une carrière « politique » : être vue des juges dès l'enfance07:40 - Entraînée par sa mère : sacrifices ou choix ?10:15 - 10 ans pour devenir française : l'attente, les podiums « à côté », le Test Event 201213:50 - La route vers Rio22:00 - « J'ai fait une finale — T'as eu quelle médaille ? » : la fierté que personne ne comprend23:15 - Se remobiliser dans un sport subjectif29:30 - L'après-Rio : pas de pause, la blessure, la goutte d'eau32:25 - La qualif ratée pour Tokyo et la fin de carrière34:20 - Le côté toxique de la discipline37:30 - L'après-carrière : le deuil et la perte d'identité43:55 - Se reconstruire : coach sportif et préparation mentale46:30 - Questions rapides52:20 - Le moment le plus fort de sa carrière (la finale de Rio)54:05 - Son échec le plus douloureux55:15 - Un conseil, et sa définition de l'épreuve ▶️ Abonnes-toi à L'Épreuve pour ne manquer aucun épisode.🎧 ⁠⁠Spotify⁠⁠ • ⁠⁠Apple Podcasts⁠⁠ 📷 Suivez ⁠Kseniya Moustafaeva sur Instagram

    Kseniya Moustafaeva - Qui devient-t-on après ?
  2. 20 août

    Laurence Klein - La souffrance, on ne la choisit pas

    Laurence Klein a 57 ans et met un dossard depuis 46 ans. Championne d'Europe du 100 km, vice-championne du monde, championne de France de marathon, championne du monde de trail par équipe, recordwoman de France du 100 km pendant 13 ans (7h26), trois victoires au Marathon des Sables et une 13e traversée du désert au compteur. Voilà. Mais ce n'est pas de ça qu'on parle vraiment dans cet épisode. On parle de la gamine timide qui abordait des inconnus dans les parcs pour courir avec eux. Du bus scolaire raté chaque matin qui ont vu naître le début de ses premiers fractionnés. On parle du désert. De ce qu'on y trouve quand on n'a plus que 7 kilos sur le dos et de l'eau qu'on vous donne. Du bivouac où les échelles sociales tombent à zéro. De 2013 aussi : la déshydratation, trois litres perfusés, l'abandon, la passe de 4 qui s'envole, le tendon qui pète dans la foulée. Et surtout, on parle de sa manière de tenir. Laurence refuse le mot « souffrance ». la souffrance, c'est la maladie, c'est un deuil, c'est ce qu'on ne choisit pas. Courir, c'est de la douleur, et on peut s'arrêter quand on veut. De là découlent des leviers très concrets : ralentir de 10 secondes au kilomètre plutôt que d'aller dans le mur, savoir quand l'abandon n'est pas un échec, mettre un point final quand on le choisit encore (son dernier 100 km, à Millau, gagné, son fils pédalant à ses côtés le jour de ses 50 ans). Aujourd'hui elle transmet : coach de l'équipe de France du 100 km, coach officielle du Marathon des Sables, et créatrice avec son fils de l'application MTP Running. Un épisode sur la longévité, le deuil, la patience et sur cette idée qu'une épreuve, comme elle le dit, c'est d'abord « la marque d'un passage ». À écouter sans modération sur votre plateforme de podcast préférée : Apple Podcast, Sportify, Deezer...

    Laurence Klein - La souffrance, on ne la choisit pas
  3. 21 juil.

    Hugo Deck - N'ayons pas peur d'abandonner

    Hugo Deck avait 17 ans, dix ans de basket derrière lui et plus aucune flamme, quand son grand frère l'a entraîné vers le trail. Trois semaines plus tard, il enchaînait des semaines à 100 kilomètres. Quelques années plus tard, on lui répétait dans le milieu qu'il se brûlait les ailes. Aujourd'hui, il vit de sa passion depuis trois ans et demi, court pour Adidas, et a compris quelque chose que peu de sportifs osent assumer : qu'il faudrait arrêter de glorifier le « no pain no gain », et savoir, parfois, abandonner. Dans cet épisode, on parle de la rage comme moteur, de la souffrance au centième kilomètre et de ces moments où l'on se demande « qu'est-ce que je fous là ? ». On explore aussi les coulisses d'un métier qui se professionnalise à toute vitesse, la sagesse plutôt que l'argent, les réseaux gérés seul, les courses choisies sous l'œil des marques, et une définition très personnelle de la réussite, où vivre de sa passion vaut déjà tous les podiums. Un épisode sur la rage et la lucidité : comment se dépasser sans se brûler, et durer dans un sport qui use. 00:00 - Introduction01:19 - D'amateur à pro : vivre de sa passion depuis 3 ans et demi02:28 - Du basket au trail : le déclic grâce à son frère et l'Ironman de Nice05:35 - 100 km/semaine à 17 ans et le repérage par la Team Provence Endurance06:15 — « Il se brûle les ailes » : le regard du milieu sur un ultra-traileur trop jeune07:31 - La rage comme carburant (et le rap comme inspiration)11:03 - Légitime en course, imposteur dans la vie : son premier ultra abandonné au 75e km13:27 - Ce qui le motive vraiment : voir son corps évoluer, palier après palier24:45 - Avocat plutôt qu'agent : gérer sa carrière autrement29:27 - Un trail qui se professionnalise à toute vitesse30:34 - Gérer seul ses réseaux : la qualité avant la quantité32:02 - Choisir ses courses sous l'influence des marques (et l'UTMB, l'incontournable)34:27 - La pression vient de lui, pas des autres35:50 - Au-delà de l'argent : ce que la visibilité ouvre comme portes38:23 - Plaisir et souffrance : l'éloge de l'abandon contre le « no pain no gain »46:11 - Rebondir vite après l'échec : sa vraie force50:06 - Célébrer une victoire : du temps avec les proches51:15 - Famille, jalousie d'un frère, et une copine chez Goldman Sachs52:32 - Pas d'amis de son âge : un décalage assumé54:59 - Sa vision à 5 ans : plus nuancé, moins radical56:13 - Ses vraies peurs : la blessure et le burnout57:23 - Alterner les cycles pour durer longtemps01:01:42 - Son idée pour révolutionner le trail01:02:30 - Sa plus grande réussite : vivre de sa passion01:03:55 - Sa définition de l'épreuve ▶️ Abonne-toi à L'Épreuve pour ne manquer aucun épisode.🎧 ⁠Spotify⁠ • ⁠Apple Podcasts⁠ 📷 Suivez Hugo Deck sur Instagram

