A la table des illustres

Anne Inquimbert

Anne Inquimbert, journaliste en gastronomie depuis plus de 20 ans vous invite “À la table des Illustres”. À la table des Illustres est un podcast de gastronomie et d'histoire qui explore la vie des grandes figures culturelles à travers leur rapport à la table. En 10 minutes maxi, chaque épisode raconte l’histoire d’un écrivain, d’un artiste ou d’un personnage historique à travers ses goûts, ses repas et les traditions culinaires de son époque. De Colette à Honoré de Balzac, en passant par Marcel Proust ou Cléopâtre, ce podcast narratif mêle cuisine, culture, littérature et patrimoine gastronomique. Un rendez-vous audio pour les amateurs d’histoire, de gastronomie et de récits culturels. Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. -1 j

    À la table de Néron, l'empereur accro aux poireaux - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Il est l'un des empereurs les plus infâmes de l'Histoire. Et pourtant, Néron faisait des cures de poireaux crus pour protéger sa voix de chanteur. Bienvenue à la table de l'homme qui festoyait dans une salle à manger tournante tout en s'astreignant à la diététique la plus stricte. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres de la Saison 2, nous remontons jusqu'à la Rome du premier siècle après Jésus-Christ pour rencontrer Néron empereur de 54 à 68 après J.-C., dernier de la dynastie julio-claudienne. Derrière la légende noire construite par ses détracteurs, de récentes découvertes archéologiques permettent de dresser un portrait plus nuancé d'un homme aimé de son peuple, passionné des arts et du chant. Le poireau et la diététique Son péché mignon est inattendu : Néron faisait des cures de poireaux crus, convaincus qu'ils rendaient sa voix plus nette et plus pure. Pline l'Ancien le rapporte : il les dévorait voracement, à l'huile, sans pain, croquant dedans comme dans une pomme. À l'époque, tous les légumes sont considérés comme des alicaments et le poireau comme la panacée absolue. La cenatio rotunda Son objet fétiche est à la mesure de son pouvoir : la cenatio rotunda, la salle à manger tournante de sa Domus Aurea, la Maison Dorée. Décrite par Suétone, cette salle ronde montée sur un pilier central de quatre mètres tournait jour et nuit "en imitant le mouvement du monde", offrant une vue imprenable sur Rome. Le festin impérial La cena romaine, repas du soir, pris allongé sur des banquettes dans le triclinium se déroule en trois services. La gustatio : œufs, légumes variés dont le poireau, huîtres, escargots, accompagnés de vin miellé (mulsum). La prima mensa : volailles rôties, porc en sauce, agneau salé, sardines et thon grillés, quenelles, avec un vin coupé à l'eau. La secunda mensa : figues, raisins, poires, gâteau de fromage, olives. Des produits venus de tout l'Empire. L'artiste et le diététicien Néron chante, joue de la cithare, se produit sur scène scandalisant la noblesse romaine. Pour protéger sa voix, il s'impose une discipline alimentaire rigoureuse. Cette tension entre l'excès des banquets et l'austérité des cures de poireaux révèle un homme plus complexe que la légende. Un épisode immersif de 8 minutes pour remonter jusqu'à la Rome antique et découvrir que même l'empereur le plus sulfureux de l'Histoire avait ses petites manies à table. L'histoire racontée par la gastronomie. À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire. Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin. Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  2. 8 sept.

    À la table de la mère Poulard, "bon plaisir, bonne chance, heureuse vie" - Podcast d'histoire et de gastronomie

