PolySécure Podcast volet Teknik

Nicolas-Loïc Fortin et tous les collaborateurs

Podcast francophone sur la cybersécurité. Pour professionels.

  1. 7 oct.

    SéQCure - La sécurité appliquée pour les praticiens de l'IA

    Parce que… c’est l’épisode 0x34F! Shameless plug 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes Boostsecurity - Dazio 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Notes La sécurité appliquée pour les praticiens de l’IA Contributeurs .contributors-table { border-collapse: separate; border-spacing: 20px 8px; } .contributors-table td, .contributors-table th { border: none; background: transparent; text-align: center; vertical-align: top; } .contributors-table img.contributor-photo { width: 100px; height: 100px; object-fit: cover; border-radius: 50%; } .contributors-table .contributor-name { display: block; margin-bottom: 4px; font-weight: bold; } .contributors-table .contributor-socials img { margin: 0 2px; } Nicolas-Loïc Fortin Yan Bellerose Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux réels par Brewskey

  2. 6 oct.

    Teknik - Série l'IA dans les CtF - BreizhCTF

    Parce que… c’est l’épisode 0x34E! Shameless plug 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes Boostsecurity - Dazio 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Notes BreizhCTF Contributeurs .contributors-table { border-collapse: separate; border-spacing: 20px 8px; } .contributors-table td, .contributors-table th { border: none; background: transparent; text-align: center; vertical-align: top; } .contributors-table img.contributor-photo { width: 100px; height: 100px; object-fit: cover; border-radius: 50%; } .contributors-table .contributor-name { display: block; margin-bottom: 4px; font-weight: bold; } .contributors-table .contributor-socials img { margin: 0 2px; } Nicolas-Loïc Fortin tiphainelucaslaise Crédits Montage par Intrasecure inc Locaux virtuels par Riverside.fm

  3. 1 oct.

