Réflex'ions

Ange de Gaïa

Réflex’Ions est un podcast spirituel animé par Ange de Gaïa.Au fil du chemin, au coeur de la nature, lui sont inspirés des thèmes qu’elle partage ensuite, flamme après flamme, pour éclairer les coeurs enténébrés.

Épisodes

  1. 16 AVR.

    Donner pour recevoir ?

    Transcription textuelle du podcast Transcription textuelle du podcast Bonjour et bienvenues pour ce troisième épisode de Réflex’ions ! J’ai récemment entendu quelqu’un dire que tout dans la nature est conçu pour servir et offrir. Immédiatement, ces mots ont fait défiler en moi une succession d’images, puis un début de raisonnement, pour enfin aboutir à une évidence. Cette évidence, je la cherchais depuis toujours, car elle concerne le nerf de la guerre : l’argent. Mais plus encore, la rétribution financière en échange d’un talent, d’un don, d’une capacité que l’on va choisir comme travail pour « vivre ». J’ai imaginé un arbre. Un pommier. Il est vrai qu’il fait sa vie sans attente, suivant le mouvement de la grande Intelligence Universelle que nous appellerons Dieu. Sortant de l’hiver, il présente ses bourgeons au printemps qui l’emmène vers la floraison puis, l’été vient et l’aide à faire grossir ses fruits gorgés de soleil, de sucre et d’eau. La pomme est mûre, l’automne effeuille les branches et le nouvel hiver fait s’endormir notre arbre, qui repartira pour un nouveau cycle, durant lequel il servira la nature dont il fait partie, en offrant ses fruits pour nourrir autrui. Si je reviens à ma citation selon que dans la nature tout est conçu pour servir et offrir, qu’en est-il de nous, humains, dans notre vie professionnelle ? Car si l’on sait servir et offrir dans nos relations, sans aucune attente, seulement parce que l’on se plaît à être là pour quelqu’un qui nous est cher, il n’en va pas de même pour le monde du travail. Dans le relationnel, on offre parce que l’on reçoit automatiquement de l’amour. Que l’autre le veuille ou non, on le reçoit parce qu’il y a ce « plaisir d’offrir », plus ou moins grand selon la qualité de la relation, bien évidemment. Il en est de même pour le bénévole, qui va donner de lui sans autre rétribution que ce même plaisir d’avoir offert du temps et de la force à un projet auquel il croit. Tout se passe bien, non ? Mais l’artiste, l’artisan, le devin, le médecin, sont-ils capables eux, de travailler sans être payés malgré le plaisir qu’ils peuvent prendre dans leurs activités ? Si l’argent n’existait pas, ils pratiqueraient tout de même… par plaisir. Mais l’argent existe. Enfin… Le bénévole travaille à côté, où il a enfin sa retraite bien méritée. L’employé travaille pour « gagner sa vie » et le fait avec plus ou moins de plaisir selon l’intérêt qu’il porte à son poste, se mettant en sécurité, à l’abri des rêves d’un entrepreneur qui leur a offert une place au sein de sa société. C’est le cas des artistes, libéraux et autres indépendants qui m’intéressent, car eux aussi ont besoin d’argent, pour la même raison. Cela est dû au simple fait qu’ils vivent tous dans un système qui a imposé l’argent, son échange monétaire, ses impôts et sa ribambelle de taxes. Mais s’il n’y avait pas eu l’argent, il y aurait eu le troc, et bien avant cela, l’échange de services. L’humain a toujours donné quelque chose en retour d’un bien ou d’un service, sauf en amour où l’énergie circule d’elle-même, naturellement, sans retour sur investissement de temps ou d’argent. Alors, nous qui faisons partie du grand cycle de la vie, animal humain ayant gagné le haut de la chaîne alimentaire, comment est-il possible que nous ne soyons pas capables de servir et d’offrir sans attente, comme le pommier offre sa pomme sans demande de rétribution ? Eh bien, c’est en me posant cette question que ma réflexion est devenue une révélation : rien dans la nature ne donne sans recevoir, naturellement, automatiquement, sans peur ni concurrence. La nature collabore, s’ancre dans le Tout, non infectée par l’égo. Dans cette nature qui nous montre constamment l’exemple, offrir c’est être, et recevoir c’est accepter que la conséquence d’être, c’est d’avoir. Pas l’inverse. Une question que je pose à beaucoup de gens dans la difficulté professionnelle, qui veulent impérativement recevoir un salaire en échange de leur don ; je leur demande simplement : « Est-ce que vous continueriez à faire ce que vous faites si l’argent n’existait pas ? » La réponse n’est pas si surprenante : beaucoup réponde non, parce que c’est juste pour avoir de l’argent et que cet argent paie leur liberté de consommation et de mouvement. Peu répondent un grand OUI, assurant que cela ne pourrait être possible autrement. Si l’argent n’existait pas, l’ébéniste passionné continuerait de fabriquer des meubles, en y mettant le plus possible de son temps, de son cœur, de son talent. Il y trouverait une joie quotidienne irremplaçable, parce