Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin

Centre Le Pèlerin

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.

  1. -23 h

    Un sang plus éloquent que celui d’Abel – Évangile du jour et méditation du jeudi 15 octobre 2026

    Évangile du jeudi 15 octobre 2026 – 28ème Semaine du Temps Ordinaire « Cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie » (Lc 11, 47-54) En ce temps-là, Jésus disait :    « Quel malheur pour vous,parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes,alors que vos pères les ont tués.    Ainsi vous témoignezque vous approuvez les actes de vos pères,puisque eux-mêmes ont tué les prophètes,et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.    C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit :Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ;parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.    Ainsi cette génération devra rendre comptedu sang de tous les prophètesqui a été versé depuis la fondation du monde,    depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie,qui a péri entre l’autel et le sanctuaire.Oui, je vous le déclare :on en demandera compte à cette génération.    Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi,parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ;vous-mêmes n’êtes pas entrés,et ceux qui voulaient entrer,vous les en avez empêchés. »    Quand Jésus fut sorti de la maison,les scribes et les pharisienscommencèrent à s’acharner contre luiet à le harceler de questions ;    ils lui tendaient des pièges pour traquerla moindre de ses paroles. Au chapitre 10 de Saint Luc, Notre Seigneur Se réjouissait de l’envoi des 72 disciples qui chassaient les démons. « Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair » (Lc 10,18). Qui est Satan ? On connait la réponse du catéchisme : Satan est cet ange qui, par orgueil, se rebella contre Dieu. Notre époque a besoin d’une réponse plus expliquée. De quoi, Satan est-il le nom ? Satan est le refus de Dieu. Il est l’élan lumineux rejeté… Et de notre côté, quelle réponse apportons-nous à cette possibilité de rencontrer Dieu ? Combien de fois n’inversons-nous pas la prière de Saint François ? Le Pauvre d’Assise priait ainsi : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,Là où est la haine, que je mette l’amour.Là où est l’offense, que je mette le pardon. » Mais, combien de fois ne sentons-nous pas…de l’envie… là où la joie devrait se répandre,de la jalousie… là où la fraternité serait requise etde la haine… dans les espaces voués au culte ?  Au chapitre 11 que nous lisons, Jésus hurle de douleur. Une lamentation déchirante monte, elle est adressée aux plus fervents de ceux qui scrutent les Écritures : « Quel malheur pour vous ! » Ceux qui apprennent le mieux la Loi et les Prophètes ne vivent pas le bonheur de cette Parole ! Jésus dénonce la mort que provoque l’hypocrisie en matière de religion. Comment la Parole gorgée de Vie est-elle devenue une plante sèche et sans saveur ? Avec Jésus, le Ciel est dégagé et Satan tombe comme un éclair dont la lumière se perd dans la nuit… Les Fils et les Filles de Dieu devraient se réjouir du salut et se réveiller. Car, enfin, le Ciel est libéré ! Et pourtant, les spécialistes des Écritures passent à côté de la Parole faite chair. Comment les Fils et les Filles du Père peuvent-ils perdre la Vie comme des momies enfermées dans leur sarcophage ? Nous aussi, aujourd’hui, collectivement comme les Pharisiens, nous construisons des « tombeaux » qui enferment les prophètes tués. Connaître dans le langage de la Bible, c’est le bonheur de vivre, c’est se relier à la joie, c’est s’unir à la pulpe de ce qui fait vivre. Or, Jésus le déclare : « vous avez enlevé la clé de la connaissance. » Est-il donc possible de mourir près de la Source qui reste, devant notre soif, scellée comme une tombe ? Oui, c’est possible. Aberrant, mais possible. On comprend mieux le redoublement de la plainte de Jésus : « Quel malheur pour vous ! » Car, la clé est perdue.

