7 épisodes

Plongez dans mon quotidien de psychologue au sein d'un hôpital frappé par le coronavirus. Je m'appelle Marie et je vous ouvre mon journal.

Le Carnet des Mercis Les Cavalcades

    • Culture et société
    • 5,0 • 10 notes

Plongez dans mon quotidien de psychologue au sein d'un hôpital frappé par le coronavirus. Je m'appelle Marie et je vous ouvre mon journal.

    Chapitre 7 - Mon vélo du Covid

    Chapitre 7 - Mon vélo du Covid

    Marie s'est fait voler le vélo qui l'a accompagné pendant tout le confinement. Elle raconte le retour à la "normale", les retrouvailles avec sa famille et Poupette son chien. Elle quitte son poste de psychologue et décide d'écrire la dernière page de son Carnet des Mercis.  

    Extrait : "Je crois que cette fois, c'est le moment de refermer ce carnet. Aussi pour que symboliquement ça m'aide à avancer, tout en gardant des traces, jolies et parfois moins jolies de cette période. Mais avant le point final, en espérant vraiment que ce soit un point final, trois immenses Mercis à vous de m'avoir écoutée et accompagnée pendant cette sacrée période."

    • 4 min
    Chapitre 6 - Le doute du déconfinement

    Chapitre 6 - Le doute du déconfinement

    Le jour du déconfinement, Marie constate que le nombre d'arrêts maladie explose chez les soignants. Elle entre pour la première fois à l'intérieur d'un service Covid pour accompagner des malades. Elle exprime de la colère envers les responsables politiques et met en doute sa vocation de psychologue.  

    Extrait : 

    “Comment on peut dire à des soignants que si certains patients de leur service sont contaminés c’est peut-être parce qu’ils ne se lavent pas suffisamment bien les mains alors qu’on refuse de leur donner des masques FFP2 ? Ce sont des injonctions paradoxales qui rendent complètement dingues.”

    • 6 min
    Chapitre 5 - Du baume au coeur

    Chapitre 5 - Du baume au coeur

    Le temps d'un week-end, Marie tente d'oublier l'hôpital. Elle suit un cours de Yoga en ligne, cuisine sa "soupe du Covid", et sort jardiner avec des amis, jouer de la musique... de loin. 

    Extrait : 

    "Le vendredi, le trajet retour en vélo est toujours plus beau, les fleurs ont des supers couleurs, il fait doux. Quand j’arrive chez moi je mets un peu de temps à m’éloigner de ma semaine. J’en parle à mon copain quand il est là pour faire "Sas de décompression". L’hôpital vient colorer notre samedi, souvent, et c’est le dimanche que je décroche complètement ”

    • 8 min
    Chapitre 4 - Les bruits de couloir

    Chapitre 4 - Les bruits de couloir

    Pour la première fois depuis le début de l’épidémie, Marie éprouve de la lassitude. Elle apprend que des collègues ont été contaminés par le coronavirus et s’inquiète de ressentir une fièvre persistante. 

    Extrait : 

    "Les blocs non urgents ont été déprogrammés mais ils vont commencer à devenir urgents et il va bien falloir reprendre cette activité. Les bruits de couloir annoncent une nouvelle vague dès que le confinement sera levé. Tout ça me paraît complètement insoluble, ou soluble mais pas dans la douceur.”

    • 6 min
    Chapitre 3 - Le rythme de croisière épidémique

    Chapitre 3 - Le rythme de croisière épidémique

    Marie ressent une accalmie à l'hôpital. La crise renforce les liens entre les soignants au sein de son service. Elle accompagne une femme qui est train de perdre son mari, atteint par le coronavirus. De retour chez elle, elle raconte sa journée à Robin.  

    Extrait : 

    « Vendredi soir je rentrais chez moi en vélo, il faisait super doux, j’étais entouré de plein d’arbre et de fleurs et j’ai eu un serrement de cœur de bonheur, j’ai presque cru que la vie était normale. »

    • 7 min
    Chapitre 2 - Des tocs et des cauchemars

    Chapitre 2 - Des tocs et des cauchemars

    Marie observe les tocs que développent les soignants. Elle raconte ses cauchemars à une collègue psy. Lors d'une relève, elle entend l'inquiétude du personnel après l'annonce d'un début de déconfinement le 11 mai prochain.

    Extrait :

    "Avec les collègues psys, on rit un peu en se racontant les petits troubles qu’on développe. Quand je vais à l’hôpital en vélo, j’ai des TOC comme dans « Un long dimanche de fiançailles ». Si je dépasse le feu avant cette voiture, tout ira bien et personne de ma famille ne sera malade."

    • 8 min

Avis

5,0 sur 5
10 notes

10 notes

Karomane ,

Au cœur de ce qu’on ne voit pas

Très touchant d’accompagner cette jeune femme qui nous fait vivre le quotidien des soignants et de ceux qui les aide. Bravo, l’ambiance est vraiment très agréable, la voix toujours souriante pour parler d’un quotidien loin d’être drôle. Merci !

marjo133 ,

Merci

Quel joli titre « le carnet de mercis »
Merci pour ce partage émouvant et rempli d’humanisme.

cr1412 ,

Merci

Un très beau témoignage, profondément humain et touchant , un reportage de grande qualité .

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