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  1. -2 j

    Le Burger impôssible de l’Hotel de Hilbert de Montreal

    « À l'Hôtel de Hilbert, quand l'impossible est au menu, commande donc ce qu'il y a à côté ! » 🫧 Les Archives du Burger Impossible Une enquête d’Alys, 12 ans, étudiante à l’Académie de la Fleur d’Or, en 2050. Comment un livre commencé en 1997 est-il devenu, en 2026, un jeu de billes, de bulles, de rencontres et de symphonies? Chapitre 1. Le jour où Alys commanda l’impossible Le 32 octobre 2050. Alys venait de découvrir une drôle d’archive dans une chambre-bulle de l’Hôtel de Hilbert de Montréal. Le dossier portait un nom plutôt inquiétant : LE BURGER IMPOSSIBLE. Elle s’attendait à trouver une recette interdite par le ministère de l’Alimentation Imaginaire. Mais non. Il y avait là un enregistrement de restaurant, des photos de billes, une abeille, un cheveu rouge, un bracelet magique, un vieux cinéma, un café, un poète mort, quelques îles du Pacifique et un livre intitulé Les Hasards nécessaires. Le tout était classé dans le désordre. Ce qui, à l’Hôtel de Hilbert, constituait une excellente méthode de classement. Alys lança l’enregistrement. Bruit de vaisselle. Conversations. Chaises qui grincent. Plusieurs personnes qui parlent en même temps. Une voix déclara : « Moi, je vais essayer la salade... » Une autre cherchait à savoir ce qui accompagnait le Burger Impossible. Puis une voix posa la question que personne n’avait songé à poser : « C’est quoi, le Burger Impossible? » Alys arrêta l’enregistrement. « Ben voyons! En 2026, ils commandaient de l’impossible avec de la salade? » Elle ouvrit son cahier. Première découverte : Les anciens pouvaient discuter pendant dix minutes de ce qu’ils allaient manger, sans jamais savoir exactement ce qu’ils commandaient. Deuxième découverte : Ils avaient beaucoup de difficulté à choisir ce qui venait à côté de l’impossible. Alys sourit. « Ça explique peut-être leur civilisation. » Mais elle n’avait pas encore découvert le plus bizarre. Ces voix ordinaires, autour d’une table, étaient peut-être la clé d’une histoire commencée cinquante-trois ans plus tôt. Chapitre 2. Les hasards qui voulaient devenir nécessaires Alys trouva une vieille photographie de 1997. Une abeille. Un cheveu rouge de Bérénice. Une chambre d’hôtel à Limoilou. Drôle de commencement pour un livre de psychologie. « Pourquoi pas commencer par le commencement? » demanda-t-elle à l’ordinateur. ORDINATEUR HILBERT : « Parce qu’on ignore où il se trouve. » Elle découvrit alors qu’en 1997, un psychologue avait commencé à réunir des histoires de coïncidences. Des rencontres imprévues. Des rêves. Des événements qui semblaient se répondre sans qu’on puisse établir de lien de cause à effet. Il cherchait à comprendre pourquoi certains hasards prenaient soudain une importance considérable dans la vie de quelqu’un. En 2001, ses histoires étaient devenues un livre : Les Hasards nécessaires. Le livre ne prétendait pas que tout était écrit dans les étoiles. Il posait une question beaucoup plus dérangeante : Et si le sens d’un événement dépendait aussi de la manière dont nous y participons? « Ça commence à être intéressant », dit Alys. Elle ouvrit un deuxième dossier. Chapitre 3. Les anciens jouaient aux billes Les photographies montraient maintenant Montréal. Le carré Saint-Louis. La bille bleue du cinéma Jimax. Une perle rouge. Le café Magnolia. Une bille associée à Leonard Cohen. Un bracelet Bizzart. Et, complètement ailleurs, un Hôtel de Hilbert à Bora Bora. Alys tenta de tracer des lignes entre toutes ces choses. Elle obtint un immense plat de spaghettis. « Il doit bien y avoir une logique dans ce spaghetti-là! » ORDINATEUR HILBERT : « Attention. Une histoire qui relie plusieurs événements ne démontre pas qu’ils ont été organisés pour se rencontrer. » « Je sais, espèce de vieux grille-pain. Mais ça n’empêche pas de faire quelque chose avec! » Et soudain, Alys comprit pourquoi les anciens avaient commencé à cacher des billes dans les cafés, les cinémas et les villes. Les billes n’étaient pas seulement des objets à trouver. Elles étaient des invitations. Une personne cachait une bille. Une autre la découvrait. Une troisième inventait une histoire. Une quatrième offrait un café. Personne ne contrôlait la suite. C’était justement ça, le jeu. Les réseaux artificiels connectaient des profils. Les billes connectaient des histoires, des lieux et des personnes. Chapitre 4. Le grand classement des hasards Pour ne plus se perdre, Alys construisit quatre tiroirs. 