  2. -1 j

    D'un seul doigt – Évangile du jour et méditation du mercredi 14 octobre 2026

    Évangile du mercredi 14 octobre 2026 – 28ème Semaine du Temps Ordinaire « Quel malheur pour vous, pharisiens ! Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous ! » (Lc 11, 42-46) En ce temps-là, Jésus disait :    « Quel malheur pour vous, pharisiens,parce que vous payez la dîmesur toutes les plantes du jardin,comme la menthe et la rueet vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu.Ceci, il fallait l’observer,sans abandonner cela.    Quel malheur pour vous, pharisiens,parce que vous aimez le premier siège dans les synagogues,et les salutations sur les places publiques.    Quel malheur pour vous,parce que vous êtes comme ces tombeaux qu’on ne voit paset sur lesquels on marche sans le savoir. »     Alors un docteur de la Loi prit la parole et lui dit :« Maître, en parlant ainsi,c’est nous aussi que tu insultes. »    Jésus reprit :« Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous,parce que vous chargez les gensde fardeaux impossibles à porter,et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeauxd’un seul doigt. » D'un seul doigt  Chaque midi, dans sa petite cuisine aussi rustique que rurale, ma grand-mère faisait de la soupe pour les pauvres de la rue. Passant mes étés dans son jardin, entre la menthe parfumée, les chats errants et les framboises, je ne me souviens plus du nombre de bols qu'elle servait chaque midi, m’appelant pour l’aider à servir ces inconnus aux regards indéfinissables. Je me rappelle de tous ces visages à qui elle ouvrait grand la porte, elle les accueillait un à un avec son tablier délavé et si fleuri. Je me souviens aussi de ses mains rougies par le chaudron, égratignées par les cueillettes du jardin et qui ne comptaient jamais rien : ni les portions, ni les retours, ni les jours. Elle n’avait rien et donnait comme on respire, sans tenir de registre.  L'évangile de ce jour s'adresse justement à ceux qui tiennent registre. « Vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous passez à côté du jugement et de l'amour de Dieu » (Lc 11, 42). Jésus ne reproche pas la dîme elle-même — « ceci, il fallait l'observer, sans abandonner cela » — mais ce que le calcul, poussé jusqu'à la feuille de menthe, finit par faire taire en nous. Et il va plus loin encore, visant les docteurs de la Loi : « vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt » (Lc 11, 46). Un seul doigt. Pas même cela. La distance entre prescrire et porter, entre compter la charge d'autrui et la sentir peser sur ses propres épaules.  Ma grand-mère, elle, ne touchait pas les pauvres d'un seul doigt : elle y plongeait les deux mains usées, jusqu'au poignet, dans le chaudron comme dans leur vie. « Le cœur est une menthe sauvage. Quand deux mains le frottent, il donne tout son parfum », écrit Christian Bobin dans La Nuit du cœur. Deux mains, jamais une seule qui effleure à distance. Il y faut du temps, de la chaleur, le risque d'être soi-même un peu froissé par ce qu'on approche. Un doigt tendu juge et classe ; deux mains qui frottent ne savent plus très bien où s'arrête la fragilité de l'autre et où commence la sienne propre. Deux mains qui frottent pour dégager le parfum de pleine humanité, le parfum de bonté divine si fragile et puissant qu’il ne peut être ni compté ni mesuré, seulement inspiré.  Le Père compte-t-il, lui, la dîme de nos pauvretés ? Ou bien recueille-t-il, à deux mains, l'amer de nos cœurs-rues et la fraîcheur de nos âmes-menthes sans rien trier ni mesurer d'avance ? C'est tout le mystère de sa tendresse : il ne nous somme jamais, du bout d'un doigt, de porter seuls ce qu'il pourrait nous aider à porter. Il plonge les mains avec nous, jusqu’au fond de nos faims et de nos tombeaux piétinés, jusqu’à nous porter, parfumés de son espérance mentholée.

  3. -2 j

    On ne voit bien qu’avec le cœur – Évangile du jour et méditation du mardi 13 octobre 2026