    La Mère Poulard : l'omelette qui a fait sa légende Elle est arrivée au Mont-Saint-Michel à vingt et un ans, nivernaise modeste au service d'un architecte. Et elle est devenue l'une des figures les plus emblématiques de la gastronomie française, avec une omelette dont le secret est toujours bien gardé. Bienvenue à la table de la Mère Poulard. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres Saison 2, nous partons au Mont-Saint-Michel sur les traces d'Annette Poulard, née Boutiaut en 1851 à Nevers. Une femme d'origine modeste qui a suivi un architecte jusqu'au rocher normand, y a épousé le fils du boulanger, repris une auberge... et inventé une omelette soufflée qui a traversé les siècles. L'omelette légendaire Pour nourrir rapidement les pèlerins arrivant épuisés après la traversée de la baie, Annette s'inspire de la tradition monastique et crée son omelette soufflée cuite au feu de bois, dans une imposante poêle en cuivre qu'elle tient d'une main ferme. Le spectacle des fouets battant les œufs en mesure dans les culs de poule en cuivre est devenu la signature sonore du lieu. Sa recette secrète est toujours jalousement gardée. La femme de caractère Annette Poulard est une femme qui veut tout gérer, accueillir, installer, servir, cuisiner. Quitte à oublier parfois une bouteille sur l'addition. Sa table reflète ses valeurs : simple, généreuse, honnête. Côtelettes de pré-salé, poulet rôti, pot-au-feu, gigot rôti, une cuisine normande ancrée dans le terroir, à deux francs cinquante le déjeuner cidre compris. Les biscuits porte-bonheur Très pieuse et superstitieuse, Annette voit dans l'année 1888 les trois 8, un signe du destin. Elle crée ses biscuits porte-bonheur qu'elle offre aux enfants des pèlerins avec cette formule : "Bon plaisir, bonne chance, heureuse vie." Ces biscuits, fidèles à ses recettes originales, existent toujours et se trouvent en boutique. Son héritage Titre de "Mère" donné aux cuisinières talentueuses, Annette Poulard semble avoir été la première à le recevoir avant même les mères lyonnaises. Aujourd'hui, le groupe La Mère Poulard investit 30 millions d'euros jusqu'en 2032 pour rénover ses établissements. L'Auberge La Mère Poulard est dirigée par le chef Killian Rosini, Meilleur Apprenti de France 2019, aux côtés de Christophe Pacheco, Meilleur Ouvrier de France 2011. Un épisode immersif de 10 minutes pour découvrir la femme derrière la légende et comprendre pourquoi une simple omelette soufflée est devenue l'un des plats les plus mythiques de la gastronomie française. Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. 1 sept.

    À la table d'Antonin Carême, l'architecte de la cuisine moderne - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Abandonné à dix ans au coin d'une rue parisienne, il ne savait ni lire ni écrire. Et il est devenu le père de la cuisine française moderne inventant la toque blanche, le vol-au-vent et la charlotte. Bienvenue à la table d'Antonin Carême. Dans ce premier épisode de la saison 2 d'À la table des illustres, nous remontons aux origines de la gastronomie française moderne pour rencontrer Antonin Carême né à Paris en 1784, mort en 1833 à 49 ans, les bronches brûlées par des années de fours à charbon. Surnommé "le roi des chefs et le chef des rois", il est celui dont Auguste Escoffier lui-même s'est inspiré pour codifier la cuisine française au XXe siècle. L'enfance et l'autodidacte Abandonné par son père à dix ans, apprenti marmiton à la même époque, il rejoint à quinze ans le célèbre pâtissier Sylvain Bailly rue Vivienne à Paris. Il n'apprend à lire et à écrire que vers seize ans, uniquement pour pouvoir consulter les livres d'architecture de la Bibliothèque nationale, dont il s'inspire pour créer ses monumentales pièces montées pharaoniques. Talleyrand, le tsar et le menu historique Engagé par Talleyrand au château de Valençay, Carême devient "le cuisinier voyageur". En 1815, il sert au tsar Alexandre Ier un menu historique composé d'huîtres au citron, soupe à la russe, quenelles au consommé, darnes de saumon au beurre de Montpellier, pièce de bœuf à la flamande, soufflés à la vanille, meringues à l'orange. Ses inventions En 1821, à Vienne, il ajoute un cercle de carton au bonnet de coton des cuisiniers et invente la toque blanche, portée encore aujourd'hui dans toutes les cuisines professionnelles du monde. Il crée le vol-au-vent à la pâte feuilletée légère, réinvente la charlotte, codifie plus de 300 potages et 1 500 recettes allégées et modernisées. Il popularise aussi les pâtes italiennes en France. Son héritage Antonin Carême pose les bases de la cuisine moderne que reprendra Escoffier. Il est aussi l'un des premiers à concevoir une cuisine plus diététique où les légumes priment, les sauces s'allègent et les herbes remplacent les épices. L'historienne Marie-Pierre Rey lui consacre une biographie de référence, Le Premier des chefs, aux éditions Flammarion. Un épisode immersif de 10 minutes pour ouvrir la saison 2 en beauté et découvrir l'homme qui a tout inventé, deux siècles avant que la gastronomie française ne devienne patrimoine mondial. L'histoire racontée par la gastronomie. À la table des Illustres est un podcast culturel qui raconte l’histoire des grandes figures culturelles à travers la gastronomie et le patrimoine culinaire.Un Podcast narratif mêlant récit, ambiance, musiques et archives sonores pour une immersion totale, un véritable plongeon dans l'histoire. Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin. Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  4. 30 juin

