L’Orient-La Nuit - Le rendez-vous de ceux qui veillent

L’Orient-Le Jour

L’Orient-La Nuit est le premier podcast de L’Orient-Le Jour, média libanais francophone. Chaque mardi, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri ouvrent, à Beyrouth, un espace de liberté et de réflexion face au tumulte de l’actualité. Conversations avec des invités inspirants, reportages audio, témoignages du Liban et de la diaspora, culture et coulisses du journal : un temps suspendu pour donner du sens au chaos et rassembler ceux qui croient encore en l’avenir du Liban et du Moyen-Orient. 

  1. -2 j

    « À qui appartient le corps des femmes ? » avec Manal Salamé et Gracia Bejjani

    À qui appartient le corps des femmes ? À Dieu, aux hommes, à tout le monde, à personne ? Qui décide de ce qu’une femme peut faire de son corps, de la manière dont elle doit se comporter, aimer, s’habiller ou mener sa vie ? A-t-on encore le droit d’aborder ces questions alors que le Liban continue de plier sous le poids des guerres et des crises ? Et pourquoi est-ce encore un sujet d’actualité ? Ce 18ème épisode de « L’Orient-La Nuit » est exceptionnellement enregistré en public à la Fondation Charles Corm, à l’occasion du Salon du livre de Beyrouth et du festival Beyrouth Livres, organisé par l’Institut français du Liban.  Anthony Samrani et Stéphani Khouri donnent la parole à deux écrivaines qui explorent, chacune à sa manière, les injonctions qui façonnent les corps et les trajectoires féminines : Manal Salamé, autrice de Habibi Beyrouth (La Tribu, 2026), et Gracia Bejjani, autrice de Sobhiyé – Corps de femmes (Accro Éditions, 2026). À partir de leurs expériences personnelles et de leurs univers littéraires, les deux autrices analysent le regard porté sur les femmes, la façon dont leur corps devient un espace de contrôle, de jugement et parfois de transgression. La discussion explore le rôle de l’écriture dans cette reconquête de soi : écrire, pour nommer ce qui ne peut être dit ou se réapproprier une histoire.  Enfin, le thème de l’exil traverse cet échange : Est-on nécessairement plus libre de l’autre côté de la Méditerranée ? La distance permet-elle de s’affranchir des normes ou révèle-t-elle, au contraire, leur emprise persistante ? Musique live : Fred Nevché : « L’ambre et le satin », en avant-première pour L’Orient-La Nuit, feat. Herminée Nurpétlian & Emel Mathlouthi.    Lectures : Gracia Bejjani : extrait de son livre Sobhiyé, Corps de femmes (Accro Éditions, 2026). Manal Salamé : extrait de l’ouvrage d’Etel Adnan Des livres et des femmes, lettres à Fawwaz (Gallimard, collection L’imaginaire, 2025)  Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak  Jingle : musique originale Khaled Mouzanar

    « À qui appartient le corps des femmes ? » avec Manal Salamé et Gracia Bejjani
  2. 29 sept.

    « Nos secrets de famille » avec Danielle Arbid et Albert Moukheiber

    Dans les familles, il y a ce qu’on se dit, ce qu’on ne dit pas et tout ce que l’on sait sans jamais en parler. A quoi servent les secrets de famille ? Nos secrets sont-ils les mêmes que ceux de nos parents ? Les non-dits, les blessures, les tabous : que transmet-on sans même s’en rendre compte ? Et pourquoi certaines histoires familiales continuent-elles de nous habiter, parfois longtemps après avoir quitté la maison ? Que se passe-t-il quand on brise un secret ? La vérité est-elle toujours libératrice ? Pourquoi l’argent et le sexe sont-ils si souvent des affaires cachées ? Pour ce 16ème épisode de L’Orient-La Nuit, Stéphanie Khouri reçoit la cinéaste, vidéaste et photographe Danielle Arbid dont l’œuvre explore le désir, le corps, la guerre, l’exil et les liens familiaux. Avec sa série de court-métrages « Ma famille libanaise » réalisée entre 2004 et 2021, la beyrouthine, installée à Paris depuis l’âge de 17 ans, a notamment choisi de filmer au plus près les siens, faisant de sa propre famille un terrain d’exploration. À ses côtés : le psychologue clinicien et docteur en neurosciences Albert Moukheiber, spécialiste du fonctionnement du cerveau et des mécanismes qui façonnent nos pensées, nos émotions et nos comportements. Il nous aide à comprendre ce qui se joue derrière les silences familiaux, les secrets transmis de génération en génération et ces comportements que nous reproduisons parfois sans savoir pourquoi. Ensemble, ils interrogent les secrets de famille et leur place dans nos sociétés libanaises et arabes : les silences qui protègent ou qui blessent, la transmission des traumatismes, l’argent, le sexe, le corps. Musique : DAM, Emta Njawzak Yamma. Avec l’aimable autorisation des artistes.  Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Victor Schoucair  Jingle : Musique originale Khaled Mouzanar

    « Nos secrets de famille » avec Danielle Arbid et Albert Moukheiber
  3. 22 sept.