    Évangile du mardi 13 octobre 2026 – 28ème Semaine du Temps Ordinaire « Donnez plutôt en aumône ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous.» (Lc 11, 37-41) En ce temps-là,    pendant que Jésus parlait,un pharisien l’invita pour le repas de midi.Jésus entra chez lui et prit place.    Le pharisien fut étonnéen voyant qu’il n’avait pas fait d’abord les ablutionsprécédant le repas.    Le Seigneur lui dit :« Bien sûr, vous les pharisiens,vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat,mais à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplisde cupidité et de méchanceté.    Insensés ! Celui qui a fait l’extérieurn’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?    Donnez plutôt en aumône ce que vous avez,et alors tout sera pur pour vous. » Insensés… ceux qui construisent sans avoir de fondations, ceux qui purifient l’extérieur mais pas l’intérieur… Jésus parle souvent de façon miséricordieuse, guérit, pardonne mais sa parole peut aussi être tranchante s’il sent la moindre hypocrisie dans les propos de son interlocuteur. On ne connait pas le nom de ce pharisien, mais on sait qu’il a invité Jésus pour prendre le repas de midi. Tout commençait plutôt bien mais le pharisien, qui veut avant tout conserver la pureté des rites de purification, s’intéresse davantage à ces derniers, en l’occurrence les ablutions précédant le repas, qu’à la personne de Jésus, qu’à sa Parole. Jésus ne condamne pas le pharisien mais il remet en cause les valeurs que les pharisiens défendent, Jésus parle de « l’extérieur de la coupe et du plat, alors que à l’intérieur de vous-mêmes vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté… » . C’est cette cupidité et méchanceté que Jésus dévoile et refuse.  Si nous regardons le concept de pureté dans l’Ancien Testament, il s’agit de la distinction entre le pur et l’impur concernant les aliments, la mort, la maladie, alors que pour Jésus la pureté concerne le cœur. « Tout sera pur pour vous » si vous donnez en aumône ce que vous avez. L’exigence n’est pas moindre mais elle est différente, elle ne concerne pas avant tout des gestes extérieurs mais le don de « ce que vous avez ». Jésus remet la personne au centre de tout, et c’est seulement à cette condition que « tout sera pur pour vous ». Alors que pour les pharisiens l’essentiel se jouait dans les rites de purification, pour Jésus la purification se joue dans le cœur et doit être recherchée par le don, véritable antidote de la cupidité.    Comment vivre cette parole si ce n’est en essayant de se donner soi-même et ce que nous avons ? Peu importe s’il nous semble d’avoir peu ou beaucoup à donner, Jésus dit « donnez plutôt en aumône ce que vous avez », notre cœur est alors tourné vers l’autre, vers ses besoins et pas vers nous-mêmes, ou en nous encombrant de préjugés. Il y a quelque temps, je me trouvais dans une nouvelle paroisse, étant de passage pour une courte période, avec des habitudes, des rites, auxquels je n’étais pas habituée. Mais arrivant un jour un peu plus tôt pour participer à l’Eucharistie, j’ai commencé à parleravec une personne qui m’a raconté sa récente conversion, ce qui m’a beaucoup touchée et j’ai expérimenté la force d’une petite communauté chrétienne vivante. C’est ainsi qu’elle me présente à une autre personne, et je me retrouve au cœur de la communauté. Je peux alors moi aussi « me » donner, en faisant une lecture par exemple, mais surtout en entrant en vraie relation avec les personnes, et j’expérimente ainsi la joie de faire partie de cette communauté.

  4. -3 j

    Prête l’oreille de ton cœur et laisse-le se transformer – Évangile du jour et méditation du lundi 12 octobre 2026

