INRER

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L’INRER est une association constituée de journalistes, chercheurs et professionnels de terrain sensibles aux problématiques qui agitent notre société, et, par conséquent, aux manifestations des radicalités à l’œuvre, d’où qu’elles proviennent. Retrouvez nos articles sur inrer.org

Épisodes

  1. 31/01/2021

    INRER – Omero Marongiu-Perria : les Frères musulmans (I)

    Au micro d’Isabelle Kersimon, Omero Marongiu Perria présente une brève histoire des Frères musulmans, leur mode de fonctionnement et leurs objectifs, dans le monde arabe et en Europe. Omero Marongiu-Perria est docteur en sociologie des religions, spécialiste de l’islam et théologien de confession musulmane. Pour aller plus loin : • Omero Marongiu-Perria dans la presse et l’édition. • En finir avec les idées fausses sur l’islam et les musulmans – La religion musulmane ne se résume pas à une pratique rigoriste, ni à des groupes intégristes prônant l’instauration d’une société régie par la charia, ou qui adoptent une lecture figée du Coran et de la tradition prophétique. L’islam est divers, traversé de tensions. La pratique religieuse des musulmans est variée, leur lecture du Coran très personnelle. Et les nombreux préjugés masquent la réalité de ce que vit l’immense majorité des musulmans qui participent à la société.Omero Marongiu-Perria s’attaque ici à plus de 80 idées fausses, rumeurs et approximations concernant l’islam et les musulmans, et propose une parole libre et apaisée. • Rouvrir les portes de l’islam – Rouvrir des débats que les docteurs de la loi avaient clos au Moyen Âge : qu’est-ce que l’islam ? Quel est son rapport à l’universel ? Comment apprendre à vivre sur un pied d’égalité avec les autres religions ? Quel est le statut du texte sacré ? Comment faire vivre la charia pour qu’elle ne soit pas momifiée en une interprétation figée ? Autant de questions qui sont la clé d’un islam de la vie. À travers la condamnation du rapport des oulémas à l’esclavage, l’auteur nous entraîne vers un islam des possibles, pour en finir avec une vision rétrograde.

    36 min
  2. 24/11/2020

    INRER – Jean-Yves Camus : terrorisme d’extrême droite

    Jean-Yves Camus, journaliste spécialiste de l’extrême droite et historien, directeur de l’Observatoire des radicalités de la Fondation Jean-Jaurès et membre d’honneur de l’INRER, a participé à la rédaction du rapport international sur l’extrémisme et le terrorisme d’extrême droite. Il en dresse un état des lieux pour ce qui concerne la France. Pour aller plus loin :• Consulter le rapport « Extrémisme et terrorisme d’ultra droite : connexions transnationales, définition, incidents, structures et contre-mesures » : The study was written by CEP and commissioned by the German Federal Foreign Office, Division “International Cooperation against Terrorism, Drug Trafficking, Organized Crime and Corruption”. • Jean-Yves Camus, Nicolas Lebourg – Les Droites extrêmes en Europe, éditions du Seuil, novembre 2015 : La fin du XXe siècle a vu, à la droite de l’échiquier politique, l’émergence de partis extrêmes ou radicaux, en rupture avec les traditions nazie ou fasciste, et dont l’objectif est bien la conquête du pouvoir par la voie électorale et démocratique. Ces mouvements permettent de penser les mutations de l’extrême droite et son adaptation aux temps présents. Ce livre définit et décrit les différentes familles de cette partie du spectre idéologique, avec une attention particulière portée aux 28 pays membres de l’UE, sans négliger la Russie. Il revient ainsi sur l’histoire récente de ces partis ou mouvances, leur programme idéologique et, au-delà, leur vision du monde. Leurs résultats électoraux et la sociologie de leur électorat y sont exposés de façon à faire émerger le « minimum commun » qui les rassemble, même si leur hétérogénéité et le poids des spécificités nationales ne permettent pas de parler d’une « internationale de l’extrême droite ». Contrairement aux idées les plus paresseuses, Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg montrent qu’on fait fausse route en expliquant la montée des partis nationalistes, populistes et xénophobes, par la seule variable de la crise économique. Leur audience croissante est plutôt le symptôme d’un très profond questionnement des cadres traditionnels de l’identité européenne, de la représentation politique et des références libérales ou conservatrices des droites de gouvernement.

