Beyond Fitness Podcast

Janaphrodite

Entre deux séances, il y a toute une vie. Bienvenue dans Beyond Fitness. Moi, c’est Janaphrodite et après des années de sport et de compétitions, notamment en bodybuilding, j’ai compris que le fitness devait s’intégrer à ma vie et non devenir ma vie. Ici, on parle entraînement, nutrition, performance, physique, bodybuilding, image du corps, discipline, mais aussi travail, relations, projets, repos, plaisir et équilibre de vie. Parce qu’on peut aimer le sport, vouloir progresser, relever des défis et prendre soin de son physique, sans tout sacrifier pour lui.

Épisodes

  1. -13 h

    A 30 ans je ne suis pas là où je pensais être

    À 30 ans, je ne suis pas là où je pensais être. Et alors ? On grandit avec une certaine idée de la vie qu'on devrait avoir à chaque âge. Les études terminées, une carrière lancée, une relation stable, peut-être un mariage, des enfants, un appartement ou même une maison. Mais que se passe-t-il quand on arrive à 30 ans et que la réalité est finalement très différente de ce qu'on avait imaginé ? Dans cet épisode de Beyond Fitness, je prends le temps de faire le point sur cette période charnière, sur les attentes que je m'étais fixées et sur cette étrange impression d'être parfois en retard dans sa propre vie. On parle de la pression sociale et de ce calendrier invisible qui semble dicter les étapes à franchir, des attentes de nos parents et des générations précédentes, mais aussi de notre génération des années 90, coincée entre des modèles de vie traditionnels et une réalité économique, professionnelle et sentimentale bien différente. On aborde aussi les réseaux sociaux, cette vitrine permanente qui nous donne parfois l'impression que tout le monde avance, se marie, achète, fonde une famille et réussit sauf nous. Et forcément, on parle d'amour. Des applications de rencontre, des relations qui n'aboutissent pas et de cette pression supplémentaire lorsqu'on aimerait construire quelque chose à deux. Je reviens notamment sur l'effet Zeigarnik : ce phénomène psychologique qui explique pourquoi les situations inachevées ont tendance à rester dans notre esprit. Parfois, ne jamais oser aborder quelqu'un qui nous plaît suffit à laisser une histoire imaginaire en suspens, avec toutes les questions et les scénarios qui vont avec. Enfin, on prend un peu de recul pour parler de tout ce qu'on oublie de compter : les expériences, les voyages, les rencontres, les découvertes et toutes ces choses qui nous ont construits, même si elles ne correspondent pas aux cases traditionnellement associées à la réussite. Parce qu'au fond, est-ce qu'on est vraiment déçus de notre vie ou simplement de ne pas avoir respecté le calendrier qu'on avait imaginé ? Et si, au lieu de regarder tout ce qu'on n'a pas encore accompli, on apprenait à reconnaître le chemin déjà parcouru ?

  2. 25 oct.

    MINCEUR, TCA & DÉFILÉ : l’obsession du corps parfait

    Le défilé Victoria’s Secret revient, et avec lui, une avalanche de réels humoristiques : « On arrête de manger, on fait du sport à outrance et on se prépare pour le prochain défilé ! » Mais derrière ces blagues qui semblent anodines, quel message véhicule-t-on réellement ? Dans cet épisode, je vous parle de la pression du corps parfait, de la comparaison sur les réseaux sociaux et de la banalisation de comportements qui peuvent être dangereux. Ayant moi-même connu les troubles du comportement alimentaire (TCA), je sais à quel point certains discours peuvent être mal interprétés et renforcer un rapport compliqué à son corps et à l’alimentation. Restriction alimentaire, sport excessif, santé hormonale et santé mentale: les conséquences peuvent être bien plus importantes qu’on ne l’imagine. Je ne suis pas là pour juger celles et ceux qui en plaisantent, mais pour rappeler qu’une blague peut avoir un impact différent selon la personne qui la reçoit. Et surtout, que les mannequins qui défilent sont des professionnelles dont le physique s’inscrit dans un contexte particulier. Leur corps n’est pas une norme à atteindre, ni le reflet de ce que devrait être le corps de monsieur et madame Tout-le-Monde. On peut aimer la mode, regarder des défilés et rire des tendances sans oublier l’essentiel : notre santé vaut bien plus qu’un idéal physique. Un épisode pour prendre du recul, déconstruire certaines injonctions et, surtout, apprendre à faire un peu plus la paix avec son corps.

  3. 18 oct.

    Pourquoi veut-on toujours devenir une meilleure version de nous-mêmes ?