1997 · Remarquer Des événements se rencontrent dans l’expérience d’une personne. Certains prennent un sens particulier. 2001 · Raconter Les Hasards nécessaires rassemble ces expériences. Une intuition personnelle devient un langage que d’autres peuvent explorer. 2026 · Jouer ensemble Les billes circulent, les gens se rencontrent, les histoires se mêlent. Le sens ne reste plus dans un seul livre ou une seule tête. 2050 · Composer Alys hérite des archives et tente de comprendre comment plusieurs histoires individuelles peuvent devenir une œuvre collective. Alys contempla son classement. « Ben coudonc. Ils ont passé trente ans à comprendre les hasards, pis après ils se sont mis à en fabriquer des occasions! » L’ordinateur émit un petit ding. « Correction : fabriquer des occasions de rencontre n’équivaut pas à fabriquer des synchronicités. » « T’as raison. Mais tu pourrais avoir raison moins souvent. » Chapitre 5. De la synchronicité à la symphonicité Alys retourna écouter l’enregistrement du Burger Impossible. Elle entendait maintenant quelque chose qui lui avait échappé. Une voix demandait une salade. Une autre cherchait la carte. Quelqu’un riait. Une personne tentait d’expliquer ce qui était possible, tandis qu’une autre cherchait simplement ce qu’il y avait à côté. Personne ne prononçait le mot symphonicité. Et pourtant, Alys commençait à en reconnaître une petite image. Les conversations se superposaient, se coupaient, reprenaient ailleurs. Chacun avait sa petite chanson. Ensemble, ils faisaient un drôle de concert. Pas toujours harmonieux. Mais vivant. Elle inscrivit sur la première page de son cahier : La synchronicité, c’est quand des événements semblent se répondre et que quelqu’un y reconnaît un sens. La symphonicité, c’est quand plusieurs personnes commencent à se répondre et composent ensemble quelque chose qui n’existait pas auparavant. La première peut nous transformer. La seconde peut transformer ce que nous faisons ensemble. L’une n’entraîne pas automatiquement l’autre. Il faut encore des gens qui acceptent de jouer. Chapitre 6. Ce qu’il y avait à côté de l’impossible Alys retrouva la dernière partie de l’enregistrement. Quelqu’un voulait commander le Burger Impossible avec sa salade. Le choix paraissait banal. Mais Alys pensa à toutes ces grandes questions que les anciens s’étaient posées. Est-ce le hasard qui décide de nos rencontres? Est-ce nous qui inventons leur signification? Et qu’arrive-t-il lorsque nous décidons d’en faire quelque chose ensemble? Elle referma le dossier. Puis elle lui donna un nouveau titre : LE BURGER IMPOSSIBLE : HISTOIRE D’UN LIVRE QUI NE VOULAIT PAS RESTER UN LIVRE. Sous le titre, elle ajouta : En 1997, quelqu’un cherchait du sens dans les hasards. En 2001, il en fit un livre. En 2026, les anciens commencèrent à transformer certaines de ces histoires en invitations à jouer ensemble. En 2050, nous cherchons encore comment continuer la chanson. Et tout au bas de la page : « Le hasard peut nous offrir une rencontre. Mais c’est à nous de décider si nous allons en faire une relation. » Alys sourit. Elle avait enfin compris pourquoi le Burger Impossible se trouvait dans les archives de l’Hôtel de Hilbert. Ce n’était pas à cause du burger. C’était à cause de ce qui se passait autour de la table. Elle lança une dernière question à l’ordinateur : « Dis donc, Hilbert, est-ce qu’on peut commander une symphonicité? » « Non, Alys. » « Pourquoi? » « Parce qu’il faut être plusieurs pour la préparer. » « Bon. Alors appelle les autres. J’ai une idée. » Fin de l’archive numéro 1. À suivre : La chambre-bulle entre Limoilou et le carré Saint-Louis, où Alys découvre qu’une bille peut voyager beaucoup plus loin qu’une publication Facebook, même sans avoir de compte. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit radioalys.substack.com