qu’il sentirait tous ses sens en émoi dans son atelier. Et puis il y a la majorité qui répondra par l’affirmative sans rien en faire, tout en déplorant qu’un tel investissement ne ramène que peu ou pas d’argent. Là est le piège : il y a des passions, des formations, qui ne mèneront à aucune abondance, tout simplement parce qu’elles sont issues d’un mensonge. On n’imagine pas à quel point on peut s’inventer un destin, par comparaison, par esthétisme, par pouvoir, parfois juste parce qu’on a l’impression d’avoir trouvé un Graal et que l’on veut le partager sans même l’avoir bien éprouvé. On est à mille lieues de soi, costumés, grimés, préparés, et étrangement, on s’étonne d’être pris pour des clowns !Quand on va son chemin, sincère avec soi-même et son cœur, on est capable d’offrir et de recevoir, simplement parce que cela est comme la nécessité de prouver son amour à la personne que l’on aime. On le fait, parce que c’est un élan sincère, inspiré, et sans rien savoir de ce qui nous attend derrière ce mot d’amour lancé à la face du monde, la magie de l’abondance opère. L’argent entre par un moyen ou par un autre, la table propose toujours un repas, la santé fait que l’on avance malgré tout, et l’Esprit, avec un E majuscule, cet Esprit qui nous nourrit tous de son Inspiration, là aussi avec une majuscule, fait en sorte de nous permettre de vivre, et non de survivre, car l’on s’écarte des propositions de consommation humaine, pour retrouver plus de simplicité, de beauté, de sens, en somme d’amour.Lorsque l’on se dépouille de la peur associée à l’argent, c’est là que l’on peut enfin vivre, car on comprend à quel point s’éloigner de notre nature première nous coupe de toute abondance durable. Revenons à mon exemple arboricole.Le pommier va certes offrir sa pomme et servir le règne animal à se nourrir, mais il a une attente « naturelle » en faisant cela, attente non consciente, simplement « naturelle ». Il nous confie ses enfants qui sont les pépins de la pomme, que l’on va porter un peu plus loin en jetant le trognon ça ou là sur le chemin. Il nous confie une mission de fertilisation car nous irons rendre les fibres de cette pomme dans nos matières fécales (enfin, quand on rend cela ailleurs que dans un cabinet de toilette moderne). En somme, il offre pour que nous offrions en retour. Mais tout cela n’est que la finalité, car avant toute chose, ce pommier produit une fleur parfumée… Il n’a pas inventé ce parfum, c’est le sien propre, offert par Mère Terre, et si au printemps prochain il voulait modifier sa fragrance pour avoir autant de succès que le chèvrefeuille, ça ne fonctionnerait pas, car il n’est pas cette plante, mais un pommier (voir ici un individu lambda). Même s’il peut le penser par comparaison quotidienne, il n’est pas sans attrait pour autrui, car s’il veut bien produire ses fleurs (donc, offrir ce qu’il est intrinsèquement), il attirera autant que le chèvrefeuille, par sa fragrance originelle qui va indiquer aux pollinisateurs (voir ici les clients) que c’est un vrai, un bon, un pur pommier aux fleurs délectables. Bientôt, il sera recouvert d’abeilles qui vont le servir en retour, lui permettant de produire des fruits.Le pommier offre en étant lui-même, sans se déguiser en une autre plante, et il a reçu naturellement, sans avoir à brader son existence. Il n’a rien attendu en conscience, puisque sa conscience est simplement d’être, sans attente, sans conséquence, sans peur. Être. Il en va de même pour nous. Pourtant, c’est là où l’on se trompe, dans cette grande époque ou la masse entrepreneuriale a compris le conseil marketing « il faut donner pour recevoir », en « proposez du gratuit pour appâter puis fidéliser », en donnant parfois à perte à des influenceurs qui se sentent à peine concernés par la production offerte. Certaines personnes se sentent si coupables de faire payer leur bien ou leur service qu’elles bradent ou se donnent toutes entières à une clientèle souvent ingrate, endurcissant leurs relations jusqu’à exiger plus pour justifier le minimum.Je pense qu’on a la clientèle qui nous ressemble, elle nous indique notre authenticité, si l’on est craint ou adoré, honnête ou non. Elle est un miroir de notre offre. C’est aussi simple que cela. Notre société fonctionne avec l’argent, que nous savons aujourd’hui être une énergie comme une autre, et finalement une énergie nécessaire à la liberté. C’est notre époque. Nous sommes d’accord sur le principe, je pense, que l’arbre n’attend aucunement qu’on lui donne une pièce en retour ! Toutefois, il attend passivement une énergie, que j’ai déjà mentionnée : qu’on active la transmutation de la fleur en fruit, que l’on porte ses enfants plus loin, pour produire d’autres pommiers, nourrir des insectes décomposeurs, fertiliser la terre, et ainsi « parler de lui », donner le mot, pour que d’autres êtres vienne