    « L’obsession du pourquoi ? » avec Kim Ghattas

    Dans ce quinzième épisode de L’Orient-La Nuit, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent la journaliste et écrivaine libano-hollandaise, Kim Ghattas. Née à Beyrouth durant la guerre civile, Kim Ghattas a 13 ans lorsqu’elle décide de devenir journaliste. “Je suis née sur la ligne de front”, dit-elle. Elle en fera une vocation : du Daily Star à la BBC, en passant par le Financial Times, elle couvre les grands bouleversements du Moyen-Orient, de la guerre en Irak à la Révolution du Cèdre. D’invasion en soulèvement, elle observe le monde qui l’entoure avec une question comme fil conducteur : pourquoi ? Pourquoi la guerre, pourquoi en est-on arrivé là ?  Avant de traverser l’Atlantique pour décrypter la politique au cœur du pouvoir. En 2008, elle part à Washington comme correspondante auprès du département d’État américain, au plus près de la politique étrangère des États-Unis. Après des années passées dans l’urgence de l’actualité, elle choisit de ralentir pour écrire et remonter le fil de l’histoire. Commence alors une autre quête. Depuis quand ? Jusqu’où remonter ? A quel moment est-ce que la boussole s'est cassée ? Ce sera l’objet de son second livre, Black Wave (2020), qui retrace les évènements de l’année 1979 ayant bouleversé le visage de la région à tout jamais.  A la veille de la sortie de son prochain livre, The Best Kind of American: A True Story of Murder, War, and America's Undoing in the Middle East, l'écrivaine se confie au micro de L’Orient-La Nuit sur son rapport à l’écriture, ses souvenirs d’enfant, sa foi dans le métier de journaliste et son besoin de ne pas céder au pessimisme ambiant.  Balade sonore, de la galerie Semaan à l’Air Force Three transportant l’ancienne Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.  Chanson : - The Beautiful Losers, Yasmine Hamdan (Album I remember I forget) avec l’aimable autorisation de l’artiste Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak  Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

    « L’obsession du pourquoi ? » avec Kim Ghattas
  4. 15 sept.

    « Enseigner quand tout vacille » avec Walid Abou Hamad et Laurence Azar

    Une nouvelle rentrée scolaire, une nouvelle année universitaire. Mais au Liban, peut-on encore parler de rentrée « normale » ? Après une année marquée par la guerre, les déplacements et une crise économique qui s’installe sur la durée, élèves, étudiants, enseignants et familles retrouvent les salles de classe. Mais dans quelles conditions ? Et surtout, que reste-t-il d’un système éducatif éprouvé par des années de crises ? Comment fait-on pour apprendre en temps de guerre ? Comment maintenir le lien avec les élèves et les étudiants quand tout autour vacille ? Et comment se prépare cette rentrée dans les régions directement touchées par les combats ? Clara Hage nous emmène dans la cité scolaire de Doueir, un village de la région de Nabatiyeh, pour recueillir le témoignage de l'équipe éducative alors que les opérations israéliennes se poursuivent aux portes de la ville. Mais le système éducatif libanais n’a pas attendu la guerre pour être en crise. Depuis plusieurs années, l’effondrement économique, le départ des enseignants, la hausse des frais de scolarité et l’affaiblissement des institutions ont transformé un secteur qui faisait jadis la gloire du pays. A cela s’ajoute le défi de l’intelligence artificielle qui menace d’emporter ce qu’il reste du système.  Alors, à quoi ressemblent nos écoles et nos universités en cette rentrée où rien n’est normal ?  Pour en parler, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent Walid Abou Hamad, médecin et directeur des affaires étudiantes de la Faculté de médecine de l’USJ (Université Saint Joseph de Beyrouth), et Laurence Azar, docteure en littérature française et professeure au lycée franco-libanais de Verdun à Beyrouth.  Musique :  Pamela Chrabieh : Ya Lebnan Ya Baladi (Ô Liban Mon Pays) avec l’aimable autorisation de l’artiste Poème : lecture extraite de "Gouttes de pensée", Laurence Azar, Editions Les 3 Colonnes (2026) Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak  Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

    « Enseigner quand tout vacille » avec Walid Abou Hamad et Laurence Azar
  5. 14 juil.