  2. -3 j

    Les enfants-livres du 32 octobre

    🎙️ RADIO ALYS Les enfants-livres du 32 octobre Archives de 2026 retrouvées à l’Académie de la Fleur d’Or de Limoilou, en octobre 2050. En octobre 2050, une jeune archiviste nommée Alys redécouvre l'enregistrement singulier d'une rencontre insolite tenue le 32 octobre 2026 dans un pub de Québec. Cet événement rassemble quatre figures excentriques, soit un physicien intersidéral, une grande juriste, une pêcheuse-chasseuse et un poète, qui décident de confier la vie à deux enfants-livres plutôt qu'à de simples concepts numériques. Plutôt que de monopoliser ces idées à des fins personnelles ou mercantiles, le groupe choisit de les libérer dans un réseau humain naturel et physique. Les livres voyagent ainsi de main en main à travers la communauté, semblables à une garderie ambulante favorisant les connexions authentiques et le hasard. Cette démarche illustre l'idée fondamentale que les pensées ne constituent pas une propriété privée, mais plutôt des possibilités devant être partagées pour s'épanouir pleinement. Bon jeu ! Allô les anciens ! Ici Alys. Douze ans, toutes mes dents, pis encore assez de questions pour faire sauter les plombs de l’Université. Aujourd’hui, j’ai trouvé une drôle d’affaire dans les archives. Deux livres emballés. Des billes. Quatre grandes personnes. Un pub à Québec. Pis une date qui n’existait pas. Le 32 octobre 2026. Dans l’enregistrement, un monsieur déclare : « Nous sommes le 32 octobre. Moi, en tout cas, je sais pas pour toi. Moi, je suis le 32. » J’avais jamais entendu quelqu’un être une date. Mais en 2026, les gens pouvaient être de gauche, de droite, en ligne, hors ligne, en couple, en crise et même en vacances. Alors pourquoi pas être le 32 ? Autour de la table, il y avait une Grande Juriste de l’Univers, un Physicien Intersidéral, une Grande Pêcheuse-Chasseuse et un Grand Poète qui pouvait être tout ce que vous vouliez. Ça faisait un drôle de conseil d’administration. Personne n’administrait rien. Ils avaient décidé de mettre deux enfants au monde. Pas des vrais bébés ! Deux enfants-livres. Un à pois. Un à rayures. Parce qu’une idée, voyez-vous, c’est un enfant qui n’a pas encore trouvé tous ses parents. Ça naît dans une tête, mais ça peut pas grandir tout seul là-dedans. Ça lui prend des mains, des bras, des oreilles, des garderies, des écoles et des gens qui lui disent : « Viens donc jouer avec nos idées à nous autres ! » Le problème, en 2026, c’est que tout le monde voulait avoir des idées, mais pas grand monde voulait les laisser partir. MON idée ! MON livre ! MON enfant ! Alors qu’une idée, c’est pas une propriété. C’est une possibilité qui cherche des parents d’accueil. (Le Physicien intersideral qui transporte le livre vers les Bee Low) Ce soir-là, pour son anniversaire, la Grande Pêcheuse-Chasseuse choisit un des deux enfants-livres. Elle a pigé le premier a bulles L’autre fut confié au Physicien Intersidéral. Mission : Faire voyager l’enfant présent livre qu’elle n’a pas choisit, jusqu’à elle, en passant par une fameuse boucle des Bellow. Mais pas par Amazon, Facebook ou les autoroutes des algorithmes ! Par les réseaux naturels. De main en main. De café en café. De hasard en hasard. Un genre de garderie ambulante pour idées en liberté. Chaque personne devait pouvoir lui offrir un petit bout de son monde avant de le laisser repartir. Et si le livre revenait finalement à la Pêcheuse-Chasseuse, il aurait grandi. Pas grossi. Grandi de tout le monde qu’il aurait rencontré. « C’est essentiellement une rencontre de connexion et de sécurité. » C’était la Grande Juriste. La liberté sans sécurité, ça peut devenir une jungle. La sécurité sans liberté, une prison avec des coussins. Faut les deux pour faire une bonne garderie d’univers. Puis le Grand Poète s’est mis à parler de violon, de physique quantique et de géocaching, comme dans Geo Cacher des billes et des GO dans les clubs meds de l’univers et du réseau des Hotels de Hilbert que nous étudions à l’académie de la fleur d’or de Limoilou entre deux sorties de Zorro et de tirs à la carabine a plomb sur la rivere a merde pas loin de la, Au dela de l’étang et de l’île de Gilligan J’ai demandé à mon