29 épisodes

Une excursion dans le temps et dans l’espace à la découverte de la musique Afro-Caribéenne.
La musique africaine a influencé largement la création musicale. Il en est de même des Antilles et des Caraïbes dans leur globalité.
Vous écoutez certains chants folkloriques d’Afrique du Sud (début du XXème) et vous pouvez entendre le ska jamaïcain (1950).
Faites le même exercice pour une Cumbia colombienne, j’y entends l’afro-beat des années 50.
Le merengue angolais, la rumba congolaise… la musique voyage et crée des liens!
Tous les morceaux que l’on passe ici sont liés : la musique c’est le lien, mais pas qu’un lien culturel, un lien bien plus large, le lien de ceux qui l’aiment et qui l’écoutent, et de ceux qui la dansent.
Bonsoir, je m’appelle Patrice Rivet et vous écoutez Taxi Brousse.

Taxi Brousse Mouvement UP

    • Musique

Une excursion dans le temps et dans l’espace à la découverte de la musique Afro-Caribéenne.
La musique africaine a influencé largement la création musicale. Il en est de même des Antilles et des Caraïbes dans leur globalité.
Vous écoutez certains chants folkloriques d’Afrique du Sud (début du XXème) et vous pouvez entendre le ska jamaïcain (1950).
Faites le même exercice pour une Cumbia colombienne, j’y entends l’afro-beat des années 50.
Le merengue angolais, la rumba congolaise… la musique voyage et crée des liens!
Tous les morceaux que l’on passe ici sont liés : la musique c’est le lien, mais pas qu’un lien culturel, un lien bien plus large, le lien de ceux qui l’aiment et qui l’écoutent, et de ceux qui la dansent.
Bonsoir, je m’appelle Patrice Rivet et vous écoutez Taxi Brousse.

    Episode 29 - Spéciale Congo

    Episode 29 - Spéciale Congo

    A—
    On va vous raconter aujourd’hui une tragédie grecque, l’histoire d’un roi qui se prenait pour dieu et qui avait imaginé son royaume aussi vaste que sa propre grandeur.
    Léopold II roi des belges, né en 1835.
    Il est le cousin de la Reine Victoria d’Angleterre, et le petit-fils du roi de France, Louis-Philippe 1er.
    Mais alors comment un régent possédant une lignée aussi prestigieuse, aussi parfaite, pouvait rester enclavé dans ce petit territoire d’à peine 30 000 km2 ?

    Insensé ! Impensable !
    Il entreprend alors, à la fin des années 1870, le projet fou de s’attacher les services de l’explorateur britannique Henry Morton Stanley, et lui demande de trouver en Afrique, un territoire assez grand qui ferait de lui un Roi parmi les Rois.
    Stanley est déjà bien habitué de l’Afrique, et en la traversant d’Est en Ouest, il trouve un large territoire sur ce qui était auparavant le royaume du Kongo.
    En moins de 5 ans, Léopold transforme le Congo en des terres privées, et crée l’Association Internationale pour l'Exploration et la Civilisation de l'Afrique Centrale, avec ce que l’on nommera ironiquement des ambitions « humanitaires et évangéliques ».

    Les Chambres législatives belges, par une résolution adoptée à la Chambre des représentants, le 28 avril 1885, et au Sénat le 30 avril, autorisent Léopold II à devenir chef d'un autre État : « Sa Majesté Léopold II, Roi des Belges, est autorisé à être le chef de l'État fondé en Afrique par l'Association internationale du Congo. L'union entre la Belgique et le nouvel État sera exclusivement personnelle. »
    « Personnelle » signifie que, c’est un territoire privé, appartenant exclusivement au roi Léopold II. Jamais ses ministres ni son gouvernement ne seront consultés dans la gestion du Congo.

    1 – Kila Mwako – Isaya Mwinamo & Tom Miti

    B—
    L’avènement de l’automobile demande de plus de caoutchouc, et ça tombe bien puisque le Congo est le premier producteur au monde.
    L’armée, et les missionnaires belges s’occupent pour le compte du roi, de tisser un important réseau d’exploration et d’exploitation.
    Les ressources sont tellement abondantes, que le roi est obligé d’ouvrir ses frontières aux entreprises étrangères en ponctionnant une partie de leur bénéfice. Le Congo devient ainsi le plus grand camp de travail forcé jamais conçu : 2 millions de Km2 pour 20 millions d’habitants.
    Les profits augmentent au même rythme du nombre de morts

    Durant 25 ans, l’armée belge, pour le compte de leur roi, torture ou commandite des exactions d’une atrocité rare.
    On brûle, on tue, on torture, on tranche de têtes, des mains, des pieds.
    Si les villageois ne réussissent pas à fournir suffisamment de nourriture, on flagelle les corps à la chicotte, un fouet dur et puissant fait de peau de rhinocéros qui peut découper un homme en morceau.
    On verse de la résine de copal brûlante sur les visages des fautifs.
    On coupe les mains droites des hommes, des femmes et des enfants qui ne fournissent pas assez de caoutchouc.
    On enferme les femmes des récoltants, que l’on ne libère que si les hommes rejoignent les quotas fixés.