    19 min
  2. 15/12/2025

    Les blocages de la vie

    Transcription textuelle du podcast Bonjour et bienvenue pour ce deuxième épisode de Réflex’ions ! Aujourd’hui j’étais dans un coin de forêt où je n’entendais aucun oiseau, absolument rien. Peut-être rarement un froissement d’ailes, sinon le silence d’une forêt comme stérile, mais un silence apaisant, grâce au grincement des branches des arbres qui s’entrechoquaient parfois entre elles.Cela m’a fait penser qu’il arrive qu’il y ait ce même silence, dans la vie, quand rien ne bouge mais que tout est calme, serein. Mais parfois, ce n’est pas ce silence apaisant, c’est le silence lourd, généralement lié à un manque, qu’il soit celui d’être compris, ou bien d’une présence, le manque d’argent, d’amour, de rire, etc. Ce moment où un problème semble s’enraciner comme une mauvaise herbe, si je puis dire. On attend quelques chants d’oiseaux, quelques mélodies, on attend une sorte de signe un peu fantastique pour nous dire : « Regarde comme tout est beau, comme tout est magnifique, regarde, écoute, l’instant est merveilleux ! », mais ce signe ne vient pas et nous sommes là, dans notre vie, pris dans un carcan, immobile, dans une attente toujours confuse. Cela m’a rappelé une émission que j’ai vue il y a quelques temps dans laquelle était interviewée Isabelle Nanty, une actrice que j’aime beaucoup, et je dirais même une âme que j’aime beaucoup. Elle expliquait quelque chose qui m’a vraiment frappée. En somme, elle parlait d’un explorateur norvégien qui, au début des années 1900, a constitué toute une équipe et a fait construire un bateau capable de supporter le gel de l’eau et les conditions extrêmes du Pôle Nord. C’était là un projet audacieux car l’équipage allait s’enfermer pour plusieurs mois dans les glaces. Ils se sont donc laissés emprisonnés et, pendant tous ces mois, ils ont essayé de trouver diverses occupations en attendant la fonte. Malgré les conditions difficiles, ils ont tenu bon et, lorsque les glaces ont commencé à fondre, ils se sont rendu compte qu’ils étaient à des kilomètres et des kilomètres de leur point d’emprisonnement. Ce qui est beau c’est que, d’une part scientifiquement, cet explorateur-là a réussi à prouver, toutefois partiellement, qu’il y avait du mouvement au niveau des glaces, mais spirituellement, si on rapporte cela à la vie, à l’immobilisme, lorsqu’on se sent complètement pris dans cette attente confuse dans la vie, où on se dit que tout est bloqué, que rien n’avance, que rien ne va, eh bien, lorsqu’enfin ça se débloque, on se rend compte qu’il y a quelque chose de plus grand que nous, qui nous dépasse, qui a travaillé pour nous, en silence, et qui nous a menés bien loin de là où on était initialement bloqués, pour pouvoir mener à bien le déblocage. L’attente permet d’aller d’un point A à un point B de notre vie sans que nous aurions imaginé cela possible. C’est un mouvement silencieux, comme un secret gardé par les anges. Il faut l’attente, l’emprisonnement, les glaces, le froid de la douleur, la brûlure des épreuves, tout ça dans ce semblant d’emprisonnement, pour que le meilleur arrive enfin. Tout bouge, la vie est