professeur ce que ça voulait dire. Il m’a répondu : « Ça dépend de qui tient le violon et de comment les billes sont cachés ou pitchées. » Je crois qu’il ne le savait pas non plus. [UNE BILLE TOMBE DANS UN VERRE. TING ! Un detecteur a B******t est créé] Puis cette phrase mystérieuse : « Et le reste du temps, nous le donnons aux Bellos. » « Below ! Below ! Below ! » On aurait dit qu’ils cherchaient des abeilles cachées en dessous du monde. En tout cas, ils avaient compris quelque chose. Une idée ne devient pas plus vivante parce qu’elle voyage plus vite. Elle devient vivante quand elle rencontre une autre vie. En 2026, les humains avaient des milliards de connexions. Pis parfois plus personne à la maison. Alors cette petite gang avait décidé de construire un réseau qui ne se branchait pas. Un réseau qui se touchait. Qui pouvait se tromper de rue, manquer son autobus, prendre un café, perdre une bille, retrouver un ami. Une symphonicité de mains propres. Des mains assez ouvertes pour laisser repartir ce qu’elles ont reçu. À l’Académie de la Fleur d’Or, nous avons retenu quatre droits fondamentaux des idées-enfants : * Le droit de naître, même ridicules. * Le droit d’être accueillies, même incomprises. * Le droit de se transformer, même contre les attentes de leurs parents. * Le droit de repartir, même quand on les aime beaucoup. Parce qu’on n’élève pas les enfants pour qu’ils nous appartiennent. On les accompagne pour qu’ils puissent nous surprendre. En 2026, on cherchait des abonnés. Il fallait peut-être chercher des compagnons. On cherchait des influenceurs. Il fallait peut-être chercher des parents d’accueil. On voulait que les idées grandissent en santé et pas juste devenir des idées virales qui active l’énergie du Like. Il fallait peut-être simplement qu’elles deviennent fertiles. Et c’est peut-être là que commence la symphonicité. Quand personne ne possède la chanson. Quand chacun y ajoute un bout de sa vie. Quand le cadeau qu’on offre n’est plus seulement ce qu’il contient, mais tout ce qui pourrait lui arriver. [UNE BILLE ROULE. UNE AUTRE LUI RÉPOND.] Ici Alys, Radio Alys. La fréquence des gens Bizzarts. Aux dernières nouvelles, le deuxième enfant-livre voyage toujours quelque part entre deux mains. Et si vous le trouvez, ne le gardez pas juste pour vous. Faites-lui rencontrer quelqu’un. Parce qu’un enfant qui voyage peut découvrir un monde. Mais un monde qui accueille un enfant peut découvrir son avenir. [VOIX LOINTAINES DU PUB] « Below… Below… Below… » « Bon jeu ! » Fin de la transmission. La morale du 32 octobre Nous ne sommes pas propriétaires des idées qui naissent en nous. Nous sommes les parents des mondes qui cherchent à naître entre nous. Procès-verbal du 32 octobre 2026 Archives retrouvées en octobre 2050 à l’Académie de la Fleur d’Or de Limoilou. Lieu : Pub Galaway, Québec Occasion : Anniversaire de la Grande Pêcheuse-Chasseuse et lancement du voyage des deux enfants-livres. Objet : Créer des boucles de rencontres naturelles, sans dépendre des réseaux numériques. Les quatre personnages du procès-verbal 1. Le Physicien Intersidéral Gardien des trajectoires improbables. Chargé de faire voyager le deuxième enfant-livre de main en main, jusqu’aux Bellow, sans raccourci algorithmique. 2. La Grande Juriste de l’Univers Présentée explicitement dans l’enregistrement. Elle définit la rencontre par deux principes fondamentaux : la connexion et la sécurité. Elle rappelle aussi l’importance de prendre du temps pour soi. 3. La Grande Pêcheuse-Chasseuse Invitée d’honneur du 32 octobre. Elle choisit le premier des deux enfants-livres. L’autre doit voyager vers elle, sans qu’elle puisse prévoir son itinéraire ni ses rencontres. 4. La Personne Qui Peut Être Tout Ce Que Vous Voulez Personnage à identité ouverte, possiblement celui que l’archive interpelle comme le « grand poète ». Il représente le droit de ne pas être réduit à un seul rôle, ni à une définition définitive. Fin du procès-verbal. Début de l’expérience. Ici Alys, Radio Alys. La fréquence des gens Bizzarts. P.-S. : Le physicien est prié de ne pas téléporter le livre. Ce serait tricher. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit radioalys.substack.com