    Teknik - Série l'IA dans les CtF - FCSC

    Parce que… c’est l’épisode 0x34C! Shameless plug 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Le FCSC et ses enjeux Jérémy Jean est cryptologue à l’ANSSI, l’agence nationale de la cybersécurité en France, où il travaille depuis dix ans au laboratoire de cryptographie. Il coorganise le FCSC, le France Cybersecurity Challenge, un CTF en ligne organisé chaque année depuis 2019. Le concours se joue individuellement et dure dix jours, afin que chacun puisse concilier travail, études et jeu. Il poursuit un double objectif. Le premier est de faire monter en compétences l’écosystème français avec des épreuves techniques proches des métiers réels. Le second est de sélectionner l’équipe de France, dix jeunes de moins de vingt-cinq ans, qui représentera le pays à l’ECSC, le championnat d’Europe organisé chaque automne par l’ENISA dans un pays différent, en 2026 à Bochum, en Allemagne. Une interdiction difficile à faire respecter L’année 2025 marquait les débuts des LLM dans les CTF. Les modèles manquaient de performances et hallucinaient souvent, comme le montraient les flags soumis. En 2026, la situation a radicalement changé. Compte tenu de l’enjeu de sélection, les organisateurs du FCSC avaient pris le parti d’interdire l’usage des LLM dans les règles du concours. Ce choix s’est révélé difficile à assumer. Certains participants ont quand même utilisé ces outils malgré les règles, créant une compétition inéquitable. L’équipe d’organisation s’est lancée dans une chasse aux tricheurs pendant les dix jours de l’événement, tâche désagréable et sans garantie absolue de détection. La chasse aux tricheurs Concrètement, les organisateurs disposaient d’un système de tickets et de la communauté Discord pour contacter les participants suspects et leur demander d’expliquer leurs résolutions express. Certains ont admis avoir utilisé un LLM, parfois sans avoir lu les règles. D’autres savaient parfaitement qu’ils enfreignaient l’interdiction. Légèrement plus de la moitié sont restés dans le déni, cherchant à conserver leurs points. Ces échanges, habituellement agréables pour un organisateur qui aime discuter des approches de résolution, ont été pollués par cette confrontation. L’efficacité déroutante des LLM Jérémy Jean raconte avoir pris un abonnement personnel à ChatGPT quelques semaines avant l’événement. Une épreuve de reverse engineering qu’il avait mise plusieurs semaines à concevoir a été résolue en sept à dix minutes par le modèle. Si l’IA est autorisée, la compétition se réduit à qui possède le meilleur abonnement. Côté concepteurs, le constat est démoralisant. Il faut des heures pour avoir la bonne idée et des dizaines d’heures pour concevoir une épreuve difficile, que les modèles résolvent en quelques minutes. La dimension pédagogique des CTF s’en trouve balayée. Les joueurs qui délèguent aux LLM n’en retiennent rien, n’ayant parfois même pas lu l’énoncé, et copient-collent le flag sorti par le modèle. Le tri des comptes et la sélection Les participants détectés n’ont pas été bannis, mais leurs comptes ont été cachés, ce qu’ils ont généralement mal vécu. Les autres ont