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  1. -6 j

    🔊 “Le savoir en trompe-l’oeil” Corée, 18e-20e s. au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027

    “Le savoir en trompe-l’oeil” Corée, 18e-20e s.au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 16 septembre 2026 au 4 janvier 2027 Entretien avec Dr. Arnaud Bertrand,ancien conservateur des collections Corée – Chine ancienne au muséenGuimet, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 septembre 2026, durée 19’22, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/09/15/3731_tompe-l-oeil_musee-national-des-arts-asiatiques-guimet/ Communiqué de presse Commissariat : Dr. Arnaud Bertrand, ancien conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée Guimet Une plongée fascinante à la découverte d’un art du trompe-l’oeil en Corée, entre bibliothèques savantes et mondes oniriques ! À quoi peut servir une bibliothèque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure où le savoir circule sur les écrans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothèque est alors souvent plus regardée que pratiquée. Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la Corée de la fin du 18e siècle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est déjà confronté. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes o£ciels de l’Académie royale de peinture un paravent qui reprend en trompe-l’œil sa bibliothèque, pour rester proche de ses livres. Pour la première fois au musée Guimet, une exposition redonne à ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement décorative qui lui est trop souvent associée. Elle rassemble plus de 75 pièces : paravents, peintures -dont un trésor national, l’autoportrait de l’un des plus célèbres artistes du Joseon- mais aussi une confrontation entre le cabinet du lettré et sa reprise en peinture avec des objets associés aux désirs d’élévations (contenants pour alcools et thés, bronzes, porcelaines, montre, lunette, pinceaux), des ouvrages venant de la BNF, du Collège de France et du musée Guimet. Un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mètres du 18e (ou début 19e siècle) est dévoilé pour la toute première fois, il est issu des collections du musée Guimet, il appartenait à Victor Collin de Plancy, premier représentant o£ciel de la France en Corée en 1876. Ce rouleau a fait l’objet d’une analyse par le centre national des laboratoires des musées de France, puis d’une restauration pour l’exposition. L’exposition tisse des liens entre l’art coréen et l’art de la perspective issue des échanges avec les artistes jésuites, et rappelle la place centrale des échanges de savoirs techniques à Pékin, capitale des Qing, par les ambassades coréennes. L’art du trompe-l’oeil naît dans un contexte d’échanges et requiert une maîtrise de la perspective, savoir européen connu à la cour de Chine, transmis en Corée par le biais des ambassades coréennes régulièrement envoyées à Pékin. D’abord centré sur la représentation de livres, le décor des paravents évolue vers des compositions plus riches associant objets de savoirs et de curiosités. Ainsi se développe le mouvement pictural du chaekgeori (littéralement «livres et objets») alors qu’apparaissent des compositions picturales de bibliothèques le plus souvent montées en paravents. Comparables aux peintures représentant des cabinets de curiosités dans l’art occidental, elles habillent les intérieurs coréens, du palais royal aux maisons bourgeoises. À la fois oeuvres et cloisons, ces images projettent le regard dans un autre espace, celui d’un cabinet de savoir et de possessions en devenir. Bien au-delà de la Corée, elles interrogent notre rapport à l’accu- mulation du savoir, à la fonction du livre et aux objets placés dans nos intérieurs. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  2. 9 sept.

    🔊 “Delacroix” chevaux et autres animaux au Musée national Eugène Delacroix, Paris du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027

    “Delacroix” chevaux et autres animauxau Musée national Eugène Delacroix, Parisdu 12 septembre 2026 au 18 avril 2027 Entretien avec Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine,directrice du musée Eugène Delacroix, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 septembre 2026, durée 25’45, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/09/09/3729_delacroix_musee-national-eugene-delacroix/ Communiqué de presse Commissariat : Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine et directrice du musée national Eugène Delacroix Le musée Delacroix présente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’Eugène Delacroix, à l’occasion de l’acquisition de deux études de chevaux, récemment restaurées. Exposées pour la première fois au musée, les deux études d’étalons, un alezan et un alezan doré, témoignent d’un vif intérêt de Delacroix pour le cheval et sa représentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scène dans de nombreux tableaux, lithographies, décors… tout au long de sa carrière. Dans les années 1820, le jeune Delacroix s’intéresse particulièrement aux chevaux. Ses représentations sont issues de l’observation de la nature et d’oeuvres de maîtres qu’il admire. Elles s’inscrivent dans une démarche de compréhension de l’anatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant à cette époque et il peut également les observer dans des écuries et des manèges. Eugène Delacroix écrit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre à faire des chevaux. ». Il va réaliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux études d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de départ à de plus grandes compositions, sont influencées par celles de son ami Théodore Géricault (1791-1824). L’utilisation du papier qui a été, par la suite marouflé sur toile, laisse penser que ces étalons ont pu être peints dans une écurie. Le peintre s’intéresse particulièrement à l’effet de la lumière sur ces alezans ainsi appelés du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservé avec lui ces études de jeunesse. Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent à nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant à une fantasia. Le souvenir des grands maîtres qu’il admire est également très présent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) à propos duquel il a écrit qu’il avait « élevé les sujets modernes jusqu’à l’idéal » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une référence constante. Parmi les objets qu’Eugène Delacroix ramène de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liés à l’équipement des cavaliers pour les combats. Delacroix ne se considère pas comme un peintre animalier. C’est dans son atelier qu’il met en scène le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses études et croquis des oeuvres dignes d’être exposées. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi être une proie pour les fauves. Comme les chevaux, les fauves fascinent la génération romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, à la Ménagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et féroces, tigres, lions, lionnes et même chats sont souvent représentés aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien éloignés de ceux qui évoluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de représenter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de liberté que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  3. 10 juil.