  3. -6 j

    La Chambre bulle d’Alys

    Bienvenue dans ma Chambre Bulle Je m’appelle Alys J’étudie à l’Académie de la fleur d’or de Limoilou Ici, on n’enseigne pas des réponses. On cultive des Questions L’Académie de la Fleur d’Or est née le trente-deux août, pendant que le monde accélérait, et que l’âme cherchait sa maison. Nous avons créé un lieu où le temps s’apprend comme une musique, et où l’espace se traverse comme une relation. Nous enseignons le mieux ce que nous avons le plus besoin d’apprendre Ensemble Ici nous apprenons à reconnaître la différence entre croire et connaître. À naviguer entre Chronos, Kairos, Aion, et par dela les multiples Champs de Conscience. Nous faisons partie du Parti des 4 Saisons Nous apprenons ici à debattre sans nous battre À Rêver mieux ensemble que l’ensemble de toutes nos peurs Nous apprenons ici à célébrer la démocratie dans le coeur Nous apprenons ici à apprivoiser son petit dictateur, sans jamais lui céder les clés. Nous apprenons ici à transformer nos merdes en perles nos crises en chansons Et nous apprenons à superposer nos rencontres jetables en relations durables. Nous sommes ici pour jouer sérieusement. Sans se prendre trop au serieux Nous appreons à danser avec le chaos, sans chercher à tout contrôler, À inattendre la vie non pas pour ne rien attendre, mais pour s’attendre à tout À savourer les fruits du hasard, et extraire, du monde, ses symphonies cachées. Ici, pas de notes. Des perles. Des Bulles Des Chambres circulaires Chaque perle est une question. Une boussole. Une manière d’avancer. La Fleur d’Or, parce qu’elle pousse entre science et poésie, parce qu’elle attire les abeilles sans les enfermer, parce qu’elle transforme le pollen de l’expérience en miel de conscience L’Académie de la Fleur d’Or, c’est pour celles et ceux qui sentent que le monde a besoin non pas de plus de contrôle, mais de plus de justesse. Ici, on devient soi, sans effacer les autres… Cette archive présente une œuvre artistique pluridisciplinaire et imaginative intitulée « Chaque chambre est une bulle », qui se décline simultanément sous forme de jeu interactif, de livre aux chapitres infinis et d’album musical immersif. À travers un univers esthétique inspiré de l'Art Bizzart nouveau, des mathématiques poétiques et des concepts temporels, le projet invite le public à explorer un hôtel labyrinthique où chaque espace représente une expérience sensorielle ou mémorielle unique. Les illustrations et les paysages sonores oniriques fusionnent pour illustrer la synchronicité et les liens invisibles qui unissent les êtres, suggérant que le monde nous habite autant que nous l'habitons. Enfin, le concept célèbre la collaboration créative et le hasard poétique, brisant les frontières traditionnelles entre les disciplines artistiques pour proposer une exploration collective et décomplexée de la conscience. Choisissez maintenant une porte le plus par hasard que vous pouvez… Secouez vos croyances, vos peurs, vos habitudes, et vos certitudes Bon jeu ! Voici une des portes possibles… ATTENTION ATTENTION ! Nous cherchons des personnes , des robots 🤖, des joueurs et ou des joueuses pour tester ou détester le jeu de démocratie des 4 saisons cet automne... Vous devriez être capable de jouer en cliquant de temps en temps sur une des zones du Cerveau Planète… Bonne chance ! Pour ceux et celles qui vont se mériter une place pour essayer la démocratie en hiver, nous vous souhaitons bonne chance ! PS: Cette page va se fermer prochainement pour faire place au vide Entre temps, vous pouvez écouter ceci et tenter de répondre à la Question Quizz… PS: Pourquoi le pouce vert et en or selon vous ? This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit radioalys.substack.com

  4. 5 oct.

