Y'a de l'idée

Nostalgie Belgique

« Y’a de l’idée », c’est LA séquence des initiatives positives, des solutions et des projets porteurs de sens pour un monde harmonieux, juste et durable. Parce que nous sommes persuadés qu'il existe des solutions créatives et innovantes pour un monde plus solidaire et respectueux des objectifs de développement durable, il nous tient à cœur de mettre en lumière ces initiatives citoyennes qui visent à améliorer notre société. On y parle d’alimentation, de justice sociale, de solidarité, de santé, d’énergie, de respect de la nature et de la planète, d’environnement, d’écologie et de transition écologique, d’économie circulaire, de consommation et de production responsable… « Y’a de l’idée » met en lumière les Objectifs de développement durable (SDG / ODD), notre responsabilité sociétale et celle des entreprises (RSE)… Cette chronique fait la part belle aux graines semées et aux changements entamés pour faire fleurir un avenir empli d’espoir, de paix et une société faite d’alternatives. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

  1. Alzheimer : une colocation innovante pour seniors ouvre ses portes à Woluwe-Saint-Lambert

    -5 h

    Alzheimer : une colocation innovante pour seniors ouvre ses portes à Woluwe-Saint-Lambert

    Face au vieillissement de la population et à l'augmentation des cas de maladie d'Alzheimer, de nouvelles solutions d'habitat émergent. Parmi elles, un projet inédit en Belgique francophone attire particulièrement l'attention : Vice Versa Habitat, une maison partagée destinée aux personnes de plus de 65 ans vivant avec Alzheimer ou des troubles cognitifs comparables. Située à Woluwe-Saint-Lambert, cette grande maison de près de 500 m² accueillera prochainement huit résidents. Les travaux débuteront cet été pour une ouverture prévue à l'automne. Au programme : 8 chambres individuelles, des espaces communs, une cuisine, une salle à manger, un atelier, un jardin et de nombreux lieux de vie pensés pour favoriser les échanges et maintenir une vie sociale riche. L'idée est née d'un constat simple : entre le maintien à domicile, qui devient parfois compliqué, et l'entrée en maison de repos, souvent redoutée, il manque des solutions intermédiaires. Ici, l'objectif n'est pas de créer une structure de soins mais un véritable lieu de vie partagé. Les futurs habitants conserveront leur autonomie autant que possible tout en bénéficiant d'un environnement rassurant. Des aides familiales seront présentes 24 heures sur 24 afin d'accompagner le quotidien, de soutenir les résidents en cas de besoin et de favoriser le bien-être collectif. Comme l'explique Chantal Dehon, impliquée dans le projet, l'accent est davantage mis sur la présence humaine que sur la surveillance. Chacun reste libre de ses choix, mais personne ne se retrouve isolé face aux difficultés du quotidien. L'entraide, la convivialité et les relations sociales constituent le cœur même du projet. Les soins médicaux ne sont pas intégrés directement dans la structure mais restent parfaitement accessibles. Médecins, infirmiers, kinésithérapeutes ou autres professionnels pourront intervenir selon les besoins de chaque résident. Autre particularité importante : le projet est porté par une fondation d'utilité publique. L'objectif n'est donc pas la rentabilité immobilière mais bien la création d'une solution humaine et accessible. Les responsables souhaitent maintenir un coût comparable à celui d'une structure classique. Trois niveaux tarifaires sont actuellement envisagés afin de tenir compte des revenus de chacun. Le budget se composera de plusieurs volets : le loyer, l'accompagnement assuré par l'association, les services d'aide familiale et de garde de nuit ainsi qu'une participation aux frais de la vie quotidienne tels que l'énergie, les repas ou les charges communes. Les personnes intéressées pourront découvrir le projet lors d'une journée portes ouvertes organisée le jeudi 18 juin entre 15h et 20h. Une occasion unique de visiter les lieux, de rencontrer les porteurs du projet et d'en apprendre davantage sur cette nouvelle manière d'habiter ensemble malgré la maladie. Infos : envoyez un mail à Julie via rencontres@viceversahabitat.be ou un message à 0495 75 44 25 À travers cette initiative, c'est une autre vision du vieillissement qui se dessine : une vision où l'autonomie, la dignité et les liens humains restent au centre de la vie, même lorsque la mémoire commence à vaciller. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

    4 min
  2. Investir dans une vache ou dans des terres agricoles : ces placements qui soutiennent les agriculteurs

    -3 j

    Investir dans une vache ou dans des terres agricoles : ces placements qui soutiennent les agriculteurs

