Choses à Savoir TECH

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  1. Un mémo d'Anthropic inquiète le monde de la tech ?

    -16 h

    Un mémo d'Anthropic inquiète le monde de la tech ?

    Chez Anthropic, le développement logiciel a changé de nature en moins de deux ans. Là où un ingénieur ouvrait autrefois son éditeur de code, il décrit désormais son objectif à Claude. L’IA écrit, teste, corrige, puis soumet ses propositions. En dix-huit mois, la part de code produit par Claude est passée de quelques pourcents à plus de 80 %. Chaque ingénieur supervise aujourd’hui huit fois plus de code qu’il n’en écrivait lui-même en 2024. Le changement ne concerne pas seulement la vitesse. Claude corrige aussi ses propres erreurs et se montre parfois meilleur que les chercheurs humains sur certaines décisions expérimentales. Avant février 2025, l’assistant servait surtout à suggérer des fragments que l’ingénieur copiait dans son environnement de travail. En mai 2026, il réussissait 76 % des tâches les plus ouvertes, contre 26 % six mois plus tôt. Un exemple résume cette bascule. Quand des dizaines de milliers de tâches d’entraînement sont tombées en panne simultanément, quelques lignes de consigne ont été transmises à Claude. Deux heures plus tard, un ingénieur validait le correctif. Seul, un humain aurait mis deux à trois jours. Depuis début 2026, chaque modification apportée au code d’Anthropic est relue automatiquement. Cette relecture, appliquée rétrospectivement, a montré qu’un tiers des bugs ayant provoqué d’anciens incidents auraient pu être détectés avant leur mise en production. En avril, Anthropic a aussi publié les résultats d’un projet de recherche mené presque entièrement par des agents Claude (des IA capables d’enchaîner plusieurs actions sans intervention humaine constante). Sur un problème ouvert de sécurité de l’IA, deux chercheurs humains avaient comblé 23 % de l’écart en une semaine. Les agents, eux, ont atteint 97 % en 800 heures cumulées de calcul. Les gains sont tout aussi spectaculaires sur l’optimisation de code. Claude Opus 4 multipliait par trois la vitesse d’un code de départ. Mythos Preview, plus récemment, l’a multipliée par 52, là où un chercheur humain plafonnait autour de quatre. Mais cette accélération pose un problème d’organisation : Claude produit plus vite que les humains ne relisent. Et la relecture humaine devient le nouveau goulet d’étranglement. Avec Project Glasswing, Mythos Preview a détecté plus de dix mille vulnérabilités critiques en quelques semaines, dont un bug vieux de 27 ans dans OpenBSD. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  2. GoPro au bord de la faillite ?

    -1 j

    GoPro au bord de la faillite ?

    GoPro, autrefois symbole mondial de l’aventure filmée à la première personne, a reconnu une situation critique. Dans un document déposé début juin auprès de la SEC, le régulateur américain des marchés financiers, l’entreprise a évoqué un « doute substantiel » sur sa capacité à poursuivre ses activités. Les chiffres expliquent cette alerte. Au premier trimestre 2026, son chiffre d’affaires a chuté de 26 %. Dans le même temps, GoPro a annoncé la suppression de 23 % de ses effectifs mondiaux et cherche activement un repreneur, une fusion ou un financement d’urgence. Un effondrement brutal pour une société qui valait environ 4 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse en 2014, contre à peine plus de 150 millions aujourd’hui. Deux facteurs pèsent particulièrement lourd. Le premier vient de la ruée mondiale vers l’intelligence artificielle. Pour alimenter les centres de données et les puces dédiées à l’IA, les fabricants de composants réorientent une partie de leurs capacités vers les produits les plus rentables. Résultat : l’approvisionnement en mémoire pour les appareils grand public s’est tendu. GoPro a expliqué avoir appris en avril 2026 que ses fournisseurs réduisaient ses allocations, avec des hausses de prix comprises entre 80 % et 115 %. Pour une caméra embarquée, la mémoire est essentielle : elle conditionne le stockage rapide des vidéos haute définition. Cette flambée a directement fragilisé les comptes du groupe, au point de l’obliger à demander une dérogation à son prêteur après avoir manqué certains engagements de crédit. L’action a décroché de 14 % le 1er juin, avant de passer sous le seuil symbolique du dollar. Le deuxième facteur est concurrentiel. DJI et Insta360, deux acteurs chinois, ont grignoté le marché avec des produits performants, souvent plus agressifs commercialement. GoPro, déjà en difficulté pour se renouveler, a lancé sa gamme Mission 1 avec un nouveau processeur GP3. Mais l’innovation semble être arrivée trop tard. L’entreprise explore désormais toutes les options, y compris un possible repositionnement vers la défense ou l’aérospatial. Et si la pénurie de mémoire se prolonge, GoPro pourrait ne pas être un cas isolé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  3. Le projet SKA va générer plus de data que tout internet ?

