Chronique économique

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Une banque lance un compte d'épargne attractif mais est-il vraiment beaucoup plus rentable ?

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    Une banque lance un compte d'épargne attractif mais est-il vraiment beaucoup plus rentable ?

    La banque Belfius augmente le rendement de son compte d’épargne Flow. A partir du 1er juillet prochain, ce compte rapportera 3,10%. C’est beaucoup. En tout cas, c’est plus que plusieurs concurrents récents qui plafonnent à 2,90% ou à 3%.  Vu comme ça, on pourrait se dire, enfin les banques bougent, enfin les banques recommencent à se battre pour notre épargne. C’est vrai. Mais seulement en partie. Parce que dans l’épargne, le chiffre qui brille n’est pas toujours le chiffre qui compte. Le chiffre qui brille ici, c’est 3,10%. Mais le chiffre qui compte, c’est 600 euros par mois. Parce que le compte Flow de Belfus est plafonné. Vous ne pouvez pas y verser tout ce que vous voulez. Vous pouvez y placer maximum 600 euros par mois sur un an. Cela fait 7200 euros. C’est déjà mieux que certains concurrents qui limitent leur compte comparable à 500 euros par mois. Donc, oui, Belfius marque un point. Mais il faut bien comprendre ce que cela signifie. Si vous avez 10.000, 30.000 ou 50.000 euros qui dorment, si je puis dire, sur votre compte, vous ne pouvez pas simplement tout transférer sur ce compte Flow et toucher 3,10% sur toute la somme. Non, vous entrez petit à petit, mois après mois, par tranche de 600 euros. C’est donc un bon compte pour quelqu’un qui épargne régulièrement. Ce n’est pas forcément la grande solution pour quelqu’un qui a déjà un capital important à placer. Et puis, deuxième nuance, et elle est encore plus importante, les 3,10% ne tombent pas automatiquement dans votre poche. Ce rendement est composé de deux parties : un taux de base de 1,60% et une prime de fidélité de 1,50%. Le taux de base, c’est la partie la plus saine. Par contre, la prime de fidélité, elle, demande une condition : votre argent doit rester sur le compte pendant 12 mois complets. Et si vous retirez avant, vous perdez cette prime sur les montants concernés. Donc quand une banque annonce 3,10%, elle ne ment pas, mais elle parle d’un rendement sous condition. Il faut laisser l’argent en place, il faut respecter le calendrier, il faut accepter que le meilleur taux soit donc réservé à l’épargnant patient. Là, on voit mieux ce que font les banques… Elles ne deviennent pas soudainement généreuses, elles deviennent simplement plus habiles : elles proposent des comptes très visibles, avec de beaux taux, mais sur des montants limités et avec des conditions précises. C’est une manière d’attirer les clients sans devoir rémunérer fortement toute l’épargne qui dort déjà dans leur coffre. En clair, elle paye un bon taux sur une petite partie de votre argent, pas nécessairement sur toute votre épargne. Le volume est d’ailleurs trop important et aucune banque belge ne pourrait se le permettre. Mais il y a encore un dernier arbitre dans cette histoire. Cet arbitre ne s’appelle pas Belfius, Argenta, BNP Paribas Fortis, ING ou que sais-je encore. Il s’appelle l’inflation. Car si votre compte rapporte 3,10%, mais que les prix augmentent presque autant, ou davantage (ce qui est le cas aujourd’hui), votre argent ne s’enrichit pas vraiment. Il court derrière le coût de la vie. Alors, c’est vrai, il perd moins vite peut-être, mais il ne gagne pas réellement en pouvoir d’achat. Et c’est cela que l’on oublie souvent. On compare les banques, on regarde qui offre 2,90%, 3%, 3,10%, on fait un classement, on désigne un gagnant. Mais le vrai match n’est pas entre telle ou telle banque. Le vrai match, c’est votre épargne contre l’inflation. Et sur ce terrain-là, la victoire est beaucoup moins évidente. Ça ne veut pas dire qu’il faut ignorer ses comptes. Au contraire, si votre argent dort sur un vieux compte mal rémunéré, il faut regarder ce qui existe, il faut comparer, il faut parfois déplacer son épargne. Les banques, toutes sans exception, comptent souvent sur notre inertie. Elles savent que beaucoup de clients ne bougent pas, même quand ils pourraient gagner un petit peu plus ailleurs. Donc, oui, Belfius entre dans la bataille des comptes d’épargne. Oui, les banques commencent à refaire des efforts. Oui, l’épargnant peut en profiter un peu. Mais non, ce n’est pas encore la revanche de l’épargnant, parce qu’on oublie une chose : l’inflation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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  2. Que se cache-t-il derrière la plus grosse introduction en bourse de toute l'histoire ?