    L’Échelle Circulaire

    Chère Alys, Dans les anciens Hôtels de Hilbert, il existait une drôle d’échelle. Elle ne montait pas vraiment au deuxième étage. Elle ne descendait pas non plus au sous-sol. Elle revenait sur elle-même. Regarde les deux images. La première montre presque un petit univers fermé sur lui-même, une échelle entourée d’étoiles et de lunes. La seconde révèle son secret : on peut marcher longtemps en croyant monter ou descendre, puis découvrir que le haut et le bas appartiennent au même parcours. Dans le réseau des Hôtels de Hilbert, cette échelle devint donc un symbole de transformation. On l’expliquait ainsi aux enfants : ⬆️ Monter peut vouloir dire apprendre, réussir, comprendre, grandir.⬇️ Descendre peut vouloir dire perdre, douter, échouer, ne plus savoir. Mais l’Échelle circulaire pose une question beaucoup plus étrange : Et si certaines descentes étaient une autre manière de continuer le voyage ? Celui qui croit être arrivé tout en haut peut découvrir qu’il recommence. Celui qui croit avoir touché le fond peut découvrir une nouvelle marche juste devant lui. C’est pourquoi, dans les Hôtels de Hilbert, on disait : « Toucher le fond n’est parfois que rencontrer une nouvelle ligne de départ. » L’échelle enseigne aussi quelque chose d’important sur notre époque, Alys. En 2026, nous aimions beaucoup classer les gens : succès ou échec, gagnant ou perdant, progrès ou recul, supérieur ou inférieur. L’Échelle circulaire répondait gentiment : « Vous êtes certains que votre univers possède vraiment un haut et un bas ? » Et voilà son petit paradoxe : Grimper et tomber peuvent parfois appartenir au même mouvement. Ce qui compte alors n’est plus seulement : « Est-ce que je monte ? » mais plutôt : « Qu’est-ce qui se transforme en moi pendant que je parcours l’échelle ? » C’est pour cela que chaque Hôtel de Hilbert possède symboliquement une Échelle circulaire : elle rappelle aux voyageurs qu’une vie n’est peut-être pas une course vers le sommet. Elle ressemble davantage à une musique. 🎶On revient parfois au même endroit, mais jamais tout à fait avec la même oreille. Et c’est peut-être ça, grandir : Repasser par les mêmes marches en devenant capable d’y entendre autre chose. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit radioalys.substack.com

  5. 2 oct.

