A Lesconil, de nombreuses voix sont passées sur le paysage. Dans les années 80 déjà, Yann Paranthoën, homme de radio, composait là-bas une pièce radiophonique dans laquelle il invitait les habitants à se confronter à leur environnement sonore: au son des moteurs de bateaux, de la houle ou de la criée, des vagues et du vent. Quarante ans plus tard, le silence m'accueille à Lesconil, et tous les sons semblent s'être évanouis. Face à cette disparition, j'ai tenté de creuser ce silence afin d'en percevoir les nuances, de déjouer ses apparences. Il s'agissait alors d'écouter le paysage, de rencontrer les personnages qui l'occupent aujourd'hui et de recueillir leurs voix. Après Lesconil est une fresque autour d'un creux. Elle se penche sur celles et ceux qui habitent profondément ce lieu, et dont les poétiques façonnent la mer et les rochers. Avec Jean-Fanche, Didier, Antoinette, Mathilde, Yves, Pascale, Mathilde, Eol, Alexis, Véronique, Jean Claude et Serge Duigou. Merci pour votre confiance, votre générosité, vos couleurs. Puis d'autres voix qui ne sont pas restées. Merci à Céleste, Alexis, Georges, Yannick, Valérie, Imane, Justin et toutes les personnes qui m'ont accompagné à Lesconil, de près ou de loin. Je dédie timidement ce travail à Yann Paranthoën. Pochette dessinée par Céleste le Du.