    Évangile du lundi 12 octobre 2026 – 28ème Semaine du Temps Ordinaire « À cette génération, il ne sera donné que le signe de Jonas » (Lc 11, 29-32) En ce temps-là,    comme les foules s’amassaient,Jésus se mit à dire :« Cette génération est une génération mauvaise :elle cherche un signe,mais en fait de signeil ne lui sera donné que le signe de Jonas.    Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ;il en sera de même avec le Fils de l’hommepour cette génération.    Lors du Jugement, la reine de Saba se dresseraen même temps que les hommes de cette génération,et elle les condamnera.En effet, elle est venue des extrémités de la terrepour écouter la sagesse de Salomon,et il y a ici bien plus que Salomon.    Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveronten même temps que cette génération,et ils la condamneront ;en effet, ils se sont convertisen réponse à la proclamation faite par Jonas,et il y a ici bien plus que Jonas. Le texte de ce jour a plus d’une fois dérangé : Jésus serait-il contre ceux qui réclament des signes ? Si c’est le cas, pourquoi accède-t-il à leur demande en leur donnant le signe de Jonas ? Certes, nous avons besoin de signes, mais pour quoi faire ? Pourquoi les cherchons-nous ? Notre motivation peut être un chemin de progression spirituelle ou une simple curiosité. Le chemin de progression ouvre à la dimension du disciple : celle du fils ou de la fille bien-aimé(e) qui aime en retour. Cet amour ouvre le cœur et le rend fécond de projets et de dynamisme. La simple curiosité, elle, n’aboutit à rien. Elle nous assèche et on « scrolle » le signe suivant. Les signes sont comparés à des produits dans un rayon d’épicerie spirituelle. Pourquoi réclamons-nous des signes à Dieu ? Est-ce vraiment nécessaire pour grandir dans notre foi et la confiance en Lui ? Ou pour calmer notre démangeaison de voir du nouveau ? La fleur de ce texte, qui anime les mendiants d’espérance que nous sommes, se trouve dans la préparation pour accueillir ce signe qui portera son fruit de grâce. Autrement, il est banalisé, reçu sans aucun égard pour le Dieu qui l’offre. Deux attitudes nous sont proposées par Jésus : Comme la reine de Saba : Se mettre en route dans une démarche intérieure et physique, avec tout ce que cela comporte d’audace, de gêne et de fatigue. Être disposé à écouter, à prêter l’oreille du cœur et à accepter d’être instruit. Que signifie ce signe ? À quoi m’engage-t-il ? Comment j’y réponds ? Aucun signe n’est gratuit. Comme les habitants de Ninive : Écouter et agir pour se rapprocher de Dieu. Prendre le sac de pénitence, du plus grand au plus petit, et crier vers Dieu. Arrêtons-nous sur le contenu du message de Jonas : la destruction de Ninive. Tous les Ninivites se détournent de leurs péchés, chacun selon sa capacité, et ensemble ils crient. Le fléau est écarté. C’est ce signe que Jésus nous propose aujourd’hui. Pourquoi ? Un signe a toujours une répercussion profonde, bien au-delà de l’extraordinaire. Il me fait penser à l'image d'un galet qui tombe dans l'eau et forme des cercles concentriques. Les vibrations de ce signe se déploient dans nos vies. Pour celui qui croit, il n’y a pas de hasard : tout est providence au quotidien. Si un jour, nous devons rendre compte des signes que nous avons demandés au Seigneur et qu’il nous a accordés, peut-être pas comme nous les imaginons, nous serons surpris. Pas de culpabilité ! Mais rendons grâce. Témoignons, discrètement, mais témoignons en bons gérants des bienfaits que Dieu accorde à l’humanité. Le Seigneur nous veut confiants en son Père. Pas au dieu vengeur, justicier, mais au Père qui demande : « As-tu confiance en moi pour qu'ensemble nous renversions la vapeur ? » Seul comme la reine de Saba et ensemble comme les Ninivites. Dans les deux cas, le signe est porteur de vie. Méditation - Prête l’oreille de ton cœur et laisse-le se transformer

  5. -4 j

    Se laisser revêtir par le Christ ! – Évangile du jour et méditation du dimanche 11 octobre 2026

