Le Brief Hospitalier

FHF Grand Est

En moins de 5 minutes, faites le point sur l’actualité clé des hôpitaux et EHPAD publics. Infos stratégiques, réglementaires et pratiques, avec un regard sur le Grand Est et les tendances nationales. Un format clair et rythmé pour anticiper les réformes et ne manquer aucun rendez-vous. fhfgrandest.substack.com

  1. 8 oct.

    Une nouvelle présidence, des choix pour 2027

    La FHF Grand Est ouvre une nouvelle étape avec l’élection de Catherine Trautmann à sa présidence. Elle intervient dans une semaine marquée par deux prises de position nationales sur le financement de la santé et de l’autonomie en 2027. Comment porter les besoins des établissements de notre région ? Que permettront réellement les moyens annoncés ? Comment préparer l’accompagnement des personnes âgées et faire progresser la prise en compte de la santé des femmes ? Ces questions concernent les professionnels, mais aussi les patients, les résidents et leurs proches. Elles parlent des conditions dans lesquelles nous serons soignés et accompagnés. L’épisode est à écouter en quelques minutes. Pour approfondir les sujets, retrouvez notre décryptage ci-dessous. Deux fois par mois, Le Brief Hospitalier vous aide à comprendre l’actualité du service public hospitalier et médico-social. Abonnez-vous pour recevoir les prochains épisodes et leurs décryptages. Catherine Trautmann, nouvelle présidente de la FHF Grand Est Le conseil d’administration de la FHF Grand Est a élu Catherine Trautmann à l’unanimité le lundi 5 octobre. Elle succède à Arnaud Robinet, qui souhaite se consacrer à ses responsabilités de président national de la Fédération hospitalière de France. Catherine Trautmann est maire de Strasbourg, présidente de l’Eurométropole et présidente du conseil de surveillance des Hôpitaux universitaires de Strasbourg. Ancienne ministre de la Culture et de la Communication et ancienne députée européenne, elle apporte une expérience de l’action publique à plusieurs échelles, du territoire aux institutions nationales et européennes. Ses responsabilités aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg constituent également un lien avec les enjeux hospitaliers. À la présidence de la FHF Grand Est, cette action prend une dimension régionale, au service des établissements sanitaires et médico-sociaux publics. Elle place ce mandat sous le signe de la collégialité et de la coopération. Elle souhaite travailler avec les administrateurs et l’équipe régionale, en renforçant les liens avec la fédération nationale pour porter la voix du service public de santé. La Fédération régionale salue aussi le travail accompli par Arnaud Robinet, président depuis 2018. Il a accompagné les établissements durant la crise sanitaire et face aux difficultés de financement et de recrutement. Ses responsabilités nationales prolongent ce lien avec les établissements du Grand Est. Cette nouvelle étape s’inscrit dans un contexte de tensions financières et humaines pour les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics. Elle donne une place particulière à la représentation des réalités du Grand Est dans les discussions qui s’ouvrent sur le budget de 2027. Pour les équipes et les habitants, l’intérêt de cette représentation se mesure à sa capacité à rendre visibles les besoins des territoires. Quelles difficultés d’accès aux soins doivent être mieux prises en compte ? Quels projets demandent des moyens ou une coopération entre établissements ? Comment porter ensemble les enjeux hospitaliers et médico-sociaux ? Ces questions donneront un fil à notre suivi de la nouvelle présidence. Nous continuerons à relier les orientations régionales aux situations vécues dans les établissements. Budget hospitalier : une alerte commune sur les moyens de 2027 Le 5 octobre, les fédérations des établissements de santé ont estimé à au moins 1,3 milliard d’euros le