globalement apprécié ce travail laborieux, car le haut du classement final ressemble à nouveau à un scoreboard d’avant l’ère des LLM. Ce filtrage a aussi servi la sélection de l’équipe de France. Les candidats s’inscrivent en catégories junior, senior ou hors catégorie, l’ECSC demandant cinq juniors jusqu’à vingt ans et cinq seniors de vingt et un à vingt-cinq ans. Les vingt-cinq à trente meilleurs passent ensuite un entretien en visioconférence avant la sélection des dix membres et de quatre remplaçants. Ce tri évite de perdre du temps avec des candidats ayant tout résolu par IA. Les règles de l’ECSC Les règles de l’ECSC ne sont pas encore fixées fin août, la décision revenant à l’équipe allemande organisatrice. Une interdiction, au moins partielle, semble la piste la plus naturelle, l’événement se déroulant en présentiel sur réseau local, ce qui permet une supervision impossible en ligne. L’animateur compare l’IA à un produit dopant qui fausse la compétition et balaie la valeur de l’événement. Accropole, une alternative sans compétition L’ANSSI propose aussi Accropole, une plateforme qui recense plus de six cents épreuves issues du FCSC, avec solutions librement accessibles. Sans classement ni points, elle permet un apprentissage au calme, à son rythme, où utiliser un LLM reviendrait à se mentir à soi-même. Loin de la compétition, elle invite à creuser les problèmes en profondeur pour vraiment apprendre. Un bilan douloureux et l’avenir Une quinzaine d’organisateurs ont géré l’événement pour deux à trois mille participants. Le rôle de police a fait perdre à Jérémy Jean le plaisir de suivre le scoreboard et les first blood. Ses collègues en charge des tickets ont vécu l’expérience encore plus durement. Reproduire ce modèle en 2027 semble impossible, car refaire une centaine d’épreuves vouées à être résolues trivialement ne motive plus. Durcir les épreuves contre les LLM en gonflant les bases de code ou en semant de fausses pistes est jugé une mauvaise approche, car elle les rendrait pénibles pour les humains. Autoriser les LLM conduit à des équipes dopées, même si l’argent ne garantit pas encore le succès, comme observé au NorthSec. Un mode présentiel faciliterait le contrôle et raviverait la dimension sociale et festive des rencontres. Sans solution convaincante, il évoque la possibilité, pessimiste, que les CTF touchent à leur fin ou deviennent des benchmarks de LLM contre LLM. Une coordination entre organisateurs D’autres CTF publics français, comme le 404 CTF et le Shucklock, ont fait les mêmes choix et rencontré les mêmes difficultés. Un retour d’expérience partagé est prévu d’ici la fin de l’année, notamment sur les systèmes de détection de triche. L’épisode se conclut sur l’espoir d’un renouveau des CTF d’ici 2027 ou 2028, avec le retour de leur esprit social. Notes FCSC - France Cybersecurity Challenge European Cybersecurity Challenge 2026 Hackropole ANSSI Contributeurs .contributors-table { border-collapse: separate; border-spacing: 20px 8px; } .contributors-table td, .contributors-table th { border: none; background: transparent; text-align: center; vertical-align: top; } .contributors-table img.

  4. 29 sept.

