Parce que… c’est l’épisode 0x34B! Shameless plug 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027 I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte Description Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées. Un constat d’irréalisme René-Sylvain Bédard revient sur sa conférence au Sécure, où il a soutenu que la souveraineté numérique telle qu’on l’invoque actuellement n’est pas réaliste. Être souverain impliquerait de détenir ses propres centres de données, son équipement et ses logiciels, sur lesquels reposerait ensuite toute la structure numérique. Or aucun fabricant de processeurs ne se trouve à Montréal et aucune nouvelle plateforme de virtualisation ne sort de Toronto, tout l’écosystème reposant sur des serveurs, des systèmes d’exploitation et des applications américains. L’animateur note que la fabrication dépend de métaux rares presque exclusivement chinois et de capacités concentrées à Taïwan, sans que les administrations américaines soient parvenues à inverser la tendance. Un cadre légal mal lu Un directeur de Microsoft a marqué les esprits devant le Sénat français en admettant ne pas pouvoir garantir que les données ne seraient jamais consultées. René-Sylvain Bédard rappelle toutefois la question suivante, à laquelle le directeur a répondu qu’un tel accès n’était jamais survenu depuis 2018. Le Cloud Act avait justement été créé pour offrir une structure légale au cloud, alors qu’auparavant, les gouvernements refusaient même d’approcher un centre de données canadien. Les contrats précisent depuis qui possède quoi, et briser cette entente détruirait le modèle du cloud. La peur comme argument de vente L’animateur qualifie de désinformation l’histoire des comptes OneDrive ayant remis des clés, et rappelle que le Cloud Act ne vise que les données d’Américains à l’étranger, en contexte criminel, sur mandat de la Cour suprême. Les deux s’entendent pour dire que le Cloud Act sert d’épouvantail et que les plus bruyants sur les risques de souveraineté ont toujours quelque chose à vendre. L’animateur concède que l’instabilité de l’administration Trump a rendu l’épouvantail plus crédible, sans qu’il faille jeter le bébé avec l’eau du bain. Chiffrer plutôt que rapatrier René-Sylvain Bédard observe que l’argent public s’oriente vers la défense plutôt que vers les centres de données. S’il faut choisir des chantiers, il propose l’intelligence artificielle et le quantique, avec de vraies enveloppes, des règles d’attribution et des mesures contre l’acquisition étrangère. En attendant, le chiffrement offre une réponse concrète, puisqu’en apportant ses propres clés, notamment matérielles, des données interceptées demeurent illisibles. Il appuie le chiffrement des données gouvernementales et des secrets de défense avec des clés souveraines, mais rejette le discours sur le cloud souverain. Des données sensibles à graduer La France en débat depuis dix à quinze ans sans grand résultat, alors que le Canada voudrait tout rattraper du jour au lendemain, et René-Sylvain Bédard note que les entreprises françaises utilisent majoritairement Microsoft 365. Selon l’animateur, la Défense nationale canadienne devrait probablement sortir de Microsoft, mais pas l’ensemble des organisations, les milieux sensibles gardant déjà leurs infrastructures à l’interne. Quant aux données de santé, leur présence dans un cloud américain pose peu de problèmes, puisque ces dossiers n’intéressent pas le gouvernement américain. Pour l’animateur, la souveraineté relève parfois de la récupération politique, les projets de consolidation de données de santé s’écrasant toujours faute de dialogue. Le calcul sécurisé et la valeur des données René-Sylvain Bédard évoque sa rencontre au World AI Summit avec la responsable de l’intelligence artificielle en santé au Canada, qui valorisait des zones sécurisées où les modèles s’entraînent sans que les données sortent. L’animateur décrit le secure compute de Google, une boîte noire certifiée et cryptographiquement bloquée, utile aussi pour deux institutions financières voulant détecter la fraude sans ouvrir leurs données. On ne peut plus être dogmatique, estime René-Sylvain Bédard, puisque cent ans de radiographies archivées permettraient d’entraîner un modèle détectant le cancer plus rapidement sans remonter aux patients. Les données constituent le pétrole d’aujourd’hui, que détiennent en abondance les hôpitaux, les gouvernements et les municipalités. Des défaillances opérationnelles L’exemple de CrowdStrike illustre une erreur d’architecture, des systèmes critiques mis à jour le soir même sans test préalable. L’animateur invoque l’ingénierie aéronautique, encadrée à chaque étape, loin d’un avion ou d’un pont conçu en vibe coding. AWS, Google et Apple déploient leurs correctifs par anneaux et suspendent les mises à jour problématiques, d’où une leçon qui relève des opérations, non de la souveraineté. L’écart avec les hyperscalers René-Sylvain Bédard met au défi les promoteurs de centres de données canadiens de montrer leur pile technologique, une dépendance majoritairement américaine rendant l’opération impossible si les ventes cessaient. Microsoft investit dix milliards par année et un technicien y surveille cinquante mille machines virtuelles, un ratio qu’aucun centre canadien n’atteint. L’animateur confirme l’expertise et l’automatisation exceptionnelles de Microsoft, d’AWS et de Google, et dans une moindre mesure d’OVH. René-Sylvain Bédard n’a rien contre les petits joueurs canadiens, mais refuse qu’on affirme que Microsoft pose problème sans proposer des équivalents locaux d’Exchange, de Dynamics, de SharePoint ou de Teams. Un monde multipolaire La souveraineté devient un dogme, estime l’animateur, alors qu’on peut composer avec des fournisseurs américains, européens ou asiatiques. Ce qu’on craint des Américains aujourd’hui, on le craindra demain d’autres puissances. René-Sylvain Bédard rappelle qu’Israël figure parmi les plus grands fournisseurs de pare-feu, sans que personne ne propose de s’en départir. Au-delà de la confidentialité La discussion se termine sur les trois facettes de la souveraineté, soit la confidentialité, la disponibilité et l’intégrité, le débat public ne portant que sur la première. Microsoft a ainsi accepté, après négociation, de déplacer au pays une composante complète de son offre, disponible même si les frontières se fermaient. René-Sylvain Bédard mentionne aussi Azure Sta