    -2 j

    Le projet SKA va générer plus de data que tout internet ?

    La France a officiellement rejoint, le 4 juin 2026, le cercle restreint des quatorze pays membres de l’Observatoire SKA, l’organisation internationale chargée de piloter la construction du plus vaste réseau de radiotélescopes jamais conçu. Une adhésion qui a concrétisé cinq années de démarches, depuis l’engagement pris par Emmanuel Macron lors d’une visite d’État à Pretoria. Le SKA, acronyme de Square Kilometer Array, repose sur deux installations géantes réparties entre l’Afrique du Sud et l’Australie. Côté sud-africain, 197 grandes paraboles ont été prévues pour capter les ondes radio de moyenne fréquence. Côté australien, 131 000 antennes doivent explorer les basses fréquences, celles qui permettent de remonter très loin dans l’histoire de l’Univers. L’objectif scientifique est immense : observer les premières étoiles, comprendre la formation des galaxies, étudier les pulsars (ces étoiles mortes extrêmement denses qui émettent des signaux réguliers) ou encore sonder les origines possibles de la vie dans le cosmos. Avec un coût supérieur au milliard d’euros, le SKA est devenu l’un des grands projets scientifiques internationaux de la décennie. L’arrivée française n’a pas été improvisée. Depuis 2018, le CNRS coordonne SKA-France, une coalition réunissant neuf établissements académiques, parmi lesquels l’Inria, le CEA et plusieurs universités. Ce travail de fond a permis à la recherche française de s’inscrire durablement dans le projet. L’industrie française était déjà engagée avant même l’adhésion officielle. En 2025, Bull a obtenu un premier contrat pour fournir une partie du Science Data Processor, le cerveau informatique du SKA. Son rôle : transformer l’immense flux de signaux captés par les antennes en images exploitables du ciel. Le défi est colossal, puisque le SKA doit générer jusqu’à un milliard de gigaoctets de données par jour. La France s’est aussi investie dans les enjeux de calcul intensif et d’efficacité énergétique, notamment à travers le laboratoire ECLAT et le groupe international SCOOP. Sur le plan scientifique, ses chercheurs participent à treize des quatorze groupes de travail du SKA, avec des responsabilités majeures en cosmologie et sur les origines de la vie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  4. L'extincteur du futur n’a ni eau ni mousse ?

    28 mai

    L'extincteur du futur n’a ni eau ni mousse ?