    À la table d'Auguste Escoffier, sculpteur de la cuisine française - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Auguste Escoffier, le cuisinier des rois et roi des cuisiniers Et si la cuisine française moderne avait été inventée par un petit garçon de Provence qui rêvait d'être sculpteur ? Dans ce dernier épisode de la saison 1 d'À la table des illustres, nous dînons avec Auguste Escoffier (1846-1935), le père de la gastronomie française moderne. De Villeneuve-Loubet aux plus grands palaces de Londres et de Paris, découvrez le destin extraordinaire de l'homme qui a tout réinventé. Aux côtés de son ami César Ritz, il révolutionne les cuisines du Savoy, du Carlton et du Ritz. Il invente la brigade de cuisine, la toque du chef, l'uniforme blanc, et impose une discipline qui civilise tout un métier. On lui doit la mythique pêche Melba, créée pour la cantatrice Nelly Melba, mais aussi mille recettes dédicacées aux célébrités de son temps. Mais derrière le chef des puissants se cache un humaniste méconnu : créateur des Dîners d'Épicure, défenseur des plus démunis et précurseur de la protection sociale des métiers de bouche. Un voyage gourmand au cœur de la Belle Époque, entre luxe, génie et générosité. Cet épisode clôt notre première saison. Pour soutenir la préparation de la saison 2, retrouvez notre page Tipeee rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis, de Colette à Escoffier ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  5. 23 juin

    À la table de Josephine Baker, fan des spaghettis au poivre - Podcast d'histoire et de gastronomie

    De la poubelle de Saint-Louis au Panthéon de Paris. En passant par une dinde aux huîtres, des spaghettis au poivre rouge, des partitions secrètes et douze enfants adoptés. Bienvenue à la table de Joséphine Baker. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons sur les traces de Joséphine Baker. Freda Josephine McDonald, née le 3 juin 1906 dans les bas-fonds de Saint-Louis, Missouri, morte le 12 avril 1975 à Paris. Danseuse, chanteuse, résistante, espionne, cuisinière et mère de douze enfants adoptés et première femme noire à entrer au Panthéon en 2021. L'enfance, la faim et la cuisine apprise Son rapport à la nourriture commence dans la misère absolue. À six ans, elle fait les poubelles pour manger. Mais sa mère lui a transmis quelque chose d'essentiel avant qu'elle parte : savoir faire la cuisine. "Tu verras plus tard que c'est utile", lui disait-elle. Joséphine ne l'oubliera jamais. La cuisinière des années folles À Paris, dans les cuisines de son cabaret, elle retrousse ses manches et cuisine vraiment. Petits pains fourrés au hachis, poulet à la crème, lapin aux confitures, crêpes au caviar, macaronis à la napolitaine. Et ses croquettes de corn-beef aux œufs pochés, sauce tomate à la moutarde. Le journaliste Pierre Lazareff la surprend un soir aux fourneaux, battant des œufs en neige : "Mais oui j'adore faire la cuisine et je m'y connais." Les Milandes, la truffe et la dinde aux huîtres Au château des Milandes, en Dordogne, Joséphine adopte douze enfants, sa "tribu arc-en-ciel". La cuisine y est ornée d'un carrelage éducatif avec des images de fruits, légumes et animaux pour que les enfants apprennent en mangeant. Elle découvre la truffe noire du Périgord. Et quand elle reçoit, elle confectionne elle-même une dinde aux huîtres, son mets favori et un gâteau à la noix de coco recouvert de copeaux blancs. Son plat fétiche et le champagne Son plat préféré ? Des spaghettis à l'italienne sur lesquels, dit-elle, "je secoue la poivrière pendant une demi-heure". Elle aime aussi le champagne mais son amant Abatino prévient : quand Joséphine a trop bu, elle devient jalouse. Son fils Jean-Claude Baker a perpétué la légende gastronomique en ouvrant à New York le restaurant "Chez Joséphine" en 1986, proposant les spaghettis de sa mère dans un décor d'hommage au Paris des années 30. Un épisode immersif de 8 minutes, avec ambiances sonores, pour découvrir la femme derrière la légende, celle qui mangeait la vie avec la même intensité qu'elle la vivait, et qui incarne plus que jamais la liberté, la fraternité et la générosité. Si vous aimez les récits courts mêlant histoire, littérature et gastronomie, pensez à vous abonner : un nouvel épisode sort chaque mardi matin. Pour nous soutenir sur tipeee, rendez-vous sur https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. 16 juin