    Dans certains districts on éradique 70-80-90% de la population comme ça.
    Les missionnaires et les touristes qui sont confrontés à ces atrocités s’élèvent pour exiger que le Roi Léopold soit condamné à la pendaison.

    2 – Mam’alobi Na Bala Yo - Bowane

    C—
    Mais les gains de Léopold II lui servent à s’acheter des soutiens un peu partout dans le monde, et au lieu de la pendaison, on réinvente Léopold II en grand humaniste et civilisateur.

    On estime avec prudence, que de son vivant, le monarque retirera personnellement du Congo une fortune évaluée à 220 millions de francs de l’époque, l’équivalent de plus de 6 milliards de francs français, soit un pe

    • 59 min
    Episode 28

    Episode 28

    Mme Mavounzy, la chanteuse sur ce morceau, c’est la maman d’un certain Robert Mavounzy, l’un, si ce n’est LE meilleur saxophoniste français, en tout cas c’est comme ça que le défini la revue Jazz Hot, revue jazz la plus vieille du monde. Et c’est lui qui joue sur ce titre, avec sa mère à la voix.
    Je me suis renseigné, et il y a une petite cocasserie sur cet album, c’est que les paroles des chansons de ce disque sont truffées d'allusions sexuelles, et il semblerait qui soient mieux acceptées venant d'une dame âgée et donc respectable. En tout cas ce titre raconte l’histoire d’une femme qui couche avec trois hommes différents.
    Licifè Belzebithe Mac Mahon– Mme Mavounzy Lise (Guadeloupe).

    • 1h
    Episode 27

    Episode 27

    [Yen Nyaa Wo – Nana Adomako Nyamekye (Ghana)
    Nana Adomako Nyamekye est un ex-officier de l’armée ghanéenne.
    D’ailleurs c’est étonnant comme la musique et l’armée sont liées dans ce continent. Nombreux sont les hommes qui, soit après ou soit avant leur carrière militaire ont été des formidables artistes.
    Quoi qu’il en soit, Nana Adomako Nyamekye a une histoire intéressante.
    Le Ghana, dans les années fin 70 début 80 connaît une période très agitée par les divers coups d’état successifs que mène le sanguinaire lieutenant JJ Rawling (aucun lien avec JK Rawling et Harry Poter).
    JJ Rawling ordonnera à Adomako Nyamekye et ses hommes, d’assassiner ou au moins d’arrêter le président et le vice-président ghanéens en place à cette époque, j’ai nommé Hilla Limann et Joseph de Graft Johnson.
    Il sabordera sciemment la mission et s’enfuira. Il est aujourd’hui revenu au Ghana.


    On Verra Ça – Touré Kunda (Sénégal)
    « Tu m’as fait travailler, sans assez payer, et je suis épuisé de toutes ces corvées. »
    Une des premières formations africaines à s’être imposé en France, c’était à la fin des années 70. Les frères Touré avec Ismaïla, Sixu et Amadou qui les rejoint plus tard.
    Mais les années 80 seront marqué par le décès du plus vieux des frères, Amadou, qui sera remplacé par le cadet Ousmane.
    La suite ne sera qu’un enchaînement de record. Des albums vendus à plus de 200 000 exemplaires, des tournées dans toutes l’Afrique, l’Europe, les États-Unis, le Japon...
    « On verra ça », est extrait de leur premier album E’mma Africa sorti en 1980.

    Sparrow vs Melody Picong – Mighty Sparrow (Trinidad et Tobago)
    En fait c’est un petit morceau très drôle où Mighty Sparrow se vanne lui-même en faisant une battle entre deux personnages, et ça bastonne pas mal.
    Ta meuf c’est un chimpanzé, et toi t’as une gueule de zombi, je vais te larder de coup de couteau etc...
    « Picong » c’est une créolisation de « piquant » pour signifier le côté taquinerie.

    Me Lo Conto Pedro Alcides – Al Carrao De Palmarite (Venezuela)
    Juan de los Santos Contreras de son vrai nom. Un des plus célèbres chanteur llanero.
    Un llanero c’est une sorte de cowboy vénézuélien/colombien.
    Leur nom leur vient des llanos, une vaste plaine herbeuse, marécageuse, une sorte de savane qui occupe l’ouest du Venezuela et l’est de la Colombie.
    Les llaneros sont majoritairement d’ascendant d’espagnols et d’indiens, et ont développé une culture et une musique distinctes.
    Pendant les guerres d’indépendance du Venezuela, des llaneros on grossit les rangs des cavaleries des deux parties en présence. En 1819, une armée de llaneros, dirigée par Simón Bolívar et José Antonio Páez, écrasa un contingent espagnol lorsqu'il franchit les plaines de l’Orénoque et les montagnes des Andes.