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    Que se cache-t-il derrière la plus grosse introduction en bourse de toute l'histoire ?

    Ce vendredi, c'est la plus grande introduction en bourse de toute l'histoire : SpaceX, la société de fusées d'Elon Musk, arrive sur le Nasdaq, la bourse américaine. Sa valeur affichée : 1 800 milliards de dollars. 1 800 milliards de dollars, ça ne veut rien dire, c'est trop gros d'ailleurs pour notre imagination. Donc la véritable question est : qu'est-ce qu'on achète en vérité quand on achète des actions SpaceX ? Ce qu'on vous vend d'abord, c'est du rêve. Des fusées qui se posent toutes seules avec la planète Mars au bout du chemin. Et, depuis peu, de l'intelligence artificielle installée également dans l'espace. Bref, c'est du grand frisson. Sauf que, première surprise, cette entreprise de génie perd de l'argent. Et beaucoup d'ailleurs. L'an dernier, près de 5 milliards de dollars. Alors comment pourrait-elle valoir demain 1 800 milliards de dollars? Dans SpaceX, il n'y a pas une entreprise, il y en a trois. Les fusées d'abord. Ca c'est beau, mais ça gagne tout juste de quoi vivre. Il y a ensuite l'intelligence artificielle que Musk a rachetée à lui-même cette année. Et ça, ça brûle de l'argent sans compter. Et puis, la troisième société : celle qui paye pour les deux autres. Imaginez une famille avec une personne qui ramène le salaire et puis les deux autres qui dépensent tout le reste. Le salaire ici, c'est la troisième société. Cette troisième société, elle s'appelle Starlink. Starlink, c'est l'Internet par satellite. Une antenne qu'on pose sur le toit pour les gens qui n'ont pas le câble. En pleine campagne, sur un bateau, dans un avion, vous branchez, vous payez chaque mois et vous avez Internet là où il n'y avait rien. Et ça, ça marche très très fort. 11 milliards de dollars de revenus. On a fait le calcul, sur 10 dollars que gagne SpaceX, 6 milliards viennent de cette antenne. Pour quelle raison? Parce qu'une fois que les satellites sont placés là-haut, un client de plus ne coûte presque rien : il paye chaque mois, l'argent rentre tout seul et, du coup, le nombre de clients explose. 2 millions il y a 2 ans, et déjà 10 millions aujourd'hui. Voilà donc la véritable photo : la fusée fait le spectacle, l'intelligence artificielle fait la promesse et l'antenne, elle, fait la caisse. Il existe des sociétés dont le métier est de dire ce qu'une entreprise vaut réellement. Une des plus respectées s'appelle Morningstar. Morningstar a additionné ce qui existe vraiment, les fusées et Starlink et ça donne 780 milliards. Pas 1800, 780. Les 1000 milliards qui manquent, ils viennent d'où? D'un pari. Le pari que Musk réussira un jour à mettre son intelligence artificielle dans l'espace et que ça, ça rapportera... mais personne n'en sait rien. Elon Musk lui non plus d'ailleurs. Là on touche au secret du génie de Musk. On l'a vu d'ailleurs avec Tesla. Pendant des années, l'action montait, montait, montait, alors que les chiffres ne suivaient pas. Les gens y croyaient, un point c'est tout. On dit d'ailleurs souvent que Musk n'est pas à la tête d'une entreprise, mais d'une religion, d'une église, et que ses actionnaires, en quelque sorte, ce sont ses fidèles. Du coup, avec lui, la bourse ce n'est plus du calcul, c'est de la foi. On vous vend une fusée, on vous facture un pari sur l'intelligence artificielle, et la seule chose qui marche vraiment, c'est une antenne sur votre toit. Tout le reste c'est de la croyance. Et la croyance en bourse, ça peut vous porter très haut, très longtemps, jusqu'au jour où les fidèles se mettent à douter... --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  3. Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ?

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    Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ?