    Évangile du dimanche 11 octobre 2026 – 28ème dimanche du Temps Ordinaire « Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-14) En ce temps-là,     Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles :     « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.     Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.     Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’     Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;     les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.     Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.     Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.     Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’     Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.     Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.     Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence.     Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’     Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » Au cœur de cet Évangile où Jésus nous révèle le désir de Dieu de célébrer des noces, partout l’épouse est présente mais sans vraiment que l’on sache de qui il s’agit. Cette épouse est l’Humanité choisie et appelée à entrer dans cette Alliance où Dieu, à travers son Fils, se présente comme l’époux qui nous attend. Nous sommes les invités et cette alliance ne peut s’accomplir qu’à travers notre « oui » à son Appel.  Ainsi, Dieu nous envoie un faire-part... une invitation toute spéciale : entrer dans la joie de ces noces entre son Fils et nous. Nombreuses furent les invitations qu’Il nous a adressées : la Parole de Dieu en témoigne. Dans notre propre vie, si parfois nous avons fait l’expérience de la blessure, il est aussi vrai que des amitiés, des amours, des œuvres d’artistes, des livres, des rencontres parfois inattendues, la nature, et même un simple sourire d’enfant nous ont fait signe. Ils ont eu le pouvoir, en nous dégageant de ce qui nous possède et mobilise nos énergies, de nous faire goûter à ce qui ne peut mourir, à ce qui nous a délivré de nous-mêmes et de la gravitation dont nous sommes souvent prisonniers à travers le travail, l’argent ou tant d’autres réalités dont nous devenons, sans trop nous en rendre compte, plus ou moins esclave. Dans la respiration de l’accueil et de l’offrande, nous avons fait l’expérience de la rencontre où prend vie la communion, conduisant ainsi chaque personne là où elle ne pourrait jamais aller d’elle-même.   Comme ces parents qui, saisis par le regard de leur enfant, ne se voient plus, tout en devenant, à leur insu, incandescents de leur « être-père » et de leur « être-mère » qui s’éveille en eux.   L’horizon de ces rencontres étoilées respire ce Souffle qui continue de nous chercher et dont le secret prend chair à travers le Christ qui épouse notre Humanité, jusqu’à être à la merci de notre réponse, en allant jusqu’à mourir par amour pour nous.  L’enjeu ne se situe pas dans le fait de recevoir ou non un faire-part. Tous le reçoivent... et parfois par des chemins qui, sans être religieux, donnent accès à notre cœur. La réponse demeure suspendue à nos lèvres. Seule notre liberté peut la donner, dans la conscience de la Gratuité de cet Amour qui nous invite.

  6. -5 j

    Du cri dans la foule au silence du cœur – Évangile du jour et méditation du samedi 10 octobre 2026

    Évangile du samedi 10 octobre 2026 – 27ème Semaine du Temps Ordinaire « Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! – Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu ! » (Lc 11, 27-28)Alléluia. Alléluia En ce temps-là,    comme Jésus était en train de parler,une femme éleva la voix au milieu de la foulepour lui dire :« Heureuse la mère qui t’a porté en elle,et dont les seins t’ont nourri ! »    Alors Jésus lui déclara :« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu,et qui la gardent ! » Méditation - Du cri dans la foule au silence du cœur  En entrant dans ce temps de méditation, prenons conscience du tumulte intérieur qui nous habite parfois. Comme cette femme au milieu de la foule qui s’exclame devant Jésus, notre cœur est souvent à la recherche de quelque chose de grand, de beau, qui vaille la peine d’être vécu.  Que cherche-t-elle, au fond, cette femme ? Elle cherche à honorer ce qui est grand, à toucher du doigt une forme de bonheur parfait. Et nous, que cherchons-nous dans nos journées ? Derrière nos désirs de reconnaissance, nos projets multiples, nos courses quotidiennes, il y a la même quête universelle, celle que tout être humain recherche : une soif de plénitude, un bonheur qui ne passe pas, une Source à laquelle s'abreuver sans jamais plus avoir soif. Nous cherchons à savoir que notre vie a de la valeur, qu'elle est ancrée dans le beau et le vrai. Nous portons tous une quête fondamentale qui est la nôtre : celle de notre identité profonde. Dieu la connaît, car c'est Lui qui l'a déposée en nous de toute éternité...  Face à l'exclamation de la femme, Jésus opère un déplacement du regard. Il nous fait passer de l'admiration extérieure au silence du cœur. La femme exprime un sentiment de louange envers la mère de Jésus. Mais Jésus élève son regard et le nôtre vers ceux et celles qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. Par cette réponse, Jésus ne refuse pas la louange adressée à sa mère, mais il l'ouvre à l'humanité entière. Il affirme que la proximité avec Dieu est un choix du cœur. Par la réponse de Jésus, nous pouvons entendre l’appel personnel que Dieu nous fait et qui retentit pour chacun(e) aujourd'hui. Car chaque être humain peut, à son tour, engendrer le Christ dans sa propre vie en devenant un espace d'accueil pour sa Parole.  Dieu nous appelle à déplacer notre regard vers notre identité profonde, notre identité filiale, celle qui nous relie de toute éternité à Lui. Il nous dit que le vrai bonheur se trouve dans la découverte et l’incarnation de notre identité filiale, de ce que nous sommes profondément et véritablement, notre être-parole. Il nous appelle à devenir, nous aussi, le lieu où sa Parole prend chair. C'est un appel à la liberté, accessible ici et maintenant, au cœur même de notre quotidien.  Dans cet Évangile, Jésus trace le chemin de la transformation de l'être humain, appelé à transparaître de Dieu, à devenir signe visible de Dieu. Cette transformation se déploie en deux mouvements : écouter et garder.   Écouter, ce n'est pas seulement entendre un bruit de fond. C'est faire le choix de s'arrêter, de faire taire ses propres voix intérieures, ses justifications et ses inquiétudes, pour laisser la Parole faire sa demeure en soi. C'est accepter de se laisser bousculer par ce que Jésus nous dit. Écouter la Parole, ça demande du silence et de l'attention dans un monde bruyant.  Garder Sa Parole, c'est la couver comme une semence en terre. C'est la protéger contre les ronces du doute, la fatigue du quotidien ou la dispersion. C'est la méditer en silence, jour après jour, pour qu'elle devienne le filtre à travers lequel nous regardons et vivons toutes nos relations. Garder la Parole, c’est la mettre en pratique.

