Le chiffre du jour

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  1. -9 H

    1 500 euros, c'est le nouveau plafond du compte personnel de formation (CPF)

    Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Arnaud Portanelli, cofondateur de Lingueo, une entreprise spécialisée dans l'accompagnement linguistique des entreprises, décrypte les changements majeurs apportés au compte personnel de formation (CPF). Tout d'abord, Arnaud Portanelli explique le nouvel objectif du CPF : responsabiliser davantage les utilisateurs en plaçant l'entreprise au cœur du dispositif. Désormais, le plafond de 1 500 euros impose aux salariés de co-construire leur projet de formation avec leur employeur, un opérateur de compétences (OPCO) ou une région. Cette nouvelle mesure vise à s'assurer que les formations suivies soient réellement stratégiques et bénéfiques pour l'entreprise. Bien que cette réforme puisse sembler contraire aux intérêts des salariés, qui ont souvent l'impression que le CPF est leur argent, notre invité tient à rappeler qu'il s'agit en réalité d'un crédit public et non d'un compte personnel. Les entreprises, via l'URSSAF, alimentent ce fonds qui n'appartient donc pas aux salariés. Selon Arnaud Portanelli, cette réforme du CPF peut avoir des effets positifs, à condition que les entreprises s'en saisissent pour intégrer la formation de leurs employés dans leur stratégie. En effet, le gouvernement poursuit trois objectifs : maîtriser les dépenses, responsabiliser les titulaires du CPF et redonner aux entreprises un rôle central dans le développement des compétences de leurs salariés. Pour s'adapter à ces changements, le cofondateur explique que Lingueo a constaté une forte demande pour ses tests de positionnement en intelligence artificielle, car les entreprises souhaitent investir dans des formations de qualité et mieux ciblées. De plus, il anticipe que le marché de la formation va se repositionner avec l'émergence d'offres modulaires, permettant aux individus de mobiliser leur CPF plus facilement. Enfin, il souligne que certaines formations, comme le permis moto, ne seront désormais plus éligibles au CPF, sauf pour les demandeurs d'emploi. L'objectif est de recentrer l'utilisation du CPF sur des formations réellement professionnalisantes et stratégiques pour les entreprises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  2. -1 J

    73% des Français déclarent consommer régulièrement des produits de la mer

    Rodolphe Ziegler, membre du bureau de France Filière Pêche, pour est l'invité du jour pour discuter d'un chiffre surprenant : 73% des Français déclarent consommer régulièrement des produits de la mer. Bien que ce chiffre puisse sembler encourageant, Rodolphe Ziegler explique que la réalité est tout autre. En effet, 70 à 75% des produits de la mer consommés en France sont en réalité des produits importés. Malgré la richesse et la diversité des produits de la mer français, le consommateur semble s'être éloigné de son histoire maritime et se concentre sur quelques produits phares comme le saumon, le cabillaud et les crevettes, souvent d'élevage. L'invité, à la fois marieur et grossiste, partage son expertise et ses réflexions sur les raisons de cette tendance. Il évoque notamment le manque de visibilité de la marque 'Pavillon France', qui garantit des produits issus de la pêche française, et qui n'est pas encore reconnue par la loi EGalim. Au-delà de la filière pêche, Rodolphe Ziegler souligne que cette question est aussi liée à la souveraineté alimentaire de la France. Reconquérir des parts de marché pour les produits français permettrait de valoriser le travail des pêcheurs et de maintenir la vitalité des villes portuaires, qui ne vivent pas que du tourisme. Pour inverser cette tendance, il propose plusieurs pistes d'action, comme une meilleure communication autour de la marque 'Pavillon France' ou encore une éducation des consommateurs, notamment des enfants, pour leur faire redécouvrir la diversité des produits de la mer français et leur accessibilité au quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  3. -5 J

    55% des Français affirment avoir traversé des épisodes de souffrance psychique au cours des 12 derniers mois