mouvement, constamment. L’attente est une gestation, car souvent, nous ne sommes pas prêts. Le vœu que l’on a fait requière du temps, et donc de la maturation. Parfois, ça va passer par des moments d’immobilisme, où l’on doit avancer les yeux bandés dans cette sensation d’emprisonnement au sein d’une situation. En laissant le temps au temps, on laisse le silence faire ce qu’il nous est impossible de faire. La vie semble nous retenir entre ses griffes gelées, parce qu’il faut attendre, il faut ce silence, il faut la froideur et la brûlure, il faut l’endurance. Et durant tout ce temps, on vous dira sûrement dans notre époque arrosée de développement spirituel qu’il faut « rester positif », mais être positif ne veut pas dire supprimer l’épreuve, la douleur, ou supprimer, en tout cas, la réaction tout à fait normale, humaine, qui suit l’épreuve et qui se nomme douleur. Comme disait Bouddha, la douleur est certes inévitable, mais la souffrance est facultative. Il est vrai que lorsqu’il nous arrive quelque chose, surtout lorsqu’on est totalement bloqué, on va jurer, parce que tout ça, après tout, c’est la faute de Dieu, qu’est-ce qu’on a bien pu lui faire, nous ? C’est souvent la question qu’on pose : « Qu’est-ce que j’ai bien pu faire ? » C’est surtout, finalement : quel cycle ai-je terminé, quelle nouvelle leçon dois-je apprendre, vers quoi est-ce que mon évolution me mène ? Tout n’est qu’apprentissage. Si la douleur est inévitable et que la souffrance est facultative, cela veut dire qu’on a tout à fait le droit de ressentir la douleur et tous ces échos durant le temps qu’on estimera bon pour guérir de cette douleur. Mais la souffrance, c’est la faire traîner comme un boulet pendant des années la plupart du temps, alors qu’il suffit juste de décrocher le boulet et d’accepter de vouloir guérir d’une douleur. Elle était inévitable parce qu’elle était nécessaire à notre épanouissement, à ce que nous soyons prêts pour ce que nous avons demandé. Plus on nourrit la souffrance moins on avance. Et donc, on attend, encore, et encore. On est bloqué, dans une situation, et le froid de la stagnation engourdi nos espoirs. Pourtant… tout bouge. Simplement le savoir, et accepter que l’on ne puisse rien n’y faire pendant ce temps, permet d’apaiser les cœurs anxieux. Il y a aujourd’hui beaucoup d’enseignements sur ce que l’on pourrait appeler l’happycratie, autrement dit une sorte de joie et de pensée positive obligatoire même durant les moments difficiles. Mais la douleur est une nécessité parce que nous en avons besoin pour grandir, pour se forger, pour acquérir de nouveaux talents, pour être prêts pour ce que nous avons demandé, à voix haute ou dans notre cœur, par un vœu exprimé ou par le désir à travers la pensée récurrente, parfois sans s’en rendre compte. C’est là que l’on voit à quel point tout ce qui arrive est parfait. Ce n’est juste qu’une conséquence. Alors parfois, il y a l’attente et le silence lourd qui suit la douleur. Nous aussi nous sommes comme cet explorateur norvégien, qui voit l’eau se geler progressivement et des plaques de glaces se former tout autour de son bateau. Oh oui, on le comprend très vite, on va souffrir, ça