La Relève

La Relève c'est 30 minutes d'interview avec de jeunes talents, un lundi sur deux à 18 heures.

  1. 5 oct.

    Thibault Raisse Le con de minuit (Pocket) // Gérard de Suresnes (Théâtre de Belleville)

    Aujourd'hui, on recevait Thibault Raisse, auteur de Le con de minuit aux éditions Pocket, sous-titré l'histoire vraie du SDF devenu star de la FM. Cette enquête fait actuellement l'objet d'une adaptation théâtrale signée Grégoire Lopoukhine sous le titre de Gérard de Suresnes au théâtre de Belleville.  La mise en scène est signée de  Grégoire Lopoukhine et d'Emmanuel Rehbinder. Sur scène un quatuor d'acteurs tous meilleurs les un.e.s que les autres (c'est suffisamment rare pour être souligné) :  Bravo donc à  Brice Borg, Victoire-Lou Leboucher, Emmanuel Rehbinder et Baudouin Sama. Où il a été question d'adolescence, de la FM des années 90, de poésie ou de quelque chose qui s'en approche, de manipulations, de Lov'in Fun, du star system de Max et bien sûr de Gérard de Suresnes et des débats de Gérard. Au-delà de la madeleine générationnelle des désormais quadra, une certitude : une histoire à portée universelle.. À la mort de Gérard Voisin, Radio Campus avait consacré une émission à ce programme que l'on peut trouver en cliquant ICI Comme indiqué pendant l'émission, Grégoire Loupoukhine écrit des podcast de fiction que l'on peut écouter en cliquant LÀ. ============ L'émission était réalisée par Pablo. Photo d'illustration : détail de la couverture (c) Denoël =========== Pendant l'émission on a écouté Nirvana, Smells like Teen Spirit, extrait de l'album Nevermind (erreur de titre pendant l'émission)

  2. 21 sept.

    Olivier GRONDEAU, auteur de Joseph dans la nuit (Ed de L'iconoclaste)

    L'émission était réalisée par Pablo de Cherbourg Photo d'illustration Christophe pour la relève Tous droits réservés  Pour cette première émission de la saison, nous recevions un prim romancier Olivier Grondeau, qui publie aux éditions de l'iconoclaste Joseph dans la nuit..  un très grand roman sur l'enfermement et la captivité. Ce premier figure sur la première liste du prix Goncourt.  Où il a été question d'autostop de Sur la route de Kerouac, de Britney Spears, de prison, de liberté, de l'Iran, de la liberté d'écrire et de chosir ces mots, des co détenus, d'émotions, de l'histoire de Joseph dans la nuit, de la force des liens et de bien d'autres choses encore...   "C'est trop dangereux de s'épuiser de jurons et de sanglots" Pendant l'émission, on a écouté Les Rita Mitsouko, Restez avec moi Catherine Forever  La chronique était consacrée à Les perfections de Vincenzo Latronico  publié aux éditions Folio Mais avant de commencer qu’auriez vous fait si vous aviez été vingtenaire dans les années 10 ? C’est l’âge approximatif d’Anna et de Tom, un couple de jeunes italiens. C’est l’époque du décollage des réseaux sociaux, des sites Internet et pour ces deux là, c’est à Berlin que ça se passe. C’est là où ils trouvent le lieu idéal pour vivre leur passion, loin des gens qu’ils pensent sans ambition rester dans leur ville du Sud.Télétravailleurs avant la masse, indépendants fabriquant des sites Web ou des chartes graphiques, allant d’un vernissage à une soirée en boîte, ils ont cet âge  - les premières années de la vie professionnelle - où on n’est plus vraiment un adolescent, mais sans être encore un adulte. Ils découvrent le monde. Mieux, ils pensent être ceux qui le font.  Vincenzo Latrnico, l’auteur des Perfections, revendique d’avoir écrit ce roman comme un hommage aux Choses de George Perec, peut être un des plus grands romans français de la deuxième moitié du vingtième siècle et si les jurés Nobel étaient des gens sérieux, il aurait du le recevoir. mais revenons aux perfections. On y retrouve le même talent pour décrire un couple, sorte d’idéal type, représentant son époque. Chez Perec, on accumulait des choses. Chez Latronico, on est parfait, tant on fusionne entre le monde et la représentation via Internet. Le roman décrit très bien cette génération qui frôle aujourd’hui la quarantaine (et oui le temps passe), raconte ses rêves et ses impasses. Parfois avec un soupçon de cruauté qu’il n’y avait pas dnas mon souvenir chez Perec.. quand l’auteur raconte leur vie sexuelle libérée mais pas trop, leurs engagements mais pas trop.. ou leurs quêtes du nouveau Berlin des années 2020. Ça s’appelle Les perfections. c’est signé Vincenzo Latronico, traduit par Romane Lafore et c’est publié chez Folio.  la version initiale avait paru chez les aussi éphémères qu’indispensables éditions Scribes.