  7. -6 j

    Le règne de Dieu venu jusqu'à nous – Évangile du jour et méditation du vendredi 9 octobre 2026

    Évangile du vendredi 9 octobre 2026 – 27ème Semaine du Temps Ordinaire « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26) En ce temps-là,comme Jésus avait expulsé un démon,    certains dirent :« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,qu’il expulse les démons. »    D’autres, pour le mettre à l’épreuve,cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.    Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.    Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,comment son royaume tiendra-t-il ?Vous dites en effet que c’est par Béelzéboulque j’expulse les démons.    Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,vos disciples, par qui les expulsent-ils ?Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.    En revanche, si c’est par le doigt de Dieuque j’expulse les démons,c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.    Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,tout ce qui lui appartient est en sécurité.    Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,il lui enlève son armement auquel il se fiait,et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.    Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.    Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,il parcourt des lieux aridesen cherchant où se reposer.Et il ne trouve pas. Alors il se dit :“Je vais retourner dans ma maison,d’où je suis sorti.”    En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.    Alors il s’en va,et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui,au nombre de sept ;ils entrent et s’y installent.Ainsi, l’état de cet homme-làest pire à la fin qu’au début. » Jésus chasse les mauvais esprits. Il fait le bien, mais par certaines personnes, il est mal perçu. Certains l'accusent de collaborer avec le démon, d'autres demandent des signes supplémentaires venant du ciel. Combien de fois nous-mêmes devenons les objets d’accusation des autres ? Nous savons comment ça fait mal d’être accusé injustement. Pourtant, à nous-mêmes, il arrive aussi d'accuser les autres de mauvaises actions ou de mauvaises intentions… Les accusations d’habitude provoquent toutes sortes de réactions : de la défense à l’accusation en retour. Ainsi, parfois inconsciemment, on rentre dans la triste danse du mal subi et du mal commis. C’est là une fine technique de celui qui par sa nature est « celui qui divise », « qui désunit », le vrai signifiant du mot grec « diabolos » (διάβολος). Le Tentateur, en étant une créature intelligente qui, par l’orgueil, s’est détournée de Dieu, n’a pas en lui un pouvoir divin créateur. Le diable agit souvent dans l'ombre, par le déni de qui est Dieu et de ce qu'il fait. Son royaume est totalement opposé au royaume de Dieu : il y a de l'absence d'amour, des mensonges et de la destruction. C’est par la division semée, par la désunion qu’il gagne ce pouvoir sur l’être humain. Il existe même une expression latine « divide et impera » (diviser pour régner) qui est attribuée à Philippe II de Macédoine du IVᵉ siècle pour décrire « une stratégie visant à semer la discorde et à opposer les éléments d’un tout pour les affaiblir et à user de son pouvoir pour les influencer »[1]. La division affaiblie ou, comme Jésus l'exprime : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres. » S’il n’y a pas d’intégrité en l’être humain entre ses trois instances relationnelles (corps, psyché et cœur profond), il est faible, dispersé, malheureux. S’il n’y a pas d’union dans les relations entre les personnes, cela cause beaucoup de souffrances, des blessures avec ses effets de l'isolement, du rejet, de l'abandon… Si l’être humain est divisé de sa Source divine, de la relation avec Dieu, il se sent perdu, désorienté, sans aucun sens dans sa vie.