va être compliqué, les glaces vont nous refroidir, parfois nous brûler par l’intensité de leur degré négatif, mais elles ne durent jamais non plus. Elles sont aussi en mouvement et fondent et se reforment et fondent et se reforment encore. Avec cet exemple, nous en venons une fois de plus à cette eau aux multiples visages, aux multiples formes, l’eau dont nous sommes faits également. Finalement, le divin se sert de tout et de tous pour arriver à ses fins, ces dernières étant de nous rendre toujours plus forts mais meilleurs, toujours meilleurs mais droits et, assurément, nous rendre heureux. Il y a des blocages qui sont terribles parce que vous allez peut-être cruellement manquer d’argent, vous ne pourrez pas manger à votre faim, il y aura peut-être des enfants avec vous ; vous allez cruellement manquer d’amour et alors la dépression guette et le corps en pâtie avec l’arrivée de médicaments. Mais il suffit de tenir bon, tenir bon, simplement tenir bon, sans aller dans cette happycratie hypocrite. Dire oui, c’est douloureux, oui, c’est épuisant, oui, l’âge ne peut plus porter le poids de l’épreuve, mais c’est quand on approche du bout de ce qu’on est capable de supporter qu’enfin la révélation, le miracle, le signe que l’on attendait, arrive enfin. Se plaindre n’est pas une option. Il y a une phrase que j’aime beaucoup qui dit : « Si tu as le temps de te plaindre, tu as le temps de prier. » Je trouve que c’est tellement juste. Prier et non pas se plaindre. Espérer et non se lamenter. Avancer, sans s’auto-saboter. Prit dans les glaces, il faut avoir foi sachant qu’elles sont en mouvement, qu’elles emmènent le bateau de votre existence et l’équipage de votre cœur à leur divine destination. Il y a des courants qui travaillent, le mouvement de la vie qui continue et qui vous guide là où vous devez absolument être. Avec le recul vient l’acceptation, et on apprend à ne plus vouloir comprendre. On l’accepte, simplement, parce que l’on n’y peut rien faire. Est-il nécessaire de savoir pourquoi la vie nous bloque ? Pourquoi de cette façon et pas autrement ? L’acceptation fait tout le travail de soulagement, et la résilience propose d’autres temps heureux. Le chemin est long, mais comme on dit également : « Ce qui compte ce n’est pas le Graal, c’est la quête. » Lorsqu’on vous demandera : « Mais comment tu as fait pour y arriver ? Comment tu as réussi à résister à tout ça ? Qu’est-ce que tu pourrais conseiller à ceux qui sont dans ce cas-là ? » Vous n’allez pas parler du Graal, bien évidemment. Vous n’allez pas dire comment il est, qu’est-ce que ça vous a fait de la trouver, parce que ça n’a tout simplement pas d’importance. Ce qui va compter, c’est par quoi vous êtes passé, comment vous avez géré. D’ailleurs, si on lit des biographies de personnes connues qui ont vécu l’enfer, qui souvent même étaient SDF ou qui sont partis de zéro, systématiquement, ce dont ils parlent, c’est de l’épreuve. Ils affirment que le succès n’est rien, que le succès n’a pas de goût, qu’avoir le Graal ne procure pas de plaisir réellement. C’est comme une sorte de soulagement, quand on le tient en main et que l’on se dit : « Enfin ! Enfin

