Comment c'est arrivé là ?

SUN | Le Son Unique

Mais c'est vrai ça comment ça en arrivé là ? Ca vient d’où ce truc à l’origine ? Ca doit dater de oulaaaa pfiouuuu… au moins un moment… Chaque semaine, Alienor vous fait part d'anecdotes et des petits détournements d'objets, d'événements ou d'expressions que le temps a transformé.  

  1. 16/06/2023

    Comment c'est arrivé là ? L'appel du 18 ? juin

    Bonjour, et bienvenue dans Comment C'est Arrivé là ? Aujourd'hui, avec l'actualité chargée du mois de juin, restons dans une actualité assez récente. Je voudrais vous parler d'une série de messages qui ont déterminé la vie de nombreuses personnes. De messages qu'il est important de se rappeler. De messages qui ont eux aussi leurs petites anecdotes. De messages aux Français, lancé depuis l'Angleterre, pour appeler à la désobéissance militaire et civile. De messages d'espoir, de valeurs, de résistance. Je veux parler du célèbre appel du 18 juin, qui pourtant ne mérite pas complètement sa date. Comment ça, on nous a menti ? Pas d'affolage, on a juste regroupé sous la date initiale les différentes versions d'un texte. C'est tout au plus de la propagande bien gérée. Après tout, en temps de guerre comme en dictature, une bonne propagande, c'est la base ! Je replace un peu de contexte. Après avoir exposé son plan à Paul Reynaud, alors président du conseil (aujourd'hui on dirait premier ministre), le général De Gaulle arrive à Londres le 17 juin 1940 afin de négocier la poursuite de la guerre avec les Britanniques. Il rencontre le Premier ministre local, Winston Churchill et lui expose son projet de maintenir la France dans le combat même si une décision contraire est prise par le gouvernement installé à Bordeaux. Il émet le souhait de s'exprimer à la radio dès que la nouvelle de la demande d'armistice tombera. Churchill donne son accord de principe et met à disposition la BBC. À l'époque, la BBC émet en grandes et ptites ondes. Elle a un rayonnement international qui lui permet de diffuser en Europe, et donc en France. Elle figure, en grandes ondes, avec la radio du Luxembourg parmi les émetteurs reçus par les postes de radio français. Le 17 juin à 12h30, Philippe Pétain, nouveau chef du Gouvernement français suite à la démission de Paul Réynaud, annonce dans un discours officiel à la radio qu'il choisit de cesser le combat et de demander à l'ennemi la signature d'un armistice. Churchill et de Gaulle conviennent alors que le général Français s'exprimera dès le lendemain sur les ondes. Winston, partisan de la fermeté contre Hitler et de la poursuite de la lutte, doit cependant écarter les réticences de certains membres du cabinet, notamment le ministre des Affaires étrangères lord Halifax, Neville Chamberlain ou Clement Attlee, qui ne veulent pas interférer dans les négociations engagées par le gouvernement Pétain et souhaitent attendre de voir s'il va effectivement signer l'armistice. L'après-midi du 18 juin, dans l'appartement de Seamore Place à Londres qu'occupent de Gaulle et son aide de camp Geoffroy de Courcel, Élisabeth de Miribel (vous me connaissez, j'ai trouvé une femme, je la mets en avant) tape à la machine le texte du discours, dont le général de Gaulle avait rédigé un premier brouillon avant son départ de France. De Gaulle transmet les éléments de son discours au ministre de l’Information Duff Cooper qui en communique le projet à Churchill. L'après-midi, le général corrige son texte « en fumant cigarette sur cigarette " (à l'époque le tabac n'est pas tabou ). Le gouvernement britannique impose toutefois des corrections, via Duff Cooper. De Gaulle doit rendre son texte plus neutre, le cabinet de guerre britannique veut ménager le nouveau chef du gouvernement français officiel : le début du discours évoquant la trahison du gouvernement de Pétain qui s'est « mis en rapport avec l'ennemi » est modifié. Le grand Charles enregistre son texte à 18 h, heure locale, le mardi 18 juin 1940 ; le discours est annoncé dans le programme de la BBC à 20h15 et diffusé à 22h. Ce texte sera peu entendu, les troupes étant prises dans la débacle, et l'enregistrement a été perdu. Le texte issu du Ministry of Information (MOI) est communiqué par la BBC à la presse britannique du lendemain, il est publié le 19 juin 1940 par The Times en page 6, et le Daily Express, puis, repris par quelques journaux régionaux français, comme Le Progrès de Lyon, Le Petit Marseillais, Le Petit Provençal, en première page, dans la version prononcée à la radio qui censure deux phrases jugées trop sévères à l'encontre du Gouvernement français et étrangers. Au Québec, Le Soleil signale l'appel du général. Le journal Shenbao, de Shanghai », évoque le général les 24 et 25 juin. Le Los Angeles Times, le New York Times reprennent également une version écrite du texte.   La version originale sera publiée dans le "Bulletin officiel des Forces françaises libres" du 15 août 1940, dans le premier numéro du "Journal officiel de la France libre" le 20 janvier 1941, puis dans l'ensemble des recueils de discours du général de Gaulle. Le Général de Gaulle retournera à la BBC le 22 juin pour reprendre son discourt quelque peu remanié suite à la signature de l'armistice et c'est cet enregistrement qui est parvenu jusqu'à nous. Une version filmée, à destination des actualités cinématographique sera réalisée le 2 juillet 1940. Enfin, un texte intitulé "l'appel aux Français" souvent confondu avec le message radiophonique est placardé sur des affiches dans les rues de Londres à partir du 5 aout 1940. Je vous laisse le texte officiel dans la description du podcast, et je vous souhaite une exellente journée à l'écoute du son unique.   « Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé ungouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avecl'ennemi pour cesser le combat.Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne del'ennemi.Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nousfont reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs aupoint de les amener là où ils en sont aujourd’hui.Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour laFrance. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empirederrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte.Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.Cette guerre n'est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n'est pastranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tousles retards, toutes les souffrances n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens pourécraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourronsvaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui setrouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leursarmes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement qui se trouventen territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la radio de Londres. »