complément nécessaire pour répondre aux besoins en 2027 : un milliard pour les établissements et 300 millions pour le Fonds d’intervention régional. Elles soulignent aussi que la hausse annoncée de 3 % repose sur une enveloppe 2026 abaissée. Rapportée au montant initialement voté, la progression serait de 2,8 %, compensation des cotisations retraite comprise. Après la demande de financement évoquée dans notre dernier épisode, cette prise de position commune précise donc le débat. Le montant supplémentaire demandé constitue une revendication pour les prochains arbitrages. Pour comprendre ces discussions, une question reste utile : que permettent de financer les moyens annoncés, une fois les dépenses prises en compte ? Dans un établissement, la réponse se construit à partir des services à organiser, des équipements à entretenir et des projets à préparer. Les pourcentages comptent, mais ils demandent à être expliqués. Leur point de départ, les charges qu’ils couvrent et leur répartition déterminent ce que les équipes pourront engager. C’est cette traduction que nous suivrons au fil des décisions budgétaires. Autonomie : préparer les places et le fonctionnement des établissements Dans leur communiqué du 6 octobre, la FHF, la FEHAP et le SYNERPA estiment que les moyens annoncés ne permettent pas de financer simultanément les nouvelles places et la hausse des coûts. Elles regrettent également la prolongation de l’expérimentation de fusion des financements des soins et de la dépendance, sans calendrier de généralisation. Cette alerte invite à regarder ensemble la capacité d’accueil et les conditions de fonctionnement. Une place doit pouvoir s’inscrire dans un accompagnement durable. Pour une famille, cela signifie pouvoir comprendre les réponses disponibles et préparer la suite avec l’établissement. Pour les professionnels, cela suppose une visibilité suffisante pour organiser leur activité. Nous suivrons les arbitrages et leur traduction pour les établissements du Grand Est. La manière dont les moyens seront répartis comptera autant que l’annonce d’une enveloppe globale. Santé des femmes : un ouvrage disponible, des propositions attendues L’ouvrage « Changer la santé des femmes » est disponible gratuitement depuis le 1er octobre. Publié par la FHF avec le laboratoire d’action des Glorieuses, il s’appuie sur des travaux scientifiques et une cinquantaine d’entretiens pour documenter les inégalités dans les parcours de soins. La Fédération annonce pour fin octobre une version enrichie d’un livret de cinquante propositions. Cette publication permet d’aborder le sujet à partir de situations concrètes : comment une patiente peut-elle décrire ses symptômes ? Comment s’assurer qu’elle comprend les étapes de son parcours ? Quelle place lui donner dans les décisions qui la concernent ? Pour les établissements, ces questions peuvent nourrir des échanges entre équipes et avec les représentants des usagers. Elles invitent à regarder ce qui se passe dans une consultation, dans l’information donnée à une patiente ou dans la préparation de sa sortie. Nous reviendrons sur les propositions annoncées lorsqu’elles seront disponibles, en nous attachant à ce qu’elles peuvent apporter aux pratiques. Des choix à suivre dans la vie des établissements L’élection régionale et les discussions nationales de cette semaine se rejoignent dans une même exigence : faire entendre les besoins de ceux qui soignent, accompagnent et sont accueillis. Au fil des prochains épisodes, nous suivrons les décisions et les questions qu’elles laissent ouvertes. Avec le même souci : rendre l’actualité hospitalière accessible et regarder ce qu’elle permet de changer dans le Grand Est. Bonne écoute et rendez-vous dans quinze jours pour le prochain Brief Hospitalier. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    Une nouvelle présidence, des choix pour 2027
  2. 17 sept.