    Vous avez peut-être entendu un chiffre qui choque, qui claque : il y a plus d'un quart de million de Belges qui travaillent, je cite, au noir, mais légalement. Il s'agit des flexi-jobs. On vous dit que c'est un scandale qui vide les caisses de l'État. Ce qu'on lit n'est pas tout à fait faux, mais ce n'est pas tout à fait juste non plus. C'est quoi un flexi-job ? C'est un petit boulot en plus. Mais il y a une règle : pour en exercer un, vous devez déjà avoir un véritable emploi à côté au moins 4 jours sur 5. Et sur cet emploi-là, vous payez vos impôts normalement. Seules les heures supplémentaires, le petit extrait du week-end sont détaxées. Retenez donc ça : un flexi-job, ce n'est jamais le seul revenu de quelqu'un, c'est toujours un deuxième revenu. Prenons l'exemple d'un restaurant. Deux personnes sont au comptoir, elles font exactement le même service. L'une est salariée fixe, elle paye donc ses impôts, ses cotisations, l'autre fait un extra en flexi-job et garde tout. Vu comme ça, c'est vrai que ça paraît injuste. Sauf que la deuxième personne a déjà un emploi taxé ailleurs (un salaire principal et un complément). C'est pas tout à fait la même chose. Pourquoi est-ce que tout ça énerve? Il y a deux raisons, je pense. La première raison, c'est le mot. Un député flamand parle de travail au noir légalement. C'est vrai que la formule fait mouche, mais n'a pas de sens. Le travail au noir, c'est caché. Le flexijob, c'est exactement l'inverse. C'est déclaré, c'est enregistré et le patron paye même une cotisation à l'État. Donc non, ce n'est pas du noir.  Ce qui est vrai c'est que le travailleur ne paye pas d'impôt sur ces heures-là, sur ces heures supplémentaires. L'État gagne donc moins que sur un emploi classique. Les estimations vont de 100 à près de 500 millions d'euros.  Deuxième raison, et c'est la véritable raison : est-ce que le flexi-job mange les emplois normaux? Le système est né en 2015 pour aider les cafés et les restaurants à passer les coups de feu. C'est très très bien comme idée. Sauf qu'aujourd'hui, une entreprise sur huit qui emploie des flexi-jobs ne travaille presque plus qu'avec ce genre de système ou avec des étudiants. Le bouche-trou devient le mur. Et ça, c'est vrai, c'est un problème. Mais soyons justes, la plupart des flexijobbers gagnent très peu, en moyenne 1900 euros par an. Ce n'est pas une fortune et ce sont souvent des pensionnés qui gardent un pied dans la vie active ou des gens qui bouclent leur mois. Ce n'est donc pas une armée de tricheurs, contrairement à ce qu'on voudrait dire. Ce qui va arriver dès le 1er juillet prochain, le flexi-job pourrait s'ouvrir à tous les secteurs. Ce n'est pas encore voté pour de bon, mais c'est l'intention, y compris pour les soins de santé. Or, déjà aujourd'hui, un Flexi-job sur cinq travaille dans le secteur de la santé ou de l'enseignement. Des métiers justement qui manquent déjà de bras. Le danger c'est qu'un infirmier lâche son mi-temps fixe pour des heures flexi mieux payées. On n'a pas gagné un soignant de plus, on a juste déplacé celui qu'on avait. La presse ne ment donc pas, mais elle vous raconte la moitié de l'histoire. Le flexi-job n'est ni bon ni mauvais. La vraie question est simple : est-ce une rustine? Ou est-ce devenu un pneu? Une rustine, ça dépanne une crevaison un soir de coup de feu. C'est bien pratique, mais rouler toute l'année sur des rustines, évidemment, ça finit par lâcher. Et donc la Belgique a inventé un bon système de dépannage. Le problème commence ou commencera le jour où elle roule dessus toute l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. 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  4. Pékin n'arrive pas au sommet, elle y retourne : leçon d'histoire économique

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    Pékin n'arrive pas au sommet, elle y retourne : leçon d'histoire économique