    Lorsqu’on pense à un placement financier, on imagine généralement un compte épargne, des actions ou de l’immobilier. Pourtant, de nouvelles formes d’investissement émergent et certaines sont pour le moins surprenantes. En France, la plateforme MyMarguerit, propose désormais aux particuliers d’acheter une vache pour ensuite la louer à un éleveur. Une idée qui peut faire sourire au premier abord, mais qui séduit de plus en plus d’investisseurs à la recherche de placements alternatifs. Le principe est relativement simple. Un particulier finance l’achat d’un bovin qui est ensuite mis à disposition d’un agriculteur. En échange, l’éleveur verse un loyer régulier pour utiliser l’animal au sein de son troupeau. Selon les formules et les plateformes, les rendements annoncés peuvent atteindre 5 à 6 % par an, soit davantage que les taux proposés par la plupart des comptes d’épargne traditionnels. Comme tout investissement, ce type de placement comporte toutefois des risques et ne garantit jamais un rendement futur. Le coût d’achat varie généralement entre 800 et 3 500 euros, selon la race, l’âge et la destination de l’animal, qu’il s’agisse d’une vache laitière ou d’un bovin destiné à la production de viande. Pour les investisseurs, l’intérêt est double : diversifier leur épargne tout en soutenant directement une activité agricole locale. Du côté des agriculteurs, cette formule permet parfois d’agrandir un troupeau sans devoir contracter un important emprunt bancaire. L’éleveur prend en charge les soins vétérinaires, l’alimentation et la gestion quotidienne des animaux, tout en conservant les revenus issus de la vente du lait ou de la naissance des veaux. Ce modèle reste aujourd’hui essentiellement développé en France et n’a pas encore réellement trouvé sa place en Belgique. Certains observateurs estiment que cette formule s’accorde moins facilement avec le modèle traditionnel de l’agriculture familiale qui reste fortement ancré dans notre pays. Mais il existe chez nous une autre manière de soutenir concrètement le monde agricole : la coopérative Terre-en-vue. Son fonctionnement est différent. Ici, les citoyens achètent des parts de la coopérative, à partir d’une centaine d’euros. L’argent récolté sert ensuite à acquérir des terres agricoles, des fermes ou des parcelles qui sont louées à des agriculteurs engagés dans une démarche durable. L’objectif n’est pas la rentabilité financière. La coopérative ne promet d’ailleurs pratiquement aucun rendement. Son ambition est ailleurs : préserver les terres agricoles, lutter contre la spéculation foncière et faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs. Dans un contexte où le prix du foncier agricole ne cesse d’augmenter, l’accès à la terre devient l’un des principaux obstacles pour les jeunes exploitants. Grâce à ce modèle collectif, plusieurs centaines d’hectares ont déjà pu être préservés et mis à disposition de fermes pratiquant une agriculture respectueuse de l’environnement. Ces deux initiatives illustrent finalement deux visions différentes de l’investissement. L’une cherche à générer un rendement tout en soutenant les éleveurs. L’autre privilégie avant tout l’impact social et environnemental. Dans les deux cas, elles rappellent une réalité souvent méconnue : derrière chaque litre de lait, chaque hectare cultivé ou chaque produit local, il y a des agriculteurs confrontés à des investissements considérables et à des défis économiques de plus en plus complexes. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

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  3. Coupe du monde 2026 : pourquoi le plus grand tournoi de football pourrait aussi être le plus polluant de l’histoire

    -4 j

    Coupe du monde 2026 : pourquoi le plus grand tournoi de football pourrait aussi être le plus polluant de l’histoire

