Vice Versa • De la survie au vivant

Emilie Bonnefons

Pourquoi continuons-nous à réagir, à nous épuiser ou à nous couper de nous-mêmes alors que nous avons compris ce qui nous arrive ? Quels liens unissent l’anxiété, la fatigue et les douleurs chroniques, le manque de confiance, la difficulté à poser des limites ou les réactions qui nous dépassent ? Que racontent nos symptômes des liens entre le corps, le système nerveux, le trauma, les émotions, les relations et la santé ? Un podcast pour mieux comprendre ce qui se joue en nous et ouvrir un chemin de la survie au vivant.

Épisodes

  1. -2 j

    Quand la confiance en soi, cache une profonde insécurité

    Et si ce que nous appelons parfois une grande confiance en soi était aussi une manière de nous protéger ? Pendant longtemps, j’ai été cette femme forte, déterminée, capable de prendre la parole, de m’affirmer, de me battre et de tenir, même lorsque tout devenait difficile. Mais derrière cette apparente assurance, il y avait une peur immense, des parties de moi qui avaient appris à briller pour être reconnues, tandis que d’autres, plus vulnérables, n’avaient jamais véritablement trouvé leur place. Dans cet épisode de Vice Versa, de la survie au vivant, je te partage une partie de mon histoire, et notamment cette découverte bouleversante : derrière mon besoin d’être remarquable, mon corps vivait une profonde insécurité. Nous allons explorer comment nos premières expériences relationnelles peuvent influencer notre sentiment d’exister, comment la colère et le combat peuvent parfois se confondre avec la confiance en soi, et pourquoi certaines parties de nous cherchent désespérément à être vues, entendues et reconnues. Mais surtout, nous allons parler de cette différence essentielle : devoir lutter pour obtenir sa place, ou pouvoir progressivement se sentir à sa place grâce à l’autre, et non pour l’autre. ☕ Prochain Café du mois — jeudi 22 octobre Nous poursuivrons cette exploration autour du trauma existentiel, du sentiment de ne pas avoir sa place et de notre besoin profond d’être rencontrés dans la relation. 👉🏼 Informations et inscription : https://www.emiliebonnefons.com/cdm Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

  2. 17 sept.

    Mini-série de l’été • Épisode 8 : Se réguler, ce n’est pas ne plus s’activer… c’est savoir revenir

    🌿 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Et si être régulé ne signifiait pas être calme tout le temps ? Dans cette huitième et dernière capsule de Cap sur ton système nerveux, je reviens sur une idée essentielle : un système nerveux vivant s’active. Il ressent la peur, la colère, la tristesse, l’inconfort. La différence ne se situe pas dans l’absence d’activation, mais dans notre capacité à revenir. Revenir vers davantage de sécurité. Récupérer après une activation. Ressentir sans être immédiatement emporté. Et surtout, retrouver progressivement du choix là où nos réponses de survie décidaient auparavant à notre place. On parlera aussi de ce que la régulation ne doit jamais devenir : une manière de mieux supporter l’insoutenable. Parfois, retrouver de la sécurité permet justement de sentir enfin qu’une limite a été dépassée, qu’une situation n’est plus juste ou qu’il est temps d’agir. Je reviens également sur un point central du travail somatique : faire une pratique avec son corps ne signifie pas forcément ressentir. Ralentir, percevoir ce qui se passe avant, pendant et après, apprendre à écouter son propre système… c’est là que quelque chose peut commencer à s’intégrer. Parce que la régulation ne consiste pas à collectionner des outils. Elle consiste progressivement à entrer en relation avec soi-même. Et peut-être que le véritable changement ressemble à ça : avoir peur et pouvoir avancer quand même, ressentir de la culpabilité sans abandonner sa limite, sentir sa colère sans devoir la décharger, traverser la tristesse sans croire qu’elle nous engloutira pour toujours. Le problème n’est pas de s’activer. Le problème, c’est de ne pas connaître le chemin pour revenir. Merci d’avoir parcouru ces huit capsules avec moi. 🌿 Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini-série de l’été • Épisode 8 : Se réguler, ce n’est pas ne plus s’activer… c’est savoir revenir
  3. 16 sept.