    20 min
  3. 16/11/2020

    INRER – Colonel Michel Goya : “Vos guerres, nos morts”

    “Vos guerres, nos morts” : un slogan qui n’a rien de nouveau et qui a pourtant été remis au goût du jour dans une tribune récente parue dans L’Obs. Tout en revendiquant un droit démocratique à questionner les choix stratégiques de la France, les auteurs accumulent imprécisions, erreurs et omissions. Des lectures pour aller plus loin :• Michel Goya, Irak – Les armées du chaos, Economica, deuxième édition 2008 : Le 1er mai 2003, sur le pont du porte-avions Abraham Lincoln et sur fond de bannière “Mission accomplie”, le président Bush annonçait la fin des combats en Irak. En réalité, ce n’était que le début de l’enlisement de l'”hyperpuissance” dans un conflit qui marque sans doute le début d’une nouvelle ère dans l’art de la guerre.• Wassim Nasr, État islamique, le fait accompli, Plon, 2016 : Après plusieurs années de recherches, de prises de contact et d’entretiens avec différents protagonistes de la scène djihadiste internationale, Wassim Nasr propose une analyse inédite de l’État islamique.• David Thompson, Les Revenants, Points, 2018 : Depuis 2012, des centaines de Français sont partis rejoindre des groupes jihadistes en Syrie. David Thomson a rencontré ces “revenants”. Bilel, Yassin, Zoubeir, Lena… Tous ont des profils différents.• Olivier Roy, Le Djihad et la Mort, Points, 2019 : “Nous aimons la mort, vous aimez la vie.” Ce slogan djihadiste est la vérité nihiliste d’une violence radicale en quête de cause. Qu’il s’agisse de commettre un attentat sur le sol européen ou d’œuvrer à la restauration du Califat par le sacrifice, la mort du terroriste est la finalité par excellence de son engagement.• Gabriel Martinez-Gros, Fascination du djihad – Fureurs islamiques et défaite de la paix, Presses universitaires de France, 2016 : Nous protégeons les animaux, Daesh égorge des hommes. On pourrait en conclure que nous vivons sur des planètes différentes… Il n’en est rien.

    32 min
  4. 14/08/2020

    Podcast INRER - Katiba des Narvalos / CtrlSec

    Chasseurs de djihadistes en ligne : un podcast de l’INRER sur la Katiba des Narvalos et le groupe CtrlSec, collectifs citoyens sur internet connus pour leurs actions contre la propagande des groupes terroristes islamistes sur les réseaux sociaux, avec “Charlie”, porte-parole de la KdN, au micro d’Isabelle Kersimon. Pour aller plus loin, sur Twitter :• Le compte de la Katiba des Narvalos sur Twitter : @katnarvtv• Le compte de “Charlie” sur Twitter : @CharlieBismuth• Les comptes de CtrlSec et CtrlSec.fr sur Twitter : @CtrlSec et @Ctrlsec_FRPour en savoir plus sur la Katiba des Narvalos :• “Ces simples citoyens qui traquent les terroristes”, une enquête de Matthieu Suc, Mediapart, 18 mars 2018.• “Terrorisme/haine en ligne : ils sont les chasseurs de Daech sur les réseaux sociaux. Qui sont ces justiciers ?”, CRIF, 6 mars 2020.• “Parodies de Daech : de la déconne et des infiltrés sous VPN”, par Alice Maruani, L’Obs, 21 novembre 2016.• “Terrorisme : ces anonymes qui traquent les djihadistes de Daech sur Internet”, par Hugo Wintrebert, Le Parisien, 15 février 2020.• “”Katiba des Narvalos” : rencontre avec une armée d’internautes qui fait la chasse aux jihadistes”, par Gaëlle Joly, France-TV-Info, 9 janvier 2017.• Page Wikipedia consacrée à la KdN.Pour en savoir plus sur CtrlSec :• “Internet et propagande jihadiste : la régulation polycentrique du cyberespace”, par Valentine Crosset et Benoît Dupont, CAIRN Info, Critique Internationale 2018/1 (N° 78), pages 107 à 125.• “The Cyber Activists Who Want to Shut Down ISIS”, par Simon Cottee, The Atlantic, 8 octobre 2015.• “Dans une vidéo, des Anonymous disent à Daech que «la guerre est déclenchée»”, par Grégor Brandy, Slate, 16 novembre 2015.• “Comment les hacktivistes d’Anonymous luttent contre Daech”, par Gilbert Kallenborn, BFM-Tech, 18 novembre 2015.• Page Wikipedia sur la London Controlling Section (CtrlSec).Pour lire le roman de Ann Scott : La Grâce et les Ténèbres, éditions Calmann-Lévy, 19 août 2020.