    Comment c'est arrivé là ? L'appel du 18 ? juin
  2. 02/06/2023

    Comment c'est arrivé là ? Le Summer Body

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé là ? Avec l'été qui approche, j'ai eu envie de parler d'un sujet qui a pris possession de toutes les rédactions des magazines féminins : le summer body, les régimes pseudo miracles et les pilules/crèmes à la poudre de perlimpimpin qui vont avec. Alors les loisirs de plages commencent dès la fin du XIXième siècle mais on se baigne chacun de son côté et encore, dans des costumes de bain larges et couvrants, surtout pour les dames. Une grosse centaine d'année plus tard, on commence à envisager la nage comme une activité sportive et non plus de simple plaisance. Les tenues, encore bien couvrantes, se réduisent quelque peu pour faciliter les mouvements, et dans les années 30, on commence à parler de préparer son corps pour l'été. Alors, évidement, les plus conservateurs s'indignent de voir les corps se dénuder, mais les magasins de l'époque expliquent comment se déshabiller correctement à la plage et comment regarder les autres sans être insistant ou déplacé. J'en ai croisé qui devraient reprendre un peu de lecture avant de sortir dans la rue... C'est aussi à ce moment que naissent les concours de miss et mister plage. La fin des années 40 et l'après-guerre voient une réduction de la taille des maillots, et en 1946 l'invention par Louis Réart du fameux bikini, qui se veut minimaliste, afin de permettre aux femmes de bronzer à leur guise. Dès les années 50, l'injonction à la minceur pour l'été arrive dans la presse féminine, accompagnée du guide pour trouver le meilleur mari possible en fonction de son style de maillot et de la plage qu'il fréquente. C'est vrai quoi, la guerre est terminée, merci mesdames pour vos efforts et sacrifices pendant celle-ci, mais maintenant, soyez dociles, jolies et restez à votre place, c'est à dire au foyer, en tant qu'esclave domestique. Mais comment préparer son corps au mieux pour l'été ? Des régimes soi-disant miraculeux et réellement dangereux pour la santé,  apparaissent, tout comme des programmes sportifs, des plus réalistes aux plus fantaisistes. On donne même des critères chiffrés pour les standards de beauté : une femme doit mesurer 1.68m, avoir une taille de 60cm, et une poitrine de 88cm. Rien que ça ! Plus petite ou plus grande, ça ne va pas, de même que plus mince ou plus plupeuse... La presse a dit "rentre dans la case". Avançons dans la création artificelle des complexes féminins, et l'invention de la cellulite disgracieuse. Car, oui, avant les années 70, la cellulite existait, mais on parlait de peau d'orange, et on n'en faisait pas plus cas que ça. Seulement, il y a une femme dont je ne retrouve pas le nom parce que le moteur de recherche préfère me lister des publicités que de répondre à ma requête. Cette mégère, donc, dans un élan de sororité mal placée, a décidé que faire complexer ses copines pourrait lui rapporter beaucoup d'argent. Avec l'aide de Vogue, et d'autres, elle crée donc le complexe de la cellullite, et propose dans la foulée son remède : une crème qui, je vous le donne en mille, ne fonctionne pas. Les standards continuent de s'imposer au fil du temps, et même si quelques personnes les dénoncent comme un méfait de la société capitaliste, très peu vont ouvertement à l'encontre; On s'en moque, mais on s'y conforme quand même.  Heureusement, en 1996, deux américaines, Connie Sobczak et Elisabeth Scott, inventent le concept du body positive. La soeur de Connie étant décédée suite à des troubles alimentaires graves, elle a demandé à la psychologue de l'aider à rédiger un ouvrage concçu pour lutter contre les idées-reçues souvent à l'origine de ces pathologies. Il s'agit tout simplement d'apprécier son corps tel qu'il est. Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand les médias de toutes sortes vous bombardent de physiques stéréotypés. Aussi, je vous recommande fortement pour cet été de profiter de la vie, de laisser vos cuisses crier que vous êtes sexy en braille inversé, d'inviter la brigade du poil à détourner le regard, et surtout d'oser le maillot qui vous plait, qu'il soit une ou deux pièces, qu'il soit noir ou en couleur... L'important reste de vous sentir à l'aise et de se plaire à soi avant tout. Je vous souhaite une excellente journée, à l'écoute du son unique.

