CHRONIQUES IMMERSIVES

COMPTOIR DES VOYAGES

Découvrez le monde autrement à travers des podcasts qui révèlent les expériences parmi les plus immersives à vivre avec Comptoir des Voyages. Chacun d’eux décrypte la vie locale contemporaine, loin des clichés, au plus près des habitants. De l’Albanie au Japon, du Brésil au Sénégal, laissez-vous porter par ces voyages sincères et riches en émotions. Bonne écoute !

  1. 28 sept.

    Partager le quotidien d’une famille – Albanie

    Partagez le quotidien d’habitants d’un village préservé au bord du lac Prespa. Entre navigation silencieuse, marche en pleine nature et pêche traditionnelle, cette immersion révèle un mode de vie simple et lent. Le soir, autour d’un repas fait maison, les échanges ouvrent une fenêtre sur l’histoire et l’hospitalité albanaises, en harmonie avec un environnement resté intact."Au sud-est de l’Albanie, au bord du lac Prespa, le paysage s’étire entre collines, forêts et montagnes. Le parc national offre un décor rural et authentique. Les champs cultivés se succèdent, parsemés de troupeaux et ponctués d’habitations rurales. Les voitures se font rares. L’environnement semble figé, comme préservé du temps. Dans le village de Pustec, on arrive à la maison de Lhazo et Marie, nos hôtes pour la nuit. Lhazo nous attendait. Un sourire, un signe de tête, puis on marche à ses côtés jusqu’aux rives du lac où son bateau est déjà prêt. On embarque. Sur l’eau, le monde se met à ralentir. Le moteur murmure, les oiseaux s’élèvent, la lumière glisse sur les collines. À l’horizon, on distingue l’île aux serpents, refuge d’oiseaux rares. Pélicans, hérons, échassiers : la nature préservée s’observe en silence. On emprunte un sentier pour une longue marche pour rejoindre une église troglodyte nichée dans la falaise. Les pas s’enchaînent. La végétation est dense et variée. Sur le chemin du retour, Lhazo s’arrête pour pêcher la carpe. On aperçoit au loin quelques agriculteurs, travaillant encore à la faux dans un rythme lent et concentré. Le soir, Marie prépare le repas : légumes du potager, poisson grillé, byrek, vin local et un verre de raki pour clore la journée. Un traducteur est présent pour faciliter les échanges. On parle de leur vie, du pays, de l’époque communiste qu’ils ont connue, parfois avec une certaine nostalgie. Dans la douceur du soir à Prespa, “vivre à l’albanaise” devient une évidence, tissée de chaleur humaine, de gestes simples et d’une harmonie profonde avec la nature.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Claudia Formisano

    Partager le quotidien d’une famille – Albanie
  2. 14 sept.

    Séjourner en écolodge flottant sur les marais de Kaw – Guyane

    Embarquez à bord d’un écolodge flottant pour une immersion au cœur d’une nature préservée. Au fil de l’eau, la vie du marais se dévoile entre oiseaux, caïmans et mangroves, guidée par une naturaliste. Entre observations, moments de calme et nuits bercées par les sons sauvages, cette expérience toute guyanaise offre une parenthèse hors du temps, en harmonie avec l’eau et la lumière."On quitte Cayenne en direction du sud-est. Après une centaine de kilomètres, la piste s’arrête aux portes des marais de Kaw-Roura. Cette réserve naturelle, la quatrième plus grande de France, s’étend sur des kilomètres de mangrove et de zones humides. À quai, le Morpho nous attend. Écolodge flottant, ce bateau ouvert avec toit d’observation se transforme au fil du jour : le pont devient salle à manger, puis dortoir, bercé par les bruits du marais. On s’éloigne maintenant lentement de l’embarcadère. Autour, le marais s’étend dans toutes les directions.La lumière glisse sur l’eau. Aigrettes et martins-pêcheurs traversent la brume. On ne croise presque personne, à part quelques pêcheurs dans leur pirogue. Une guide naturaliste nous raconte la vie du marais, son équilibre, les espèces qui y cohabitent. On apprend à repérer les oiseaux, les loutres, les caïmans noirs, et parfois les singes hurleurs, discrets dans les arbres, mais dont le cri résonne comme un appel sauvage. Quand la chaleur monte, certains se baignent dans une zone sûre, d’autres partent en canoë ou s’installent sur le toit-terrasse pour observer le paysage. En fin d’après-midi, un ti-punch à la main, on s’installe sur le toit d’observation. Le repas guyanais se prépare : poisson, riz, épices douces, couac... La nuit tombe. Les lampes torches révèlent les reflets des yeux des caïmans. Les lits descendent du plafond, les moustiquaires s’installent. Le marais s’endort. Au matin, la brume flotte encore. Le soleil dévoile les collines. On prend le petit déjeuner sur le pont, dans le silence. Une parenthèse suspendue, à la rencontre d’un monde où l’eau, la lumière et la vie ne font qu’un.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © quisait/Istock