    Aujourd'hui dans "Le chiffre du jour", le directeur général de Stage Entertainment et directeur du théâtre Mogador à Paris, Laurent Bentata, nous éclaire sur le rôle essentiel que peut jouer la culture et le spectacle vivant dans la lutte contre les problèmes de santé mentale. Alors que plus d'un Français sur deux affirme avoir traversé des épisodes de souffrance psychique au cours des 12 derniers mois, Laurent Bentata nous explique que cette situation inquiétante est le résultat de plusieurs facteurs, notamment la société anxiogène dans laquelle nous évoluons et les conséquences de la crise sanitaire, comme le développement du télétravail. Mais selon lui, la culture et le spectacle vivant peuvent constituer de véritables remèdes à ces maux. En proposant une expérience collective et émotionnelle, sans filtre, les salles de spectacle offrent un espace de respiration essentiel dans une société où l'on passe de plus en plus de temps derrière des écrans. Contrairement au cinéma où l'émotion est filtrée, le spectacle vivant permet un contact direct avec les artistes et le public, favorisant ainsi le partage d'une expérience commune. L'invité insiste sur l'importance de ce "plaisir partagé, collectif" qui doit, selon lui, prendre le dessus face à l'individualisme croissant. Autre point intéressant soulevé par le directeur, la durée d'attention des jeunes générations, impactée par leur consommation intensive des écrans. Face à ce défi, les professionnels de la culture doivent s'adapter en proposant des spectacles plus courts, mais tout aussi captivants, pour maintenir l'attention du public. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min
  4. -6 J

    10% des postes de présidents et de directions générales dans les entreprises cotées au SBF 120 sont occupés par des femmes

    Dans cet épisode du podcast "Le chiffre du jour", Denis Terrien, président de l'Institut français des administrateurs, nous éclaire sur la situation des femmes dans les postes de direction des entreprises cotées au SBF 120. Bien que la loi Rixain ait fixé des objectifs de 30% de femmes dans les comités exécutifs et de direction à partir de 2026, puis de 40% en 2029, la réalité est encore loin de ces chiffres. Seulement 10% des postes de président et de directeur général sont occupés par des femmes, malgré le respect des quotas dans les autres niveaux de direction. Selon Denis Terrien, le problème n'est pas culturel, mais structurel. Il explique que les femmes sont souvent cantonnées à des rôles de support, comme la direction financière ou des ressources humaines, et peinent à accéder aux postes opérationnels qui mènent traditionnellement aux plus hautes fonctions. L'invité souligne que le changement prendra du temps, car il faut passer d'une logique de quotas à une véritable trajectoire de carrière pour les femmes. Les comités de nomination, souvent présidés par des femmes, auront un rôle clé à jouer pour favoriser cette évolution. Bien que les quotas aient permis des avancées significatives, notamment dans les conseils d'administration où les femmes représentent désormais 46% des membres, le plafond de verre persiste au sommet de la pyramide. Denis Terrien reste néanmoins optimiste quant à l'atteinte des objectifs de 40% de femmes à ces postes d'ici 2029, à condition de poursuivre les efforts engagés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  5. 24 FÉVR.

    3% de la consommation énergétique de la Ferme France pourraient être économisés chaque année grâce au programme FABAC

