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Nostalgie Belgique

Revivez les moments marquants de l’histoire avec Brice Depasse ! Chaque épisode de ce podcast vous transporte dans une date précise où un événement a laissé une empreinte indélébile dans nos souvenirs. Brice Depasse, avec son talent de conteur, vous fait revivre ces journées mémorables à travers des anecdotes captivantes et des actualités qui ont marqué les esprits. Que ce soit le jour où Martin Luther King a prononcé le célèbre "I Have a Dream", la sortie du film "Les dents de la mer" ou le premier vol dans escale entre New-York et Paris, ce podcast vous propose un voyage dans le temps au cœur des événements qui ont façonné notre monde et notre Belgique. Plongez dans l’atmosphère de ces époques et redécouvrez les actualités qui ont fait la une des journaux, tout en partageant des anecdotes peu connues qui donnent un nouvel éclairage sur ces instants décisifs. Brice Depasse vous invite à vous souvenir des événements qui ont rythmé votre vie, à travers le prisme des souvenirs collectifs. Chaque épisode est une occasion unique de revivre ces moments historiques, de ressentir à nouveau l’émotion de ces journées spéciales et de plonger dans les actualités qui ont marqué la Belgique et le monde. Qu’il s’agisse de grands événements mondiaux ou de petites histoires qui ont touché le cœur des Belges, ce podcast est une véritable capsule temporelle, un retour aux sources pour ceux qui ont vécu ces années d’effervescence. Redécouvrez ces moments forts sous un nouveau jour, et laissez-vous emporter par la nostalgie des années passées. Rejoignez-nous pour un voyage dans le temps, où chaque épisode vous ramène à une époque révolue mais toujours vivante dans nos cœurs. C'est votre rendez-vous pour replonger dans les souvenirs, revisiter les événements marquants et redécouvrir les actualités qui ont forgé notre histoire collective.

  1. 14 juin 1860 : Nice devient française sous Napoléon III

    -10 h

    14 juin 1860 : Nice devient française sous Napoléon III

    Vous connaissez la Côte d’Azur ? On l’appelle aussi la Riviera. Ce sont les Anglais qui sont les premiers à avoir pratiqué le Tourisme au XIX° siècle qui l’appellent French Riviera. Pourquoi ? Parce qu’à l’époque elle est italienne. Et c’est ce 14 juin 1860 qu’elle devient française. Je vous explique. En 1860, l’Italie n’existe pas encore, elle est toujours divisée en petits états, comtés, etc dont le Comté de Nice, enfin « Nizzia », qui dépend du Royaume sarde. A ce moment, il y a un mouvement politique pour l’unification de l’Italie mais voilà, le grand empire autrichien s’y oppose. Napoléon III, l’homme qui est en train de faire de la France un pays moderne, puissant, leur dit OK. Je vous apporte mon soutien mais en échange, vous me donnez le comté de Nizzia. D’accord, disent les autres, mais il faut passer par une consultation populaire et c’est pas gagné. Parce que je peux vous dire que Nizzia en 1860, c’est une ville italienne de chez italienne, et le plus embêtant c’est que son député se nomme Giuseppe Garibaldi, l’homme qui va unifier l’Italie. Vous imaginez, le mec y gueule, il a pas envie de devenir Français, cet activiste de la cause italienne. Il s’engage dans la bataille mais en faisant une grosse bêtise : il dit aux Italiens : n’allez pas voter. L’abstention est énorme mais conséquence, le oui l’emporte à plus 80%. Et donc ce 14 juin, Nizzia devient française ainsi que toute la région. Mes enfants, c’est le bordel, une fronde qui va durer des années, Napoléon III doit envoyer l’armée. Il interdit les journaux en italien, francise tous les noms de ville sauf la principauté de Monaco : Mentone devient Menton, Nizzia, Nice, Grasso, Grasse, etc. Garibaldi démissionne de son mandat de député et s’en va. Il est suivi par la moitié de la population de Nice, vous imaginez le truc ? Et pas que les petites gens, hein ? Les nobles, juristes, tout le monde se barre, c’est ce qu’on a appelé l’exode niçois. Voilà qui explique le nom des Grimaldi à Monaco mais aussi que notre Dick Rivers, le Niçois, était un Forneri. Seul lui pouvait chanter Nice baie des anges.