    La Coupe du monde 2026 marque un tournant dans l’histoire du football mondial. Pour la première fois, le tournoi réunira 48 équipes au lieu de 32. Une expansion spectaculaire qui fera passer le nombre de rencontres de 64 à 104 matchs. Pour les amateurs de football, cela signifie davantage de spectacle. Pour les spécialistes du climat, cela signifie surtout davantage de déplacements, davantage d’infrastructures mobilisées et davantage d’émissions de gaz à effet de serre. C’est ce que souligne le rapport intitulé The Climate Blind Spot of FIFA: Men's World Cup in a Warming World, publié par le New Weather Institute, un groupe de réflexion britannique indépendant spécialisé dans les questions climatiques. L’un des principaux problèmes est géographique. Contrairement aux éditions précédentes, la compétition se déroulera dans trois pays différents et dans 16 villes hôtes réparties sur un immense territoire. Les équipes, les délégations, les journalistes et les supporters devront parcourir des milliers de kilomètres entre les matchs, souvent en avion. Selon les estimations relayées par le rapport, l’événement pourrait générer au moins 9 millions de tonnes de CO₂ équivalent, soit près du double de la moyenne des quatre dernières Coupes du monde. En intégrant l’ensemble des déplacements aériens induits par la compétition, certaines projections évoquent même jusqu’à 15 millions de tonnes de CO₂ équivalent. Pour visualiser cet ordre de grandeur, cela correspondrait aux émissions annuelles de plusieurs millions de voitures thermiques ou à une surface forestière gigantesque nécessaire pour absorber ce carbone. Mais les transports ne sont pas les seuls responsables. De nombreux matchs se dérouleront dans des régions particulièrement chaudes. Les systèmes de climatisation, les infrastructures d’accueil et les équipements nécessaires au confort des spectateurs entraîneront une consommation importante d’énergie et d’eau. Autre élément souvent oublié : les externalités. Au-delà de l’organisation du tournoi lui-même, les campagnes publicitaires et les partenariats commerciaux encouragent indirectement certaines consommations fortement émettrices. Le rapport pointe notamment le rôle de certains sponsors liés au secteur aérien ou aux énergies fossiles, dont l’impact dépasse largement le cadre des stades. Faut-il pour autant ne retenir que les aspects négatifs ? Pas forcément. Cette édition comporte également plusieurs avancées notables. La plus importante est sans doute qu’aucun nouveau stade n’a été construit spécifiquement pour le tournoi, ce qui évite une part importante des émissions généralement liées aux grands événements sportifs. Certaines infrastructures ont également intégré des dispositifs plus durables. C’est notamment le cas du stade d’Atlanta, qui prévoit de récupérer et réutiliser l’eau de pluie pour une partie de ses systèmes de refroidissement. Le rapport propose également plusieurs pistes pour réduire l’empreinte carbone des futures compétitions : limiter le nombre d’équipes participantes, privilégier des pays disposant déjà d’infrastructures adaptées, renforcer les transports bas carbone, développer davantage les fan zones locales et questionner la présence de sponsors issus des secteurs les plus polluants. Car derrière la passion du football se pose une question de plus en plus difficile à ignorer : comment continuer à organiser des événements planétaires tout en respectant les limites environnementales de notre époque ? Le football reste le "beau jeu", mais son empreinte écologique devient aujourd’hui un sujet incontournable dans le débat sur l’avenir des grands événements sportifs. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

    4 min
  4. Enseignement : l’appel "Les enseignants ont du talent" met en lumière les projets qui transforment l’école

    -6 j

    Enseignement : l’appel "Les enseignants ont du talent" met en lumière les projets qui transforment l’école

    Dans un contexte où l’enseignement est régulièrement confronté à de nombreux défis, certaines initiatives rappellent qu’il existe aussi une formidable énergie créative dans les écoles. C’est précisément ce que souhaite mettre en lumière l’appel à projets Les enseignants ont du talent. Cette initiative est portée par Alexia Martin et Sophie Vanden Plas, deux professionnelles engagées dans le monde de l’éducation et cofondatrices du festival Out of the Books. Depuis 8 ans, ce rendez-vous annuel rassemble enseignants, éducateurs, directions et acteurs de l’école autour d’une même ambition : partager des pratiques inspirantes, réfléchir à l’école de demain et valoriser celles et ceux qui innovent au quotidien dans leurs classes. À travers cet appel, les organisatrices invitent les enseignants à présenter un projet, une méthode, une activité ou même une simple astuce pédagogique qui a permis de stimuler les élèves, renforcer leur engagement ou améliorer les apprentissages. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 21 juin. Les projets sélectionnés auront l’opportunité de présenter leur initiative lors du prochain festival Out of the Books, qui se déroule chaque année au mois d’octobre. Ils bénéficieront également d’un accompagnement professionnel de six mois afin de les aider à structurer, développer ou diffuser leur démarche. L’objectif n’est pas uniquement de récompenser de grands projets spectaculaires. Comme le rappellent les organisatrices, les innovations les plus marquantes sont parfois les plus simples. Parmi les exemples qui les ont marquées ces dernières années figure notamment celui d’un enseignant de 6e primaire qui a embarqué toute sa classe dans la création d’un véritable livre. Un projet mené sur une année complète, mobilisant les élèves autour de l’écriture, de la créativité, de la collaboration et de la publication. Mais les petites idées du quotidien ont tout autant leur place. Une nouvelle façon d’organiser la classe, une méthode pour favoriser la participation, une activité qui redonne confiance aux élèves ou un outil qui facilite les apprentissages peuvent également inspirer d’autres enseignants. Les critères recherchés sont relativement simples : une approche originale, un impact concret sur les élèves et une initiative suffisamment claire pour pouvoir être reproduite ailleurs. En parallèle de cet appel, l’ASBL porte également une campagne intitulée Derrière chaque parcours, un enseignant. Plusieurs personnalités belges, parmi lesquelles Philippe Geluck et Amélie Nothomb, y témoignent du professeur qui a marqué leur parcours. Une manière de rappeler que derrière chaque réussite, chaque vocation ou chaque passion, il y a souvent un enseignant qui a cru en quelqu’un, transmis une confiance ou ouvert une porte. Car lorsqu’on demande à une personne quel professeur a changé sa vie, la plupart ont immédiatement un nom qui leur vient à l’esprit. Pour participer à l’appel Les enseignants ont du talent, il suffit de compléter le formulaire disponible sur le site d’Out of the Books. Les candidats retenus seront informés au début du mois de juillet. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