    14 min
  3. 15/11/2025

    Prendre le temps

    Transcription textuelle du podcast Bonjour et bienvenue pour le premier épisode de ce podcast.Il y a un an, j’ai commencé à vivre toute la journée dehors, alternant mes heures entre écriture dans la voiture et marche à pied sur les voies vertes. La vie m’ayant poussé à ce choix, ce fut d’abord très inconfortable puis, au fil des semaines, j’en ai saisi tout le potentiel, autant pour mon inspiration que pour le partage spirituel. J’avais commencé à partager mais le fruit n’était pas mûr et j’ai dû cesser. Si désormais il l’est, et que bien des épisodes suivront derrière celui-ci, il me faut vous emmener avec moi, dans le souvenir de la naissance de ce projet. Un jour, alors que je me baladais en forêt, j’ai spontanément enregistré une sorte de réflexion philosophico-spirituelle que j’ai senti poindre en moi, comme une urgence. C’était quelque chose qui ressemblait à ce que je faisais jadis en vidéo sur ma chaîne YouTube, mais peut-être en mieux, en plus profond, en plus raisonnée, en plus tranquille. J’ai fait ça sur le dictaphone de mon smartphone, parce que je ne voulais pas me montrer. Je voulais simplement que ma voix soit l’intermédiaire de ma pensée, sans prise vidéo qui viendrait parasiter le message. Comme je n’étais plus présente sur les réseaux depuis un moment, reconsidérant l’utilité de ma présence, je me suis dit que le format podcast serait tout adapté aux messages qui, malgré le manque de publications, ne cessaient (et ne cessent) de tomber sur mon esprit, comme des gouttes d’eau venues d’un divin ailleurs. Après coup, de ces minutes de prise audio, je me suis dit que c’était comme une réflexion (lire REFLEX’IONS). L’ion, c’est un atome ou un groupe d’atomes, et les ions dits négatifs, on peut les retrouver à côté des cascades, au bord de la mer, dans la forêt, etc. Et lorsque l’on est au contact intense de la nature, comme moi depuis ce temps, et bien il y a des évolutions très intéressantes qui se font, grâce à ces fameux ions négatifs. A savoir que les positifs, eux, excitent, et on peut les retrouver autour de tout ce qui est technologique, électrique, etc.Par exemple, on voit que la qualité de la peau s’améliore, que le mental s’apaise, la respiration est plus ouverte, le système nerveux plus calme. Et puis, il y a surtout cette grande connexion à la Terre Mère, qui transmet quelque chose dont on n’arrive jamais vraiment à extraire l’entièreté du ressenti. Des petites gouttes, comme ça, qui se perdent à droite, à gauche, mais des réflexions qui arrivent, et puis, ce que j’appelle « le murmure des anges ». En fait, ce que l’on ressent, c’est comme des bribes d’écho de le Grande Intelligence Universelle elle-même, que j’appelle Dieu. Et c’est pour ça que j’ai décidé d’intituler ce podcast « Réflex’Ions » puisque, finalement, c’est la synthèse d’une réflexion que j’aurais eue durant ma présence dans le cadre sauvage. Toutefois, fan de montage vidéo et de prises d’images contemplatives, je vous propose également ce podcast en format vidéo sur iceberg-editions.com ou sur YouTube. Pour ce premier épisode, je voudrais revenir sur la notion de ralentissement et le fait de prendre le temps. Je ne parle pas de la notion du moment présent, mais bien de celle de faire que le temps dont nous usons soit de qualité. Car c’est bien ce que j’ai vécu avec ce choix de vie, et c’est désormais ce que je cultive et tente de préserver comme une bénédiction qui m’a été offerte. Ralentir, c’est prendre le temps d’être véritablement présent, en usant avec gratitude de tous nos sens. Écouter avec attention, voir au-delà, sentir jusqu’au plus profond de soi, toucher délicatement, goûter de toutes ses papilles. Alors que tout dans notre société vise à accélérer le temps d’ingestion, d’écoute, de décision, de réflexion, avec ces quelques mots, je vous invite humblement à retrouver l’art d’être pleinement présent à vous-mêmes. Selon moi, l’exemple d’accélération le plus flagrant se situe au niveau de l’écoute. En effet, de nos jours, combien de personnes, appuient sur la vitesse x2 des applications de messageries et sur les plateformes diffusant des vidéos, afin d’écouter et de voir plus vite ? Consommer plus vite, parce que consommer n’est plus suffisant, et que l’abondance de divertissement le permet. Consommer est bien le mot, car on voit mais on ne regarde pas, on écoute mais on n’entend pas. De la sorte, on efface le ton de la personne, on efface sa présence, on absorbe simplement son contenu, on l’extrait, on la presse, et c’est le cas de le dire ! On la presse. « Vite ! » « Parle plus vite ! » « Vidéo trop longue » « On s’ennuie », pour rester polie, c’est ce genre de commentaire que l’on peut lire sous bien des vidéos. Un peu moins aujourd’hui, puisqu’il y a désormais la possibilité d’accélérer, ça contente l’utilisateur, le commentaire sera peut-être meilleur.  