    À la table de Claude Monet, fan du gâteau vert vert - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Chez Claude Monet, on arrivait à l'heure. Ou on ne venait pas. Découvrez le peintre le plus célèbre de l'impressionnisme... à sa table. Chez Claude Monet, on arrivait à l'heure. Ou on ne venait pas. Le maître de l'impressionnisme était aussi le maître de sa table et personne, pas même les ministres ni les marchands d'art, n'y dérogeait. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons à Giverny, dans la cuisine aux faïences bleues et la salle à manger jaune vif du peintre le plus célèbre de l'impressionnisme. Un homme qui mangeait comme quatre, se levait à l'aube pour un petit déjeuner d'ogre, œufs au bacon, andouillette grillée, fromage de Hollande, pain rôti à la marmelade, et parfois du vin dès le matin, avant de planter son chevalet face à son étang aux nénuphars. Claude Monet imposait des horaires fixes à table déjeuner à 11h30, dîner à 19h pour ne jamais rater la lumière qu'il fixait sur ses toiles. Il réservait pour lui seul le privilège de découper gibiers, rôtis et volailles. Et il recevait à cette table exigeante des convives prestigieux, dont son ami de toujours Georges Clemenceau. Au menu de ses festins : brochet pêché dans ses propres bassins, bécasse rôtie, pudding de Londres flambé au rhum, œufs brouillés aux truffes, foie gras truffé en croûte commandé à Strasbourg, chapon truffé sur lit de truffes du Périgord, et pour finir une glace à la banane maison suivie d'eaux-de-vie et liqueurs. Mais sa gourmandise la plus secrète ? Le gâteau vert-vert de sa cuisinière Marguerite. Une génoise à la crème de pistache, dont Monet lui-même avait eu l'idée de la couleur en teintant la pâte avec l'eau de cuisson des épinards. L'homme qui traquait les nuances de vert sur son étang les retrouvait dans son assiette. Un épisode immersif de 8 minutes, avec ambiances sonores, pour découvrir le peintre autrement, à travers ce qu'il mangeait, ce qu'il exigeait, et ce qu'il aimait partager. Et pour nous soutenir c'est sur tipeee, en suivant ce lien https://fr.tipeee.com/a-la-table-des-illustres Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. 9 juin

    La Mère Brazier, cheffe 6 étoiles - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Tignasse rousse, verbe haut, tablier blanc immaculé. Eugénie Brazier a ouvert son restaurant à vingt-six ans, sans savoir lire ni écrire. Et elle est devenue la première femme de l'Histoire à décrocher six étoiles Michelin. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons à Lyon sur les traces de la Mère Brazier. Eugénie Brazier, née le 12 juin 1895 dans une ferme de l'Ain, morte le 2 mars 1977. Une femme qui a tout appris sur le tas, formée chez la Mère Fillioux, et qui a ouvert son propre estaminet rue Royale à Lyon en 1921. Une pionnière absolue, que Curnonsky, le prince des gastronomes, surnommait la "sainte gastronome". Le destin hors du commun Son destin commence dans la douleur : orpheline de mère à dix ans, chassée par son père à dix-neuf ans parce qu'elle est enceinte, elle place son fils Gaston chez une nourrice et monte à Lyon. Elle devient nourrice, puis découvre les fourneaux quand la cuisinière de la maison tombe malade. Elle ne quittera plus jamais la cuisine. La légende des six étoiles En 1933, le Guide Michelin décerne trois étoiles à chacun de ses deux établissements, la rue Royale à Lyon et le col de la Luère dans les monts du Lyonnais. Six étoiles simultanées pour la même femme. Une première absolue dans l'histoire de la gastronomie mondiale. Il faudra attendre Alain Ducasse en 1997 pour voir cet exploit renouvelé. Ses plats et son exigence Ses plats stars : la volaille sauce demi-deuil, poularde de Bresse aux truffes glissées sous la peau, les fonds d'artichauts au foie gras, les quenelles en gratin. Son péché mignon, lui, est d'une simplicité désarmante : les fraises à la crème. Crainte mais aimée, elle inspecte chaque matin ses salles, tables, linge et vaisselle. On raconte que le sol de sa cave est aussi propre que celui du restaurant. L'école des grands Au col de la Luère, après-guerre, elle forme les plus grands. En 1946, Paul Bocuse arrive à vélo depuis Collonges-au-Mont-d'Or pour peaufiner son apprentissage. Bernard Pacaud, futur chef triplement étoilé de l'Ambroisie à Paris, passe également entre ses mains. Elle n'avait pas appris à lire et à écrire jusqu'à l'âge adulte mais elle a formé deux des plus grands chefs du XXe siècle. Un épisode immersif de 8 minutes, avec ambiances sonores, pour découvrir la femme derrière la légende et comprendre pourquoi la Mère Brazier reste, cinquante ans après sa mort, l'une des figures les plus inspirantes de la gastronomie française. Vous pouvez soutenir "À la table des illustres" sur Tipeee Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  8. 2 juin