    Et si le fait de vouloir constamment devenir une meilleure version de nous-mêmes nous empêchait, paradoxalement, de vivre pleinement la vie que l’on a aujourd’hui ? Pendant longtemps, j’ai été obsédée par cette idée. Quand j’ai commencé à parler sur les réseaux, la « meilleure version de moi-même » était une notion omniprésente. Et à l’époque, elle était surtout liée à mon physique : être plus seche, plus musclée, plus performante et atteindre cette silhouette que j’avais en tête depuis longtemps. Le problème, c’est qu’au moment où j’ai finalement obtenu ce physique dont je rêvais, j’étais au plus mal intérieurement. Avec le temps, j’ai complètement changé ma manière de voir cette fameuse « meilleure version de moi-même ». Aujourd’hui, elle n’a plus grand-chose à voir avec mon apparence. Elle est davantage liée à mes valeurs, à la personne que j’ai envie d’être, à la manière dont j’ai envie de vivre et de me comporter. Et surtout, j’ai compris qu’il n’existerait probablement jamais de moment où je pourrais me dire : « Ça y est. Je suis enfin la meilleure version de moi-même. » Parce que si l’on vit constamment dans l’attente de devenir quelqu’un de meilleur, on finit par passer sa vie dans le futur. On attend le prochain objectif, le prochain changement ou la prochaine étape. Et pendant ce temps, le présent nous échappe. Dans cet épisode, je parle donc de cette obsession de l’amélioration personnelle, de la manière dont elle a longtemps façonné mon rapport à mon corps et à moi-même, mais aussi de ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Je parle de mon rapport au repos et à l’oisiveté, de cette difficulté à accepter de ne rien faire sans avoir l’impression de perdre du temps, et de la nécessité de parfois simplement s’arrêter. Je parle aussi de gratitude. Parce qu’on passe énormément de temps à regarder devant soi en se demandant qui l’on veut devenir, mais beaucoup moins de temps à regarder derrière soi et à réaliser le chemin que l’on a déjà parcouru. Peut-être que grandir, évoluer et chercher à devenir meilleur ne signifie pas être constamment insatisfait de la personne que l’on est aujourd’hui. Peut-être que l’on peut vouloir évoluer sans se rejeter. Et peut-être que la meilleure version de nous-mêmes n’est pas une destination à atteindre, mais simplement la personne que l’on choisit de devenir, jour après jour.

  4. 11 oct.

    HYROX: La course à la performance

    Pourquoi est-ce qu’on fait du sport ? Pour progresser, battre des records, se comparer aux autres ou simplement parce qu’on aime ça ? Dans cet épisode, je vous parle de mon rapport à l’Hyrox, une discipline qui a pris une place importante dans ma pratique sportive et que je prépare à nouveau pour la fin du mois. Mais cette fois, mon objectif est différent : je ne cherche pas de chrono. Depuis que j’ai annoncé ma participation sur Instagram, on m’a beaucoup demandé : « Tu vises quel temps ? » Et ma réponse est simple : je ne vise rien. Parce qu’à force de vouloir performer, optimiser et toujours faire mieux, j’ai parfois l’impression qu’on oublie qu’on peut aussi faire du sport simplement parce qu’on aime ça. Et l’Hyrox est justement un excellent exemple pour parler de cette course permanente à la performance. Une discipline standardisée, mesurable, comparable, avec des classements, des records, des catégories et une communauté qui grandit à une vitesse impressionnante. Je parle donc aussi de son modèle business, de son rachat par un fonds d’investissement, de ses ambitions internationales et, à terme, de son rêve olympique. Tout est pensé pour créer de l’engagement : on se compare, on mesure ses progrès, on se fixe un nouvel objectif puis un autre. Un peu comme un jeu dont on voudrait toujours atteindre le niveau suivant. Et les réseaux sociaux accentuent encore ce phénomène. On y voit souvent le top 1 % des athlètes, ceux qui terminent en moins d’une heure, et il devient alors très facile de se comparer à des performances qui ne représentent absolument pas la majorité des pratiquants. C’est quelque chose que j’ai moi-même vécu : se demander si on est assez bon, regarder son chrono et avoir l’impression qu’il devrait toujours être meilleur. Je parle aussi des mécanismes psychologiques qui rendent l’Hyrox aussi engageant : sentiment d’appartenance, accomplissement de soi, progression et comparaison. Tous ces éléments peuvent créer une forme de dépendance à la recherche du prochain objectif. Mais malgré tout ça, je reste convaincu que l’Hyrox est une excellente chose. Parce qu’au-delà du business, des classements et de la performance, cette discipline a permis à énormément de personnes de se remettre au sport, quel que soit leur âge, leur niveau, leur sexe ou leur condition physique. Et je le constate aussi personnellement : c’est grâce à l’Hyrox que j’ai appris à aimer la course à pied, au point de m’être aujourd’hui inscrite au semi-marathon de Paris. Alors, l’Hyrox est-il simplement un effet de mode ? Je ne le pense pas. C’est peut-être à la fois un produit extrêmement bien pensé et une véritable porte d’entrée vers le sport. Et finalement, la question que je me pose dans cet épisode est peut-être toute simple : Est-ce qu’on peut encore faire du sport juste parce qu’on aime ça, sans ressentir le besoin d’être toujours plus performant ?

Notes et avis

5
sur 5
2 notes

À propos

Entre deux séances, il y a toute une vie. Bienvenue dans Beyond Fitness. Moi, c’est Janaphrodite et après des années de sport et de compétitions, notamment en bodybuilding, j’ai compris que le fitness devait s’intégrer à ma vie et non devenir ma vie. Ici, on parle entraînement, nutrition, performance, physique, bodybuilding, image du corps, discipline, mais aussi travail, relations, projets, repos, plaisir et équilibre de vie. Parce qu’on peut aimer le sport, vouloir progresser, relever des défis et prendre soin de son physique, sans tout sacrifier pour lui.

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