Là où l’auteur a posé des silences, qui peuvent amener l’auditeur, le spectateur, à s’interroger en notant mentalement ce qui vient d’être dit ou fait, le x2 bâcle la réflexion. Alors on croit intégrer des informations, comme ça, très vite, sans finalement avoir la possibilité de les mémoriser correctement. J’en parle parce qu’il m’est arrivé de le faire, et tandis que je le faisais, quelque chose en moi me fustigeait : « T’as pas honte, un peu ? Qu’est-ce que c’est que cette frénésie ? Tu as un bus à prendre, c’est l’urgence absolue ? » On pourrait croire à un sentiment de culpabilité, étant moi-même créatrice de contenu, mais non, j’ai vraiment senti que ce n’était pas bon, ni pour moi, ni pour autrui, à moins d’une urgence. D’ailleurs, un jour que je n’avais plus de batterie sur mon smartphone, j’ai regardé en accélérée une vidéo pour changer un pneu. Je n’ai pas manqué d’y revenir plus tard pour remercier le créateur de m’avoir virtuellement dépanné ! Donc, oui, ça peut arriver, mais quand c’est une habitude de consommation, c’est là où je sens en moi que ce qu’il se passe avec ça, n’est pas bon pour l’humain. C’est vrai que ce que j’aime faire, c’est faire un petit retour en arrière, m’imprégner de la parole, mettre sur pause pour noter, réécouter par plaisir… Et pour les livres, ah, les livres ! Il y a des formations pour apprendre à lire vite ! Beaucoup d’influenceurs dans ce milieu disent lire un livre par jour, et pas un petit manuel, non, un bon gros roman et ses centaines de pages ! Ces accélérations me paraissent terribles parce que, si je vous dis la phrase « la répétition est la mère de l’apprentissage », en accéléré cette sagesse donnera « larépétitionestlamèredelapprentissage ». Qu’est-ce que vous aurez retenu de ça ? Au mieux, une étincelle qui se perdra dans la foultitude des informations reçues durant la journée, au pire rien. Est-ce que vous profitez de l’existence d’une personne lorsque vous la mettez en accéléré sur sa vidéo, sur son podcast, et même sur les audios qu’elle peut faire sur les messageries ?  Et ce n’est pas parce qu’on manque de temps, c’est parce que on ne veut pas que cette personne prenne trop de temps dans notre vie. Mais alors, si on ne veut pas qu’elle prenne trop de temps dans notre vie, si on veut absorber son message le plus vite possible, à quoi ça sert de communiquer avec elle ? D’entretenir une relation ? Serions-nous capables, alors que nous sommes avec un ami en terrasse, de sortir une télécommande magique pour que sa parole s’accélère deux fois plus vite ? Finalement, c’est écouter « vite fait » comme on dit, pour seulement pouvoir à son tour parler, se vider. À quoi ça sert de regarder une vidéo, de lancer un podcast, d’écouter une personne qui a pris de précieuses minutes de son temps, de sa vie, pour nous faire un petit vocal afin de montrer son existence et de partager quelque chose avec nous ? C’est cette question que je me pose vraiment : pourquoi ? Pourquoi en est-on arrivé là ? Pas « comment » mais « pourquoi » ? Car c’est un choix, d’appuyer sur ce bouton mis en place par ceux qui tirent les ficelles de toutes ces applications. Alors, c’est vrai que si on demande à des personnes branchées sciences, techno et marketing, on nous répondra que c’est juste un système de récompense, de dopamine and co. Parce que plus on consomme, plus on a envie de consommer, plus on a envie de consommer vite, plus on ne veut plus intégrer les choses parce que ça prend trop de temps, mais simplement les consommer, et devenir un pur consommateur. On veut que l’information nous traverse simplement et c’est ça qui va nous faire du bien. C’est ça qui va déclencher l’hormone du plaisir. Simplement se faire traverser par l’information sans rien en garder. Pour beaucoup, c’est assumé. Pour les autres… c’est vécu en passif. Hélas ! C’est tellement humain, tellement nécessaire, de voir comment respire la personne, de participer à ces temps de silence, qui parfois sont des temps de communion avec l’autre ou son auditoire. Les hésitations dans la voix, parfois des tremblements, l’esquisse d’un sourire, un œil imperceptiblement malicieux, et tout cela va nous dire que chez cette personne-là, il y a quelque chose qu’elle fait se développer en moi, je sens qu’elle m’inspire d’une quelconque façon, je ne sais pas comment, mais quelque chose s’extrait d’elle et me nourrit, à son rythme à elle, doucement ou de façon fulgurante selon sa nature.Et alors c’est comme ça qu’on a en face de nous un être humain duquel on s’inspire le temps

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À propos

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