    🔊 “Prune Nourry” Défense de rien toucher au Palais idéal du facteur Cheval, Hauterives du 31 mai au 6 septembre 2026

    “Prune Nourry” Défense de rien toucherau Palais idéal du facteur Cheval, Hauterivesdu 31 mai au 6 septembre 2026 Entretien avec Frédéric Legros,Directeur du palais idéal, et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Hauterives, le 6 juillet 2026, durée 15’05, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/07/10/3728_prune-nourry_palais-ideal-du-facteur-cheval/ Communiqué de presse Commissaire : Frédéric Legros, Directeur du Palais idéal Au fronton de son oeuvre, dès 1905, Ferdinand Cheval inscrit cette formule aussi énigmatique que poétique : « défense de rien toucher ». Une invitation paradoxale, oscillant entre interdiction et permission, à laquelle Prune Nourry répond aujourd’hui par une proposition résolument généreuse : une exposition entièrement pensée pour être touchée. Avec Défense de rien toucher, l’artiste transforme le Palais idéal en un vaste terrain d’expérience sensorielle. Ici, le regard ne suffit plus ; il s’efface au profit du contact, du ressenti, de la mémoire des formes saisies par la paume. Accessible à toutes et tous, enfants, adultes, publics voyants ou déficients visuels, l’exposition s’affranchit des conventions muséales pour réactiver une relation directe et physique à l’oeuvre. Ce parti pris trouve une résonance profonde avec le geste fondateur de Ferdinand Cheval. Facteur rural devenu bâtisseur autodidacte, formé initialement comme boulanger, il a littéralement « pétri » son Palais. Partout, la trace de la main affleure : dans les reliefs, les aspérités, les accumulations patientes de matière. En invitant à toucher ses propres oeuvres, Prune Nourry rend hommage à cette dimension tactile et organique du Palais idéal. Révélée à la Fondation Bullukian à Lyon sous l’intitulé Empreintes, et avant de rejoindre le Musée Camille Claudel en 2027, cette nouvelle proposition de Prune Nourry trouve ici une étape singulière. Déployée dans ce lieu hors norme, elle en épouse l’esprit et en prolonge les intuitions : un dialogue entre cultures, entre temporalités, entre imaginaires. Le parcours s’ouvre sur un univers postal, clin d’oeil à Ferdinand Cheval. Un timbre en relief, conçu par Prune Nourry en partenariat avec La Poste en 2024 (le premier de ce type) inaugure l’exposition. Réalisé en collaboration avec des personnes aveugles et malvoyantes, il est né d’ateliers d’expérimentation tactile où formes, textures et volumes ont été ajustés pour être perçus par les doigts. Plus qu’un objet à voir, ce timbre se lit au toucher : il incarne une création pensée avec celles et ceux qui en font l’expérience sensible. Ce timbre devient également le vecteur d’une lettre adressée à Philomène, épouse du Facteur, figure discrète mais essentielle sans laquelle le Palais idéal n’aurait sans doute jamais vu le jour. À l’image du Palais, l’exposition se déploie comme un monde en miniature, un carrefour de récits et de cultures. Les Terracotta Daughters ou les Holy Daughters y côtoient d’autres figures féminines, dessinant une cartographie sensible du corps et de l’identité à travers le temps et les géographies. Sans constituer une rétrospective, Défense de rien toucher traverse ainsi plusieurs projets majeurs de l’artiste et offre un panorama de son regard sur la condition féminine. Cette oeuvre s’inscrit également dans une expérience intime. En 2016, à l’annonce de son cancer du sein, la sculpteure prend conscience de l’importance vitale, pour elle, du toucher, menacé par les effets secondaires de la chimiothérapie. De cette épreuve naît une recherche artistique profondément incarnée, explorant le corps, la réparation et le rituel. C’est Agnès Varda, amie intime de l’artiste, qui lui évoque la figure des Amazones, héroïnes de la mythologie grecque qui se coupaient le sein pour mieux tirer à l’arc. Prune Nourry choisit d’intégrer cette puissance symbolique à son travail. La figure de la femme combattante, résiliente, traverse ainsi l’exposition. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  4. 1 juil.