    Mini-série de l’été • Épisode 7 : La sécurité intérieure : l'antidote au trauma

    🌿 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Et si se sentir en sécurité ne signifiait pas ne plus jamais être anxieux, bouleversé ou activé ? Pendant longtemps, j’ai imaginé la sécurité intérieure comme un état dans lequel les événements de la vie ne pourraient plus vraiment m’atteindre. Aujourd’hui, je la comprends autrement : la sécurité intérieure, c’est aussi la capacité à rester en lien avec soi lorsque la vie devient difficile. Dans cette avant-dernière capsule de Cap sur ton système nerveux, je te parle de la manière dont notre organisme peut devenir extrêmement compétent pour détecter la menace… tout en ayant beaucoup plus de difficulté à reconnaître les signaux de sécurité. Nous parlerons d’orientation, de moment présent, des lueurs décrites par Deb Dana et surtout de ces toutes petites expériences du quotidien que nous pouvons apprendre à remarquer et à ressentir. Un citron que l’on coupe. Le contact des mains sur un volant. Une paire de chaussettes dans laquelle le corps se sent contenu. L’odeur d’un livre. Quelques secondes pendant lesquelles quelque chose en nous peut souffler. Ce ne sont pas des outils miracles. C’est leur répétition et l’expérience corporelle qui les accompagne qui comptent. Et peut-être qu’une question peut commencer à guider ce chemin : comment mon corps sait-il qu’ici, maintenant, il peut souffler ? 🎧 Dans la prochaine et dernière capsule : qu’est-ce que la régulation du système nerveux change réellement dans une vie ? Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini-série de l’été • Épisode 7 : La sécurité intérieure : l'antidote au trauma
  4. 15 sept.

    Mini-série de l’été • Épisode 6 : Devenir une meilleure version de toi une fuite pour beaucoup de personne

    🌿 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Et si cette recherche permanente d’une « meilleure version de toi-même » pouvait parfois devenir une manière de t’éloigner de ce qui est déjà là ? Pendant longtemps, j’ai cherché à devenir plus apaisée, plus confiante, plus positive. Jusqu’à comprendre que pendant que je regardais la personne que j’espérais devenir, je ne regardais plus celle que j’étais aujourd’hui. Ma peur attendait. Ma tristesse attendait. Ma colère attendait. Dans ce sixième épisode de Cap sur ton système nerveux, je te parle de cette frontière parfois subtile entre transformation et fuite de soi. Nous parlerons de pensées positives, de croyances, de peur des émotions, mais surtout de ce qui change lorsque nous cessons de vouloir immédiatement transformer ce qui est là pour commencer à le rencontrer avec suffisamment de sécurité. Parce qu’une émotion difficile n’a pas toujours besoin d’être remplacée. Certains endroits de nous ont d’abord besoin de pouvoir être ressentis, reconnus et traversés. Et peut-être que la transformation ne consiste pas tant à fabriquer une nouvelle version de soi qu’à reprendre contact avec les endroits de nous laissés sur le bord du chemin. 🎧 Dans la prochaine capsule : qu’est-ce que la sécurité intérieure, et peut-on progressivement apprendre à la retrouver ? Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini-série de l’été • Épisode 6 : Devenir une meilleure version de toi une fuite pour beaucoup de personne
  5. 14 sept.

    Mini-série de l’été • Épisode 5 : Ne pas ressentir ses besoins ni ses limites, un lien avec le trauma

    🌿 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Tu sais que tu n’as pas envie. Quelque chose en toi dit non. Et pourtant, tu dis oui. Ou parfois, c’est encore plus difficile : tu ne sais même plus ce que tu veux, ce dont tu as besoin ou ce qui est juste pour toi. Dans ce cinquième épisode de Cap sur ton système nerveux, je t’emmène comprendre pourquoi sentir ses besoins et poser ses limites ne relève pas simplement de l’affirmation de soi. Nous parlerons d’attachement, de suradaptation, d’interoception et de cette manière dont un enfant peut progressivement apprendre à se détourner de son propre ressenti pour préserver la relation. Car lorsqu’un système nerveux a associé le fait d’être fidèle à soi au risque de décevoir, de provoquer un conflit ou de perdre le lien, dire non peut encore déclencher de l’anxiété ou de la culpabilité à l’âge adulte. Le chemin ne consiste alors pas seulement à apprendre à dire non. Il consiste aussi à retrouver suffisamment de sécurité pour sentir ce qui est juste pour soi et rester en lien avec l’autre sans avoir à s’abandonner soi-même. 🎧 Dans la prochaine capsule : et si chercher sans cesse à devenir une « meilleure version de soi » pouvait parfois nous éloigner de ce que nous sommes déjà ? Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini-série de l’été • Épisode 5 : Ne pas ressentir ses besoins ni ses limites, un lien avec le trauma
  6. 13 sept.