    Romain Behaghel, directeur du programme FABAC, nous plonge au cœur des efforts déployés pour réduire la consommation énergétique des exploitations agricoles françaises. Dès le début, Romain Behaghel nous interpelle avec un chiffre révélateur : 3% de la consommation énergétique de la Ferme France, soit l'ensemble des exploitations agricoles, pourraient être économisés chaque année grâce au programme FABAC. Pour donner un ordre de grandeur, cela représenterait 20% de la production d'un réacteur nucléaire français. Un potentiel d'économies considérable qui souligne l'importance de ce programme. L'invité nous explique alors le fonctionnement détaillé de FABAC. Le programme accompagne 3000 agriculteurs répartis sur 8 régions de France sur une période de 3 ans. Cet accompagnement se décline en trois volets : un soutien humain avec des animateurs dédiés, un financement des investissements à hauteur de 14 000 euros par groupe d'agriculteurs, et enfin des formations pour permettre à tous de monter en compétences. Il souligne que le programme FABAC est entièrement pris en charge, sans aucun reste à charge pour les agriculteurs. Ceux-ci n'ont qu'à s'engager sur un objectif d'amélioration de 15% de leur performance énergétique. Un point essentiel, car les agriculteurs font face à de nombreuses contraintes économiques, avec des rendements en baisse et des prix hors de leur contrôle. Dès lors, la réduction des charges, notamment énergétiques, devient un levier crucial pour préserver leurs revenus. Romain Behaghel insiste également sur la sensibilité des agriculteurs à ces enjeux dès lors qu'ils comprennent l'impact concret sur leurs coûts de production. Le diagnostic énergétique réalisé en début de programme leur permet de prendre conscience des postes de dépenses parfois insoupçonnés, comme l'utilisation de plastiques pour l'enrubannage en élevage bovin. Cette approche pragmatique semble être un élément clé pour mobiliser les agriculteurs autour du programme FABAC. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    6 min
  6. 23 FÉVR.

    92% des consommateurs ont confiance en les fruits et légumes frais

    Daniel Sauvaitre, président d'Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais est l'invité du "Chiffre du jour". Il nous éclaire sur les résultats de cette enquête révélant que 92% des consommateurs déclarent avoir confiance dans les fruits et légumes frais. Bien que ce chiffre soit stable par rapport à l'année précédente, il souligne un décalage entre la confiance exprimée et la réalité des actes de consommation, puisque seulement 56% des Français consomment des fruits et légumes frais quotidiennement. L'invité nous explique que cette confiance des consommateurs est principalement liée à l'origine affichée des produits, à leur qualité visuelle et à la relation de confiance établie avec le vendeur, souvent un primeur. Cependant, il reconnaît que les habitudes alimentaires, orientées vers une nourriture plus facile à consommer, constituent un frein à une consommation plus importante de fruits et légumes frais. Daniel Sauvaitre met également l'accent sur l'importance de la saisonnalité, qui permet de bénéficier de meilleurs prix et de produits plus savoureux. Mais il admet que le consommateur a parfois du mal à identifier les fruits et légumes de saison, d'autant que le 'potager monde' auquel nous avons accès aujourd'hui est souvent éloigné des lieux de consommation. Malgré ces défis, le président d'Interfel reste confiant dans la capacité des consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains, notamment grâce à une meilleure pédagogie sur les bienfaits d'une alimentation riche en fruits et légumes frais. Un épisode passionnant qui nous invite à réfléchir sur nos habitudes de consommation et à valoriser davantage les produits de saison. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min
  7. 20 FÉVR.

    11% c’est l’augmentation de la production de crédit aux entreprises pour Crédit Mutuel Arkéa

    Dans cet épisode du podcast 'Le chiffre du jour', Julien Carmona, président du Crédit Mutuel Arkéa, nous dévoile les résultats annuels impressionnants de sa banque régionale. Alors que le contexte économique est morose et incertain, avec un niveau record de défaillances d'entreprises en France, l'invité se dit admiratif de la résilience et des nombreux projets portés par les entreprises de ses territoires. Cette performance est le fruit d'une stratégie volontariste visant à soutenir les entreprises régionales, notamment dans des secteurs comme l'agriculture et la viticulture, qui connaissent des difficultés. Cependant, le président du groupe soulève une inquiétude concernant la réglementation bancaire européenne, qui impose des ratios de solvabilité toujours plus élevés aux établissements. Selon lui, ce durcissement réglementaire, à l'inverse de l'assouplissement observé aux États-Unis, risque de freiner la capacité des banques à financer l'économie. Il plaide pour un meilleur équilibre entre les exigences de sécurité et les besoins de financement des entreprises. Outre son soutien au secteur privé, le Crédit Mutuel Arkéa se distingue également par son rôle de premier financeur des acteurs publics locaux, tels que les hôpitaux, le logement social ou les collectivités. Julien Carmona explique que ce choix stratégique, fait en 2009, vise à avoir un impact positif sur les territoires, tout en offrant un risque quasi nul. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    5 min

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