    Comment c'est arrivé là ? Le Summer Body
  3. 19/05/2023

    Comment c'est arrivé là ? La couture

    Bonjour et bienvenue dans Comment c'est Arrivé Là ? Aujourd'hui, parlons d'un métier et ou loisir bien utile quoique pas aussi pratiqué qu'à une époque : la couture. Alors on coud depuis la préhistoire, parce que les fourrures ou les peaux, c'est bien, mais si on peut les faire tenir sur soi en se libérant les mains pour faire autre chose tout en ayant chaud, c'est mieux. À cette époque on assemble les pièces entre-elles avec des aiguilles en os ou en ivoire et du fil en tendon. Parce que oui, on s'est enquiquiné à chasser de la bestiole avec au choix des dents, des griffes, des défenses ou une capacité à charger non dépourvue de danger pour l'humain, donc on exploite la ressource au maximum. Pas de gâchis ! Les premiers chats, pas Félix, mais le trou qui sert à insérer le fil, datent environ d'il y a 45 000 ans et se situent au sud de la Sibérie actuelle. L'invention n'appartient donc pas à l'homo Sapiens, mais aux Dénisoviens. Les migrations de population et les échanges commerciaux les importent en Europe petit à petit. Comment faisait-on avant ? C'est simple, on perçait les peaux avec l'aiguille et on durcisait une extrémité du tendon pour l'insérer dans le trou ainsi formé. Le faire passer directement avec l'aiguille a simplifié la tâche. On trouve selon les régions des aiguilles en ivoire, en bois, ou même en épine de porc-épic. Pour les premières aiguilles métalliques, nous nous rapprochons et elles arrivent au troisième siècle avant JC chez nos voisins Allemands. Elles sont forgées à l'unité, et coûtent cher à produire, ce qui les rend extrèmement précieuses. Les modèles vont peu évoluer jusqu'au onzième siècle, où les Maures d'Espagne vont les perfectionner, notamment pour un usage chirurgicale. C'est ainsi que naissent les aiguilles courbes, qui servent initialement à sutturer les plaies, avant d'être géénralisées pour certains travaux de tapisserie, notamment la couverture des fauteuils et autres sièges. Quatre siècles plus tard, les Maures quittent l'Espagne et emportent avec eux leur savoir-faire, mais continuent à vendre leur production en Europe. La fabrication d'aiguilles et dépingles ornementales arrive vers le dixseptième siècle, où on commence à les orner de motifs gravés ou à les sertir de pierres précieuses ou de perles. Ha, le dixneuvième siècle et son industrialisation. On y voit la première machine à coudre en France, invention de Barthélémy Thimmonier. Ce dernier crée une marchine en bois qui reproduit le point de chaînette à l'aide d'une aiguille en crochet. La cadence est de 200 points par minute. Après quatre ans de mise au point, il dépose le brevet en 1830 et présente son invention à la foire de Paris de la même année. Il peut ainsi produire quatre-vingt machines qui lui premettront d'honorer des commandes principalement de l'armée. Mais, ce génie est incomprit, et les ouvriers tailleurs ne considèrent pas la "couseuse" comme un progrès mais comme une concurence déloyale qui va leur faire perdre leur emploi. Ils détruisent les machines lors d'une émeute en 1831. Barthélémy ronge son frein et continue à chercher des améliorations en 1845, il propose avec l'aide fiancière de Mangin, une machine qui coud 300 points à la minute en fil continu et brode. Présentée à l'exposition universelle de 1855, elle remporte une médaille de première classe. Les évolutions suivantes se passent aux Etats-Unis, notamment par Walter Hunt, qui invente le système de la cannette, et permet la couture à deux fils, plus solide. Malheureusement pour lui, il ne brevette pas son invention qui est reprise et améliorée par Isaac Singer. Ce dernier dépose le brevet en 1851 pour ce système mais également pour des améliorations, ce qui lui permet de gagner le procès pour plagiat que Hunt lui attente. Actionnées par une pédale ou par une manivelle, ces machines permettent de coudre plus vite. Mais en Amérique comme en Europe, les employés de la couture se méfient de ce qui menacent leurs emplois. Singer cible donc les ménagères et invente un système de crédit qui permet aux foyers les plus modernes de s'équiper. C'est ainsi que naissent les couturière à la maison, permettant un complément de revenu pour les femmes de l'époque. L'arrivée de l'électricité dans les foyers permet la motorisation des machines, qui se démocratise à partir de 1937. Les modèles passent de meuble à élément portatif dans les années 40 à 50 et le designe évolue également. On passe du métal noir avec des incrustations or ou ivoire (la couleur par le matériau) au plastic blanc cassé dans les années 60, où le défi est que la machine ne pèse pas plus de 10kg. De nos jours, les modèles sont équipés de réglages électroniques pour les différents types et tailles de points ainsi que la tension des fils, même si certains ateliers préfèrent les modèles purement mécaniques. Je vous souhaite une belle journée, à l'écoute du son unique.