    Après l’été, préparer la suite

    Le Brief Hospitalier reprend après sa pause estivale. Pour cette deuxième saison, nous gardons le même rendez-vous : quelques minutes pour comprendre ce qui se joue dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux publics, dans le Grand Est comme au niveau national. Cette rentrée invite à regarder au-delà du calendrier. Comment préparer les établissements aux prochains épisodes de chaleur ? Quels moyens leur donner pour l’année à venir ? Comment faire entrer une innovation dans la pratique médicale ? Et comment faire progresser l’égalité dans les équipes ? Ces questions concernent les professionnels, mais aussi les patients, les résidents et leurs proches. Elles parlent des conditions dans lesquelles nous serons soignés et accompagnés. L’épisode est à écouter en moins de cinq minutes. Pour approfondir les sujets, retrouvez notre décryptage ci-dessous. Deux fois par mois, Le Brief Hospitalier vous aide à comprendre l’actualité du service public hospitalier et médico-social. Abonnez-vous pour recevoir les prochains épisodes et leurs décryptages. Fortes chaleurs : préparer les bâtiments autant que les équipes Dans son bilan de rentrée, la FHF indique qu’un établissement sur deux interrogé dans son enquête estivale jugeait ses locaux inadaptés à la chaleur. Elle demande un fonds vert d’un milliard d’euros par an dès 2027 pour financer notamment l’isolation, les protections solaires et la ventilation. Lire les propositions de la FHF. Pour les patients et les résidents, la qualité d’un bâtiment se mesure aussi à ce que l’on y vit : pouvoir se reposer dans une chambre, circuler dans des espaces supportables, recevoir des soins dans de bonnes conditions. Pour les professionnels, elle touche directement à l’environnement de travail. C’est sous cet angle que nous souhaitons aborder l’adaptation climatique. Elle doit prendre sa place dans les décisions ordinaires des établissements : quel équipement remplacer, quelle pièce protéger en priorité, quels critères retenir pour une rénovation ? À l’échelle du Grand Est, ces questions méritent d’être posées pour chaque projet, avec les équipes et les usagers concernés. Budget 2027 : comprendre ce qui se joue derrière les pourcentages La FHF demande une progression de 3,9 % de l’enveloppe d’assurance maladie destinée aux établissements de santé : 3,2 % pour les besoins de financement, auxquels s’ajouterait la compensation de la hausse des cotisations au régime de retraite des agents hospitaliers et territoriaux. Il s’agit d’une demande pour les prochains arbitrages, pas d’un financement déjà acquis. Ces débats peuvent paraître éloignés du quotidien d’un patient. Pourtant, leur traduction est très concrète : entretenir les locaux, renouveler le matériel, organiser les services et préparer les investissements. Pour suivre les discussions de l’automne, nous proposons donc une question simple : que permettront réellement les moyens annoncés ? Un pourcentage ne se comprend qu’au regard des dépenses qu’il doit couvrir et des besoins auxquels les établissements doivent répondre. C’est aussi le rôle de ce podcast : rendre ces choix compréhensibles, pour que le débat sur l’avenir de l’hôpital public puisse être partagé bien au-delà des spécialistes du financement de la santé. À Strasbourg, une intelligence artificielle qui accompagne l’examen du pancréas Le 25 août, les équipes des Hôpitaux universitaires de Strasbourg ont réalisé à l’IHU Strasbourg la première utilisation clinique en France de mAI Companion, un dispositif d’intelligence artificielle destiné à assister l’écho-endoscopie du pancréas. L’IHU a présenté cette avancée le 4 septembre. Son fonctionnement est concret : le système analyse les images de l’examen en temps réel et affiche des annotations pour attirer l’attention du praticien sur certaines zones. Le médecin conserve la responsabilité de l’interprétation et de la décision clinique. Cette première marque une étape entre la recherche et l’utilisation auprès des patients. Le dispositif est issu d’une collaboration entre l’IHU Strasbourg et l’entreprise Medi-Globe, à travers leur société commune iGlobe Scientific. Nous avons choisi cette initiative parce qu’elle permet de parler de l’IA à partir d’un usage précis. L’intérêt d’une technologie en santé se juge aux services qu’elle peut rendre dans un examen, un diagnostic ou un parcours de soins. C’est cette application concrète, portée par des équipes de notre région, que nous souhaitions mettre en lumière pour la rentrée. À Nancy, faire avancer l’égalité dans les métiers de la santé Le vendredi 18 septembre, l’ARS Grand Est et l’association Donner des ELLES à la Santé organisent au Centre Prouvé de Nancy une journée régionale consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes dans le secteur de la santé. Les échanges porteront notamment sur l’égalité professionnelle, l’accès des femmes aux responsabilités, la prévention des violences sexistes et sexuelles et l’évolution des pratiques professionnelles. Consulter la présentation de la journée. Ces sujets touchent à la manière dont chacun peut exercer son métier, construire son parcours et être respecté au travail. Ils méritent d’être abordés dans les décisions de recrutement, les possibilités de formation, l’attribution des responsabilités et la façon de répondre aux situations signalées. Pour cette rentrée, nous suivrons donc aussi ce qui permet de passer des engagements aux pratiques. Une journée d’échanges peut ouvrir des pistes ; leur traduction dans la vie des équipes donne toute sa portée à la démarche. Une rentrée à suivre dans ses effets concrets Pour cette nouvelle saison, nous continuerons à relier les décisions nationales à la vie des établissements du Grand Est, et à faire connaître les initiatives de leurs équipes. Au fil des épisodes, nous regarderons ce que les annonces permettent de changer, les questions qu’elles laissent ouvertes et les réponses qui se construisent sur le terrain. Avec un même souci : rendre l’actualité hospitalière accessible à celles et ceux qui la font vivre comme à celles et ceux qu’elle concerne. Bonne écoute, bonne rentrée et rendez-vous dans quinze jours pour le prochain Brief Hospitalier. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    Après l’été, préparer la suite
  3. 27 mai