    7 min
  2. 13 juin 1920 : "No babies, please !", la fin des enfants envoyés par la poste

    -1 j

    13 juin 1920 : "No babies, please !", la fin des enfants envoyés par la poste

    Ce 13 juin 1920, la phrase qui va être prononcée, est restée dans l’histoire des Etats-Unis : No babies, please ! C’est un gars de l’US Postal qui dit ça à destination de la presse et du public. Pourquoi ? Et bien imaginez cette scène : un bébé de 10 mois, affublé d’un timbre de 15 cents sur la couche, livré par le facteur à sa grand-mère. Non, ce n’est pas une blague. Entre 1913 et 1920, aux États-Unis, des parents ont réellement envoyé leurs enfants par la poste. Pourquoi ? Parce que c’était moins cher qu’un billet de train. Le service des colis postaux, a en effet lancé en 1913 un service qui permet d’expédier des paquets jusqu’à 50 livres (environ 22,7 kg). Et donc, des malins ont vu là une occasion de voyager pas cher : si le bébé est léger, pourquoi ne pas l’envoyer par la poste ? Le cas le plus célèbre est celui de May Pierstorff, une fillette de 5 ans, 48 livres 500, qui est envoyée par train sur 117 km dans l'État de l’Idaho, avec des timbres collés sur le manteau pour 32 cents, pour aller voir sa grand-mère. Elle est heureusement accompagnée d’un cousin qui est employé des postes et lui, voyage gratuitement. Mais cette pratique, vous le devinez, ne fait pas l’unanimité, surtout à la poste. Et donc, on essaie de l’interdire mais sans grand succès. Les envois continuent, parfois sur de longues distances : en 1915, une petite fille de 3 ans a été envoyée à 64 km de chez elle, dans le Kentucky. Finalement, le 13 juin 1920, John C. Koons, premier assistant du Postmaster General, met fin à cette pratique. Il déclare que les enfants ne peuvent pas être considérés comme des « animaux vivants inoffensifs » et ne doivent donc pas être expédiés par colis postal, donc à partir de dorénavant : No babies, please ! Plus de bébés dans les sacs postaux. Une page insolite de l’histoire postale américaine s’est tournée mais malheureusement, ce n’est pas la dernière.

    3 min
  3. 12 juin 1979 : le défi fou de Bryan Allen, l'homme-oiseau de la Manche

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    12 juin 1979 : le défi fou de Bryan Allen, l'homme-oiseau de la Manche

    Le récit met en lumière les détails de cette traversée épique : Une machine de légende : L'appareil, piloté par l'Américain Bryan Allen (26 ans), ressemblait à une libellule géante tout droit sortie d'un dessin animé. Malgré des ailes de 29 mètres (plus longues que celles d'un Boeing 737), l'avion ne pesait que 32 kg. Un vol au ras de l'eau : Pour réussir ce pari motivé par un prix de 100 000 livres sterling, le pilote a dû pédaler sans relâche à seulement deux mètres au-dessus du niveau de la mer. Parti à 5h51 du matin par une météo calme, il avançait à une vitesse de 15 km/h escorté par deux canaux à moteur. Les obstacles du parcours : La traversée a été marquée par plusieurs incidents critiques : une panne de radio et, surtout, un vent contraire imprévu qui a rendu l'effort de pédalage exténuant. Après deux heures de vol, le temps maximum qu'il pensait pouvoir tenir, Bryan Allen a commencé à souffrir de crampes violentes. La victoire de la persévérance : Alors qu'il s'apprêtait à abandonner et à se faire remorquer, une accalmie soudaine du vent à une altitude légèrement plus élevée lui a redonné espoir. Après 2 heures et 50 minutes d'effort intense, il a finalement aperçu et atteint le Cap Gris-Nez, en France. Bryan Allen a parcouru plus de 35 kilomètres sans autre carburant que sa propre force physique. Brice conclut avec humour que cet exploit a sans doute été alimenté par un solide « English Breakfast », rappelant que la Nosta Family aime célébrer ces moments où l'impossible devient réalité.