    "Citez-moi trois Chinois célèbres et vivants ?" La question a fait le buzz après avoir mis dans l'embarras des chroniqueurs sur un plateau télé. Vous aussi, vous séchez ? Derrière cette anecdote se cache un vertige : notre ignorance de la Chine remonte à deux siècles. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, a mené l'enquête. Ce qu'il révèle va vous étonner. Sur le plateau de LCI, Gilles Gressani, rédacteur en chef de la revue Le Grand Continent, pose une question très simple aux chroniqueurs présents : "Citez-moi trois Chinois vivants, trois Chinois célèbres." Silence sur le plateau. Personne ne répond. Son test, qu'il appelle "le test des trois Chinois", débouche sur une démonstration imparable : la Chine est une puissance colossale, et pourtant, nous ne savons pas nommer trois de ses habitants. Mais ce test, aussi brillant soit son auteur, reste un raccourci. Et les raccourcis, même signés par des esprits brillants, déforment la réalité. Citer trois noms, ce n'est pas connaître un pays. La vraie ignorance se situe ailleurs et s'avère bien plus grave que cette anecdote télévisuelle. Nous croyons que la Chine décolle. C'est faux, elle redécolle. En 1820, la Chine produisait à elle seule près d'un tiers de la richesse mondiale quand les États-Unis n'en représentaient que 2%. Pendant des siècles, la Chine a été la première puissance économique de la planète. Alors, comment expliquer cet effondrement économique chinois ? Une explication parmi d'autres, mais cruciale : l'humiliation. Au XIXe siècle, la Grande-Bretagne raffole du thé chinois, de la soie et de la porcelaine. Elle achète ces produits et les paie en argent, créant un déficit commercial énorme face à Pékin. Pour combler ce déficit, Londres vend aux Chinois de l'opium cultivé dans ses colonies des Indes. La drogue se répand, des millions de Chinois deviennent dépendants, le pays se délite. L'empereur chinois prend peur et, pour sauver son peuple, interdit l'opium et fait détruire les stocks. La réponse de Londres ne tarde pas : c'est la guerre. La Chine perd et, en 1842, doit céder Hong Kong. Vingt ans plus tard, même scénario avec la Grande-Bretagne et la France qui s'allient. C'est le début du "siècle des humiliations" pour les Chinois. Voilà ce que la Chine n'a jamais digéré. Quand elle remonte aujourd'hui au niveau économique mondial, elle n'a pas le sentiment d'arriver, mais de revenir à la place qu'elle estime avoir toujours occupée. Le vrai test n'est donc pas de citer trois Chinois, mais de comprendre qu'aux yeux de Pékin, la Chine ne fait pas son entrée dans le podium mondial économique : elle reprend simplement sa place. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  5. Détroit d'Ormuz : l'analogie qui révèle vos fragilités cachées

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    Détroit d'Ormuz : l'analogie qui révèle vos fragilités cachées

    Vous avez, vous aussi, votre détroit d'Ormuz. Dans votre entreprise. Et même chez vous à la maison. Ce point unique dont tout dépend, et dont vous ne vous méfiez jamais. Vous pensez que cette histoire d'Ormuz ne parle que de pétrole ? Détrompez-vous. Cette crise révèle une vérité bien plus large sur nos fragilités cachées. Amid Faljaoui vous explique pourquoi nous avons tous notre "passage obligé" et comment l'identifier avant qu'il ne se referme. La véritable leçon à tirer du blocage du détroit d'Ormuz nous concerne tous bien au-delà du prix de l'essence. Pendant 30 ans, on nous a expliqué que l'économie était devenue immatérielle, mais la réalité est à l'opposé. Le cloud, le virtuel, ce sont des hangars sans fenêtres remplis de milliers de serveurs qui avalent l'électricité d'une ville entière, qui sont refroidis par des quantités d'eau considérables et qui sont reliés entre eux par des câbles posés au fond des océans. Derrière la chose la plus immatérielle qui soit, par exemple un email, il y a toujours quelque chose de très physique. De l'électricité, des métaux, du cuivre, des terres rares, arrachés au sol quelque part et chargés sur des navires qui passent par des ports, par des canaux et des détroits. L'économie numérique n'est pas immatérielle. Elle repose sur un squelette physique très concret : des routes, des ports, des câbles, des bateaux. Et un squelette, ça a des points fragiles. Cette loi de fragilité dépasse le pétrole et les diplomates. Elle vaut pour chacun de nous. Nous avons tous notre détroit d'Ormuz. Dans l'entreprise d'abord : l'entreprise qui fait 60% de son chiffre d'affaires avec un seul client a un détroit d'Ormuz. Le sous-traitant suspendu à un seul fournisseur a un détroit d'Ormuz. Dans nos vies privées, c'est pareil. Le ménage qui tient sur un seul revenu, l'épargne logée au même endroit, la santé d'un seul parent qui fait tenir toute une famille : ce sont autant de détroits d'Ormuz intimes qu'on ne regarde jamais, justement parce que tout passe par là sans problème jusqu'au jour où ça coince. Voici d'ailleurs un exercice à faire durant cette journée : cherchez votre détroit d'Ormuz, le point unique par lequel tout passe dans votre métier ou dans votre vie privée. Et demandez-vous ce qui arrive le jour où il se ferme. Si vous n'avez pas de réponse, vous venez de trouver votre chantier de l'été. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  6. Un rapport annonce une augmentation de millionnaires en Belgique, à un détail près