    “Quand l’hôpital public tient, c’est la République qui tient”

    La FHF a mis en cohérence plusieurs messages qu’elle porte de longue date : l’hôpital public ne peut pas être regardé comme une simple variable d’ajustement, le grand âge ne peut plus être traité à part, et les territoires ont besoin d’un cap lisible. Plus qu’un moment de tribune, la séquence a donné à voir une exigence plus nette : préparer les prochaines années à la hauteur des besoins du service public hospitalier et médico-social. Et dans cette dynamique, le Grand Est n’a pas seulement été concerné par les débats. Il a aussi été visible dans les réponses. Quand l’hôpital tient, c’est plus qu’un système de soins qui tient À SantExpo 2026, il y avait bien sûr des annonces, des prises de parole, des démonstrations, des récompenses. Mais il y avait aussi, plus profondément, une ligne politique et institutionnelle assumée par la FHF. Cette ligne repose sur une idée simple : l’hôpital public n’est pas seulement un acteur du système de santé. Il est un point d’appui de la vie collective. Il garantit la continuité, la proximité, l’égalité d’accès, la capacité à répondre quand tout se tend. En ce sens, dire que l’hôpital public tient, c’est aussi dire qu’une certaine idée de la République tient avec lui. La FHF n’a pas changé de rôle à SantExpo. Elle a fait ce qu’elle fait depuis longtemps : défendre le service public hospitalier et médico-social. Mais elle l’a fait dans un moment où les attentes sont plus lourdes, les fragilités plus visibles, et les années à venir plus décisives. D’où une exigence plus explicite : sortir de la permacrise, donner de la lisibilité, et replacer les choix de santé au niveau où ils doivent être assumés. Une exigence de cap pour les années à venir Le message porté par la FHF pendant cette séquence tient en quelques mots : on ne répondra pas aux défis qui viennent avec des ajustements dispersés ou des réponses fragmentées. Ce qui se joue maintenant dépasse la seule gestion du quotidien. Il s’agit de savoir comment le pays entend tenir dans la durée sur plusieurs fronts à la fois : l’investissement, les ressources humaines, les coopérations territoriales, la transformation de l’offre, la prévention, le vieillissement de la population. L’annonce ministérielle sur les 6 milliards d’euros d’investissement hospitalier sur dix ans a naturellement marqué la séquence. Elle répond à un besoin réel de visibilité pour les établissements. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, à clore la question. Car ce que la FHF remet sur la table, c’est moins une demande ponctuelle qu’une exigence de trajectoire. Les établissements publics ont besoin d’un cadre durable, compréhensible, à la hauteur de ce qu’on leur demande d’assurer. Dans une région comme le Grand Est, cette question du cap n’a rien d’abstrait. Elle touche immédiatement à des sujets très concrets : l’accès aux soins, l’équilibre entre proximité et sécurité, la capacité à recruter et fidéliser, la pression sur les équipes, les coopérations entre établissements, et la façon de maintenir une offre publique forte dans des territoires très différents. La longévité, révélateur de cette exigence S’il faut un exemple clair de cette montée en exigence, c’est la place prise à SantExpo par la loi de programmation pour bâtir une société de la longévité. Avec cette proposition, la FHF ne se contente pas de dire que le grand âge mérite davantage d’attention. Elle affirme qu’il faut désormais le traiter à la hauteur du défi démographique. Cela change beaucoup de choses. Le vieillissement n’apparaît plus comme un sujet parmi d’autres, ni comme un dossier cantonné au seul secteur médico-social. Il devient un enjeu structurant de politique publique. Financement de l’autonomie, métiers, prévention, transformation de l’offre, nouvelles solutions d’accompagnement, articulation entre sanitaire et médico-social : la FHF rassemble ces questions dans une même logique d’ensemble. Ce qu’elle demande, c’est de la cohérence, de la durée, et une capacité à regarder enfin le sujet en face. Pour le Grand Est, cette lecture est particulièrement importante. Elle parle directement aux EHPAD publics, aux établissements médico-sociaux publics, aux filières gériatriques, aux coopérations territoriales, et plus largement à tous ceux qui doivent répondre, sur le terrain, à des besoins croissants avec des ressources souvent contraintes. Le Grand Est visible dans les réponses Cette séquence n’a pas seulement porté des messages nationaux. Elle a aussi mis en lumière des initiatives et des établissements, et le Grand Est y a eu sa place. Plusieurs établissements de la région ont été distingués ou signalés pendant SantExpo, notamment dans les domaines de l’accessibilité, de la prévention ou de la transition écologique. Le centre hospitalier Robert-Pax de Sarreguemines a notamment été mis en avant autour de son projet Cross Care Data Lab, à la croisée de l’innovation, de l’attractivité médicale et de la dynamique territoriale. Ces reconnaissances montrent que les établissements publics du Grand Est ne sont pas seulement concernés par les grandes orientations défendues par la FHF. Ils sont aussi porteurs de réponses concrètes, visibles, reconnues. C’est un point important, parce qu’il permet de relier l’exigence nationale à des réalisations de terrain. Et c’est souvent là que se joue la crédibilité d’une parole fédérative : dans sa capacité à montrer que les besoins qu’elle exprime correspondent aussi à des solutions déjà à l’œuvre dans les établissements. Ce qu’il faut retenir SantExpo 2026 n’a pas simplement offert une nouvelle vitrine au monde hospitalier. La séquence a surtout rendu plus lisible une exigence que la FHF porte pour les années à venir : tenir le service public hospitalier et médico-social suppose désormais plus qu’une gestion sous tension. Cela suppose une vision, une programmation, et des choix assumés à la hauteur des besoins. Pour le Grand Est, le message est double. D’un côté, la région est pleinement concernée par les arbitrages qui s’annoncent sur l’investissement, le grand âge, les métiers et les territoires. De l’autre, elle a aussi des projets, des établissements et des démarches à faire valoir dans cette discussion. Autrement dit, le Grand Est n’est pas seulement dans le champ des enjeux ; il est aussi dans le champ des réponses. Ne manquez aucune clé de lecture de l’actualité hospitalière en Grand Est. Analyses stratégiques, initiatives de terrain et dossiers de fond : rejoignez les professionnels de santé qui reçoivent chaque quinzaine Le Brief Hospitalier sans jargon inutile. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    “Quand l’hôpital public tient, c’est la République qui tient”
  4. 12 mai