    Teknik - Sécurité de l'univers OT

    Parce que… c’est l’épisode 0x34A! Shameless plug 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Un paysage de menaces transformé L’épisode technique du Polysecure reçoit de nouveau Vicky Desjardins, aujourd’hui en cyberdéfense chez Hitachi Cyber. La discussion porte sur le changement de paradigme observé dans le monde des menaces au cours des trois dernières années. Les ransomwares demeurent une réalité, mais Vicky remarque une nette montée d’attaques destructrices, axées sur la destruction de données et l’interruption de services plutôt que sur le chiffrement. Les organisations sont mieux préparées et moins enclines à payer, d’autant que le coût réputationnel de la victimisation s’est estompé. Les groupes criminels vont donc pivoter vers de nouveaux modèles, trop d’argent étant en jeu. Des attaques plus rapides et plus brutales Cette nouvelle génération d’attaques pose des défis défensifs inédits. Un attaquant qui exfiltrait des données devait les préserver en relativement bon état, alors que celui qui veut tout détruire se moque de l’intégrité des systèmes. Les assauts gagnent en vitesse, ce qui comprime les temps de réaction et force les équipes à savoir quand déclencher le bouton rouge qui coupe la connectivité. L’animateur relate un incident public où il a dû faire fermer l’internet, une décision ayant exigé un décret du premier ministre. Il fallait un dossier solide et beaucoup de conviction, car une telle mesure demeure majeure pour une organisation. Face à un wiper, le kill switch reste toutefois le moyen le plus efficace de limiter les dommages. Décider avant la crise Vicky insiste sur la nécessité de tenir ces discussions difficiles avant l’attaque. Il faut définir à l’avance des critères et des seuils déclencheurs plutôt que de débattre des paramètres en pleine tempête. Les exercices sur table, l’une de ses spécialités, ramènent la réalité et l’émotion, puis bâtissent un arbre de décision clair. Cela évite les décisions prises sous le coup de l’émotion. Pendant une attaque, on est contre la montre et les adversaires poursuivent leur destruction pendant qu’on délibère. Sa maxime est qu’il n’y a pas de mauvaise décision, seulement celle de ne pas décider. Les coûts énormes des interruptions en OT En technologie opérationnelle, les interruptions de service atteignent des ampleurs que les profils issus des TI peinent à concevoir. Les pertes se chiffrent en millions de dollars par jour, voire par heure. Les attaquants connaissent ce levier et l’exploitent. Vicky imagine l’impact d’une frappe contre Hydro-Québec un 13 janvier, qui toucherait la qualité de vie et la sécurité des citoyens. L’animateur rappelle la crise du verglas, où une panne d’électricité hivernale avait nécessité l’intervention de l’armée. Certaines infrastructures critiques bien rodées savent toutefois poursuivre leurs opérations hors ligne, leur personnel expérimenté maîtrisant les méthodes traditionnelles. Ce savoir-faire s’évanouira avec les retraites, ce qui rendra chaque décision d’arrêt encore plus lourde. Des machines vieillissantes et des logiciels orphelins Les cycles de vie en OT n’ont rien à voir avec ceux des TI. On parle de 25 ans et plus, certaines machines étant plus vieilles que leurs opérateurs. Les plateformes pétrolières maritimes ne subissent que deux arrêts durant leur vie utile, et un arrêt d’urgence dure de 24 à 48 heures. Ces équipements coûtent très cher, parfois 25 millions, et l’ordinateur qui les pilote ne peut vivre sans elles. Remplacer le logiciel orphelin qui tourne encore sous Windows XP oblige à changer la machine au complet, un investissement que personne ne consent sans nécessité. Le modèle financier résiste d’ailleurs mal à un raccourcissement de la durée d’amortissement, ce qui peut faire s’effondrer la rentabilité. Les attaquants, eux, adorent toujours le XP. Deux solitudes et une expertise qui s’évapore Un fossé générationnel aggrave ce portrait. Ceux qui ont implanté ces systèmes n’avaient pas de connaissance cyber, tandis que les nouveaux venus formés en sécurité ne comprennent pas les entrailles de machines qui précèdent leur naissance. Les anciens savaient bricoler à une époque moins critique, alors que la nouvelle génération n’ose plus toucher à la production. Face à ce patrimoine, Vicky propose une approche réaliste. Exiger des correctifs ne correspond pas à la réalité du terrain. Il faut assumer les risques et surtout appliquer les bases, dont la gestion des accès demeure la règle d’or. L’OT doit être traité avec la même considération que les TI, les deux formant désormais une seule surface d’attaque. La segmentation est essentielle, et un Windows XP ne devrait jamais être exposé publiquement, même si on en trouve sur Shodan. Transitions et acteurs étatiques patients Vicky constate un intérêt croissant pour l’OT et invite tous à s’y plonger, malgré une complexité exigeant beaucoup de curiosité. L’animateur déplore l’effritement de l’esprit maker, les praticiens préférant les raccourcis offerts par les modèles de langage et le vibe coding. Autre enseignement frappant, les transitions constituent des moments de vulnérabilité maximale, puisque les repères comportementaux deviennent incomparables et que l’attention se concentre sur le changement. Les acteurs étatiques, très patients, s’installent et attendent le moment le plus fragile pour frapper. Cette professionnalisation de la menace, visible depuis une dizaine d’années, traduit des investissements d’États qui ne s’annoncent pas. La menace intérieure en croissance Le recrutement hostile évolue lui aussi. Les réseaux sociaux permettent d’identifier aisément les employés mécontents de leur poste ou de leur patron. Des groupes de rançongiciels contactent directement des cibles sur WhatsApp en offrant un pourcentage du produit de l’attaque. Sur le dark web, des accès se vendaient déjà pour une centaine de dollars, une somme si dérisoire qu’elle trahissait des motivations personnelles. Les mises à pied dans le secteur technologique alimentent des émotions négatives et font monter ce risque déjà constant. Vicky recommande de surveiller les permissions avec rigueur et de configurer des alertes dès qu’elles changent. Se préparer au pire Elle termine avec un avertissement simple. Préparez-vous au pire, car la plus grave erreur consiste à éviter des discussions que vous ne voule

  5. 23 sept.