    Hugo Deck - N'ayons pas peur d'abandonner
  4. 23 juin

    Marie-Eve Paget - En faire plus que les autres pour exister

    Championne du monde de basket 3×3, double olympienne, internationale en 3×3 comme en 5×5 : sur le papier, le palmarès de Marie-Ève Paget impressionne. Mais elle n'a jamais été la joueuse qu'on met sur les affiches. Elle est celle de l'ombre, la meneuse altruiste qui fluidifie le jeu, et qui a construit toute sa carrière sur une conviction : « J'ai toujours dû faire plus que les autres pour exister. » Dans cet épisode, on remonte le fil : une licence de baby-basket prise par hasard à 5 ans, un départ de la maison à 14 ans, un premier contrat pro à 17, puis la « vie d'artiste » du sport de haut niveau : cinq clubs, des marchés de transfert sans fin, un club italien qui dépose le bilan et la laisse dans le vide. Et puis il y a les Jeux de Paris 2024. Une élimination dès les poules, chez elle, et un mot qu'elle assume sans détour : « la honte ». Avec un recul rare, elle analyse ce qui a manqué, raconte le moment où le public du Club France l'a relevée, et explique pourquoi ne pas avoir répondu présent à Paris a fait bien plus mal que la 4e place « volée » de Tokyo. Une leçon de lucidité et de résilience, et une définition de l'épreuve qui résume tout le podcast. ⏱️ Chapitres 00:00 — Introduction02:01 — Le basket par hasard : les débuts04:41 — Le cadre familial et la valeur travail06:38 — Devenir pro : premier contrat à 17 ans10:29 — Le parcours de formation (Pôle Espoir, INSEP, les exceptions)16:00 — Joueuse de l'ombre : « faire plus que les autres pour exister »17:00 — Partir de chez soi à 14 ans : le sacrifice20:10 — La « vie d'artiste » : contrats, instabilité, l'épée de Damoclès25:20 — Bologne, le vide, le rebond à Villeneuve-d'Ascq28:16 — 3×3 vs 5×5 : deux disciplines, une joueuse34:25 — Leadership, cohésion et climat de groupe44:03 — Les Jeux de Paris 202455:40 — La honte, le Club France et l'amour du public1:05:07 — Tokyo vs Paris : ce qui a fait le plus mal1:05:54 — Les moments de joie : les titres, la cérémonie d'ouverture1:09:30 — Les réseaux sociaux et le rapport au public1:14:45 — Les questions de fin et la définition de l'épreuve 💬 « L'épreuve, c'est la capacité à vivre une situation et à en tirer les leçons pour qu'elle soit bénéfique : qu'elle soit dure ou pas. » — Marie-Ève Paget ▶️ Abonne-toi à L'Épreuve pour ne manquer aucun épisode. 🎧 Spotify • Apple Podcasts 📷 Suivez Marie-Ève Paget sur Instagram

    Marie-Eve Paget - En faire plus que les autres pour exister
  5. 30/09/2020

    #18 - Stéphane Tourreau - Vivre sa vie en pleine présence

    Aujourd'hui dans L'Epreuve, c'est Stephane Tourreau qui prend le micro. Stéphane découvre l'apnée vers l’âge de 10 ans lors de vacances en Corse. Très peu de structures existent à ce moment-là et aucune dans sa région.  À 19 ans, il lance l’activité dans son département afin de partager sa passion et s'entraîner plus sérieusement. Mais avant d'en arriver là, le parcours de Stéphane est loin d'être facile... Une envie de faire des études scientifiques puis une filière mécanique avec  un BEP à la clef avant d'essayer de se lancer dans la gendarmerie puis d'enfin écouter l'appel de la passion et de faire de l'apnée sa profession. Puis, dans un sport comme celui-ci, où la préparation mentale est extrêmement importante, il s'entoure de Loïc Gouzerh, son préparateur mental, qui l’aidera dans ses premières démarches de haut niveau. Une rencontre et un accompagnement essentiels pour Stephane qui lui permettront par la suite d'enchaîner les compétitions et les projets. Alors dans cet épisode, on parle de son parcours, de ses échecs, de sa préparation pour tutoyer les records d'apnée, de l'importance de vivre dans le moment et de tous les projets qui entourent Stéphane. Bonne écoute. Contact Retrouvez Stéphane Tourreau sur Instagram en cliquant ici Si vous avez apprécié cet épisode, notez L’Epreuve sur Apple Podcast et abonnez-vous sur Facebook et Instagram pour découvrir les prochains épisodes !

    #18 - Stéphane Tourreau - Vivre sa vie en pleine présence
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À propos

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