    4 min
  4. 11 juin 1986 : Ferris Bueller révolutionne le film d'ados

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    11 juin 1986 : Ferris Bueller révolutionne le film d'ados

    Ah, c’est encore un de ces jours où on est allé au cinéma pour voir un film qui a marqué son histoire car ce 11 juin 1986, c’est la première des folles journées que Ferris Bueller avec les Américains. Si vous avez vu ce film qui sortait il y a 40 ans pile poil, vous n’avez pas pu l’oublier. Non seulement parce que c’est un de ces films déjantés avec des adolescents comme il y en a eu beaucoup dans les années 80 comme Risky Business avec Tom Cruise, mais surtout parce que Matthew Broderick fait un truc qu’on a jamais fait au cinéma : se retourner vers la caméra pour nous parler, nous les spectateurs. Et il pousse le concept très loin puisqu’à la fin du film, après nous avoir donné sa conclusion et disparu dans sa chambre, il laisse la place au générique puis quand le générique est fini, la caméra reste toujours en plan pendant plusieurs secondes, il ne se passe plus rien. Puis il passe la tête par la porte et revient dans le couloir pour nous demander pourquoi on est toujours là. C’est vraiment un plan de dingue, comme si le film était vraiment la vraie vie. Même les cinéastes de la nouvelle vague n’y avaient pas pensé. L’histoire de ce branleur de Ferris Bueller qui a décidé une fois de plus de sécher les cours et de profiter de la vie et du temps qui passe, est déjà le quatrième film d’ado de John Hughes, le réalisateur américain qui a vraiment lancé la New Wave aux Etats-Unis avec effet retard. Il est en effet digue de cette musique qui n’a pas pris aux Etats-Unis au début des années 80. Et donc il en met partout dans ses films mais attention, c’est pas pour faire joli ou pour vendre de la B.O., les chansons, c’est vraiment un élément de décor pour lui, partie intégrante de son histoire. C’est lui qui a lancé Simple Minds l’année précédente avec son film Breakfast Club, et qui va dans le suivant, Pretty in Pink, lancer The Cure, Orchestral Manoeuvres et Psychedelic Furs. Ici, c’est le fameux Oh Yeah de Yello, associé à la Ferrari rouge de collection. Et puis enfin, rien à voir avec la New Wave, la fameuse scène avec Twist and Shout … C’est culte, c’est à voir, et c’est sorti un 11 Juin 1986, on a adoré !

    4 min
  5. 10 juin 1982 : Le calvaire et la naissance de "Blade Runner"

    -4 j

    10 juin 1982 : Le calvaire et la naissance de "Blade Runner"

    Ce 10 juin 1982, on va plonger ensemble dans les coulisses d’Hollywood, on va assister à la dernière vision test et un peu presse d’un film dont on parle beaucoup alors dans le métier, il s’appelle Blade Runner. En effet, au mois de mars, la première vision test a été catastrophique, les gens ont détesté, et surtout n’ont rien compris. Et là, c’est la panique à bord car le film a coûté un pont. Et on en fait le reproche à Alan Ladd, le producteur qui est pourtant le mec qui cinq ans plus tôt était le seul à défendre le film de George Lucas, Star Wars. Il a depuis fondé son propre studio et a fait deux cartons avec Les Chariots de feu et La fièvre au corps. Donc, c’est un mec qui revendique la confiance dans le réalisateur qui est ici Ridley Scott, l’ex-associé du réalisateur des Chariots de feu. Et justement, Ridley Scott a dans l’idée de faire un film noir genre années 40 et son Alien. Et donc il a tourné de la même manière, avec beaucoup de scènes sans paroles. Alors la mort dans l’âme, il a demandé à Ridley Scott non seulement de couper, mais aussi de rajouter une scène pour un happy end et enfin, il a commandé une voix off à Harrison Ford. Et là, Harrison Ford ça l’a gonflé d’autant plus qu’il a détesté travaillé avec Ridley Scott qui ne donne quasiment pas d’indications, il ne s’intéresse qu’à la technique. Et donc, il fait exprès d’être mauvais à l’enregistrement. Même Vangelis n’y croit pas, il refuse qu’on utilise sa musique pour un disque. Ce 10 juin 1982, la vision est moins catastrophique mais pas enthousiaste. Perso, j’ai pas compris car je l’ai vu deux fois la semaine de sa sortie, une vingtaine de fois depuis. C’est fascinant de génie, on ne voit toujours pas les trucages mais ce n’est qu’un détail, et aussi de fragilité. Le film a fait un flop quinze jours plus tard, à sa sortie, mais c’est aujourd’hui, vous le savez, un des films les plus aimés de tous les temps. Et le plus fou, c’est qu’il pose la question que nous nous posons aujourd’hui avec l’IA : un homme artificiel est-il vraiment différent d’un homme ?