  8. 7 oct.

    Combien plus le Père… – Évangile du jour et méditation du jeudi 8 octobre 2026

    Évangile du jeudi 8 octobre 2026 – 27ème Semaine du Temps Ordinaire « Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 5-13) En ce temps-là,    Jésus disait à ses disciples :« Imaginez que l’un de vous ait un amiet aille le trouver au milieu de la nuit pour lui demander :“Mon ami, prête-moi trois pains,    car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi,et je n’ai rien à lui offrir.”    Et si, de l’intérieur, l’autre lui répond :“Ne viens pas m’importuner !La porte est déjà fermée ;mes enfants et moi, nous sommes couchés.Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.”    Eh bien ! je vous le dis :même s’il ne se lève pas pour donner par amitié,il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami,et il lui donnera tout ce qu’il lui faut.    Moi, je vous dis :Demandez, on vous donnera ;cherchez, vous trouverez ;frappez, on vous ouvrira.    En effet, quiconque demande reçoit ;qui cherche trouve ;à qui frappe, on ouvrira.    Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson,lui donnera un serpent au lieu du poisson ?    ou lui donnera un scorpionquand il demande un œuf ?    Si donc vous, qui êtes mauvais,vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saintà ceux qui le lui demandent ! » Dans le chapitre qui précède, Jésus rencontre un « docteur de la Loi » qui lui demande ce qu’il faut faire pour avoir « la vie éternelle » (Lc 10,25). À ce savant, Jésus répond par la parabole du bon samaritain : parabole qui invite à se tenir prêts à l’imprévisible d’un Dieu qui envoie un prochain inattendu. En pansant les blessures de cet homme blessé sur la route, n’est-ce pas quelque chose de Dieu qui s’accueille sans le savoir ? Dans la parabole de ce jour, Jésus prend l’exemple d’un homme qui accueille un ami alors qu’il est lui-même sans ressource. Comment accueillir un ami qui arrive « au milieu de la nuit », c’est-à-dire quand on n’a rien à donner ? Dans cette « nuit », l’homme éprouve son manque… Comment demeurer dans la relation alors que nous nous heurtons à notre vide ? Malade sur un lit d’hôpital ou perdu dans les soucis avec nos enfants, combien de fois ne sommes-nous pas déchirés par une détresse ? Comment recevoir la vie quand on ne sait rien… quand on ne peut rien… « Je n’ai rien à lui offrir » dit l’ami de la parabole. Pourtant, cet homme, pris à l’improviste, ne sombre pas dans l’angoisse. Il ne se culpabilise pas. Il ne remet pas en question son amitié, il ne choisit pas de se sortir d’affaire en éludant le besoin de son ami. Pourquoi ? Cet homme se souvient qu’il a lui-même un ami qui lui répondra même si « la porte est déjà fermée ». Ainsi, son manque ne s’étiole pas dans la solitude. Cet homme, surpris en pleine nuit, adresse son manque à cet ami qui saura ouvrir sa porte pour que le manque devienne relation.… Et nous ? Considérons-nous le Père comme un ami auquel s’adresser ? Attendons-nous les « trois pains » de l’Esprit de cet ami ? Cette parabole raconte l’histoire de trois hommes : un ami voyageur qui vient à l’improviste, un ami endormi capable de secourir et l’ami surpris et démuni qui exprime son manque : « “Mon ami, prête-moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir.” » Ce récit d’hospitalité fait penser à l’accueil qu’Abraham réserva aux trois hommes venus le visiter : « Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : ‘’Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes.’’ » (Gn, 18,6). Dieu surgit avec un visage inconnu et se présente sans invitation. La dureté de notre monde n’est pas mise en avant par Jésus pour dévaloriser notre pauvre don humain. Bien au contraire ! Malgré ce qui est « mauvais », Jésus sait voir une capacité à donner : les pères terrestres prodiguent de « bonnes choses » à leurs enfants.

À propos

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.