    Comment c'est arrivé là ? La couture
  4. 05/05/2023

    Comment c'est arrivé là ? Les 3 Mousquetaires

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé Là ? Aujourd'hui, avec le succès cinématgraphique de la nouvelle adaptation des Trois Mousquetaires, j'ai eu envie de vous parler de Charles de Batz de Catselmore. Vous ne voyez pas qui ? D'Artagnan, enfin ! Car oui, le héros du roman de Dumas s'inspire en partie de la vie d'un mousquetaire ayant réèllement existé. Charles, le vrai, est né entre 1611 et 1615, on n'a pas la date exacte, au château de Castelmore près de Lupiac, dans l'actuel département du Gers. Fils de Bertrand de Batz, seigneur de Castelmore et de Françoise de Montesquiou, Charles est le quatrième fils d'une fratrie de sept enfants comprenant quatre garçons et trois filles. La famille est de noblesse récente et assez modeste, pour un quatrième enfant mâle, la carrière des armes se révèle une évidence, mais sans la possibilité de s'acheter un brevet d'officier, c'est à dire un commandement avec le devoir de financer sa propre compagnie pour l'achat des armes, des vivres, et des uniformes. En 1630, soit entre 15 et 19 ans, il décide de monter à Paris, et prend le nom de d'Artagnan, une province rattachée au domaine royal mais appartenant aux Montesquiou, la famille de sa mère, pour se distinguer de deux ses frères, eux aussi militaires. Sur recomandation de Monsieur de Tréville capitaine des Mousquetaires du roi qui est un parent de sa mère, et pas comme dnas le roman, un ancien camarade de combat de son père, il s'engage en tant que cadet dans le régiment des Gardes Françaises. Sa participation à des opérations militaires au sein d'une des compagnies des Gardes Françaises, nommée Les Essarts, est attestée entre 1640 et 1642. Il combattra au fameux siège d'Arras, ainsi qu'à Bapaume, Collioure ou Perpignan. Son entrée chez les Mousquetaires arrive en 1644, sous la protection du cardinal de Mazarin. Suite à la Fronde, Mazarin dissout la compagnie des Mousquetaires en 1646, et D'Artagnan reste à son service en tant que "gentillome ordinaire" et est chargé de la protection du roi Louis XIV, alors enfant. Ce dernier lui gardera une confiance à vie, et lui confiera de nombreuses missions d'importances. Charles suivra Mazarin lors de son exil, et en récompense de sa fidelité, il est nommé lieutenant aux Gardes Françaises. Il aquierera différentes charges et grades notamment celui de Capitaine, avec le soutien financier d'amis de Mazarin, dont un certain Colbert. Puis, en 1657, Louis XIV recrée la compagnie des Mousquetaires, et d'Artagnan y est intégré avec le grade de sous-Lieutenant et la fonction de commandement effectif, le commandement officiel étant dévolu au duc de Nevers (pas celui du célèbre Bossu, mais probablement son père ou son grand-père). En 1659, Charles épouse, avec l'autorisation du roi et du cardinal, Anne-Charlotte de Chalency, avec qui il aura deux fils. Mais le marriage tourne court et les époux se séparent de corps et de bien, madame étant lassée des absences et des infidélités de son époux. La carrière militaire de Charles se poursuivra avec des hauts faits, notamment l'arrestation de Nicolas Fouquet, et l'obtention du grade de lieutenant-capitaine des mousquetaire du roi en 1667. Il sera tué lors du siège de Maastrich (oups erreur à l'antenne mea culpa) le 25 juin 1673. Le lieu de sa sépulture diffère selon les versions. Certains disent qu'il est ihnumé dans l'église de Saint Pierre et Paul de Wolder d'autres qu'il a été transporté au Chateu d'Olhain dans le Pas de Calais, ou réside une partie de sa famille. Et pour les autres Mousquetaires ?  Jean-Armand du Peyrer, seigneur de Tréville convoque près de lui en 1640 ses parents à différents degrés : Armand de Sillègue d'Athos d'Hauteville, Isaac de Portau et Henri d'Aramitz, réputés pour leurs talents d'escrimeurs. Ces trois gentilhommes béarnais ont réellement existé.  Athos est né en 1615, cadet de famille, il a le choix entre les ordres ou l'armée. Il choisit les armes et entrera dans le régiment des mousquetaires en 1640. Il décèdera en 1645, probablement des suites d'un duel, à Paris. Contrairement à la légende, on ne lui connait aucune épouse. RIP Milady ! Portos, né le 2 février 1617, vient d'une famille protestante, il est le fils du beau-frère de Tréville. Il a servit comme d'Artagnan dans la compagnie des Essarts des Gardes Françaises jusqu'en 1643 où il entre aux Mousquetaires, un an avant d'Artagnan. Il poursuivra sa carrière comme garde des munitions à Navarrenx dans les Pyrénées Atlantiques. On dit qu'il mourrut chez l'un de ses neveux en 1670, mais on n'a aucune trace exacte de son décès. Aramis est né vers 1620. Il rejoint les mousquetaire en 1640 à l'appel de son cousin Tréville. On le connait comme capitaine des mousquetaires de la garde du roi, il y restera jusqu'en 1648, date du décès de son père. Il rentrera en Béarn et reprendra la charge familliale d'abbé laïc d'Aramitz, c'est à dire qu'il dirige une fondation n'appartenant à aucun ordre religieux. Bien que protestant, il épousera Jeanne de Bearn-Bonasse, catholique, avec qui il aura quatre enfants, deux filles et deux garçons. La légende du prêtre jésuite prend un sérieux coup de plomb dans l'aile !  Je vous invite à rédécouvrir l'oeuvre de Dumas sous la forme qui vous plaira, et vous souhaite une belle journée, à l'écoute du son unique.

    Comment c'est arrivé là ? Les 3 Mousquetaires
  5. 07/04/2023

    Comment c'est arrivé là ? Et tu tapes...