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  5. "Aide tes parents à décrocher des écrans" : bouclier anti-scroll et autres astuces pour déconnecter

    8 juin

    "Aide tes parents à décrocher des écrans" : bouclier anti-scroll et autres astuces pour déconnecter

    Saviez-vous que les Belges passent en moyenne 339 minutes par jour devant un écran ? Cela représente près de 5 heures et 39 minutes quotidiennes passées à consulter un smartphone, regarder des vidéos, jouer, travailler ou naviguer sur les réseaux sociaux. Dans ce contexte, il devient parfois difficile de demander aux enfants de limiter leur temps d’écran lorsque les adultes eux-mêmes peinent à décrocher. C’est précisément le constat qui a inspiré Guillemette Faure et l’illustratrice Mélody Denturck dans leur livre Aide tes parents à décrocher des écrans, publié aux éditions Casterman. L’originalité de l’ouvrage réside dans son approche inversée. Ici, ce ne sont pas les parents qui apprennent aux enfants à mieux utiliser les écrans, mais les enfants qui découvrent comment aider les adultes à retrouver un rapport plus équilibré au numérique. Le livre explique de manière simple et ludique pourquoi il est parfois si difficile de poser son téléphone. Les jeunes lecteurs découvrent notamment que de nombreuses applications sont conçues pour capter notre attention le plus longtemps possible. Les algorithmes enchaînent les contenus de manière fluide, donnant parfois l’impression qu’une vidéo se poursuit alors qu’une autre a déjà commencé. L’ouvrage regorge également de chiffres et d’études étonnantes. On y apprend par exemple qu’une enquête menée en Inde a montré que près de 7 personnes sur 10 voient leur humeur affectée lorsque la batterie de leur téléphone est vide. Beaucoup déclarent également ressentir du stress lorsque leur batterie descend sous les 20 %, preuve de l’attachement parfois excessif que nous entretenons avec nos appareils. Mais le livre ne se contente pas d’expliquer le problème. Il propose aussi de nombreuses solutions concrètes et amusantes. Les enfants peuvent ainsi évaluer le niveau de dépendance numérique de leurs parents grâce à de petits questionnaires. Est-ce qu’ils emmènent leur téléphone aux toilettes ? Consultent-ils leur écran pendant les repas ? Regardent-ils leur smartphone lorsqu’on leur parle ? Parmi les astuces proposées, certaines sont particulièrement originales. Il y a notamment le fameux "bouclier anti-scroll", qui consiste à placer une photo de ses proches sur l’écran de verrouillage afin de se rappeler ce qui compte vraiment avant d’ouvrir une application. Le livre suggère aussi de passer temporairement son téléphone en mode noir et blanc, une technique qui réduit fortement l’attrait visuel des applications. D’autres idées consistent à regrouper les applications dans des dossiers, à fixer des limites d’utilisation ou encore à envisager, pour certains usages, un retour temporaire au téléphone à touches. Avec ses nombreuses illustrations, ses anecdotes amusantes et ses conseils accessibles, Aide tes parents à décrocher des écrans réussit le pari de sensibiliser petits et grands sans culpabiliser personne. Une lecture utile à une époque où la déconnexion est devenue un véritable enjeu de santé mentale, de concentration et de qualité des relations familiales. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

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  6. Journée mondiale de l’Environnement : comment parler écologie sans s'entretuer