    5 juin

    Un rapport annonce une augmentation de millionnaires en Belgique, à un détail près

    Imaginez Marc, un belge ordinaire, enfin presque, il a 900 000 euros de côté, des actions, un petit peu d'immobilier, de l'épargne, et, en janvier 2025, il n'était pas encore millionnaire. Cette semaine, sans rien avoir fait, sans avoir gagné un seul euro, le voilà compté parmi les millionnaires. Comment est-ce possible? Le cabinet Capgemini vient de publier son rapport annuel sur les riches dans le monde entier. Le titre a d'ailleurs fait le tour du pays et la presse en a fait des tonnes de ce rapport. Selon ce rapport de Capgemini, la Belgique n'a jamais compté autant de millionnaires. 146 400, soit une augmentation de 8,8% en un an. Les riches vont bien, merci pour eux, c'est ça qu'on a envie de tirer comme conclusion en lisant rapidement les titres de la presse. Sauf qu'il y a un piège et il tient dans un seul mot : dollars. Parce que ce rapport ne compte pas en euros, il compte en dollars. Ca change tout, parce qu'en 2025, le dollar a beaucoup baissé. En janvier 2025, un euro valait 1,04 dollar, en décembre 1,17. Bref, entre janvier et décembre 2025, l'euro a pris 13% par rapport au dollar. Revenons à Marc. Ces 900 000 euros, en réalité, n'ont pas bougé. Mais quand on les traduit en dollars pour le rapport de Capgemini, ses 900 000 euros franchissent la barre du million de dollars tout seul. Marc n'est pas plus riche, c'est juste la règle à mesurer qu'il a rétréci. Et ça, ça vaut pour tout le monde. La fortune des riches belges monte de 10% en dollars, mais c'est vrai, l'euro a pris 13%, donc en euros, leur fortune n'a pas grimpé, elle a sans doute peut-être même un petit peu reculé. D'ailleurs, la meilleure preuve de ce que j'avance, c'est que les pays voisins, le Luxembourg a plus 13,5% de riches, l'Allemagne plus 11%, et la Belgique, comme je viens de le dire, plus 8,8%. Donc toute la zone euro qui bondit la même année, vous l'avez compris, ce n'est pas un miracle économique partout en même temps, c'est juste l'euro qui est monté face au dollar. Pourquoi Capgemini (dé)compte-t-elle, dénombre-t-elle les millionnaires belges? Quel est son intérêt de réaliser un tel rapport? Parce que ce n'est pas une banque, c'est une société d'informatique et de conseil. Et son client, ce n'est pas vous, ce n'est pas moi, c'est la banque. Elle vend aux banques privées les logiciels, les outils numériques pour leurs conseillers.  Et, aujourd'hui, elles leur vendent aussi de l'intelligence artificielle. Bref, de quoi se moderniser. Les banques en ont besoin. Elles font face à des concurrents 100% numériques, qui sont souvent d'ailleurs moins chers, et qui viennent leur prendre leurs clients riches. Donc leur vieux système craque, alors elles payent des cabinets, comme Capgemini, pour se mettre à jour. Le rapport c'est la brochure gratuite. Le rapport de Capgemini dit aux banques, en quelque sorte, voilà votre marché, regardez comme il grossit, on peut vous aider à le conquérir. Plus il y a de millionnaires sur le papier, plus le marché va sembler juteux et plus ce sera facile de vendre. Un dollar qui baisse fabrique des millionnaires en papier, le rapport brille, la brochure convainc et Marc, lui, n'a pas gagné nécessairement un centime de plus. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  7. Médicament contre l'obésité non remboursé : entre arguments médicaux et réalité budgétaire

    4 juin

    Médicament contre l'obésité non remboursé : entre arguments médicaux et réalité budgétaire