    Séjourner en écolodge flottant sur les marais de Kaw – Guyane
  3. 31 août

    Les coulisses d’un entraînement de sumotoris – Japon

    À Tokyo, pénétrez dans une heya, lieu d’entraînement fermé du sumo, et assistez au quotidien des rikishi. Dans le silence et le respect des rituels shinto, les lutteurs s’exercent sur le dohyô, mêlant puissance, agilité et maîtrise de soi. Ce moment rare révèle le sumo comme bien plus qu’un sport : un art ancestral profondément ancré dans la culture et la spiritualité japonaises."À Tokyo, dans un quartier discret, on pousse la porte d’une heya. Le silence est saisissant. On enlève nos chaussures, on entre doucement. À l’intérieur, des hommes s’entraînent, pieds nus, torses nus, ceints de leur mawashi, ce pagne épais qui enserre leur taille. On ne bouge pas. On n’ose pas parler. Ici, chaque geste est codé, chaque mouvement semble venir de loin. Le sol est un dohyô, un cercle d’argile recouvert de sable. Ils s’y affrontent, par deux. Pas de cris. Juste les chocs sourds des corps, les souffles courts, les pieds qui frappent le sol. Ils impressionnent par leur silhouette imposante qui contraste avec leur agilité surprenante et leur souplesse incroyable. On assiste à un entraînement de sumotoris, dans l’un de ces lieux fermés où l’on ne pénètre qu’en invité. Ces lutteurs, qu’on appelle aussi rikishi, sont des figures sacrées, héritiers d’un art né au VIIIe siècle, issu de rituels religieux shinto, et toujours profondément ancré dans l’identité japonaise. Avant chaque combat, un rituel : on balaie le dohyô. On jette du sel pour purifier l’espace.  On s’incline. On s'observe. On attend. Puis, d’un coup, la lutte s’engage. Quatre-vingt-deux techniques sont autorisées. Un écart, un déséquilibre… et le corps touche le sol. Ou franchit la ligne. Quelques secondes suffisent. Dans cette heya, on touche à une vision du monde, où la maîtrise de soi est plus importante que la victoire.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Maryline Goustiaux

    Les coulisses d’un entraînement de sumotoris – Japon
  4. 27 juil.