    En Californie, les incendies ne commencent pas toujours par de grandes flammes spectaculaires. Bien souvent, tout démarre par des braises, transportées par le vent, qui s’accumulent dans la végétation ou s’infiltrent sous les toitures. C’est précisément ce moment critique qu’une startup américaine tente aujourd’hui de cibler. Son fondateur, Geoff Bruder, ancien ingénieur de la NASA, a créé Sonic Fire Tech avec une idée en tête : éteindre le feu… sans eau. Un enjeu de taille, notamment pour des infrastructures sensibles comme les centres de données, les musées ou les installations électriques, où l’eau peut causer autant de dégâts que les flammes elles-mêmes. Lors d’une démonstration en Californie, l’entreprise a présenté un dispositif capable d’éteindre des flammes à distance, simplement grâce à des ondes acoustiques de très basse fréquence. Le principe repose sur un phénomène physique : le feu a besoin d’oxygène pour se maintenir. En perturbant cet apport, on peut stopper la combustion. Concrètement, ces ondes, réglées en dessous de 20 hertz, donc inaudibles pour l’oreille humaine, déplacent les molécules d’oxygène autour de la flamme. Cela empêche la réaction chimique de se poursuivre. Selon son concepteur, le système agit plus vite que le feu ne peut consommer l’oxygène disponible. Ce type d’interaction entre le son et la combustion n’est pas nouveau. Des chercheurs, comme Albert Simeoni du Worcester Polytechnic Institute, confirment que l’effet est connu depuis longtemps. Mais jusqu’ici, il était difficile de le reproduire à grande échelle sans générer des nuisances sonores importantes. Le dispositif développé par Sonic Fire Tech repose sur des conduits installés sur les toitures, qui diffusent ces ondes. Des capteurs infrarouges détectent en temps réel toute source de chaleur suspecte. Dès qu’un risque est identifié, le système s’active automatiquement, même en cas de coupure de courant grâce à une batterie de secours. Reste une limite importante : ces ondes ne sont efficaces que sur de petites flammes. Comme le rappelle Arnaud Trouvé, spécialiste en protection incendie, il ne s’agit pas d’éteindre un incendie déjà déclaré, mais de prévenir son déclenchement. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  5. Une super app Disney pour tout regrouper ?

    27 mai

    Une super app Disney pour tout regrouper ?

    Le géant du divertissement The Walt Disney Company pourrait bientôt franchir une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Selon plusieurs informations, le groupe réfléchit à la création d’une « super application » destinée à regrouper l’ensemble de ses services sous une seule interface. À l’origine de cette idée : Josh D'Amaro, aujourd’hui à la tête des activités majeures du groupe. L’ambition est simple sur le papier : fusionner des applications aujourd’hui séparées, comme Disney+, celles des parcs d’attractions ou encore les services liés aux croisières, en une plateforme unique. Aujourd’hui, chaque service fonctionne de manière indépendante. Une application pour réserver une visite, une autre pour organiser une croisière, une autre encore pour regarder films et séries. Résultat : une expérience fragmentée, sans réelle continuité pour l’utilisateur. La future super app viserait justement à effacer ces frontières. Concrètement, il serait possible, depuis une seule interface, de passer d’un film à la réservation d’un billet pour Disneyland, ou à la planification d’un séjour. L’idée va plus loin qu’un simple regroupement technique. Il s’agit de créer un point d’entrée unique vers tout l’écosystème Disney : contenus, expériences physiques, jeux, produits dérivés. Ce type d’application, déjà répandu en Asie, regroupe plusieurs services dans un seul outil. On parle de « super app » car elle centralise des fonctions variées, souvent liées entre elles, pour simplifier l’usage et renforcer la fidélité des utilisateurs. Ce projet n’est pas nouveau chez Disney. Il circule en interne depuis plus d’une décennie, notamment sous l’ère de Bob Iger. Mais jusqu’ici, la complexité technique a freiné sa mise en œuvre. Un exemple concret : la fusion en cours entre Disney+ et Hulu, qui s’avère difficile en raison de technologies différentes et de droits de diffusion négociés séparément. Pour l’instant, la super app reste à l’état de concept. Aucun calendrier n’a été annoncé. Mais les enjeux sont considérables : simplifier l’expérience utilisateur, réduire les coûts techniques, et surtout renforcer l’engagement autour de la marque. Reste à savoir si Disney parviendra à surmonter les obstacles qui ont déjà fait échouer ses précédentes tentatives. Car derrière cette idée séduisante se cache un défi colossal : unifier des univers numériques qui, jusqu’ici, ont toujours évolué séparément. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  6. Les vidéos verticales arrivent sur Netflix ?

    26 mai

    Les vidéos verticales arrivent sur Netflix ?