    SéQCure - Faut-il porter une toge pour vraiment protéger un secret ?

    Parce que… c’est l’épisode 0x347! Shameless plug 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Un épisode spécial consacré à la cérémonie des clés Dans cet épisode de Polysécure, Nicolas-Loïc reçoit Dominique Derrier et Thomas Veynachter, invités du SECUR pour une conférence sur la cérémonie des clés. L’échange s’ouvre sur une usurpation d’identité en direct qui introduit avec humour le thème de la violence technologique. Les invités ont souhaité démocratiser une notion souvent réservée aux grandes organisations, lors d’une présentation donnée dans une ancienne église désacralisée, avec une toge et une licorne. Le processus plutôt que la technologie Le message central des deux experts est limpide. Ce n’est pas la technologie qui garantit la confiance ultime, mais le processus qui l’entoure. Les organisations produisant des certificats avec des modules de sécurité matérielle ont besoin de ces cérémonies, et DNSSEC dispose heureusement d’un protocole garantissant la validité des signatures DNS. Mais ces principes s’appliquent aussi au quotidien, car on les oublie trop souvent. L’époque des sharewares installés sans vérification est révolue. Les utilisateurs n’ont plus beaucoup de droits sur leurs ordinateurs en entreprise et n’ont plus envie d’installer n’importe quoi. La violence numérique sévit dans les logiciels, de plus en plus sophistiqués pour voler le contenu des machines. Même avec des EDR performants, un risque résiduel subsiste, ce qui rend le processus indispensable. Vérifier le matériel et les logiciels La discussion s’étend au hardware. Le matériel le moins cher arrive souvent de l’autre côté de l’océan, sans que personne ne vérifie son firmware. On prend pour acquis que tout fonctionnera, alors que des caméras transmettent des images vers des destinations inconnues. Le premier démarrage d’un ordinateur neuf peut constituer la première source d’infection. Des moyens simples existent pourtant, comme les commandes SHA256 qui permettent de vérifier qu’on installe bien la chose attendue. Mais cela reste insuffisant, car le site du fournisseur lui-même peut avoir été piraté. Chiffrement, intégrité et menace quantique Dans un monde numérique, le chiffrement constitue la seule façon de valider la viabilité de ce qu’on manipule. L’attaque dite harvest now, decrypt later est bien réelle, car les capacités de déchiffrement n’existent pas encore mais existeront, et des secrets protégés aujourd’hui pourront être révélés demain. L’animateur distingue les secrets éphémères, comme un numéro de carte bancaire expiré d’ici là, des secrets durables comme les dossiers médicaux. Il observe avec ironie que ceux qui détiennent des secrets à long terme se préparent le moins au quantique. Les intervenants identifient trois grandes phases dans l’évolution du numérique. D’abord, il fallait que les systèmes fonctionnent. Ensuite, des lois ont protégé la confidentialité des données. Aujourd’hui, l’enjeu majeur est l’intégrité, qu’il s’agisse de garantir que ce qui est envoyé arrive intact ou que le matériel n’a pas été altéré. À l’heure de l’intelligence artificielle et de l’IoT, cette intégrité doit être assurée en entrée, pendant le traitement et en sortie, sans qu’aucun acteur malveillant n’insère son outil de détournement au milieu. Un contexte géopolitique tendu Il y a une quinzaine d’années, Nicolas-Loïc téléchargeait sans se préoccuper des conséquences et pouvait raisonnablement croire sa machine à l’abri. Depuis, plusieurs pays hébergent des acteurs hostiles cherchant à extraire la richesse d’autres nations. L’hostilité entre pays atteint un niveau jamais vu depuis la Seconde Guerre mondiale, où la machine Enigma représentait le sommet de la protection des communications. Là où il y a de l’argent à se faire, il y aura des voleurs, et la valorisation démesurée des entreprises technologiques attire les attaquants tandis que le petit vol numérique reste souvent impuni. Authenticité des messages et confiance transitive Thomas soulève un défi majeur. Avec les deepfakes, il faut désormais maîtriser l’authenticité du message reçu. Comment vérifier que la personne en face est bien celle qu’elle prétend être, surtout quand un message est délivré par quelqu’un qui n’existe pas. Les réponses manquent encore, mais la question doit être posée collectivement. L’animateur ressuscite pour sa part de vieux sujets réservés aux passionnés. PGP et son Web of Trust reposaient sur des rencontres dans le monde réel pour signer les clés, permettant une confiance transitive. Si je connais quelqu’un qui a signé votre clé, je peux vous faire confiance. Dominique rappelle la théorie des sept personnes de confiance, ce qui rend ce réseau mathématiquement atteignable. Signal illustre une approche moderne, où le changement d’appareil est visible par tous car les clés changent, offrant une vérification d’identité intégrée. Protéger les secrets les plus critiques Les invités abordent aussi la protection des secrets organisationnels. Qui possède le mot de passe root du tenant chez le fournisseur infonuagique, et combien d’administrateurs faut-il pour le supprimer ? Un seul, c’est anormal. Le split knowledge et le dual access s’imposent, exigeant au minimum deux personnes pour agir. Thomas note que cette question n’existait pas avec les serveurs sur site. Un mot de passe root ne devrait jamais servir aux opérations courantes, et si tel est le cas, c’est le signe d’une gestion des accès défaillante. Nicolas-Loïc rappelle que la technologie existait déjà dans les années 90, lorsque RSA proposait un découpage de clés exigeant un quorum. Les mathématiques sont prêtes, avec des méthodes élégantes comme le partage de secret de Shamir, mais l’appétit commercial tarde, comme pour les certificats TLS, longtemps coûteux avant leur démocratisation dans les navigateurs. Des fondations centenaires Les intervenants citent Kerckhoffs, dont les principes élaborés au dix-neuvième siècle fondent encore la cryptographie moderne, une référence que l’animateur cite souvent. Dominique conclut que l’identité numérique reposera sur ces principes, déjà appliqués dans certains pays où l’on signe des documents avec sa carte d’identité. Il faut finalement se faire violenc