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé Là ? Aujourd'hui, parlons de ce qui fût l'un des outils pour les personnes exerçant mon métier : la machine a écrire. Secrétaire, écrivain public, prête-plume ou auteur célèbre... Bon bientôt célèbre en ce qui me concerne, enfin si je crois aux retours de mes lecteurs. Les prémices de cette inventions se trouvent dans l'imprimerie, et ses caractères mobiles. Cependant, il faudra quelques siecles entre notre célèbre ami Gutenberg qui fut un contemporain de Jeanne d'Arc, même s'il vécu plus longtemps, et le premier brevet pour une machine portative et mécanique déposé par l'Anglais Henry Mill en 1714. Cet ingénieur de la New River Company a déposé un brevet pour "une machine artificielle ou une méthode pour l’impression ou la transcription de lettres, individuellement ou progressivement, l’un après l’autre, comme par écrit, par laquelle toute écriture, quelle qu’elle soit, peut être marquée sur du papier ou du parchemin si soigné et exact qu’il ne doit pas être distingué de l’impression; que ladite machine ou méthode peut être de grande importance dans les règlements et les enregistrements des écrits publics, l’impression étant plus profonde et plus durable que toute autre écriture, et ne pas être effacée ou contrefaite sans une découverte manifeste." On se sait pas si cette machine a été assemblée, même au titre de prototype. Soixante-cinq ans plus tard en 1780, le Français Pingeron inventera une machine a écrire dont le poinçon appuyait très fort pour marquer les lettres en relief dans le papier et permettre ainsi la lecture aux aveugles, et ce presque cinquante ans avant l'invention du braille. Entre 1820 et 1839, plusieurs inventeurs se disputent la conception de machines s'apparentant à des presses d'imprimerie portatives et la course à la typographie se livre entre l'Italie et les Etats-Unis. En 1839, le Français François-Pierre Foucault, ami de Louis Braille, s'inspire de l'idée de Pingeron, et invente une machine constituée de poinçons positionnés au bout de leviers et qui permet décrire en raphigraphie, c'est à dire que la machine reproduit les lettres en relief mais de manière à ce qu'elles puissent être lues aussi bien par les non-voyants que par les voyants non formés au braille. Une avancée qui permet une amélioration de la communication entre les malvoyants et leurs familles. En 1850 l'Américain Oliver T Eddy, de Baltimore invente le système du ruban encreur, une révolution pour ces machines qu'on encrait au rouleau ou au pinceau précédemment.Les premières machines ressemblant à celles que nous connaissons arrivent entre 1865 au Dannemark, je vous laisse un lien vers une illustration en description et 1867 aux Etats-Unis ou Chrinstopher Latham Sholes créée un prototype qui sera commercialisé par la firme Remington. Il est également le concepteur de notre fameux clavier Azerty. C'est probablement sur une de ces machines que fût écrit Tom Sawyer, (si vous avez le générique en tête, vous êtes vintage !) en 1872, le tout premier roman officiellement tapuscrit. Vingt ans plus tard en 1882, Blickensderfer utilise le principe de la boule ou balle de golf pour permettre de changer les polices d'écriture. 1914 voir l'arrivée de la première machine électrique, mais il faudra attendre 1935 pour une machine véritablement portable, la Hermes Baby fabriquée par les Suisses Paillard Bolex. La Hermes Baby compte parmis ses utilisateurs des auteurs tels que  Ernest Hemingway, John Steinbeck13, Max Frisch, Larry McMurtry, Jack Kerouac ou encore Eugène Ionesco.  En 1961 IBM reprend la technique de la Blickensderfer et réintroduit la boule, qui permet ainsi de changer quelque peu la police pour permettre l'usage de l'italique, du caractère gras... Le stytème aura patienté 80 ans dans les cartons. Rien ne se perd jamais. 1976 voir l'arrivée de la machine à marguerite, qui offre une impression de qualité supérieure, et 1986 la machine électronique, avec un écran allant de une à trois ligne et permettant les corrections immédiates. L'arrivée de l'ordinateur chassera les machines à écrire des bureaux administratifs, et la dernière fabrique fermera en 2011.Or, en 2013, les services secrets russes font savoir qu'ils utilisent à nouveau les machines à écrire, afin d'éviter le piratage de données. Il semblerait que d'autres services secrets l'utilisent également encore pour les même raisons. Quand aux concours de vitesse de dactylographie, ils ont lieu en France depuis 1889, et sont illustrés avec un joli cachet dans le film Populaire, par le personnage de Rose Pamphyl, avec un Y. Je vous souhaite de n'avoir envie de taper que sur les touches du clavier de votre ordinateur, et une belle journée à l'écoute du son unique.

    Comment c'est arrivé là ? Et tu tapes...
  6. 17/03/2023

    Comment c'est arrivé là ?