    À la table de Gustave Flaubert, fou des huîtres - Podcast d'histoire et de gastronomie

    Il dévorait les huîtres par douzaines, s'octroyait une sieste après chaque repas, et n'est jamais passé derrière les fourneaux. Bienvenue à la table de Gustave Flaubert. Dans ce nouvel épisode d'À la table des illustres, nous partons en Normandie, sur les traces de Gustave Flaubert, l'auteur de Madame Bovary, de Salammbô et de L'Éducation sentimentale. Un bon vivant qui aimait manger, mais ne cuisinait jamais. Un épicurien qui commandait au restaurant des plats qu'il ne connaissait pas. Et un écrivain dont les œuvres regorgent de descriptions de repas d'une précision et d'une sensualité rares. Croisset, le lieu fétiche Né le 12 décembre 1821 à l'Hôtel-Dieu de Rouen, fils d'un chirurgien, Flaubert s'installe dès 1844 dans la propriété familiale de Croisset, près de Rouen, au bord de la Seine. C'est là qu'il écrit, mange et digère avec une petite sieste après chaque repas, rituel immuable. Ses repas, préparés par sa cuisinière, sont ses "parenthèses enchantées" selon Valérie Duclos, auteure d'un ouvrage de référence sur ses goûts culinaires. De cette propriété rasée à la fin du XIXe siècle, il ne reste que le pavillon de jardin aujourd'hui musée. Son péché mignon Son péché mignon ? Les huîtres. Un amour né de ses vacances d'enfance à Trouville, petit port du Calvados, qu'il gardera toute sa vie. Il les dévore par douzaines sans sourciller. En 1873, il écrit à sa nièce Caroline en parlant de lui à la troisième personne : "Pour se donner du ton, Monsieur s'était coulé dans le cornet une douzaine d'huîtres, un bon beefsteack et une demie de chambertin avec un verre d'eau-de-vie et un de chartreuse." Un déjeuner de travail, version Flaubert. Les dîners Magny et la curiosité culinaire Durant sa période parisienne, il s'attable deux fois par mois aux célèbres dîners Magny, rue de la Contrescarpe-Dauphine, avec les frères Goncourt, Maupassant et George Sand, l'unique femme invitée, avec qui il partage un bon coup de fourchette et l'angoisse de la page blanche. Au restaurant, il met un point d'honneur à commander des plats inconnus pour nourrir sa curiosité culinaire, principe qu'il consigne dans son Dictionnaire des idées reçues. La nourriture dans l'œuvre Dans Madame Bovary, la pièce montée du banquet de mariage dit tout de l'ambition bourgeoise. Dans Un cœur simple, Félicité cuisine comme d'autres prient. Dans Salammbô, les banquets sont orgiaques et sensuels. Et la fricassée de poulet à la normande traverse toute son œuvre comme un fil conducteur normand. Son dernier repas connu, le menu de la Saint-Polycarpe du 27 avril 1880 est soigneusement conservé. Il mourra onze jours plus tard, le 8 mai 1880, laissant Bouvard et Pécuchet inachevé. Un épisode immersif de 9 minutes, avec ambiances sonores, pour découvrir l'homme derrière l'écrivain et comprendre pourquoi Gustave Flaubert reste, 150 ans après sa mort, le plus grand peintre de la vie bourgeoise et de ses appétits. Vous pouvez soutenir "À la table des illustres" sur Tipeee Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    À la table de Gustave Flaubert, fou des huîtres - Podcast d'histoire et de gastronomie
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