  3. 15 juin

    Leopold Prudon Aliocha disparu (Monsieur toussaint louverture)

    Aujourd'hui on recevait le bédéaste Leopold Prudon pour sa bande dessinée Aliocha disparu aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Où il a été question de familles, de deuil, de jeunesse, des images, des couleurs, de la ville, des révoltes, des enfants souffre-douleur, de polar dessiné, d'un frère et d'une soeur, des chiens et des chats (mais pas de Michel Drucker), des comics américains des années 50 60 mais aussi où on a évoqué Shanghaï et Tintin. Et où on aurait même pu parler du  Salinger (Franny et Zooey qui raconte si bien de l'intérieur ce qu'est une famille).    Léopold Prudon sera à Munster le 24 juin et à Strasbourg le 27 juin. En septembre, il sera le 24 septembre à la Cité de la BD d'Angoulème, le 25 à la librairie ombres Blanches de Toulouse et le 26 à bordeaux (Crazy cat). Plus d'informations sur  son compte insta. L'émission était réalisée par Pablo La chronique de début d'émission était consacrée à Adieux de Sébastian Haffner (Ed Robert Laffont) traduit de l'allemand par Olivier Mannoni Mais avant de commencer, comment vivez-vous les adieux ?  C’est ce qui arrive au personnage principal du roman dont je vais vous parler maintenant. De passage à Paris pour quinze jours, Adieux avec un X  - c’est le titre du roman - raconte les 24 dernières heures du narrateur qui est venu pour retrouver une jeune femme. Pendant ces 24 heures, on découvrira que le jeune couple s’est fâché, qu’il se séparera peut être définitivement et rencontrera quelques amis. Frantz, l’un de ses amis se fait fait voler son pantalon pendant la nuit. Puis tout ensemble, ils iront déjeuner au restaurant chinois.  À deux ils visiteront en une dernière après midi le musée du Louvre (au programme la vénus, le Greco et Manet petit indice) la Tour Eiffel mais rateront les brasseries de Montparnasse faute de temps.  Bon, je dois dire l’essentiel, le roman se passe au début des années 30 et le narrateur s’appelle Raimund. il est - lui et ses amis - allemand. La première guerre mondiale est finie depuis une grosse dizaine d’années. Il y a quelque chose de saisissant dans ce roman largement autobiographique, qui semble par certains côtés très moderne : son écriture, ses dialogues et même ses personnages. le travail du traducteur y est sûrement pour quelque chose (mais je ne pourrais pas être formel n’ayant pas lu la VO). Moderne, cette bande de jeunes venues vivre la bohème l’est assurément.  Mais ce qui est peut être le plus fantastique dans ce roman, c’est qu’il a été écrit à cette époque et jamais publié. Retrouvé par le fils du romancier, ce livre a été publié en 2025 en Allemagne et depuis quelques mois en France. C’est très étonnant d’ouvrir ce livre en sachant ce qui attend les personnages de retrouver leur amours contrariés, les jalousies ou encore leur difficulté à trouver une place dans la vie, à gagner un peu d’argent. A part quelques remarques ou mots, leur histoire ne croise pas (encore) l’Histoire. Quand on referme le livre, c’est terriblement bouleversant, car c’est, apprend on une histoire vraie. Pendant l'émission on a écouté Claude La pression

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