Réparation - Le droit à l'après

Marion Pontille

Donner directement la parole aux victimes de dommages corporels : c’est la raison d’être de Réparation. Parce que nous sommes tous concernés : chacun a rencontré dans son entourage plus ou moins proche une personne, une famille dont l’existence a basculé après un accident, ou parce qu’elle a été victime de faits de nature délictuelle ou criminelle. Comment la justice répare-t-elle réellement les victimes et leurs familles ? Je m’appelle Marion Pontille, je suis avocate spécialiste en droit dommage corporel, et je lève ici le voile sur le parcours de réparation des victimes par la justice.

Épisodes

  1. 9 sept.

    Séquelles invisibles : le parcours de Clémentine, victime de traumatisme crânien (Partie 1)

    Clémentine avait 22 ans. Elle était étudiante en marketing, sportive, avec une vie sociale riche, et sur le point de quitter la France pour poursuivre ses études en Australie. Ce soir de décembre 2018, Clémentine rentrait chez elle après une soirée festive entre amis ; elle avait pris place à l’arrière de la voiture d’un couple d’amis, lorsqu’un véhicule lancé à près de 130 km/h en plein centre-ville a surgi et les a percutés très violemment par l’arrière. Le conducteur de cette voiture et ses occupants ont pris la fuite. Les amis du conducteur qui se trouvaient dans une seconde voiture circulant juste derrière, ont eux aussi pris la fuite.  Tous ont laissé Clémentine pour morte sur les lieux de l’accident, tandis que les amis de cette dernière, légèrement blessés, restaient sous le choc. Les secours ont finalement été alertés par des témoins de l’accident. Clémentine a été victime d’un grave polytraumatisme, c’est-à-dire l’association de multiples fractures et d’un traumatisme crânien sévère à l’origine d’importantes lésions cérébrales. A l’issue d’un parcours médical aussi long qu’éprouvant, Clémentine a pu reprendre la marche et réapprendre, progressivement, la vie en dehors de l’hôpital. Dans cet épisode, Clémentine et sa maman, Sylvie, nous parlerons de ce qu’est la vie avec des séquelles qui ne se voient pas de prime abord mais qui sont pourtant très invalidantes, c’est ce que l’on appelle les séquelles invisibles. Elles nous parleront également de leur parcours de réparation par la justice à commencer par le parcours pénal.

    Séquelles invisibles : le parcours de Clémentine, victime de traumatisme crânien (Partie 1)

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À propos

Donner directement la parole aux victimes de dommages corporels : c’est la raison d’être de Réparation. Parce que nous sommes tous concernés : chacun a rencontré dans son entourage plus ou moins proche une personne, une famille dont l’existence a basculé après un accident, ou parce qu’elle a été victime de faits de nature délictuelle ou criminelle. Comment la justice répare-t-elle réellement les victimes et leurs familles ? Je m’appelle Marion Pontille, je suis avocate spécialiste en droit dommage corporel, et je lève ici le voile sur le parcours de réparation des victimes par la justice.