    La suite se joue maintenant

    Petit format cette semaine pour le Brief Hospitalier ; mois de mai “biscornu” oblige, on a choisi une édition plus courte que d’habitude. Mais les sujets, eux, continuent d’avancer. Et nous revenons en force après SantExpo ! Il y a des périodes où les sujets s’enchaînent. Et puis il y a celles où plusieurs dossiers finissent par raconter la même chose. C’est ce qui se passe en ce moment. À première vue, la quinzaine ressemble à un mélange assez classique : des consultations sectorielles avec la Région Grand Est, SantExpo qui approche, un congrès régional qui se prépare, un webinaire sur la transition écologique, un autre sur la certification. Bref, des rendez-vous, des échanges, des séquences déjà annoncées. Mais en définitive, tous ces sujets ramènent à une même question : comment tenir dans la durée quand les marges se resserrent, que les besoins montent, et que les établissements doivent continuer à recruter, former, investir et transformer en même temps ? La formation n’est pas un sujet périphérique C’est sans doute le point le plus net de cette quinzaine. Autour des consultations sectorielles organisées par la Région Grand Est, les formations paramédicales ont repris toute leur place. Et ce retour n’a rien d’anecdotique. Il dit quelque chose de très profond sur l’état actuel de l’hôpital public et du médico-social public. Parce qu’au fond, le sujet n’est pas seulement de savoir combien de places ouvrir, fermer ou maintenir. Le sujet, c’est de savoir si l’on continue à traiter la formation comme une variable d’ajustement, ou si l’on accepte enfin de la regarder comme une condition de survie de l’offre de soins. Former moins, former trop tard, former sans visibilité, former sans lecture territoriale sérieuse : tout cela finit toujours au même endroit. Dans les établissements. Dans les équipes. Dans les difficultés de recrutement. Dans les tensions qui se prolongent. Et donc, au bout de la chaîne, dans la vie quotidienne des patients et des personnes accompagnées. Ce que cette séquence fait remonter est finalement très simple : il faut de la visibilité. Pas seulement sur la prochaine rentrée, mais sur plusieurs années. Il faut des critères d’arbitrage lisibles. Il faut une lecture plus juste des besoins, territoire par territoire, métier par métier, institut par institut. C’est ce que nous portons ensemble avec les conférences et les autres fédérations. Le Grand Est arrive à SantExpo avec bien plus qu’un badge Dans le même temps, SantExpo approche. Le Grand Est y vient en force : plusieurs établissements de la région prendront la parole, seront mis en avant, ou apparaîtront dans des temps forts liés à l’intelligence artificielle en santé, au numérique, à l’attractivité, à la transition écologique ou encore à l’innovation. C’est important, parce qu’on parle souvent de SantExpo comme d’une scène nationale. Notre région arrive avec des expériences, des projets, des pratiques, des difficultés aussi ; en bref, avec de la matière réelle. De quoi montrer que les débats sur l’hôpital, la modernisation, les métiers ou la transformation ne se jouent pas seulement dans les discours nationaux, mais dans les territoires. Toutes les infos sur SantExpo L’écologie est une condition de réussite Autre évolution très nette : la manière dont la transition écologique change de place. Le webinaire organisé le 5 mai avec la CEC l’a rappelé de façon assez juste : il ne s’agit pas de verdir l’image des établissements. Il s’agit de regarder ce que leur modèle a de fragile, et ce qu’il faudra transformer pour qu’il tienne. Derrière la transition écologique, on parle en réalité de sujets très concrets : coût de l’énergie, dépendances d’approvisionnement, achats, arbitrages d’investissement, organisation, vulnérabilités accumulées. On parle donc moins d’affichage que de robustesse. Et c’est précisément pour cela que le sujet devient central. Parce qu’il ne vient pas s’ajouter au reste. Il vient rencontrer de front les problèmes déjà là : la tension budgétaire, l’usure des équipes, la difficulté à planifier, la pression sur les organisations. Le même mouvement apparaît dans les sujets liés à la certification HAS et aux critères de développement durable. Là aussi, on voit le débat descendre d’un étage. On quitte les grandes intentions pour entrer dans les méthodes, les preuves, les outils, les attendus concrets. En clair, le sujet entre dans le quotidien. Le webinaire de l'Anap Reims tombe à pic pour discuter de ces sujets ! Dans ce contexte, le congrès FHF Grand Est du 10 juin à Reims arrive au bon moment. Avec l’annonce de la venue d’Agnès Buzyn comme grand témoin, le rendez-vous prend un relief particulier. À 11h50, l’ancienne ministre des Solidarités et de la Santé, présidente du think tank Evidences et auteure de Demain notre santé, interviendra sur le thème : « Demain, notre santé » Dans un contexte de transformation profonde de notre système de santé, cette intervention constituera un moment privilégié pour prendre de la hauteur, questionner les grands enjeux à venir et nourrir nos réflexions collectives. Le congrès 2026 Ce que cette quinzaine oblige à regarder Le plus difficile n’est plus d’identifier les tensions. Tout le monde les connaît. Le plus difficile, désormais, est de refuser qu’elles deviennent le décor permanent. C’est pour cela que la formation ou l’écologie reviennent aussi fort. C’est pour cela que les rendez-vous des prochaines semaines comptent, pas parce qu’ils résoudront tout, mais parce qu’ils peuvent servir à nommer plus franchement ce qui ne peut plus être géré à courte vue. La suite se joue maintenant. Et elle se jouera, très concrètement, sur la capacité à former, à tenir, à anticiper et à choisir autrement. Ne manquez aucune clé de lecture de l’actualité hospitalière en Grand Est. Analyses stratégiques, initiatives de terrain et dossiers de fond : rejoignez les professionnels de santé qui reçoivent chaque quinzaine Le Brief Hospitalier sans jargon inutile. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    La suite se joue maintenant
  5. 23 avr.

