MFD On the go!

Marie-France Duval

MFD On the go! C'est un podcast dont le sujet principal est le textile. Le textile unis chacun des épisodes. Ce sera par les artistes qui le travail. L'industrie qui le produit. Où les écoles qui l'enseigne. MFD On the go c'est un podcast de rencontres, d'histoires et d'actualités. C'est aussi un voyage à travers le Canada et les États-Unis. L'animation sera faite par Marie-France Duval. Elle même une artiste du textile. Plus par la technique que la matière puisqu'elle tisse de l'acier inoxydable.

  1. 17/04/2020

    E0-15_Nos "beaux" vêtements

    AVANT DE LIRE OU ÉCOUTER CE PODCAST : QUIZZ: Connaissez-vous les impacts de votre garde-robe sur la planète? Est-ce que vous savez que l’industrie de la mode est la deuxième plus polluante au monde après le pétrole? Il est certain que l’on ne peut pas vivre sans vêtement. Si certains d’entre vous ont fait l’exercice du garde-robe, est-ce que vous avez réalisé que vous aviez beaucoup trop de vêtements? Vous savez certains des tissus sont fabriqués à base de plastique donc dérivé du pétrole. Eh bien, à chaque lavage, des particules sont rejetées dans nos océans (500 000 tonnes par année) parce que trop fines pour être filtrées. Et que dire de la confection d’une paire de jean, qui à partir du champ de coton jusqu’à son point de vente peut faire 65 000 km donc 1 fois et demie le tour de la terre. Étonnant, n’est-ce pas. Depuis 15 ans, la consommation de vêtements et d’accessoires a doublé dans le monde. Souvent, c’est de l’achat compulsif et cette compulsion c’est souvent pour combler un manque. Je pense qu’on doit tous s’arrêter un instant et remettre en question notre façon de consommer. L’industrie du vêtement est polluante pas seulement par sa production, mais aussi pas son entretien. Dites-moi, combien de fois portez-vous un vêtement avant de le laver? Une fois, deux fois ou trois fois? Si vous travaillez fort, c’est-à-dire, un travail physique qui vous fait beaucoup transpirer ou dans la poussière et le sable. Là, c’est normal que vous laviez votre linge souvent. Par contre, si vous travaillez assis à un bureau toute la journée et que vous portez un vêtement une fois et que vous avez le sentiment que vous devez laver votre linge après l’avoir porté une journée, posez-vous des questions. Premièrement, combien de fois par jour prenez-vous une douche? Donc, si vous le faites une fois ou plusieurs fois (il y en a qui en prennent deux ou plus) par jour, vos vêtements ne doivent pas être si sales que ça. En plus, on met de l’antisudorifique pour ne pas transpirer et de plus il est parfumé. Donc, on peut porter un vêtement, deux ou trois fois et le lavez après. Cela représente l’économie d’eau, de détergent et use moins les vêtements. Et tout ça pour quoi? • Pour paraître mieux • Pour le niveau social • Pour apaiser nos émotions • Juste parce que c’est la mode Ici, je pourrais longtemps vous parler de la mode et même des marques. Je ne suis pas une fille de marques, en fait j’en connais très peu. Souvent, certaines marques tablent sur leur réputation pour vendre plus chère et en plus, les vêtements sont fabriqués à bas prix dans des pays qui font finalement de l’esclavage. Soyons, un peu éthique, et pensons aux fibres naturelles ou lieu du synthétique. Pensons local, puisque l’empreinte est beaucoup moins grande surtout au niveau du transport. Pensons aussi à l’eau qui est utilisée autant pour la teinture (deuxième pollueur d’eau dans le monde) que le lavage. Et surtout, pensons à l’endroit où vont tous ces vêtements après les avoir jetés dans la poubelle. Il est impensable de croire que nous pouvons continuer de cette façon. Achat local ou l’achat à moindre échelle nous permettra une fois de plus avec les petits gestes de chacun de préserver notre planète. Il est vraiment urgent de se prendre en main individuellement et collectivement pour préserver la chose la plus précieuse que nous avons et c’est notre milieu de vie.