    Le médicament anti-obésité qui fait perdre des kilos par dizaines, la Belgique vient de refuser de le rembourser. Et le ministre de la Santé a sorti tout un arsenal d'arguments médicaux et humanistes pour le justifier. Très joli sur le papier. Sauf que notre chroniqueur économique Amid Faljaoui a regardé de plus près. Et derrière la belle leçon de médecine, il a trouvé une tout autre histoire. Une histoire de gros sous qu'on préfère ne pas nommer. Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, vient donc de refuser de rembourser le Wegovy, ce médicament anti-obésité du laboratoire danois Novo Nordisk qui coupe l'appétit et fait perdre énormément de poids avec une injection hebdomadaire. Mais ce qui frappe, c'est la manière dont il a justifié ce refus. Pour motiver sa décision, il avance plusieurs arguments : les incertitudes médicales qui persistent, la reprise de poids à l'arrêt du traitement, et la nécessité d'entourer le patient d'une équipe pluridisciplinaire avec diététiciens, psychologues et kinésithérapeutes. Le problème, c'est que ce raisonnement ne résiste pas à l'examen. Si on le reprend point par point, en commençant par la reprise de poids à l'arrêt, cela constituerait plutôt un argument pour accepter le remboursement dans la durée. L'obésité est une maladie chronique, et une maladie chronique se soigne au long cours. Deuxième élément troublant : la Belgique rembourse déjà l'Ozempic et le Mounjaro pour le diabète, des molécules cousines. Le souci n'est donc pas la molécule elle-même, mais son utilisation contre l'obésité. Et c'est là que les fameuses incertitudes refont surface. La véritable raison du refus ? Rembourser le Wegovy pour tous les Belges concernés coûterait des milliards d'euros. Un Belge sur deux est en surpoids et près d'un sur six souffre d'obésité. Rembourser largement ferait exploser le budget de la sécurité sociale. Le choix du ministre Vandenbroucke se défend, mais pourquoi ne pas le dire simplement ? Dire "on n'a pas les moyens" serait honnête. Préférer "on place le patient au cœur du soin" paraît tellement plus élégant. Et surtout, cela dispense d'assumer les contraintes budgétaires. Et puis, il y a ce détail qui pique. Dès le 15 juin 2026, la France va rembourser le Wegovy de façon ciblée et très encadrée, pour les cas les plus lourds. C'est la preuve qu'on peut dire oui intelligemment, sans ruiner le budget. La Belgique, elle, a dit non. C'est un choix qui se respecte. On aimerait juste qu'elle l'appelle par son nom. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  8. L'IA va-t-elle remplacer votre banquier ou le rendre indispensable ?

    3 juin

    L'IA va-t-elle remplacer votre banquier ou le rendre indispensable ?

    Imaginez. En plein rendez-vous, un client sort son téléphone et demande à l'intelligence artificielle ce qu'elle pense de la proposition de son banquier. Cette scène pourrait se généraliser. Et le résultat va vous surprendre : l'IA, censée tout accélérer, ralentit les affaires des banques. Au point de poser une question dérangeante sur l'utilité des banquiers. Amid Faljaoui vous explique tout ça dans sa chronique économique. On nous répète à l'envie que l'intelligence artificielle fait tout aller plus vite. Mais dans le domaine bancaire, c'est l'inverse : l'IA risque de ralentir le business. Avant, le client écoutait, puis signait sur place. Aujourd'hui, il veut la proposition par mail pour pouvoir la lire chez lui et surtout la comparer avec l'IA. Il revient vers son banquier avec des questions quelques jours plus tard. Résultat : une opération prend beaucoup plus de temps à se conclure qu'auparavant. Depuis le Covid, le banquier est devenu moins disponible. Pour le voir, il faut prendre rendez-vous. Et souvent dans les grandes banques, la compétence au guichet n'est pas toujours au rendez-vous. Le client arrive donc briefé par l'IA, il connaît son sujet et se retrouve parfois face à un conseiller dépassé. D'où la véritable question : si une grande banque n'a pas toujours des personnes compétentes à vous offrir, ni au téléphone, ni en agence, qu'est-ce qui la distingue encore d'une néo-banque comme Revolut par exemple ? L'IA va donc forcer les banques à monter en gamme, à redevenir vraiment utiles ou peut-être à disparaître au fil du temps. Mais il y a un autre danger : pas que le client en sache trop mais qu'il sache des choses fausses. Sur les impôts, sur les héritages, l'IA se trompe encore très souvent et elle se trompe avec beaucoup d'assurance. Or, une fausse certitude, surtout quand il s'agit de votre argent, c'est beaucoup plus dangereux que de ne rien savoir. Et c'est là que le métier de banquier est en train de changer. Avant, le banquier vous vendait une information que vous n'aviez pas. Aujourd'hui, cette information est dans votre poche. Et donc, son nouveau rôle sera de corriger la machine. L'IA ne remplacera pas le bon banquier. Elle l'obligera à être meilleur et mettra à nu les mauvais. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Hôtes et personnes invitées

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À propos

Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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