    5 juin

    Journée mondiale de l’Environnement : comment parler écologie sans s'entretuer

    À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, il est parfois utile de rappeler qu’il est possible de s’intéresser aux questions écologiques sans culpabiliser son entourage ni provoquer des disputes interminables. C’est précisément l’ambition de Ecolo mais pas relou, le livre écrit par Mehdi Coly, cofondateur de Team for the Planet, l’une des plus importantes communautés citoyennes engagées dans la lutte contre les gaz à effet de serre. L’idée est simple : fournir des arguments accessibles, des données vérifiées et des explications nuancées pour répondre aux nombreuses idées reçues qui entourent l’écologie, la mobilité, l’énergie ou encore la consommation. Prenons un exemple classique : les pistes cyclables. Qui n’a jamais entendu quelqu’un affirmer qu’elles compliquent la circulation ou augmentent les embouteillages ? Le livre rappelle que les travaux et les changements d’habitudes peuvent effectivement créer des perturbations à court terme. Mais dans de nombreuses villes, les études montrent qu’à moyen terme, la réduction de la place accordée à la voiture améliore la fluidité des déplacements, diminue les accidents graves et rend l’espace public plus agréable. Cela ne signifie pas que tout est parfait. L’auteur insiste au contraire sur la nécessité d’une approche globale : développement des transports en commun, création de parkings de délestage, amélioration des connexions entre les différents modes de déplacement et prise en compte des personnes qui restent dépendantes de leur voiture. Autre sujet sensible : la voiture électrique. Là encore, le débat est souvent caricatural. Oui, la fabrication d’une batterie génère une empreinte carbone importante et nécessite l’extraction de ressources. Mais cette dette carbone est progressivement compensée au fil des kilomètres parcourus. Sur l’ensemble de son cycle de vie, un véhicule électrique présente généralement un bilan plus favorable qu’un véhicule thermique. Le livre aborde également la question des métaux critiques, souvent cités dans les débats. Ces ressources ne sont pas infinies, c'est une évidence et leur extraction doit être strictement encadrées. Néanmoins, elles peuvent être recyclées et réutilisées, contrairement au pétrole qui est définitivement consommé lorsqu’il est brûlé. Parmi les notions abordées dans cet ouvrage figure aussi la décroissance, souvent mal comprise. L’auteur rappelle qu’elle ne signifie pas un retour à la bougie ni l’abandon du progrès. Elle vise plutôt à réduire les activités les plus gourmandes en ressources tout en développant des secteurs essentiels comme la rénovation, la réparation, le soin, les énergies renouvelables ou encore l’économie circulaire. L’un des grands mérites de ce livre est de montrer qu’il est possible de défendre ses convictions sans attaquer les personnes qui pensent différemment. Reconnaître les difficultés, entendre les objections et chercher des points d’accord constitue souvent la meilleure façon de faire avancer les discussions. Car au fond, l’écologie n’est pas seulement une affaire de chiffres ou de technologies. C’est aussi une question de dialogue, d’écoute et de capacité à construire ensemble des solutions acceptables pour tous. Ecolo mais pas relou de Mehdi Coly est publié aux éditions LeDuc. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be.

    3 min
  7. Rêves d’enfants et passage à l’action : l’IA inspire une prof brésilienne et la règle des 5 secondes qui motive à agir

    4 juin

    Rêves d’enfants et passage à l’action : l’IA inspire une prof brésilienne et la règle des 5 secondes qui motive à agir