  2. 15/04/2020

    E007-13_L'importance de l'étiquette

    E007-13_L’importance de l’étiquette On parle beaucoup d’achat local ces temps-ci, et ça beaucoup d’importance pour la pérennité des entreprises du Québec. Est-ce que vous avez déjà pris le temps de lire l’étiquette d’un vêtement que vous achetez? Prenez un deux minutes pour aller lire l’étiquette des vêtements que vous avez dans vos tiroirs et vos garde-robes. Quel est le bilan? C’est pas un bilan très positif… en tout cas le mien n’est pas particulièrement reluisant. Pourtant, j’essaie d’acheter des designers du Québec ou du moins Canada. Une prise de conscience est nécessaire pour changer nos habitudes et acheter locale. Si l’on regarde un peu l’impact d’un vêtement fabriqué dans autre pays. On pourrait en nommer quelques-uns comme : Chine, Bangladesh, Cambodge, Inde et bien d’autres. • Qualité des tissus • Qualité de la confection • Impact du transport sur l’environnement • Rémunération de la main d’œuvre • Condition de travail Le traitement de la main d’œuvre a souvent été décrié dans les pays d’Asie ou d’Afrique. Mais est-ce que nous y réfléchissons lorsqu’on achète une blouse qu’on trouve trop jolie? Non, mais sous l’impulsion du moment (même si l’on en a déjà dix dans la garde-robe), c’est facile d’acheter, c’est pas trop cher et je vais faire sensation ce soir. L’autonomie, ce n’est pas seulement dans la nourriture et les produits pour la santé. C’est aussi, nos vêtements et cela fait vivre des designers de talent d’ici. On a aussi perdu une belle expertise dans le textile au Québec, car à une époque les entreprises se sont mises à acheter ailleurs. En général, nous tenons à notre niveau de vie, mais si on y pense, est-ce que ça vaut la peine de courir tout le temps et pourquoi au juste? Consommer plus, avoir une plus grosse maison, plus de vêtements, plus de notoriété, plus de paraître, plus d’avoir. Est-ce que tout ça est bien utile ces temps-ci?

  3. 14/04/2020

    E007-12_Quand est-ce qu'on jette?

    Levez la main ceux et celles qui ne sont pas prompts à jeter un vêtement ou une paire de souliers ou un accessoire qui a un accroc ou une petite « défectuosité ». On est souvent vite sur se débarrasser des choses qui ne sont plus hop, hop! Qu’est-ce que vous faites quand vous avez une chemise à laquelle il manque un bouton? Ou bien, un soulier qui a des semelles usées. C’est si facile de s’en débarrasser au lieu de le réparer soi-même ou bien de le faire réparer. Avez-vous déjà cousu un bouton? Est-ce qu’on vous a appris à coudre un bouton ou même repriser un bas? En fait, ce n’est pas si difficile si on s’en donne la peine. Il existe beaucoup de tutoriels sur le net pour apprendre comment faire. Je suis certaine aussi que vous pouvez aussi le faire sans tutoriel. La première fois, ce ne sera peut-être pas formidable, mais je suis convaincue que votre bouton tiendra et que le trou dans votre chaussette sera réparé. On se le tiendra pour dit, c’est en répétant souvent une action que l’on devient bon. On tient tout tellement pour acquis et on cherche souvent la facilité ou la rapidité qu’on ne prend plus le temps. Prendre le temps pour les petites choses qui nous donneront l’assurance pour les moyennes et finalement pour les plus grandes. Ça peut être un début avec les enfants pour leur montrer l’importance de chaque petit geste pour acquérir de l’assurance et surtout pour éviter de jeter et consommer. Si vous voulez vous pratiquez : • prenez un vieux vêtement • un bouton récupérer sur un autre vieux vêtement • du fil • une aiguille Et vous allez devenir un pro des réparations. Amusez-vous et sauvez vos vêtements. Ça laisse en plus respirer notre planète.

  4. 10/04/2020

    E007-10_Prenez ça cool

    Bon, bien évidemment, trois semaines de confinement ça joue sur le moral. C’est Pâques en fin de semaine, on prend ça cool. Un bon bain, de la musique et un coco en chocolat, si c’est possible. J’ai vu le monde se rétrécir depuis quelques semaines. La planète entière que l’on tenait pour acquise s’est rapetissée au fur et à mesure que le confinement prenait place. La région de Bellechasse est fermée depuis mardi. Ce n’est pas plus mal, surtout que j’ai de la place pour prendre des marches. C’est le principal. Une petite idée pour passer un petit peu de temps. Un cahier, un crayon et vos émotions : écrire un journal de ce que vous vivez émotionnellement parlant. Ça apaise et relativise. Difficile de se concentrer présentement et c’est tout à fait normal. Un article que j’ai lu dit que le cerveau humain est conçu pour faire une seule chose à la fois (même si on dit que les femmes en font plusieurs en même temps…). Lorsque le cerveau doit affronter une menace, il se concentre sur la menace et éteint les autres actions. Tout ce qu’il veut c’est aller voir la courbe. Plus le temps va passer et plus l’impression de menace va s’atténuer, donc on pourra retourner, à la lecture ‘’profonde’’. Moi, qui vous parle de lecture depuis le début de la semaine. Mais, j’ai pas encore reçu mes livres donc difficile de vérifier l’hypothèse. Je me sens par contre un peu paralyser. Le podcast m’aide à réaliser au moins une chose dans ma journée. Bonne fin de semaine et prenez ça relaxe.

À propos

MFD On the go! C'est un podcast dont le sujet principal est le textile. Le textile unis chacun des épisodes. Ce sera par les artistes qui le travail. L'industrie qui le produit. Où les écoles qui l'enseigne. MFD On the go c'est un podcast de rencontres, d'histoires et d'actualités. C'est aussi un voyage à travers le Canada et les États-Unis. L'animation sera faite par Marie-France Duval. Elle même une artiste du textile. Plus par la technique que la matière puisqu'elle tisse de l'acier inoxydable.