    Après avoir repensé son expérience sur téléviseur, Netflix poursuit sa transformation… cette fois dans votre poche. La plateforme américaine déploie une nouvelle version de son application mobile, avec une navigation repensée et des fonctionnalités inédites pour capter l’attention des utilisateurs sur smartphone. L’enjeu est clair : faire du mobile autre chose qu’un simple écran d’appoint. Netflix veut en faire un véritable espace d’exploration, capable de rivaliser avec les usages rapides et immersifs qui dominent aujourd’hui sur téléphone. La nouveauté principale s’appelle « Extraits ». Il s’agit d’un fil vidéo vertical, inspiré des formats courts que l’on retrouve sur les réseaux sociaux. Concrètement, ce type de flux permet de faire défiler rapidement des séquences vidéo, souvent de quelques secondes, optimisées pour une consultation rapide. L’objectif est simple : proposer un aperçu instantané des contenus disponibles, et faciliter le passage à l’action. Plutôt que de parcourir longuement un catalogue, l’utilisateur peut désormais découvrir une scène, être accroché… et lancer immédiatement le programme correspondant. Netflix parle d’un outil conçu pour « raccourcir le chemin entre la curiosité et le visionnage ». Ce flux ne se limite pas à la découverte. Il intègre directement des actions clés : ajouter un contenu à sa liste personnelle, ou le partager en quelques secondes, via SMS ou réseaux sociaux. L’idée est de rendre ces interactions naturelles, presque instinctives. Autre point important : la personnalisation. Comme pour ses recommandations classiques, Netflix adapte ce fil en fonction des préférences de chaque utilisateur. Les contenus proposés varient selon l’humeur, le moment de la journée ou les habitudes de visionnage. Une manière d’offrir une expérience sur mesure, sans effort. Cette fonctionnalité est pour l’instant déployée progressivement dans plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni ou encore l’Inde, avant une généralisation mondiale dans les prochains mois. À terme, Netflix voit plus loin. La plateforme envisage d’intégrer dans ce flux des formats variés, comme des podcasts, des programmes en direct ou encore des sélections thématiques. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  7. Face à l’IA, les moteurs de recherche sont ultra populaires ?

    25 mai

    Face à l’IA, les moteurs de recherche sont ultra populaires ?

    Depuis l’arrivée de ChatGPT fin 2022, beaucoup annonçaient la fin imminente de la recherche traditionnelle. Les chatbots allaient supplanter les moteurs à mots-clés, et Google semblait condamné à décliner. Trois ans plus tard, les chiffres racontent une tout autre histoire. La maison mère, Alphabet, a publié des résultats particulièrement solides pour le premier trimestre 2026. Le chiffre d’affaires atteint 109,9 milliards de dollars, en hausse de 22 % sur un an. Le bénéfice par action dépasse largement les attentes, et le patron Sundar Pichai évoque un début d’année « exceptionnel ». Au cœur de cette performance, on retrouve toujours le moteur de recherche. Google Search génère à lui seul plus de 60 milliards de dollars sur le trimestre, avec une croissance de 19 %. Et surtout, le nombre de requêtes n’a jamais été aussi élevé. Contrairement aux prévisions, l’intelligence artificielle n’a pas détourné les utilisateurs… elle les a ramenés. Comment ? Grâce à l’intégration directe de l’IA dans le moteur. Des fonctionnalités comme les « AI Overviews », des réponses synthétiques générées automatiquement en haut des résultats, ou encore le mode conversationnel, prolongent la recherche classique. L’utilisateur ne quitte plus la page : il y passe plus de temps, pose plus de questions, et approfondit ses requêtes. En parallèle, Google Cloud affiche une croissance spectaculaire, et les modèles comme Gemini traitent désormais des milliards de fragments de texte par minute. Pour comprendre, un « token » correspond à un morceau de phrase analysé par l’IA. Plus il y en a, plus les capacités de traitement sont importantes. Face à la concurrence – Perplexity, Copilot ou encore Bing – Google n’a pas été dépassé. Il a intégré leurs innovations à son propre produit, une stratégie classique chez les géants de la tech. En France, certaines fonctions IA restent absentes pour des raisons juridiques, notamment liées aux droits voisins de la presse. Pourtant, cela n’empêche pas Google de dominer largement le marché, avec plus de 86 % des recherches. Une seule ombre au tableau : un léger recul sur ordinateur. Mais aujourd’hui, la majorité des recherches se fait sur mobile, où Google reste ultra-dominant. En résumé, loin d’être menacé, le moteur de recherche s’est réinventé. Et l’intelligence artificielle, annoncée comme sa remplaçante, est devenue son principal moteur de croissance. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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