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé Là ? Avec le printemps qui pointe le bout de son nez sous peu, j'ai eu envie de parler d'une substance bien utile mais qui effraie quelque peu une partie des adolescents mâles : le savon ! Tout d'abord, qu'est-ce que le savon ? C'est un produit liquide ou solide composé de molécules amphiphiles c'est à dire qui aiment l'eau et qui ne l'aiment pas en même temps, bref indécise dans leur composition, comme un homme qui ne veut pas assumer une rencontre à but purement charnel. Ces molécules obtenues par réaction chimique entre un corps gras et une base forte, spécifiquement l'hydroxyde de sodium pour le savon classique ou l'hydroxyde de potassium pour le savon noir. C'est cette ambivalence qui permet de produire de la mousse au contact de l'eau. Un peu comme l'agacement chez les femmes lorsqu'elles constatent qu'elles sont ouvertement prises pour des buses. Les traces archéologiques les plus anciennes font remonter la saponification, c'est à dire la fabrication du savon à la civilisation sumérienne c'est à dire plus de trois milles ans avant J-C. Des fouilles sur le site de Thello en actuelle Syrie, on mit au jour des cylindres contenant une substance savonneuse et des inscriptions cunéiformes sur l'extérieur mentionnant un rituel et le principe de saponification à base de graisse et de cendres bouillies. Ces savons étaient utilisés autant à des fins médicinales que pour nettoyer la laine après la tonte des moutons. Les Egyptiens eux préféraient le carbonate de soude, ou un savons à base de graisse d'oie et de sulfate de plomb. Il l'utilisaient pour se laver le contour des yeux, ou comme les Sumériens, pour traiter la laine.Chez nos chers amis Grecs et Romains, on a beau s'épiler de presque partout, on n'utilise pas le savon, mais on s'huile le corps avant de le racler avec un strigile et de filer faire trempette dans les différents bains des termes. Ils ont décidément un sens du confort qui confine à la torture... Et après, ce sont les Germains et les Celtes, (donc les Gaulois) qui eux, utilisent le savon, qu'on traite de barbare... D'aucuns dirons qu'au vu de la place des femmes dans cette société, si Monsieur a trop fait le coq en haut de la fumière, il a intérêt à les laver soigneusement pour que Madame l'accueille... au moins dans la hutte, si ce n'est sous ses fourrures. En tous cas, nos ancêtres parfumaient leurs savons à l'aide de baies, utilisaient les cendres de différentes essences de bois en fonction du but recherché, de même qu'il y joignaient des extraits de plantes, ou de matières grasses comme le beurre afin d'adoucir certaines formules un peu trop astreingeantes. La graisse utilisée était principalement celle de chèvre, et dans certains usages particuliers, notamment capillaires, petit hommage à Obelix, la graisse de sanglier était privilégiée. Au Moyen-Age, on use autant du savon que de la saponaire, en fonction de ses moyens ! La plante reste quand même bien moins chère, même si les savons à base de suif se développent bien. Les croisades ramènent d'Alep le fameux savon à base d'huile végétale, et par extension, permettra avec l'huile d'olive de mettre au point le très fameux savon de Marseille dont les premières fabriques en 1430 se situent à Toulon, évidemment. Le déménagement eu lieu presque trois cent ans plus tard lorsque Colbert permit une franchise de taxe sur le port de Marseille, qui concurença alors si fort celui de Toulon que les savonneries se délocalisèrent, pour cause de rentabilité. Ils y avait alors vingt savonneries à Toulon. On imagine la crise de l'emploi sur le moment. Au cours du XIXième siècle, l'importation des huiles de coprah et de palme permettent de réduire les coûts de production du savon, associé à l'invention en 1865 par Ernest Solvay d'un procédé de synthèse industrielle de carbonate de sodium. Le savon devient donc un produit de consommation courante, autant pour laver les personnes que leur linge. En 1906, Jules Ronchetti, propose depuis Marseille de commercialiser de la poudre de savon sous la marque Persil. Nos voisins allemands de chez Henkel le copient l'année suivante. Depuis les années 1920 et la facilitation de hydrogénation des corps gras, le savon de Marseille se trouve concurrencé par les détergents synthétiques et les agens tensioactifs, ces derniers se retrouvant principalement dans les shampoings et gels douches.Je vous laisse vous rincer et vous habiller afin de poursuivre une délicieuse journée à l'écoute du son unique.