    26 min
  5. 30/09/2018

    Conférence inaugurale de l’Institut de recherches et d’études sur les radicalités

    Que signifie aujourd’hui combattre les radicalités à l’œuvre dans nos sociétés démocratiques ? Entre poussées religieuse intégristes et collusions de certains “laïques” avec la militance des Identitaires, la République doit rester inébranlable. Jean-Yves Camus, Isabelle Kersimon, Jean-Yves Pranchère Première conversation de l’INRER Isabelle Kersimon est journaliste indépendante, essayiste, auteur du livre “islamophobie, la contre enquête”, elle est la fondatrice et présidente de l’Institut de Recherche et d’Etudes sur les Radicalités (INRER). Jean-Yves Camus est un politologue, spécialiste des nationalismes et des extrémismes en France et en Europe.  diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section Service public, 1982), maître en science politique et diplômé d’études approfondies en histoire. Spécialiste de l’extrême droite française et des groupes radicaux islamistes, il est chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) depuis 2006. Il a dirigé et collaboré à plusieurs ouvrages collectifs dans le cadre du Centre européen de recherche et d’action sur le racisme et l’antisémitisme. Il s’est par ailleurs converti au judaïsme, et collabore avec de nombreux médias communautaires (Actualité juive, Radio J), en plus du Monde diplomatique ou de Charlie Hebdo. Jean-Yves Pranchère  est un ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégré et docteur en philosophie. Il est aussi membre du Centre de Théorie Politique de l’Université libre de Bruxelles, où il enseigne. Il est l’auteur de travaux sur la pensée contre-révolutionnaire, dont L’Autorité contre les Lumières : la philosophie de Joseph de Maistre (Droz, 2004) et une édition commentée d’un manuscrit de Bonald (Réflexions sur l’accord des dogmes de la religion avec la raison, Cerf, 2012). Ses recherches en cours portent sur l’histoire du nationalisme et sur les critiques des droits de l’homme.   Présentation de l’Institut de Recherche et d’Etudes sur les Radicalités L’INRER a le plaisir d’organiser sa conférence inaugurale en compagnie du politologue Jean-Yves Camus et du chercheur en philosophie politique Jean-Yves Pranchère. Avec la journaliste Isabelle Kersimon, ils décryptent l’état des lieux général du débat public français actuel, relatif aux questions des radicalités à l’œuvre. Telecharger Podcast MP3 1er thème : islamophobie et propos anti-musulmans, de la dénonciation de l’outil politique, aux discours de haine anti-musulmans. Depuis la popularité des travaux d’Isabelle Kersimon sur la notion d’islamophobie publiés dès 2014, des discours se sont fait jour et se répandent selon lesquels les musulmans ne seraient jamais en butte à des actes et propos de haine en raison de leur religion. Isabelle Kersimon combat aussi ce discours qui autorise une violence verbale, et parfois des passages à l’acte, inadmissibles. Pour elle, réfuter la notion d’islamophobie ne signifie en aucun cas nier actes et propos antimusulmans. 2e thème : Quelle est la pertinence du concept “nouvel antisémitisme” ? Une notion récente, le « nouvel antisémitisme », s’est imposée dans le débat public, notamment depuis un manifeste éponyme publié dans Le Parisien. Ce « nouvel antisémitisme » serait du seul fait des musulmans. Les conférenciers en discutent la pertinence, dans la mesure où ù l’antisémitisme issu du monde musulman n’est pas exclusif de l’antisémitisme d’extrême droite et l’antisionisme radical qui n’ont absolument pas déserté la scène sociale, en France comme en Europe. 3e thème : Les “Nouveaux résistants” et leurs alliances politiques. Après les attentats du 15 novembre 2015, nombre d’acteurs médiatiques jusqu’alors peu concernés par les problématiques de l’antisémitisme et des discours islamistes ont empoigné ces sujets en se donnant le rôle, depuis longtemps endossé par l’extrême droite, de « Résistants » face à des « Ennemis » et des « Collabos », à savoir les musulmans et, de manière générale, la gauche française. Radiographie de discours d’extrême droite subrepticement adoptés par des démocrates et républicains.  Merci à Akadem pour avoir reçu cette conversation l’INRER, retrouvez l’ensemble de la conférence en vidéo sur le site akadem.org

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