    🔊 “L’espace entre nous” Dans la collection du Wilson Centre for Photography LE BAL, Paris du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027

    “L’espace entre nous”Dans la collection du Wilson Centre for PhotographyLE BAL, Parisdu 19 juin 2026 au 3 janvier 2027 Entretien avec Julie Hérault,directrice adjointe du BAL, et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 29 juin 2026, durée 17’30, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/07/01/3727_l-espace-entre-nous_le-bal/ Communiqué de presse Commissariat : Diane Dufour, co-directrice du BAL avec Julie Héraut, directrice adjointe du BAL Scénographie : Cyril Delhomme. Exposition réalisée avec le soutien du Wilson Centre for Photography. À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la première fois une exposition à une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituée par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie à celui qui est photographié. Rencontre fugitive, rencontre préméditée : de la saisie sur le vif à la mise en scène collaborative, l’exposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que révèle l’image de la position respective de ces deux corps ? De leur complicité, de leur face-à-face, du pacte silencieux scellé par le regard de l’un sur l’apparence de l’autre ? L’exposition met en valeur des oeuvres iconiques et d’autres moins connues, des années 1920 à nos jours, dans un parcours sensible qui privilégie les rebonds, les affinités et les contaminations entre les images. « Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui révèle et qui se dévoile, dont le portrait photographique a toujours été la scène privilégiée. » – Bertrand Schefer Avec : Lola Álvarez Bravo / Manuel Álvarez Bravo / Bill Brandt / Josef Breitenbach / Horace Bristol / Esther Bubley / Elinor Carucci / Mark Cohen / John Coplans / Gregory Crewdson / Imogen Cunningham / Bruce Davidson / Rineke Dijkstra / Walker Evans / Leonard Freed / Lee Friedlander / David Goldblatt / John Gutmann / Birney Imes / Graciela Iturbide / Sarah Jones / André Kertész / Chris Killip / Dorothea Lange / Sergio Larraín / Richard Learoyd / Danny Lyon / Robert Mapplethorpe / Roger Mayne / Susan Meiselas / Tina Modotti / Daidō Moriyama / Nicholas Nixon / Alexander Rodchenko / August Sander / Tomoko Sawada / Chris Shaw / Aaron Siskind / Graham Smith / Louis Stettner / Issei Suda / Yutaka Takanashi / Shōji Ueda / Weegee / Francesca Woodman. Catalogue de l’exposition – Textes de Bertrand Schefer, Jean-Christophe Bailly et Diane Dufour. Co-édition : Atelier EXB et LE BAL Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  5. 23 juin

    🔊 “Lee Miller” au Musée d’Art Moderne de Paris du 10 avril au 2 août 2026

    “Lee Miller” au Musée d’Art Moderne de Parisdu 10 avril au 2 août 2026 Entretien avec Fanny Schulmann,conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques et co-commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 22 juin 2026, durée 34’17, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/06/23/3726_lee-miller_musee-d-art-moderne-de-paris/ Communiqué de presse Commissaires Hilary Floe, senior curator en art moderne et contemporain à la Tate Britain, assistée de Saskia Flower Fanny Schulmann, conservatrice en chef au Musée d’Art Moderne de Paris, responsable des collections photographiques, assistée d’Adélaïde Lacotte et de Paul-Emile Pachero Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans. Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller. Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle. L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique. Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  6. 19 juin

    🔊 “La photographie en toutes lettres” à la Maison Européenne de la Photographie, Paris du 10 juin au 13 septembre 2026