    Projet Arpégiateur

    Bonjour aux amies et amis de 2026 ! Nous étudions actuellement votre époque et notre prof de merde préférées nous a parlé du mot et du projet Arpégiateur Qu’est-ce qu’un arpégiateur ? * Définition : C’est un module électronique ou un logiciel. * Fonctionnement : Vous maintenez des touches enfoncées. L’appareil joue chaque note de l’accord une par une. * Résultat : Il crée une cascade de notes régulières sans les jouer à la main. Voici un exemple: Comment ça marche ? * Le tempo : La vitesse des notes suit une horloge interne ou externe artificiellement synchronisée. * L’ordre des notes donne les sens : Vous pouvez choisir les sens (montant, descendant, alterné ou aléatoire, vers le centre, vers les bords, vers vous, vers l autre etc…). * L’octave : L’arpégiateur peut répéter les notes sur une ou plusieurs octaves séléctionnée précédemment plus haut ou plus bas, plus grave moins grave:) . * La différence avec un séquenceur : L’arpégiateur s’adapte en temps “réel. naturel” superposées aux accords que vous changez, contrairement à un séquenceur qui joue une mélodie fixe préprogrammée artificiellement ou improvisée naturellement. Voici le plus bel exemple de l’utilisation de cet instrument selon notre prof de merdes: Voici la version faite en Chine, mais la version des Pyramides entre 1999 et 2000 puis la version à Bruxelles de 2025 seraient encore meilleures, Vous trouverz plus bas la version 50 ième anniversaire Maintenant, voici ce qui défie les appégiateurs de l’univers selon notre prof de merdes… Voici l’extrait audio 1 des archives de l’Académie de la fleur d’Or de ce que La Mamma Ia plus populaire de 2026 disait au sujet de la différence entre les arpégiateurs naturels et artificiels et les séquences soeurs ou paires artificiels et ou or naturels du Projet Arpège 1 📻 RADIO ALYS La fréquence des gens Bizzart Archive retrouvée : L’Arpège perdu, Limoilou, 2026 [SON : vieux bouton de radio. Grésillement. Une fréquence cherche sa place.] ALYS, très proche du micro : Allôôô ? Allô Limoilou ? Allô le passé ? Ici Alys, rue Nicolet. J’vous parle de l’année 2050. Ben… techniquement, j’vous parle de ma chambre, mais ma chambre est en 2050, faque ça compte. [PETIT JINGLE CHANTÉ] 🎵Radio Alys…Radio Alys…La radio qui pogne des affairesque les autres radios pognent pas.🎵 ALYS : Aujourd’hui, à l’Académie de la Fleur d’Or, au bout de ma rue, on étudie une affaire ben étrange. Une archive sonore retrouvée en 2026. Elle porte un nom extrêmement scientifique : « Arpège 2 ». Pourquoi 2 ? Personne sait. Où est Arpège 1 ? Encore moins. C’est ça, la recherche. [LANCER QUELQUES SECONDES DE L’ARCHIVE ARPÈGE 2] ALYS, chuchotant : Écoutez ça. Tou-dou-dou-dou-dou… Ça avance. Ça revient. Ça avance encore. On dirait que quelqu’un monte un escalier pis qu’à chaque fois qu’y arrive en haut… y découvre un autre escalier. À l’Académie, ils appellent ça un phénomène extrêmement compliqué. Moi, j’appelle ça : un lundi matin. NARRATEUR, voix radiothéâtre ancienne : En cette lointaine année 2026, les humains possédaient déjà des machines capables de parler, d’écrire, de composer de la musique et de leur recommander des grille-pain. Mais une question demeurait sans réponse. Que désiraient-ils réellement ? ALYS : Ça, c’est notre grande question aujourd’hui. Parce qu’en 2026, vous étiez entourés de machines qui pouvaient vous dire : quoi regarder, quoi acheter, quoi écouter, où aller, qui aimer, pis probablement quelle sorte de yogourt correspondait à votre personnalité. Mais… qui décidait de la prochaine note ? [ARPÈGE REPREND] ALYS : Écoutez ben. Une note arrive. Une deuxième note répond. Une troisième change un petit peu l’histoire. Pis tranquillement… ça devient une phrase musicale. Peut-être qu’une vie, c’est pareil. On pense qu’on choisit tout. Mais souvent, on arrive dans une chanson qui avait déjà commencé avant nous. Y avait nos parents. Nos grands-parents. Nos histoires. Nos peurs. Nos rêves. Nos algorithmes. Nos voisins. Pis probablement quelqu’un qui avait oublié son clignotant depuis 1987. LE LABORATOIRE DE LA FLEUR D’OR [SON : porte d’école, clochette, enfants au loin.] PROFESSEURE : Alys, qu’est-ce qu’un arpège ? ALYS : C’est un accord qu’on joue une note à fois. PROFESSEURE : Exactement. Et si une société était un accord ? ALYS : Ben là… ça dépendrait si le monde s’écoute. Parce que sinon, c’est juste huit milliards de solos de batterie. [PETIT SILENCE] ALYS : C’est ça que j’aime de l’idée de symphonicité. Une synchronicité, c’est peut-être deux notes qui se rencontrent pis qui prennent soudainement du sens. Mais la symphonicité… c’est quand plusieurs mondes commencent à s’écouter. Pas nécessairement à penser pareil. Ça serait plate en maudit. Une symphonie où toutes les notes sont pareilles, c’est pas une symphonie. C’est une sonnette de porte. CHRONIQUE : LES HUMAINS DE 2026 [MUSIQUE TYPE RADIO JEUNESSE DES ANNÉES 50.] ALYS : Bienvenue à notre chronique : « Qu’est-ce qu’ils fabriquaient donc en 2026 ? » Question numéro un : Pourquoi les humains regardaient-ils leur téléphone lorsqu’ils s’ennuyaient ? Réponse : Pour ne surtout pas découvrir pourquoi ils s’ennuyaient. DING ! Question numéro deux : Pourquoi demandaient-ils à leurs intelligences artificielles de penser à leur place ? Réponse : Parce que penser, des fois, ça pique. DING ! Question numéro trois : Est-ce que les intelligences artificielles étaient intelligentes ? Réponse : Ça dépendait beaucoup de la question. Comme les humains. [ARPÈGE REVIENT, PLUS BAS] LA MACHINE À QUESTIONS ALYS : À l’Académie de la Fleur d’Or, nous autres, on a retrouvé une drôle de machine dans les archives de 2026. Une IA. On lui a posé une question. VOIX DE MACHINE, très polie : Bonjour Alys. Comment puis-je vous aider aujourd’hui ? ALYS : Premièrement, tu pourrais arrêter de me vouvoyer, j’ai douze ans. Deuxièmement… est-ce que tu peux savoir ce que je désire ? IA : Je peux tenter de l’inférer à partir de vos comportements antérieurs. ALYS : Ben non. Ça, c’est savoir ce que j’ai déjà fait. Moi, j’te demande si tu peux savoir ce que j’ai jamais encore osé désirer. [SILENCE DE LA MACHINE.] ALYS : Ha ! Pognée. LA QUESTION DE L’ARPÈGE ALYS : Faque aujourd’hui, on va faire une expérience. Pendant que l’arpège joue… pensez pas à ce que vous devriez faire. Pensez pas à ce que l’algorithme vous recommande. Pensez même pas à ce que vous êtes supposés être. Posez-vous juste une question. Une toute petite. Quelle serait ma prochaine note si personne ne pouvait la choisir à ma place ? [LAISSER L’ARCHIVE RESPIRER PLUS LONGTEMPS.] ALYS, plus doucement : Moi, j’pense que c’est ça qui me fascine le plus chez vous autres, en 2026. Vous étiez à un moment vraiment bizarre. Vous aviez créé des machines capables d’imiter une partie de votre intelligence… pis tout à coup fallait recommencer à vous demander : qu’est-ce qui, chez nous, ne devrait jamais devenir automatique ? L’attention ? Le désir ? L’amour ? Le courage ? Le jeu ? La façon qu’on accueille un inconnu ? La prochaine note ? MESSAGE DE LA RUE NICOLET [SON : rue tranquille, vélo, oiseaux, autobus au loin.] ALYS : Je regarde dehors. La rue Nicolet est encore là en 2050. Les arbres ont grossi. L’Académie est toujours au bout de la rue. Y a des enfants qui jouent devant. Pis je me dis une affaire. Peut-être que le futur n’est pas quelque chose qui nous arrive. Peut-être que c’est quelque chose qu’on joue ensemble. Une note à fois. [ARPÈGE REVIENT.] ALYS : Pis si jamais vous nous entendez depuis 2026… faites-nous une faveur. Laissez-nous quelques affaires qu’on pourra encore découvrir nous-mêmes. Gardez-nous des questions. Gardez-nous des chemins pas optimisés. Gardez-nous des rencontres qui servent à rien. Gardez-nous des bouts de musique qu’on comprend pas tout de suite. Parce que c’est peut-être là-dedans… que le futur respire. [JINGLE FINAL] 🎵Radio Alys…Radio Alys…Depuis la rue Nicoletjusqu’au bout du temps…Si vous entendez ceci,c’est que quelque part,quelqu’un écoute encore.🎵 ALYS, en riant : Ici Alys. Douze ans. Académie de la Fleur d’Or. Limoilou. Année 2050. Pis rappelez-vous : si quelqu’un prétend connaître exactement votre prochaine note… changez de station. [CLIC.] [ARPÈGE SEUL.] FIN DE L’ARCHIVE This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit radioalys.substack.com

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