    C’est une vidéo qui a fait sourire des milliers d’internautes. Dans une salle de classe au Brésil, des enfants se lèvent tour à tour pour découvrir une image projetée sur un écran. À chaque fois, les réactions sont les mêmes : éclats de rire, yeux écarquillés, exclamations de surprise et immense bonheur. La raison de cet enthousiasme ? Leur enseignante a utilisé l’intelligence artificielle pour générer des portraits les représentant dans le métier qu’ils rêvent d’exercer plus tard. On découvre ainsi Eva devenue dessinatrice de bande dessinée, Isac militaire, Laura vétérinaire, Nicolas gardien de but du Barça, Sharon artiste, Stella ballerine, Anna Clara biologiste ou encore David astronaute. Une initiative simple mais puissante. Car voir son rêve prendre forme, même virtuellement, peut renforcer la confiance en soi et donner envie de persévérer. L’image agit comme une projection positive de l’avenir et rappelle aux enfants que leurs ambitions méritent d’être prises au sérieux. Cette séquence pleine d’espoir fait aussi écho à une idée développée par Mel Robbins, spécialiste américaine du développement personnel, de la motivation et du changement de comportement. Son concept phare s’appelle La règle des 5 secondes. Le principe est étonnamment simple. Lorsqu’une idée positive surgit - appeler quelqu’un, commencer un projet, répondre à un mail, se lever du lit ou faire un premier pas vers un objectif - il faut compter mentalement : 5, 4, 3, 2, 1… puis agir immédiatement. Pourquoi ? Parce que selon Mel Robbins, le cerveau a tendance à générer très rapidement des freins : peur de l’échec, doute, procrastination ou recherche d’excuses. Le décompte agit alors comme un interrupteur mental qui coupe l’hésitation avant qu’elle ne prenne le contrôle. L’objectif est de passer du « je vais le faire » au « je le fais ». L’un des exemples les plus connus concerne le réveil du matin. L’auteure conseille de placer son réveil suffisamment loin du lit pour devoir se lever lorsqu’il sonne. Une fois debout, on lance le décompte : 5, 4, 3, 2, 1… et on démarre sa journée sans négociation intérieure. Cette méthode ne promet évidemment pas des miracles. Mais elle aide à transformer de petites intentions en actions concrètes. Répondre à ce message qu’on reporte depuis des jours, ranger ce dossier qui traîne, commencer une activité sportive ou avancer sur un projet personnel. Car au fond, les rêves ne se réalisent pas uniquement grâce à la motivation. Ils avancent surtout grâce à une multitude de petites actions répétées au quotidien. Et peut-être que la première étape consiste justement à faire comme ces enfants brésiliens : oser se projeter dans l’avenir… puis commencer à avancer vers lui. Pour découvrir cette méthode plus en détail, Mel Robbins l’explique dans son livre La règle des 5 secondes, publié aux éditions LeDuc. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

    4 min
  8. Art et recyclage : Léa Vandeveld transforme du maquillage périmé en véritables œuvres d’art

    2 juin

    Art et recyclage : Léa Vandeveld transforme du maquillage périmé en véritables œuvres d’art

    Quand on pense aux produits périmés, on imagine souvent des aliments ou des médicaments. Mais il existe aussi un autre univers où les dates expirent rapidement : celui du maquillage. Fonds de teint, rouges à lèvres, mascaras, gloss, vernis… chaque année, des tonnes de produits cosmétiques non utilisés finissent à la poubelle. Et c’est précisément cette matière oubliée que l’artiste belge Léa Vandeveld a décidé de transformer en art. Aujourd’hui installée à Paris, cette jeune créatrice réalise des tableaux à partir de cosmétiques périmés, invendus ou abandonnés. Une démarche unique qui mêle création artistique, récupération et réflexion sur notre rapport à la consommation. Son projet porte un nom : Make Up For Art. Très inspirée par le cubisme et l’univers de Picasso, Léa utilise le maquillage comme une véritable matière picturale. Les textures des gloss, les pigments des fards à paupières, les effets brillants des vernis ou encore l’épaisseur des fonds de teint lui permettent d’obtenir des rendus visuels étonnants et très singuliers. Mais derrière l’esthétique, il y a aussi une véritable démarche écologique. L’idée est simple : donner une seconde vie à des produits conçus pour l’apparence et destinés à être jetés. Au lieu de créer avec de nouvelles ressources, elle récupère l’existant et détourne ces objets du quotidien pour en faire des œuvres durables. Et ce projet possède aussi une forte dimension symbolique. Léa Vandeveld explique que son travail questionne notre rapport à la beauté, à la matière et à la surconsommation. Transformer du maquillage jetable en œuvre d’art, c’est aussi transformer le regard qu’on porte sur ces objets. Depuis près de quinze ans, son travail attire de plus en plus l’attention. Certaines marques de cosmétiques collaborent désormais avec elle en lui envoyant leurs invendus, leurs testeurs ou leurs produits périmés. Des particuliers lui font également des dons de maquillage destiné à être jeté. Une magnifique preuve que la créativité peut aussi devenir un outil de sensibilisation… et qu’une seconde vie est parfois possible là où on ne l’attendait plus. Vous aimez ce contenu ? Alors n’hésitez pas à vous abonner, à lui donner des étoiles et à partager ce podcast autour de vous. Ça nous aide à nous faire connaitre et à essaimer les idées constructives qui rendent le monde plus joli ! Une chronique signée Leslie Rijmenams à retrouver (aussi) sur Nostalgie et www.nostalgie.be

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