    Santé mentale et ligne rouge sur les secours

    Le paysage hospitalier de ce printemps 2026 est marqué par des tensions contradictoires. Si l’innovation et les coopérations territoriales progressent, elles se heurtent à des indicateurs de santé publique alarmants et à des arbitrages budgétaires de plus en plus contraints. Voici les dossiers qui structurent notre action cette quinzaine. 🧠 Santé mentale : une onde de choc générationnelle Les conclusions de la seconde enquête FHF sur la santé mentale ne sont plus de l’ordre de l’alerte, mais du constat de crise. La dégradation de l’état psychologique des adolescents et des femmes, observée depuis 2019, s’accélère. Le chiffre le plus préoccupant concerne les 10-14 ans : les hospitalisations pour tentative de suicide chez les jeunes filles ont bondi de 118 % en cinq ans. Cette saturation des structures de proximité, et notamment des CMP, souligne l’échec d’une réponse purement hospitalière. La Fédération plaide pour un plan d’urgence national transverse, capable de mobiliser au-delà du seul ministère de la Santé. 🚑 Souveraineté : le SAMU, une compétence médicale non négociable Un front politique s’est ouvert concernant la décentralisation des secours. Le projet de transférer la gestion des appels d’urgence aux départements est une ligne rouge pour notre Fédération. L’urgence vitale relève d’une expertise médicale, et non d’une simple gestion administrative de flux. Briser l’unité de la chaîne de soins, de la régulation hospitalière au lit d’aval, reviendrait à fragmenter la réponse territoriale. La FHF défend une vision républicaine : l’équité face à l’urgence repose sur une régulation médicale nationale et hospitalière. 🤝 Attractivité : le retour de “Real Life” Sur le front des ressources humaines, la solidarité prend le pas sur les clivages habituels. Du 5 au 10 octobre, l’opération “Real Life” mobilisera l’ensemble des acteurs du Grand Est. Une fois encore, les fédérations hospitalières — publiques, privées lucratives et non lucratives — s’unissent à la Région pour une opération d’immersion coordonnée. L’enjeu est de valoriser la réalité technique et humaine de nos métiers pour susciter des vocations au sein d’une filière soin unifiée. 🌿 Prospective : la transition écologique comme levier de gestion Enfin, la transformation écologique s’affirme comme un enjeu de résilience économique. Le 5 mai à 18h, Mathieu Rocher (Directeur du CH de Haguenau) partagera son expertise lors d’un webinaire stratégique sur la décarbonation des parcours de soins. L’objectif est de démontrer comment la sobriété énergétique et l’optimisation des ressources deviennent des outils de pilotage indispensables pour la pérennité de nos modèles. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    Santé mentale et ligne rouge sur les secours
  6. 31 mars

    L'hôpital public au défi de la souveraineté

    Bonjour à toutes et tous, Ce nouveau numéro du Brief Hospitalier revient sur les enjeux qui font l’actualité de notre secteur. Entre la nécessité de reprendre la main sur nos outils numériques, la publication de données territoriales alarmantes sur l’accès aux soins et la préparation de nos grands rendez-vous régionaux, nous vous proposons un tour d’horizon des dossiers qui mobilisent la FHF Grand Est. Souveraineté numérique : sortir de la dépendance Dans une tribune remarquée, Arnaud Vanneste (DG du CHRU de Nancy) tire la sonnette d’alarme : l’hôpital ne peut plus être un simple client captif des éditeurs privés. L’enjeu est de bâtir une véritable souveraineté numérique pour protéger nos données de santé et garantir notre résilience face aux cybermenaces. L’objectif est clair : transformer le numérique et l’IA en véritables assistants cliniques pour libérer du temps de soin, plutôt qu’en contraintes administratives. Une réflexion indispensable pour que la technologie reste un levier au service des hospitaliers et non l’inverse. Accès aux soins : l’urgence en Grand Est Le nouveau baromètre FHF-Ipsos-BVA livre une cartographie inquiétante de la fracture sanitaire dans notre région. Le constat est particulièrement critique pour la santé mentale : il faut désormais 20 semaines d’attente pour un rendez-vous en psychiatrie en Grand Est, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Face à ce déficit de l’offre de ville, l’hôpital public devient, par défaut, la seule porte d’entrée pour 48 % des usagers qui se tournent vers les urgences. Ces données consolidées sont pour nous un outil de plaidoyer majeur pour exiger des moyens à la hauteur des besoins réels de notre population. Congrès FHF Grand Est : Cap sur Reims en juin Le rendez-vous est pris pour le 7e Congrès régional de la FHF Grand Est, qui se tiendra les 9 et 10 juin au complexe du Cellier à Reims. Sous le thème “Prévention et pertinence : la recette santé”, cet événement rassemblera plus de 150 décideurs hospitaliers et médico-sociaux. Au-delà des débats sur l’intelligence artificielle et la coopération avec les EHPAD, ce congrès sera l’occasion de définir des stratégies concrètes pour une offre de soins plus juste et plus efficace. Une étape clé pour structurer la réponse publique aux défis de demain. Attractivité : l’opération “Real Life” en octobre La pérennité de notre modèle repose sur sa capacité à susciter des vocations. Du 5 au 10 octobre prochain, l’opération Real Life ouvrira les portes des établissements de santé du Grand Est aux collégiens, lycéens et actifs en reconversion. Portée par l’ensemble des fédérations (FHF, FHP, FEHAP, Unicancer) avec le soutien de l’ARS et de la Région, cette initiative inédite vise à montrer la réalité et l’humanité de nos métiers. C’est en faisant découvrir nos coulisses que nous parviendrons à relever le défi du recrutement. Ne manquez aucune clé de lecture de l'actualité hospitalière en Grand Est. Analyses stratégiques, initiatives de terrain et dossiers de fond : rejoignez les professionnels de santé qui reçoivent chaque quinzaine Le Brief Hospitalier sans jargon inutile. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    L'hôpital public au défi de la souveraineté
  7. 12 mars