    “La photographie en toutes lettres” à la Maison Européenne de la Photographie, Parisdu 10 juin au 13 septembre 2026 Entretien avec Clothilde Morette, directrice artistique de la MEP et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 juin 2026, durée 20’17,© FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/06/19/3724_la-photographie-en-toutes-lettres_maison-europeenne-de-la-photographie/ Communiqué de presse Commissariat : Clothilde Morette en collaboration avec Caroline Stein, responsable mécénat pour la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP présente, à l’occasion du Bicentenaire de la photographie, une exposition collective réunissant 35 artistes issu·es de la Collection d’entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP, parmi lesquels figurent Nan Goldin, Robert Mapplethorpe, Malick Sidibé ou encore Sophie Calle. Pensée comme un abécédaire accessible à tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les oeuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les évidences et invite chacun·e à construire sa propre lecture, entre réminiscences intimes et imaginaires partagés. Autant de fragments qui composent les petits récits de la grande histoire de la photographie, dans une expérience à la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie. Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musées ou encore la Bourgogne ? Réalisée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en étroite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle réunit des oeuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisé sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linéaire, elle déploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, où les oeuvres dictent leur ordre, indépendamment de toute chronologie ou hiérarchie. Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’œuvres qui conversent entre elles de manière parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au Musée et le Simulacre négocie avec la Vérité. Ces rapprochements révèlent l’identité de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrée dans la création contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des années 1920. De Rineke Dijkstra à Bernard Plossu, d’Agnès Geoffray à Florence Henri, les nombreux·ses artistes réuni·es dans l’exposition témoignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique. S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend à cet ouvrage fondateur l’idée que « le voir précède le mot » : nous percevons d’abord le réel avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, où le décalage et l’énigme priment sur la démonstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrée de ce lexique est accompagnée de textes, de citations et d’anecdotes qui éclairent, sans jamais l’épuiser, la pluralité des récits que porte la photographie. La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidèle soutien de l’institution depuis près de trente ans. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  7. 12 juin

    🔊 “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoiles au Grand Palais – Nef Nord, Paris du 10 juin au 26 juillet 2026

    “Laure Prouvost” Nous, frissons d’étoilesau Grand Palais – Nef Nord, Parisdu 10 juin au 26 juillet 2026 Entretien avec Laure Prouvost, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 13’08,© FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/06/13/3723_laure-prouvost_grand-palais/ Communiqué de presse Commissaire : Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn Laure Prouvost décrit sa pratique artistique comme un acte de traduction, une élaboration sensorielle d’émotions, de perceptions et d’instants suspendus. Formée à la vidéo expérimentale, elle a été l’assistante de l’artiste conceptuel britannique John Latham durant ses études. Dans ses films et ses installations multimédia, Laure Prouvost développe des logiques et des associations inventives pour créer des mondes narratifs complexes. Son approche résolument personnelle du storytelling est empreinte d’imagination, d’humour, de jeux de mots, de sensualité, d’éléments fantaisistes et d’échos poétiques. Elle nous invite à remettre en question nos codes et structures habituels et à nous laisser porter par d’autres courants spatiaux et temporels. Dans l’exposition « Nous, frissons d’étoiles », Laure Prouvost met en lumière un langage alternatif pour appréhender le monde, celui de la physique quantique. Théorisée il y a un siècle, cette dernière décrit le comportement de la matière et de l’énergie à l’échelle des atomes et particules. Elle bouscule notre conception newtonienne des phénomènes et repose sur des probabilités plutôt que des certitudes. Ainsi, Laure Prouvost pose-t-elle la question : « Que pourrait-on ressentir en percevant la réalité d’un point de vue quantique ? » L’artiste a mené deux ans de recherches avec le philosophe Tobias Rees et le scientifique Hartmut Neven, pendant lesquels elle s’est intéressée à l’informatique quantique et à ses liens avec l’Univers. Ayant eu accès à un puissant ordinateur quantique, elle a créé des images et des sons qui reflètent le caractère sensible et imprévisible des systèmes. L’installation multimédia Nous, frissons d’étoiles, mêle la vidéo, la sculpture, les odeurs, le son et la lumière. Elle est née d’une métamorphose du projet « We Felt A Star Dying » présenté en 2025 au Kraftwerk à Berlin dans le cadre d’une commande de la LAS Art Foundation, en collaboration avec OGR à Turin. Elle apparaît comme l’image en positif de cette installation originelle, conçue pour l’architecture industrielle et obscure de l’enceinte berlinoise. Dès l’entrée de l’exposition au Grand Palais, le tunnel que les visiteurs doivent emprunter marque le passage de l’univers nocturne à l’univers diurne. Motif récurrent dans le travail de l’artiste, ce tunnel offre une voie initiatique vers l’oeuvre qui prépare à sa rencontre et à son éblouissement. Il s’ouvre sur un environnement fluide habité par The Beginning, une sculpture cinétique monumentale dotée de six membres. Animée par le son et la lumière, elle est tout à la fois omniprésente et évanescente, imposante et fragile, cosmique et terrestre. Le trouble se poursuit lorsque l’on découvre en son centre une vidéo intitulée We Felt A Star Dying, qui nous relie à la matière sous toutes ses formes (vivante/non vivante, naturelle/mécanique), de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Elle donne à voir une réalité interconnectée régie par le quantique. Autour, des éléments fantaisistes aux allures de météorites, les Cute Bits – jeu de mots à partir des qubits, unités de mesure de l’informatique quantique – dansent en duo le ballet de l’intrication suspendus à la verrière de la nef. Le phénomène quantique de l’intrication correspond à la corrélation des états de deux particules : lorsque l’état de l’une varie, celui de l’autre change instantanément, quelle que soit la distance qui les sépare. [....] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  8. 8 juin