  6. 17 sept.

    Teknik - Série l'IA dans les CtF - Northsec

    Parce que… c’est l’épisode 0x344! Shameless plug 19 septembre 2026 - Montréal Canada - Bsides Montréal 2026 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Présentation de l’invité Cet épisode spécial de Polysécure accueille Émilio Gonzalez, professionnel en cybersécurité au sein d’une grande entreprise canadienne et figure engagée de la communauté. Il est co-organisateur de Montréac, un atelier mensuel de résolution de challenges CTF, et VP CTF de NorthSec, la compétition en personne qui se tient chaque mai à Montréal avec plus de 600 participants. La conversation porte sur l’arrivée massive de l’intelligence artificielle générative dans l’édition 2026 du CTF. Une préparation sous le signe de l’anticipation Émilio retrace l’évolution du paysage depuis l’apparition de ChatGPT fin 2022, lorsque les modèles écrivaient correctement mais résolvaient mal les problèmes. L’édition 2025 avait été remportée par une équipe n’ayant recouru aux agents de conversation que pour quelques challenges. La seconde moitié de 2025 a tout changé avec la sortie de nouveaux modèles et l’essor du tooling d’agents, créant une véritable tempête parfaite des capacités de raisonnement. Un article relatant l’usage de Cursor et du serveur MCP de IDA pour résoudre un challenge de reverse engineering aux finales du Defcon CTF avait impressionné Émilio sans le convaincre de leur généralité. Début 2026, un concepteur a souligné que les CTF vivent une crise face à des outils capables d’auto-résoudre de nombreux challenges. Ne pouvant transformer l’événement en profondeur à quelques mois de sa tenue, l’équipe a fait de cette année une campagne de collecte de données. Auto-déclaration des flags et portrait des données Les participants étaient invités à auto-déclarer les flags obtenus grâce à l’IA, avec un outillage permettant la détection automatique de certaines soumissions. La démarche demeurait facultative et sans conséquence. La majorité des participants ont fait l’effort de bien flagger leurs points, mais les équipes du haut du classement ont moins déclaré, par paresse, par ignorance du speech d’ouverture ou par honte. Des équipes vétérans craignaient le jugement si elles avouaient leur usage de l’IA. Les données sous-estiment donc la réalité, surtout chez les meilleures équipes. La comparaison avec l’année précédente révèle néanmoins une explosion de la vitesse de soumission des flags, l’écart étant encore plus prononcé pour le dix pour cent supérieur. Compétition, apprentissage et expérience des participants NorthSec doit concilier des objectifs divergents, car environ un participant sur quatre se dit compétitif alors que la majorité vient pour apprendre. Les agents excellent dans les tâches bien définies, exactement le format d’un challenge de CTF, d’où une véritable crise d’identité. Le sondage révèle que 75 pour cent des répondants visent l’acquisition de connaissances approfondies plutôt que l’apprentissage des outils d’IA, contre 12 pour cent pour l’inverse. Sur l’expérience vécue, 52,4 pour cent affirment que les agents autonomes ont dégradé leur expérience cette année, contre 17,2 pour cent qui la jugent améliorée. Les insatisfaits expliquent avoir renoncé à l’IA et chuté au classement, ou avoir constaté moins de collaboration, leurs collègues étant absorbés par la gestion simultanée de plusieurs agents. Les satisfaits saluent l’IA comme professeur pour se débloquer, découvrir de nouveaux concepts et progresser plus loin. Émilio note une forte polarisation, une même expérience menant à des conclusions opposées selon les convictions de chacun. Le classement et la réputation de la marque La réputation du scoreboard de NorthSec préoccupe Émilio, car y figurer traduit un niveau de compétences reconnu dans l’industrie. Les personnes au sommet cette année demeurent d’excellents pirates, mais la part des points attribuée à la qualité d’utilisation de l’IA a énormément augmenté. La question centrale devient celle de la signification à donner au classement, soit mesurer l’habileté en piratage ou la maîtrise de l’IA, une réponse bien plus difficile à trancher qu’il n’y paraît. La pérennité du CTF et le moral des concepteurs La crainte majeure d’Émilio touche la pérennité de l’événement. Plusieurs concepteurs de challenges, bénévoles investissant des dizaines d’heures, ont vu leurs créations résolues par des essaims d’agents sans qu’aucun humain n’ouvre même la page du challenge, la soumission du flag étant parfois automatisée. Une forte démotivation s’est installée, particulièrement le vendredi soir lors des premières résolutions. Les échanges humains entre concepteurs et participants, source d’énergie essentielle, ont disparu dans ces cas, avant de reprendre le samedi et le dimanche grâce aux équipes jouant le jeu de façon traditionnelle. Le sondage des concepteurs révèle environ dix pour cent trouvant l’expérience un peu améliorée, la moitié sans changement notable, notamment grâce aux tracks physiques insolvables par les agents, et environ quarante pour cent pour qui elle a nui. Tous s’entendent sur la nécessité de changer quelque chose, sans consensus sur la manière. Pistes de solutions pour l’avenir Des débats et un vote avec les concepteurs sont prévus d’ici la fin de l’été. Émilio juge irréaliste d’interdire totalement l’IA générative, trop intégrée aux outils quotidiens et précieuse comme professeur pour apprendre. Il considère l’auto-résolution par agents incompatible avec le CTF traditionnel. Une piste majeure consisterait à séparer les classements, l’un autorisant toutes les utilisations d’IA, l’autre les restreignant. Le caractère en personne de l’événement et son fort sentiment de communauté laissent croire que des règles claires seraient respectées sans surveillance coercitive, à l’inverse de compétitions imposant l’enregistrement de l’écran. Une restriction jugée élégante permettrait tout usage de l’IA sauf le partage du contexte d’un challenge, préservant le rôle de professeur tout en éliminant l’auto-solve. Pour le classement IA, des idées