    Mini-série de l’été • Épisode 4 : Je comprends tout… alors pourquoi je n’arrive pas à changer ?

    🌿 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Tu connais ton histoire. Tu sais pourquoi tu as peur, pourquoi tu te suradaptes, pourquoi certaines situations t’activent. Tu as peut-être lu des livres, fait des thérapies, compris énormément de choses sur toi. Et pourtant, au moment où ça se passe, ton corps réagit encore exactement de la même manière. Dans ce quatrième épisode de Cap sur ton système nerveux, je t’explique pourquoi la compréhension peut profondément changer le regard que nous portons sur nous-mêmes — sans pour autant suffire à transformer nos réactions automatiques. Parce qu’il existe une différence essentielle entre comprendre une expérience et l’intégrer. On parlera de dissociation, de sécurité ressentie, de co-régulation et surtout de cette question qui revient constamment dans le travail somatique : qu’est-ce que je ressens, ici, maintenant, dans mon corps ? Car savoir que je peux dire non n’est pas encore sentir que je peux dire non en restant suffisamment en sécurité. Savoir qu’une personne ne représente pas un danger n’empêche pas nécessairement mon cœur de s’emballer en sa présence. La compréhension peut ouvrir la porte. Mais le système nerveux apprend aussi à travers l’expérience vécue. 🎧 Dans la prochaine capsule : pourquoi est-il parfois si difficile de sentir nos propres besoins et de poser nos limites ? Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini-série de l’été • Épisode 4 : Je comprends tout… alors pourquoi je n’arrive pas à changer ?
  7. 12 sept.

    Mini série de l'été • Épisode 3 : Et si tes symptômes étaient liés à un système nerveux encore en mode survie ?

    🤲🏼 Envie d’aller plus loin ? Rejoins SomaRise, mon accompagnement de 3 mois autour de la régulation du système nerveux, qui démarre le 1er octobre 👉🏼 https://www.emiliebonnefons.com/SR Pourquoi l’anxiété peut-elle persister pendant des années ? Pourquoi certaines personnes vivent-elles avec une fatigue chronique, des douleurs, des troubles digestifs, des pensées envahissantes ou cette sensation de ne jamais pouvoir vraiment se détendre ? Dans cette troisième capsule de Cap sur ton système nerveux, je t’invite à regarder les symptômes autrement. Lorsqu’un organisme a dû rester longtemps organisé autour de la protection, une partie considérable de ses ressources peut continuer à être mobilisée pour anticiper, surveiller, se préparer, se contracter ou se couper de certaines sensations. On parlera de trauma, de charge allostatique, d’hypervigilance, de fatigue, de douleurs chroniques, mais aussi de ce que signifie concrètement commencer à offrir au corps de nouvelles expériences de sécurité. Parce que nos symptômes ne sont pas nécessairement nos ennemis. Ils peuvent aussi raconter quelque chose de ce que notre organisme a appris à faire pour nous protéger. Et surtout : un système nerveux continue d’apprendre tout au long de la vie. 🎧 Dans la prochaine capsule : pourquoi comprendre son histoire et ses mécanismes ne suffit-il pas toujours à les transformer ? Là où le corps se sent en sécurité, le changement devient possible.

    Mini série de l'été • Épisode 3 : Et si tes symptômes étaient liés à un système nerveux encore en mode survie ?

Notes et avis

À propos

Pourquoi continuons-nous à réagir, à nous épuiser ou à nous couper de nous-mêmes alors que nous avons compris ce qui nous arrive ? Quels liens unissent l’anxiété, la fatigue et les douleurs chroniques, le manque de confiance, la difficulté à poser des limites ou les réactions qui nous dépassent ? Que racontent nos symptômes des liens entre le corps, le système nerveux, le trauma, les émotions, les relations et la santé ? Un podcast pour mieux comprendre ce qui se joue en nous et ouvrir un chemin de la survie au vivant.