    4 min
  6. 9 juin 1909 : L'incroyable traversée d'Alice Ramsey

    -5 j

    9 juin 1909 : L'incroyable traversée d'Alice Ramsey

    Ce 9 juin, mes enfants, il pleut sur New York et une certaine Alice Ramsey monte dans une voiture à destination de San Francisco où elle se rend avec trois copines. Jusque-là, même si c’est un sacré voyage en bagnole, 6000 kilomètres, rien de bien exceptionnel. Sauf que cette jeune mère de famille bourgeoise de 22 ans est née en 1887, nous sommes le 9 juin 1909. Et là, ce n’est plus la même histoire car il n’existe encore que 240 kilomètres de routes pavées sur les 6000. Et ensuite, la voiture fournie par le sponsor, une Maxwell, car oui, la marque cherche un coup de pub, et ben elle n’a qu’une capote en guise de toit, pas de vitres latérales, pas de jauge pour l’essence, il faut soulever le siège et descendre une tige dans le réservoir pour savoir s’il faut faire le plein, et il faut une manivelle pour la démarrer. Dois-je vous dire qu’il y a encore peu de stations services, que ces dames vont être tantôt trempées, couvertes de boues, tantôt brûlées par le soleil au cours de leur très long voyage à une moyenne de 15 à 30 km/h. De toute façon, elles sont effrayées par la vitesse de 64 km/h quand elle va, une fois, y aller à fond, pour voir. Les pneus n'ont pratiquement pas de sculpture. Dans la boue, il faut ajouter des chaînes. L'essieu arrière casse plusieurs fois. Les ressorts se brisent. Les vis se dévissent sous les vibrations. Le radiateur surchauffe au soleil. Une fois, les passagères ont dû remplir le circuit de refroidissement avec de l'eau depuis un fossé avec leurs flacons de toilette en verre. En Iowa, il faut 13 jours pour parcourir seulement 580 kilomètres tant les routes sont transformées en bourbiers. En réalité, la plupart des « routes » sont des pistes de terre, des chemins de diligence ou même de simples traces de chariots. Et donc si après deux mois isolées au milieu des pistes, une foule attendra la première femme à avoir traversé les Etats-Unis en voiture pour l’escorter dans San Francisco comme une héroïne, c’est on ne peut plus mérité car ce 9 juin 1909, même les routes ne sont pas encore tracées.

    3 min
  7. 8 juin 1984 : Le choc "Gremlins" et "S.O.S. Fantômes"

    -6 j

    8 juin 1984 : Le choc "Gremlins" et "S.O.S. Fantômes"

