Alexandre Beneteau revendique fièrement de ne pas faire de politique. Son programme : retrouver Le Pré Saint-Gervais « d’avant », celui « qu’il a connu ». Sans plus de précision, sans plus de question de la journaliste…
On écoute ad nauseam son « conseiller de l’ombre » : un vieux routard de la communication politique, narcissique et autosatisfait, mais voulant rester anonyme, qui a grenouillé longtemps dans le milieu, a des réseaux, se targue d’avoir travaillé pour des députés et même des ministres. Alexandre ne fait pas de politique mais dit partager l’idéologie de ce conseiller. Laquelle ? On ne le saura pas. Ça nous intéresserait mais ça n’intéresse pas la journaliste.
Alexandre se présente comme un pur, descendant dans l’arène et découvrant les coups bas. Mais entre deux ricanements insupportables, il prépare des chausses-trappes. Il prévoit même d’envoyer un courrier ciblé à tous les Gervaisiens d’origine antillaise, repérés par leur patronyme, pour les rallier à sa candidature car il a les mêmes origines !
Aucune éthique donc, aucune vision politique au sens noble du terme, sa candidature relève de la pure stratégie.
Elle apparaît comme une lutte personnelle pour le pouvoir, sans rien derrière, juste parce que le jeune homme a une haute idée de lui-même et que sa femme trouve qu’il a « la carrure » pour être maire.
Au bout de deux épisodes, j’ai été soulagée d’apprendre sur Google qu’il n’avait pas été élu.
Comment expliquer la complaisance indécente des journalistes de XXI qui suivent Alexandre, le laissent étaler sa pure ambition sans jamais lui parler de son programme ?
Par les temps qui courent, en période de mobilisation autour de la réforme des retraites, dans un moment où bien des gens, y compris des jeunes, ont conscience de l’importance de défendre la démocratie et la République sociale, ce podcast est consternant.