    🔊 “Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculptures à l’Institut Giacometti, Paris du 5 juin au 1er novembre 2026

    “Giacometti surréaliste” Des objets comme des sculpturesà l’Institut Giacometti, Parisdu 5 juin au 1er novembre 2026 Entretien avec Laura Braverman, attachée de conservation – Fondation Giacometti,et commissaire de l’exposition,par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 juin 2026, durée 27’33, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/06/09/3722_giacometti-surrealiste_institut-giacometti/ Communiqué de presse Commissaire : Laura Braverman, Attachée de conservation – Fondation Giacometti « Je me suis rendu compte que je travaillais un vase exactement comme les sculptures et qu’il n’y avait aucune différence entre ce que j’appelais une sculpture et ce qui était un objet, un vase ! » Alberto Giacometti. Entretien avec André Parinaud,1962 L’exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures » propose un regard singulier sur la période surréaliste d’Alberto Giacometti (1929-1935). Si cette production est aujourd’hui connue, on sait moins que l’artiste s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif. L’exposition met en lumière la simultanéité de ces deux pratiques et révèle une véritable porosité entre ces deux champs de création chez l’artiste à cette période. D’importantes sculptures surréalistes issues de la collection de la Fondation Giacometti, ainsi que la Table (1933) – prêt exceptionnel du Centre Pompidou – sont présentées aux côtés d’objets décoratifs rarement montrés, conçus par l’artiste au début des années 1930. Un ensemble d’archives et de photographies complète le parcours. L’exposition s’accompagne également d’un catalogue illustré et d’une programmation culturelle et pédagogique. « Objets surréalistes » et « objets décoratifs » des années 1930 Les années de 1929 à 1935 constituent une période particulièrement féconde pour le jeune sculpteur. Alberto Giacometti (1901-1966) participe activement au mouvement surréaliste parisien, réalisant une série de sculptures énigmatiques : certaines aux accents agressifs, ou érotiques, d’autres aux formes biomorphiques tendant vers l’abstraction. Parallèlement, il reçoit ses premières commandes d’art décoratif et entame une collaboration étroite avec Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Pour celui-ci, il conçoit une variété d’objets – appliques murales, bas-reliefs, chenets, lampes, vases et autres pièces – qu’il produit avec l’aide de son frère Diego. Bien qu’inscrites dans le domaine de la décoration d’intérieur, ces créations portent la marque de l’imaginaire surréaliste de Giacometti, perceptible tant dans leurs formes que dans leurs thématiques. Inversement, son travail décoratif nourrit parfois ses sculptures surréalistes, qui reprennent certaines formes issues de ses objets utilitaires. Il s’associe également au groupe surréaliste à un moment où la question de l’objet devient centrale au mouvement. Les surréalistes s’intéressent alors aux objets du quotidien, qu’ils détournent, associent ou transforment, rompant avec leur fonction pratique pour en faire des supports d’exploration de l’imaginaire et du désir. Contrairement aux autres membres du groupe, Giacometti ne recourt pas directement à des objets préexistants, mais compose ses sculptures à partir de formes qui évoquent des objets mais qui restent avant tout modelées. Giacometti participe néanmoins à cette recherche en réalisant des sculptures aux fonctions ambiguës, invitant parfois à la manipulation, évoquant des jeux, ou assemblant des éléments disparates pour engendrer des réalités nouvelles et troublantes. Désormais qualifiées d’« objets surréalistes », ses oeuvres ne visent pas à représenter le monde extérieur, mais deviennent leur propres réalités. Cette manière nouvelle d’exister les rapproche de ses objets décoratifs, eux aussi pensés pour être manipulés, intégrés à la vie quotidienne et inscrits dans le monde réel. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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