    Le soin au défi de la proximité

    Bonjour à toutes et tous, Ce nouveau numéro du Brief Hospitalier revient sur les enjeux qui font l’actualité de notre secteur. Entre la publication de données sociales majeures, les innovations logistiques sur le terrain et les transformations structurelles de l’offre de soins, nous vous proposons un tour d’horizon des dossiers qui mobilisent la FHF Grand Est. Le service public hospitalier bouge, suivez son mouvement. Abonnez-vous au Brief Hospitalier pour explorer les coulisses de nos établissements, de l'innovation clinique aux transformations structurelles de nos territoires. Santé des femmes : un enjeu de charge mentale et d’écoute À l’occasion du 8 mars, la FHF a publié les résultats de sa deuxième enquête annuelle Ipsos. Le constat est sans appel : 92 % des femmes gèrent seules la santé de leur foyer, une “charge mentale sanitaire” qui les conduit souvent à négliger leur propre suivi. Au-delà de ce rôle de pivot, l’enquête révèle une faille dans la prise en charge : 43 % des femmes estiment que leur douleur a déjà été minimisée par un professionnel de santé. Pour nos établissements, l’enjeu est double : adapter nos parcours de soins pour mieux répondre à ces spécificités et renforcer l’écoute clinique. À noter que la FHF lance, en partenariat avec LCI, une série de vidéos intitulée “Mieux vaut prévenir” pour valoriser les initiatives de terrain comme les Maisons des femmes. Accès aux soins : un baromètre crucial pour le plaidoyer Le 17 mars prochain, la FHF nationale dévoilera son nouveau baromètre sur l’accès aux soins. Dans un contexte de fortes tensions sur la démographie médicale, ces données, consolidées par Ipsos, offriront une cartographie précise des difficultés rencontrées par les usagers. Pour la FHF Grand Est, ce baromètre est un outil de plaidoyer indispensable. Il permettra de porter des messages factuels auprès des élus et des pouvoirs publics, en réaffirmant le rôle de “dernier recours” de l’hôpital public dans nos territoires ruraux et urbains. Nous analyserons les spécificités régionales dès leur publication. Innovation à Colmar : le triporteur de réanimation C’est une initiative qui illustre parfaitement comment l’innovation logistique peut servir l’efficacité médicale. Aux Hôpitaux Civils de Colmar, les médecins réanimateurs utilisent désormais un triporteur électrique “made in France” pour leurs interventions intra-site. Sur des sites hospitaliers pavillonnaires et étendus, ce vélo-cargo permet de transporter le matériel de réanimation lourd avec une agilité supérieure à une ambulance classique. Cette solution réduit les délais d’intervention tout en s’inscrivant dans une démarche de mobilité durable. Une preuve concrète que la transition écologique peut être un levier d’optimisation opérationnelle. Transition écologique : vers la professionnalisation La transformation durable de nos établissements passe par de nouvelles compétences. L’EHESP ouvre un cursus de formation (mai à décembre 2026) dédié aux futurs “facilitateurs de la transition écologique en santé”. L’objectif est de structurer la réponse des établissements face aux enjeux climatiques : performance énergétique des bâtiments, gestion des circuits courts et réduction de l’empreinte carbone des soins. Former des référents capables de piloter ces chantiers est aujourd’hui un investissement stratégique pour la pérennité de nos modèles de gestion. Médico-social : le déploiement des réseaux GTSMS Enfin, nous suivons de près la structuration du secteur médico-social. Le 7 avril prochain, l’ARS et la FHF Grand Est organiseront un webinaire de lancement pour les GTSMS (Groupements Territoriaux Sociaux et Médico-Sociaux). D’ici juin 2026, chaque EHPAD public devra être intégré à l’un de ces groupements. L’enjeu est de rompre l’isolement des structures isolées en mutualisant les fonctions support (RH, achats, logistique) et en harmonisant les pratiques. Cette coopération territoriale est la clé pour garantir une offre publique de qualité et de proximité pour nos aînés. Ne manquez aucune clé de lecture de l'actualité hospitalière en Grand Est. Analyses stratégiques, initiatives de terrain et dossiers de fond : rejoignez les professionnels de santé qui reçoivent chaque quinzaine Le Brief Hospitalier sans jargon inutile. This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    Le soin au défi de la proximité
  8. 17 févr.