    On va parler cinéma ce matin, et de classiques qu’on a tous vus. Ce 8 juin 1984, aux Etats-Unis sortent deux films à gros budgets qui n’auraient pas dû s’affronter, deux films familiaux au départ, mais qui au cours du traitement par le réalisateur ont pris un autre chemin, très risqué, car, à Hollywood, ils sont d’un genre sans précédent. Et vous le savez, dans ce cas, les grands studios évitent de se faire concurrence la même semaine. Et donc ce 8 juin 1984, les Américains sont invités à voir la nouvelle production de Spielberg, qui désormais, a un pool de réalisateurs avec lui. Ce doit être au départ une histoire pour le public de E.T. Ici, un adorable petit nounours qui peut devenir méchant si on n’en prend pas soin. Vous avez deviné qu’il s’agit de Gremlins mais que son réalisateur, Joe Dante, a rendu beaucoup plus mordant que prévu. Beaucoup d’enfants sont effrayés et de parents choqués, ce 8 juin, on craint un crash. Mais ce n’est pas ce qui va se passer puisque le public va basculer. A noter que c’est à cause de ce film qu’on va créer aux Etats-Unis une nouvelle catégorie : Interdit aux moins de 13 ans. Alors, si la sauce Gremlins va prendre, que va-t-il advenir de l’autre film à gros budget qui sort aujourd’hui ? C’est même le plus gros budget de l’histoire de la comédie. Il bat le record du précédent signé Dan Aykroyd : Les Blues Brothers. Et c’est pour ça qu’on l’a tourné. Les Blues Brothers a fait un triomphe Malheureusement, la mort de Belushi a compromis le projet. Aykroyd qui est l’auteur est désemparé, il est même déprimé. Il me l’a confié autour d’un verre, il y a pas mal d’années. Pourquoi ? Parce qu’il a perdu son meilleur ami, son complice, mais surtout parce qu’il n’a pas écrit cette histoire de fantôme par hasard. Le paranormal, c’est un truc de famille, son père a écrit des livres sur le sujet. Et donc, le rôle de Vekeman, repris par Bill Murray et qui a fait sa gloire, est né de ce drame. Pour la petite histoire, j’ai aussi eu l’occasion de passer une petite heure avec Joe Dante, et donc, je vous prie de croire que ce 8 juin 1984 a marqué la vie de ces deux hommes.

    4 min
  8. 7 juin 1977 : Le coup d'éclat punk des Sex Pistols sur la Tamise

    7 juin

    7 juin 1977 : Le coup d'éclat punk des Sex Pistols sur la Tamise

    Je suppose que vous vous souvenez du jubilé de platine de la Reine Elizabeth, c’était un 7 juin, 70 ans de règne. Et bien moi je me souviens aussi de celui de 1977, pour ses 25 ans de règne. Et tous ceux qui ont connu l’époque s’en souviennent parce qu’à ce moment-là sort le 45 Tours d’un groupe nommé les Sex Pistols, God save the Queen. Le régime britannique traité de fasciste, la photo d’Elizabeth déchirée, on voit ça partout. Pourquoi ? Et bien à cause d’un coup de comm du patron de leur firme de disques, Richard Branson. Aujourd’hui, tout le monde connaît le boss de Virgin Airlines, Virgin Espace mais en 1977 c’est l’éditeur de Mike Oldfield, organisateur de concerts et d'évènements. Et bien pour lancer le disque des Pistols, il organise une party à bord d’un bateau touristique de la Tamise qu’il a loué pour 500 livres. 80 invités sélectionnés, des journalistes dont mon pote Philippe Manoeuvre. On ne va retenir qu’une chose : les Sex Pistols vont jouer God Save the Queen devant Westminster, la police va arriver et stopper le concert, c’est rock’n’roll ! Ce raccourci va profiter au bizness et surtout faire parler des punks dans le monde entier pour la première fois. Car tout le monde croit que c’est Buckingham ou le gouvernement qui a fait interdire le concert pirate. Or si vous avez vu The Crown, vous savez que la ligne d’Elizabeth II est de laisser faire, laisser dire. Et Philippe Manoeuvre n’a pas tout vu. En clair sur le bateau, tout le monde picole et danse, puis lors de leur concert, les Sex Pistols, très énervés de jouer pour une Jet Set des journalistes, deviennent violents. Sid Vicious le bassiste, blesse un journaliste, visage en sang, si bien que le proprio du bateau appelle la police qui l’escorte à quai. Descendez et dégagez disent les bobbies. Et là, Branson dit non, je n’en ai pas eu pour mon argent, on reste. Ça discute, ça traîne, de plus en plus de policiers arrivent et à un certain moment, allez, on a autre chose àfaire, on vire les gens qui restent dans le bateau, et là, c’est le chaos. Bousculade, injures, coups, certains se font arrêter devant les caméras, et là, Branson a ce qu’il voulait : les JT de la Terre entière diffusent, le phénomène punk sort de Londres et devient mondial. Et les Pistols vendent des millions de disques. C’était un 7 juin 1977.

    4 min

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