  7. 16 sept.

    SéQCure - Quantique - Les opportunités d'un risque, les risques d'une opportunité

    Parce que… c’est l’épisode 0x343! Shameless plug 19 septembre 2026 - Montréal Canada - Bsides Montréal 2026 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Une plateforme d’innovation dédiée au quantique Didier Cotton, directeur sécurité et gouvernance chez PINQ2, ouvre l’épisode en présentant son organisation. PINQ2, acronyme de Plateforme d’innovation numérique et quantique, est un organisme à but non lucratif financé notamment par le MEIE et l’Université de Sherbrooke, tout en demeurant indépendant de ces organismes. Sa mission consiste à aider les entreprises québécoises et canadiennes à innover, particulièrement en calcul quantique. L’organisation exploite trois plateformes, soit du calcul classique hébergé à Sherbrooke, gage de souveraineté numérique, un ordinateur quantique IBM construit à Bromont et réservé à ses usagers, ainsi qu’une plateforme logicielle en développement pour tester des algorithmes classiques, quantiques ou hybrides. Un domaine porté par la recherche académique Didier compare l’état actuel du quantique aux années 60 et 70 de l’informatique classique. Le matériel demeure coûteux, les développeurs manquent et la partie logicielle reste portée par la recherche universitaire. Les entreprises émergentes du secteur, comme Nord Quantique issue de l’Université de Sherbrooke ou Pasqal en France, découlent de travaux de chercheurs. Il existe cinq topologies d’ordinateurs quantiques, chacune avec ses forces, et la communauté cherche encore à déterminer laquelle excelle pour quels problèmes, certaines machines devant être maintenues près du zéro absolu. La menace cryptographique se rapproche La cryptographie post-quantique occupait l’essentiel de la conférence présentée au Secure. L’algorithme de Shor, développé dans les années 90, permettrait avec environ un million de qubits de compromettre le chiffrement actuel. Un nouvel algorithme, désigné JVG dans l’épisode, change toutefois la donne. En déléguant l’essentiel des calculs à un supercalculateur classique et en réservant le quantique aux opérations les plus exigeantes, il ne nécessiterait plus que 5 000 qubits. Comme les machines IBM récentes affichent 156 qubits et visent le millier dans leur feuille de route, la menace paraît soudainement moins lointaine. Des opportunités d’affaires à ne pas ignorer Le quantique n’est pas qu’un risque, il ouvre des perspectives économiques majeures. En finance, une optimisation de portefeuille rapportant quelques points de pourcentage par an vaudrait des centaines de millions. En logistique, le problème du voyageur de commerce devient résoluble plus rapidement et à meilleur coût. La modélisation moléculaire promet des avancées en chimie des batteries, en conception de médicaments et en médecine personnalisée, où un traitement pourrait être adapté au profil précis du patient. Didier tempère toutefois l’enthousiasme. L’ordinateur quantique ne fera pas tout et nul interrupteur quantique n’arrivera dans nos poches, le matériel classique étant déjà ultra optimisé. Le QPU ne fonctionne jamais seul, puisqu’un ordinateur classique prépare les calculs puis récupère les résultats. Savoir découper les problèmes intelligemment Pour saisir une opportunité crédible, PINQ2 aide les entreprises à identifier les portions de leurs traitements qui pourraient être bien exécutées en quantique, car tout ne s’y prête pas. Faire tourner un jeu comme Doom serait utopique, faute d’entrées et sorties interactives, mais des sous-problèmes comme la détection de collisions pourraient convenir. La détection de fraude et l’analyse de patrons dans un SIEM figurent parmi les cas émergents, de même que le quantum machine learning. La démarche consiste à vérifier si un algorithme existe déjà, sinon à entrer en recherche et développement. Les ressources ne manquent pas, avec les cours IBM et surtout Qiskit, dont les librairies Python s’appellent depuis du code classique. Désapprendre la logique classique Le plus grand défi des développeurs consiste à désapprendre leur façon de penser. Un qubit peut être 0 et 1 en même temps, avec une orientation, et les qubits peuvent être superposés et intriqués. Les portes quantiques ne se comportent pas comme les opérations logiques binaires, et Didier avoue avoir revu plusieurs fois les vidéos d’introduction avant d’y voir clair. Cette abstraction s’apprend pourtant bien, comme le prouvent ses collègues devenus développeurs quantiques, l’un sans expérience préalable, l’autre après une maîtrise en TI. IBM propose un cursus complet et une certification Qiskit développeur comparable aux certifications Microsoft. Rares sont ceux qui revendiquent cinq ou dix ans d’expérience, tout le monde est débutant. Utilité quantique et défi du bruit Aucun cas d’usage ne présente aujourd’hui d’avantage quantique marqué en production pure. On parle plutôt d’utilité quantique, le moment où les algorithmes deviennent assez matures pour servir en production sans écraser le classique. Les entreprises doivent évaluer ce qui est faisable aujourd’hui, quitte à repasser plus tard, un besoin de 5 000 qubits reportant le projet de plusieurs années, tandis qu’un besoin de 200 qubits exige surtout de former des développeurs. Il faut aussi composer avec le bruit des qubits physiques, qui rend les erreurs fréquentes et oblige à répéter les calculs après chaque lecture. Sur un ordinateur classique, la probabilité d’erreur d’une opération avoisine une chance sur dix puissance 28. La communauté travaille désormais à produire des qubits logiques résistants aux erreurs et en plus grand nombre, un cheminement rappelant les débuts du CPU classique et ses erreurs dues aux radiations solaires. Un appel à la vigilance pour la sécurité Didier termine avec un message pour les professionnels de la sécurité de l’information. Il faut monter dès maintenant le cas d’usage de la cryptographie post-quantique, en anticipant la difficulté de justifier cette dépense face à des collègues promettant des gains colossaux grâce au quantique. Sinon, la sécurité risque d’être perçue comme un simple centre de coûts. Il faut aussi examiner les technologies ex

  8. 15 sept.

    Teknik - Finding the Needle in the Haystack with Dicozorus - A New Companion for Advanced Web Fuzzing (PTS)