    « Que peut l’art face au chaos du monde ? » avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige

    L’Orient-La Nuit ouvre ses micros à l’un des grands duos artistiques libanais, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Depuis plus de trente ans, ils cherchent ce qui disparaît : les images perdues, les récits effacés, les traces invisibles de notre passé.  Lauréats du Prix Marcel Duchamp, ils sont connus pour des films comme Memory Box (2021), The Lebanese Rocket Society (2012) ou A perfect day (2005). Ils naviguent entre cinéma, photographie et installations pour interroger la fabrique de l’histoire. Ils ne cessent aussi d’accompagner l’essor du cinéma indépendant libanais, notamment à travers le cinéma Metropolis à Beyrouth, qui vient de célébrer ses vingt ans.   Que peut l’art face à l’effondrement ? Est-il un refuge, une consolation ? Peut-il encore agir sur le réel ? Au Liban, cette question prend un sens particulier. Ici, le chaos n’est pas une abstraction. Ni une exception. Il est une forme permanente d’être au monde. Il s’inscrit dans les corps, les paysages, les esprits. Il redessine les villes, façonne notre rapport à l’avenir. Pourtant, au cœur de ce tumulte, certains continuent de créer. Pour dire ce qui a été tu. Pour recréer du sens. Non pour réparer le monde, mais pour continuer à l’habiter.    Musique :   Extrait du morceau “Enfin La Nuit”, composé par Charbel Haber et Fadi Tabbal    Documentaire :   Extrait du film Ismyrne, réalisé et écrit par Joana Hadjithomas, Khalil Joreige (2016)    Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair   Jingle : musique originale : Khaled Mouzanar

    « Que peut l’art face au chaos du monde ? » avec Joana Hadjithomas et Khalil Joreige
  6. 7 juil.

    « Le sexe n’attend pas la paix » avec Sandrine Atallah et Sabyl Ghoussoub

    Pour ce onzième épisode de L’Orient-La Nuit, nous ouvrons une conversation à la fois intime et politique autour de nos sexualités en temps de crise.  Que fait la guerre à nos corps ? Comment le chaos transforme-t-il notre rapport au plaisir? Le sexe devient-il impossible quand tout vacille ? Ou le désir persiste-t-il, indocile, comme une manière de rester vivant, de résister à l’effondrement ? Nous interrogerons aussi le cadre dans lequel ces désirs s’expriment ou se heurtent. Que permettent nos sociétés ? Que surveillent-elles, que condamnent-elles, que passent-elles sous silence ?  Autour de la table, deux invités pour éclairer ces questions et croiser les regards. La médecin et psychosexologue Sandrine Attallah, pionnière de la sexologie clinique au Liban, dont le travail interroge les tabous et accompagne les transformations des sexualités dans le monde arabe ; et l’écrivain franco-libanais Sabyl Ghoussoub, dont l’œuvre explore les identités, les héritages et les contradictions de nos intimités.  Avec Anthony Samrani et Stéphanie Khouri, ils tentent de comprendre ce que nos désirs racontent de nous : nos peurs, nos limites, mais aussi nos élans et nos possibles, notre irréductible envie de vivre.    Lectures :  Sabyl Ghoussoub : « Les hommes ont constamment besoin de jouir, voilà leur malheur », chronique parue dans L’Orient Le Jour le 3 avril 2026.  Darina Al Joundi : extrait de la pièce « Le jour où Nina Simone a cessé de chanter », écrite par Darina Al Joundi, avec la complicité de Mohamed Kacimi, publiée aux Editions L’Avant-Scène Théâtre (2013).  Souhaib Ayoub : « N'étaient-ils pas le voyage lui-même ? », texte publié dans L’Orient Le Jour le 16 mai 2026.  Chanson : « Femme nue », Vernis Rouge, composée et interprétée par Manon Debs. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.  Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair. Jingle : Musique originale de Khaled Mouzanar.

    « Le sexe n’attend pas la paix » avec Sandrine Atallah et Sabyl Ghoussoub
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L’Orient-La Nuit est le premier podcast de L’Orient-Le Jour, média libanais francophone. Chaque mardi, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri ouvrent, à Beyrouth, un espace de liberté et de réflexion face au tumulte de l’actualité. Conversations avec des invités inspirants, reportages audio, témoignages du Liban et de la diaspora, culture et coulisses du journal : un temps suspendu pour donner du sens au chaos et rassembler ceux qui croient encore en l’avenir du Liban et du Moyen-Orient. 

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