    Comment c'est arrivé là ?
  7. 03/03/2023

    Comment c'est arrivé là ? À poils

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé Là ? Avec le mois de mars qui commence, les jours qui rallongent et le soleil qui s'installe, j'ai eu envie de parler pilosité. Car si on s'épile plus ou moins depuis la Préhistoire. Nos plus lointains ancêtres s'épilaient partiellement avec des lames de silex, des roches aiguisées ou même des coquillages, en fonction de ce qu'ils trouvaient. Pourquoi ? Afin d'avoir moins d'accariens sur le corps, comme quoi les clichés ne sont pas toujours fondés... Chez les Egyptiens, plus on est riche, plus on en enlève, même les cheveux ! Chez les femmes aussi. Si on a assez d'argent, on s'achète des perruques en cheveux naturels, sinon, on coupe les crins de Jolly Jumper, et pour les plus pauvres, on garde sa propre tignasse. Pour preuve, une momie de femme aristocrate a été retrouvée avec une perruque contenant des mèches de cheveux de presque 70 personnes différente. Pour les élites religieuses, les prêtres épilaient intégralement le corps et la tête avant d'entrer dans les temples. Là encore on retrouve des formes primitives de rasoirs, mais également les débuts d'épilation à la cire pour les plus riches, ainsi que des pince à épiler. Chez les Grecs, et les Romains, la pilosité ramène à la bestialité, donc s'épiler le torse et les jambes, même pour les hommes est un symbole de richesse et d'élévation sociale. Pour les zone intimes, il s'agirait plus de dompter la longueur et la forme du poil que de tout retirer. Les sources sont en désaccord sur le sujet. On parle d'épilation du pubis à l'huile de lampe à brûler effectuées par les premières esthéticiennes de métier appelées des épileuses. Rien qu'à l'idée, j'ai mal par anticipation. D'un autre côté, l'arrivée des poils publien chez ceux qu'on appele aujourd'hui adolescent signalaient qu'ils étaient en âge de pouvoir se reproduire, et donc se marier. Il fallait bien conserver un peu de preuve de la mise en marche des capacités de procréation, avant, on ne joue pas aux jeux de grands ! Arrivent aussi sur le territoire romain les premières crèmes dépilatoires à base de caustic : chaux vive et poudre d'arsenic, décidément les romains on un sens de la torture qui se cache dans les moindres aspects de la vie privée. L'épilation par arrachage se développe avec l'usage de matériaux moins chers que la cire d'abeille, tel que la farine de fève, la poix, ou la résine de pin. Côté rasoirs, la pierre ponce s'ajoute à la panoplie déja disponible et la pince à épiler sert à dessiner les sourcils. Naissent aussi des recettes farfelues à consonnance magique à base du sang de divers animaux, de poudre de serpents, et autres joyeusetés. Au Moyen-Age on continue avec les techniques romaines, les occidentaux s'épilent, pour éviter les poux et autres morpions. Il y a toujours les bains publics, mais moins on laisse de zone de prise à ces bestioles, mieux on se porte ! L'épilation intégrale des zones intimes se généralise d'ailleurs pour cette raison. Les techniques d'épilation orientales et extrème orientale, dont la fameuse épilation au fil, arrivent en occident.Vers le début de la Renaissance, et la fin des bains pour cause de fréquentation des établissement par des prostituées d'une part, et d'épidemies de peste de l'autre, où on accusait l'eau de transmettre la maladie de l'autre, on s'épile moins. La reine Elisabeth 1ière préconnisait d'ailleurs de n'épiler que le visage, et de garder les poils sur tout le reste du corps. L'Église y ajoute son grain de sel en estimant que les poils ont pour vocaction de cacher les parties intimes du corps, qui ayant trait à la conception et donc au pécher de chair sont considérées comme honteuses. Le poil devient un rempart contre le diable, il s'avère désormait impensable, que dis-je dangereux, voir hérétique, de l'arracher.  Les méthodes restant pour le visages des dames sont un peu plus douce, puisqu'on utilise à présent toujours la cire, pour celles qui en ont les moyens, mais également de l'huile de noix, de l'amoniac ou du vinaigre. Petite exception pour l'Italie, où la chasse à une partie des poils publiens se poursuit chez les dames, qui le trouvent malpropre. L'époque moderne voit en orient le développement du gommage et de la pâte de sucre ou de miel, l'occident réservant l'épilation au visage, et parfois aux aisselles. Dans les milieux libertins, s'épouiller mutuellement était considéré comme un jeu érotique. Il parait même que certain et certaines arboraient comme bijou des blocs de résine montés en collier ou en bague, dans lesquels étaient incrusté un poux ou un morpion récupéré sur leur amant ou amante... Les goûts et les couleurs... Dans un registre plus grave, l'épilation intégrale des parties intimes à cette époque se pratiquait sur une parties des pensionnaires de maisons closes, afin de les faire passer pour plus jeunes et satisfaire ainsi une clientèle aux envies criminelles. Astuce toujours utilisée aujourd'hui dans l'industrie des films pour adultes.Ha, le XIXième siècle, ses avancées industrielles, et les grandes marques de rasoirs pour hommes qui arrivent sur le marché. Les femmes les leurs emprunteront pour commencer à épiler leurs aisselles dès 1915 dans une suite du mouvement hygéniste pour la limitation des odeurs corporelles. Puis, avec l'arrivée des bas nylon en 1940, les jambes des femmes bénéficient également des nouvelles crèmes dépilatoires chimiques. Les maillots de bain, et le fameux bikini remettent à la mode un début d'échancrure du maillot, qui attendra les années 80 pour envisager l'épilation dite brésilienne, puis intégrale à partir des années 2000, poussée par les normes de l'industrie du porno. Certains médecins s'indigent aujourd'hui contre l'épilation intégrale du pubis, arguant que les poils ont un rôle de protection des muqueuses.  Avec ou sans poils, je vous souhaite une belle journée, à l'écoute du Son Unique.

    Comment c'est arrivé là ? À poils
  8. 03/02/2023

    Comment c'est arrivé là ? Mon vélo !