    Parce que… c’est l’épisode 0x342! Shameless plug 19 septembre 2026 - Montréal Canada - Bsides Montréal 2026 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Voici le résumé en markdown, prêt à être inclus dans votre fichier à partir du niveau 3. Le parcours de l’invité Vincent Herbulot est pentester et chercheur en sécurité chez Synactive, où il exerce ce métier depuis un peu plus de dix ans, avec une préférence marquée pour la partie web. Il dispense également deux formations, l’une orientée boîte blanche et l’autre boîte noire, afin d’explorer ce qu’il est possible de faire avec ou sans accès aux sources. Il est venu présenter Dicosaurus, un outil consacré au web fuzzing et à la gestion des word lists. Le fuzzing dans le pentest web Le fuzzing constitue la phase de découverte initiale d’une mission. L’auditeur se sert d’un fuzzer et d’une word list pour envoyer de nombreuses requêtes HTTP vers un serveur web, puis analyse les réponses pour déterminer quels points d’entrée sont accessibles et intéressants. Cette étape conditionne la suite de l’intrusion, notamment en Red Team où une entrée critique peut ouvrir l’accès au réseau interne. Les limites des word lists existantes La qualité d’une word list détermine directement la capacité à découvrir des entrées critiques. De nouvelles vulnérabilités émergent chaque jour et l’absence d’une entrée pertinente peut faire échouer une intrusion. Vincent a recensé plusieurs défauts récurrents. Les entrées manquantes constituent le problème le plus évident. L’organisation pose ensuite souci, les word lists allant de cent à un million d’entrées, ce qui rend impraticables les listes volumineuses sur des périmètres étendus, d’où l’importance de pouvoir adapter la taille au contexte. Le tri alphabétique fréquent ne reflète pas la réalité du pentest, car les entrées critiques devraient figurer en tête. Une entrée d’exécution de code distante commençant par la lettre z dans une liste d’un million d’entrées serait testée en tout dernier, alors que le temps manque souvent pour tout dérouler. Certaines listes contiennent aussi des données parasites issues d’une génération trop automatique. Enfin, des endpoints dangereux comme shutdown, reboot ou delete data y figurent sans distinction, ce qui pose problème en Red Team où éteindre les machines d’un client n’est pas souhaitable. La genèse du projet Le déclic est survenu lors d’un Red Team où l’équipe avait manqué le Debug Toolbar, un débogueur du framework Pyramid qui expose un interpréteur Python et permet une exécution de code distante. Un collègue l’a découverte grâce à une word list personnalisée, alors que cette entrée était absente de la plupart des word lists publiques utilisées habituellement. Vincent a alors décidé de maintenir ses propres word lists et de développer un outil facilitant cette tâche. L’enrichissement par métadonnées L’approche retenue repose sur l’idée qu’avec suffisamment de métadonnées associées à chaque entrée, le filtrage, le tri et la génération deviennent possibles. Chaque entrée se voit attribuer une criticité fondée sur ce qui a été observé en exploitation, un count correspondant au nombre de fois où elle a été vue, une catégorie la reliant à de l’exécution de code, à des interfaces d’administration connues ou à des applications connues, des tags modulaires extensibles par chacun, et des références documentaires réservées aux entrées de criticité haute et moyenne afin de retrouver facilement le contexte d’une découverte. Tri, filtrage et génération L’outil combine des fichiers pourvus de métadonnées et des fichiers standards afin de produire des word lists hybrides. Les entrées qualifiées montent en tête tandis que les entrées non qualifiées, dites unranked, figurent en bas, et une word list jugée pertinente peut recevoir une criticité medium pour apparaître au milieu. Par défaut, le tri s’opère par criticité puis par count, une entrée vue plus souvent étant remontée au sein de sa criticité. La génération constitue la sortie initiale attendue, permettant de produire des word lists de tailles et de contextes variés, limitées au PHP, aux fichiers ou aux dossiers, ou restreintes aux deux cents entrées les plus critiques. La constitution et la maintenance des données Les entrées proviennent de sources publiques pertinentes comme HackerOne, GitHub Advisory, Exploit DB et les templates Nuclei, qui regroupent fréquemment des points d’entrée impactants. L’attribution des métadonnées repose en grande partie sur un travail manuel, seule méthode garantissant une qualité fine et évitant les faux positifs lors du triage des vulnérabilités. La word list compte environ 23 000 entrées dont 7 000 revues manuellement, un effort fastidieux mais effectué une seule fois. L’outil permet aussi un traitement automatique en appliquant des tags ou des criticités à une word list ingérée, même si l’auteur a préféré fournir des word lists intégrées revues manuellement, par crainte d’accumuler des données insuffisamment fiables. Un projet public et collaboratif Vincent maintient seul le projet pour l’instant, avec des contributions internes en parallèle. L’outil extrait depuis des fichiers de résultats de scan comme ceux de Patator ou ffuf les occurrences de vulnérabilités afin d’alimenter le count. Les retours des équipes de Red Team et de pentest apportent de nouvelles entrées, sans données clientes, principalement des logiciels publics ou privés indépendants des clients. Le projet est devenu public et reste ouvert aux contributions sous réserve de validation. L’objectif consiste à élever la manière d’utiliser et de maintenir les word lists, en sensibilisant la communauté au fait que les word lists publiques ne sont pas idéales. Chaque pentester ayant ses habitudes, l’outil se veut modulaire pour s’adapter aux pratiques de chacun, la valeur résidant dans la capacité à générer et maintenir des entrées à sa manière. La vérification des word lists Une fonctionnalité dédiée permet de comparer sa base de données avec d’autres word lists. Il est ainsi possible d’identifie

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Podcast francophone sur la cybersécurité. Pour professionels.