    Sous les arbitrages, une question de cap

    Bonjour à toutes et à tous, Il y a des moments où l’actualité ressemble à une succession de dossiers.Et puis il y a ceux où, en prenant un peu de recul, on réalise que les sujets parlent entre eux. Ces dernières semaines, trois verbes se sont imposés presque naturellement :former, soigner, transformer. Former les professionnels dont nous aurons besoin demain.Soigner dans un cadre fidèle aux principes du service public.Transformer nos organisations pour répondre aux enjeux environnementaux et technologiques. C’est autour de ces trois axes que s’articule ce nouvel épisode du Brief Hospitalier. Prenez un café, un thé, voici l’actualité en 5 minutes. Merci de lire (et d’écouter) Le Brief Hospitalier! Abonnez-vous pour ne louper aucune de nos publications. Soigner : défendre le sens de l’hôpital public La FHF a récemment publié un communiqué fort : « Prisons-hôpitaux : un retour en arrière dangereux pour la santé et la démocratie ». Derrière ce titre, un rappel simple mais essentiel : l’hôpital public n’est pas un prolongement du système pénitentiaire. Il est un lieu de soin. Le débat peut sembler institutionnel, mais il touche en réalité à quelque chose de très concret : l’indépendance médicale, le respect des droits fondamentaux, la séparation entre logique sécuritaire et logique de santé. Ce sont des principes parfois invisibles… jusqu’au moment où ils sont questionnés. Former : une priorité régionale qui ne peut pas être intermittente Former est probablement l’un des sujets les plus structurants pour les années à venir. La FHF Grand Est, la Conférence des Présidents de CME et la Conférence des directeurs de centres hospitaliers ont adressé un courrier commun au Président du Conseil régional : « Formations en santé : une priorité régionale » . Pourquoi ? Parce que les décisions récentes — fermetures d’antennes d’IFSI, réduction de places en IFAS, incertitude persistante sur les quotas IDE — interrogent fortement au regard des besoins démographiques et sanitaires connus. Les projections sont claires : d’ici 2050, entre 150 000 et 200 000 emplois supplémentaires seront nécessaires pour accompagner la perte d’autonomie des personnes âgées. Et un déficit d’environ 80 000 infirmiers pourrait apparaître si les tendances actuelles se poursuivent. Former moins aujourd’hui, c’est fragiliser les organisations de demain. Ce sujet dépasse largement les arbitrages annuels : il appelle une stratégie pluriannuelle, lisible, construite avec l’ensemble des acteurs du territoire. Transformer : la transition écologique passe à l’action Transformer, c’est aussi agir concrètement. La DGOS, la DGCS, la CNSA et l’ANAP lancent un appel à manifestation d’intérêt de trois ans, doté de 7 millions d’euros, pour créer de nouveaux postes de Conseillers en Transition Énergétique et Écologique en Santé (CTEES). Une quarantaine de postes côté sanitaire, une trentaine côté médico-social et collectivités. Les financements seront dégressifs pour encourager la structuration progressive et la pérennisation des fonctions. Autrement dit : une opportunité réelle pour celles et ceux qui souhaitent structurer leur démarche énergétique et environnementale, notamment dans les territoires sous-dotés. Dans le même esprit, l’ANAP organise le 30 juin 2026 la Journée nationale des soins éco-responsables. Une occasion de valoriser les initiatives déjà engagées et d’accélérer les dynamiques. Se retrouver pour penser prévention et pertinence Transformer, c’est aussi partager. Nous vous donnons rendez-vous à Reims, au Cellier : 📌 Séminaire des GHT – 9 juin 2026 (après-midi)Prévention à l’échelle territoriale, pertinence des pratiques, retours d’expérience concrets. 📌 Congrès régional – 10 juin 2026Prévention, pertinence, leviers territoriaux et regards croisés. Deux temps complémentaires, pensés pour relier stratégie, terrain et retours d’expérience. Soigner, encore : immersion en cancérologie au CHRU de Strasbourg Enfin, nous avons récemment visité les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, aux côtés d’Arnaud Robinet et de Zaynab Riet. Sur le terrain, une évidence : l’hôpital public est un acteur central de la lutte contre le cancer. Aux HUS, la prise en charge s’organise autour de 15 filières cliniques, dans une dynamique hospitalo-universitaire où soins, recherche et enseignement avancent ensemble. CAR-T cells, recherche translationnelle, unité de phase précoce, bio-informatique en oncologie… l’innovation est bien là. Et quelques chiffres rappellent l’ampleur de l’engagement public : * 82 % des cancers pédiatriques pris en charge par l’hôpital public, * 72 % des séjours les plus lourds, * 100 % des greffes. Une réalité parfois peu visible dans le débat public, mais absolument essentielle. Former, soigner, transformer : ces trois verbes ne sont pas des slogans. Ils décrivent les responsabilités très concrètes qui pèsent aujourd’hui sur nos établissements. Merci pour votre lecture et votre fidélité au Brief Hospitalier. À très bientôt pour la suite ! This is a public episode. If you would like to discuss this with other subscribers or get access to bonus episodes, visit fhfgrandest.substack.com

    Sous les arbitrages, une question de cap

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