    Bonjour et bienvenue dans Comment C'est Arrivé Là ? Aujourd'hui, je vous parle d'un fléau de l'humanité moderne : le vélo ! Yves Montant avait beau enscencer en chanson la bicyclette, il ne connaissait probablement pas le danger public qu'est le cycliste actuel. Remontons aux origines pour tenter de comprendre à quel moment, une large partie des utilisateurs de ce mode de déplacement a pu trouver une faille pour s'autoriser à ignorer le code de la route. Je rappelle que nous y sommes tous soumis, qu'on se déplace à pied, en automobile, en motocylce, à bicyclette, ou même, à cheval.  L'histoire du jour commence en 1817, en Allemagne ou le baron Karl Drais von Sauerbronn invente un véhicule en bois, constitué de deux roues alignées et d'un guidon pour la direction. Un peu d'acier pour la modernitié, et on avance en poussant le sol avec les pieds. Oui, la fameuse draisienne, si chère à nos bouts de choux venait de voir le jour ! Pragmatique, notre cher Karlounet fait breveter son invention l'année suivante, en 1818. Pas de quoi effrayer plus que les poules du voisin jusqu'à présent, passons à l'étape suivante. Nous sommes à présent en 1860, à Paris. Un chapelier, dont l'Histoire a oublié le nom, apporte au serrurier Pierre Michaux sa draisienne dont la roue avant était défaillante, pour réparation. Un des fils du serrurier, essayant l'engin, se serait plaint du peu de confort à garder les jambes levées une fois le véhicule lancé. Monsieur Michaux, ou son fils selon les version, aurait alors imaginé des reposes-pied positionnés sur la roue avant, et qui permettent, tant qu'à faire d'entrainer le mouvement via le moyeu de la roue; c'est à dire l'axe central. Comme disait mon professeur de Français en troisième "il faut être intelligent pour être un bon feignant".  C'est ainsi que les premiers vélocipèdes à pédales font leur apparitions dans notre capitale, au sein des maisons de commerce Sargent, Vincent, et bien entendu Michaux. À partir de là, ça se gâte. La fixation des pédales de part et d'autre de la roue avant permet certes, d'obtenir une impulsion, mais au grand regret de certain, pas assez de vitesse. Pour remédier à ce que d'aucuns jugent être un inconvénient, les ingénieurs fous de l'époque augmentent la taille de la roue avant, afin que le mouvement actionné par les pieds du cycliste soit augmenté. Le premier grand bi nommé "Ordinary" arrive donc sur les voies de circulation en 1870. Il a un succès fou, auprès des bourgeois étant donné son coût, en France, comme en Angleterre. Ha la vitesse ! Ce fléau.Bon, si le pédalier d'origine était fixé à la roue avant, on lui préfère assez rapidement un pédalier fixé au cadre, qui permet de poser les pieds sur les pédales de manière plus pratique pour le cycliste. Et par là-même de démultiplier la force de propulsion ainsi créée pour faire rouler le vélocypède encore plus vite. Ce qui fait que dans les années 1880, la bicyclette retrouve deux roues de même taille, plutôt raisonnables désormais, et signe la fin du grand bi. La chaîne que nous connaissons actuellement nait à la Coventry Sewing Machine Compagnie, des travaux de l'ingénieur John Kemp Starley en 1884. Deux ans plus tard, les usines Peugeot commencent la production et la commercialisation de masse des bicyclettes. En 1888, John Boyd Dunlop crée le pneumatique, et, avec un bon sens de l'économie, dépose le brevet. Adapté aux roues des vélocipèdes, ils permettent d'augmenter les performances et le confort de ce moyen de transport. Autre nom bien connu : Edouard Michelin perfectionne encore la roue, puisqu'il invente en 1891 le pneu démontable et donc la chambre à air. Le vélo se démocratise fortement, en ville comme à la campagne, permettant aux personnes de revenus modestes de bénéficier d'un moyen de transport plus rapide que les pieds, et plus abordable que la voiture. D'un point de vue vestimentaire, les femmes lui doivent les premières autorisations de porter la culotte dès les années 1870, mais uniquement pour la pratique de ce sport, et encore, certaines se contentent de retrousser quelque peu robe et jupons, pour le plus grand plaisir de ces messieurs. Berthe Sylva le déplore en chantant "Froufrou", trouvant plus grave qu'une femme porte la culotte au sens propre à la ville, plutôt qu'au sens figuré dans son mariage. Je vous laisse le lien de la chanson en description du podcast. 1903 verra le premier tour de France, course qui tentera de canaliser les fous de vitesse lors d'évènements précis, datés et encadrés. Contrairement à aujourd'hui où, s'estimant au-dessus du code de la route et de toute notion de prudence, on les voit sévir sur les trottoirs pour s'affranchir d'un stop ou de l'arrêt à un feu rouge, quand ce n'est pas pour s'amuser à utiliser les piétions en guise de poteaux de slalom. Le cadre en bois se verra remplacé par un cadre en tube métallique lors de l'industrialisation de la production, tube creux, qui permettra à certains Français de cacher des documents dans le guidon ou sous la selle lors de la seconde guerre mondiale. Sur la deuxième moitié du vingtème siècle, le vélo se diversifie pour des usages plus sportifs ou plus accobatiques. Je vous laisse en description un lien vers le site Paulette.bike.fr, qui propose une très belle frise de l'évolution des modèles de vélo. Je vous souhaite une belle journée, à l'écoute du Son Unique.   Berthe Sylva "Froufrou" :  https://www.youtube.com/watch?v=ov6H7McyS8g&ab_channel=Chansons%2CFolkloreetVari%C3%A9t%C3%A9 La frise de l'évolution des modèles de vélo : https://paulette.bike/fr/blog/histoire-velo-dates-n60

    Comment c'est arrivé là ? Mon vélo !

À propos

Mais c'est vrai ça comment ça en arrivé là ? Ca vient d’où ce truc à l’origine ? Ca doit dater de oulaaaa pfiouuuu… au moins un moment… Chaque semaine, Alienor vous fait part d'anecdotes et des petits détournements d'objets, d'événements ou d'expressions que le temps a transformé.