    Le silbo, la langue sifflée de La Gomera – Canaries

    Guidé par Audrey, une habitante de l’île, vous assistez à ces dialogues portés par l’air, capables de traverser montagnes et vallées. En vous initiant à cette langue reconnue par l’UNESCO, vous touchez à un patrimoine vivant, né du paysage et devenu symbole d’identité et de fierté collective."À San Sebastián de La Gomera, la lumière du matin éclaire les façades blanches du port. On retrouve Audrey, Française installée ici depuis plusieurs années. Elle connaît l’île par cœur. La balade nous conduit jusqu’à une petite place. Un Gomero nous y attend. Il porte deux doigts à sa bouche… et le silence se fend d’un long sifflement, clair et vibrant. Le son roule dans l’air sec, se perd entre les murs de la ville. Soudain, un autre répond. Un dialogue invisible s’engage. Audrey traduit, explique. Le silbo gomero, le langage sifflé de l’île, existe depuis des siècles. Né d’un besoin vital de communication dans les paysages escarpés, il reproduit la langue espagnole à travers deux voyelles et quatre consonnes sifflées. Avec ces six sons, les Gomeros peuvent moduler des phrases entières, transmettre jusqu’à 4 000 mots. Un message peut franchir cinq kilomètres. Le siffleur nous montre comment placer la main, modeler le son, sentir la tension de l’air sur la langue. On essaie, maladroitement. Le silbo, menacé de disparaître dans les années 1980, a été sauvé par les maîtres siffleurs et enseigné à tous les enfants de l’île. Reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, il est aujourd’hui une fierté collective. Autour d’un apéritif local, on rit de nos essais, encore portés par l’écho des ruelles. On comprend qu’il s’agit là d’une langue de l’air, un lien vivant entre les hommes et leur terre.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages."Crédit photo : © Franck Charton/hemis

    Le silbo, la langue sifflée de La Gomera – Canaries
  5. 13 juil.

    Initiation à la pétanque locale dans le club de boċċi - Malte

    Dans un club local animé, joueurs de tous âges se retrouvent autour du boċċi, la pétanque maltaise, un jeu hérité de l’Antiquité. Entre précision, stratégie et convivialité, le boċċi révèle une tradition vivante, transmise de génération en génération, où le plaisir du jeu nourrit le lien social et la mémoire collective. "À Għaxaq, petite ville au sud de La Valette, la fin d’après-midi est calme. Dans une petite rue, on entend le roulement des boules et les éclats de voix venus du club de boċċi, la pétanque locale. C’est ici, sur ce terrain sablonneux bordé de gradins où s’installent les familles et d’un petit bar, que le village se retrouve presque chaque soir. Matthew, le propriétaire, nous accueille chaleureusement. Son père lui a appris le boċċi quand il était enfant. Depuis, il veille à transmettre cette tradition à tous ceux qui passent la porte du club. Il nous confie une boule cylindrique, typique du jeu maltais. Les règles sont simples, mais la maîtrise demande des années. On vise le jack, cette petite boule blanche qu’il faut approcher au plus près. Les setters placent, les knockers frappent pour dégager les boules adverses, chaque lancer demande précision et stratégie. Le terrain, plus long et plus étroit que celui de la pétanque, exige un sens du calcul presque instinctif. Les boules roulent, s’arrêtent net, se frôlent. Les joueurs se concentrent, commentent, rient. Le boċċi est un art du rythme autant que de la patience. Hérité des jeux romains, transmis par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean entre le XVIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, ce sport s’est ancré dans la vie quotidienne maltaise. Aujourd’hui, plus de trente clubs animent les villages de l’île. On y joue entre générations, pour le plaisir d’être ensemble, pour entretenir le lien avec le passé.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Neil Setchfield/Alamy/hemis

    Initiation à la pétanque locale dans le club de boċċi - Malte
  6. 29 juin

    L’enjeu du recyclage des fleurs dans l’hindouisme - Inde

    À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des fêtes religieuses en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale."À New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. A proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec son équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour Holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages" Crédit photo : © Marta Nascimento/Réa

    L’enjeu du recyclage des fleurs dans l’hindouisme - Inde
  7. 19 juin

    S'immerger dans l'ambiance 100% locale d'un ceilidh - Ecosse

    À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi."À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux, nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Andrew Wilson/Alamy/hemis

    S'immerger dans l'ambiance 100% locale d'un ceilidh - Ecosse
  8. 18 juin

    Les coulisses du studio de Bunny Stricker Lee avec son fils - Jamaïque

    À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté."Nous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages"Crédit photo : © Arié Botbol/Réa

    Les coulisses du studio de Bunny Stricker Lee avec son fils - Jamaïque

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