    El Moján – Son Palenque (Colombie)
    Au nord de la Colombie on trouve San Basilio de Palenque, petit village sur les contreforts du Montes de Maria au sud de Carthagène.
    C’est dans cette région que se situe l’histoire que je vais vous raconter.
    Benkos Biohó, aussi connu sous le nom de Domingo, esclave "marron", est né sur le territoire de la Guinée-Bissau, à la fin du XVIe siècle. Il est capturé par l'entrepreneur portugais Pedro Gomez Reynel puis vendu en 1596 par l'Espagnol Alonso del Campo, à Carthagène, à l’époque grand port de la traite négrière. Après une longue vie d’esclave et de rameur sur le fleuve Magdalena, Benkos réussi à s’échapper et organise une armée de fugitifs dans les Montes de Maria.
    Son rêve, prendre Carthagène et partir rejoindre Afrique,
    Pendant cinq ans, la guérilla lance des attaques contre les postions espagnols, et réussit bientôt à dominer toutes les montagnes de la Sierra Maria.
    Le gouverneur espagnol est obligé de si

    • 1h
    Episode 26

    Episode 26

    El Arroyo Que Murmura – Guillermo Portabales (Cuba)
    Un monument de la musique. Connu non seulement à Cuba, mais dans toute l’Amérique Latine.
    Il est le compositeur du célèbre morceau « El Carretero » repris par Buena Vista Social Club sur leur album phare avec Chan-Chan
    Un pilier de la musique cubaine moderne qui a redonné toutes ses lettres de noblesses à ce style qu’est la Guajira plutôt ressemblant à u n style qui a été importé d’Andalousie et des Canaries au XVIIème par les conquistadores.
    La musique caribéenne c’est donc un mélange des musiques autochtone, africaine, et européenne.

    Djie Ding Sranangman – Sonora Paramarera (Suriname)
    Merengue surinamais.
    La capitale du Suriname ? Tu la connais ? Hum !?
    Mais oui, bien sûr, Paramaribo.
    Et Sonora Paramarera veut par conséquent dire l’orchestre, la fanfare, les musiciens de Paramaribo !

    Rumulus Tunga – George Mukabi (Kenya)
    Une toute petite carrière pour cet artiste décédé trop jeune suite à une dispute avec la famille de sa femme.
    Il laisse derrière lui une trentaine de morceau, et un fils, lui aussi guitariste âgé aujourd’hui d’une 60aine d’année.
    Ce morceau est enregistré par le fils d’ailleurs, puisque Johnstone Ouko Mukabi à sortie en 1985 un vinyl avec sur la face A les chansons enregistrées par son père et la face B, des reprises qu’il a fait de musique écrites par son père.
    L’album s’appelle « Mtoto Si Nguo ».

    Beza Bakili Ma Nyon – Ondigui & Bota Tabansi International (Zaïre)
    Ça date de 1973, et c’est la rencontre entre le soukous congolais et le highlife ghanéen, une dérivation très intéressante : le highlife-soukous.
    On garde le rythme soukous qu’on ralentit un peu, on fait rentrer des cuivres, on amplifie la ligne de basse, derrière...
    Début des 70’s c’est aussi le début de l’Afrobeat, et bien que le highlife-soukous était le son des soirées nigérianes pendant les 70/80’s, au niveau international il a été supplanté par l’éclosion de l’Afrobeat.
    Sauf à un endroit : La côte caribéenne de la Colombie, ou l’on pouvait encore écouter du highlife-soukous. On aime beaucoup la musique Afro dans ce coin particulier du monde. C’est l’endroit où les anciens esclaves s’étaient installés. Depuis les années 60, un courant musical afro-colombien est en train de voir le jour.

    Viva Nigeria – Fela Kuti (Nigéria)
    Parce que son nom en entier c’est plutôt Fela Hildegart Ransome Anikulapo Kuti, mais il le recto de l’album n’aurait pas suffi à tout écrire alors on a simplifié à Fela Kuti.
    Fela Kuti c’est le père de l’Afrobeat, et ses deux fils Seun et Femi sont les dignes représentants de leur père.
    Fondateur de l'organisation République de Kalakuta au Nigeria, qui est le nom que le musicien Fela Kuti donnait à la maison accueillant sa famille, les membres de son groupe et son studio d'enregistrement. Située à Mushin, dans la banlieue de Lagos, elle abrite aussi une clinique gratuite. Fela déclare son indépendance vis-à-vis du gouvernement nigérian après son retour des États-Unis en 1970.
    Et ce titre date justement de 1970 !

    Massani Cissé – Orchestre Laye Thiam (Sénégal)
    Laye Thiam, de son vrai nom Abdoulaye Thiam est un monstre de la musique sénégalaise, et j’espère que vous l’aurez compris parce que ce morceau est quand même énorme !
    Abdoulaye et son orchestre ont collaboré avec les plus grands artistes sénégalais : Star Band, Youssou n’Dour, Orchestre Baobab...
    C’est une ré-édition du label Analog Africa, toujours aussi bon quand il s’agit d’aller digger des pépites inconnues au fin fond de l’Afrique.

    Hommage à Omar Bongo – Gnonnas Pédro (Bénin)
    Effectivement, on ne peut que rendre hommage au dévouement d’Omar Bongo vis à vis de la France.
    Il a toujours été un homme d’État très proche de

    • 59 min
    Episode 25

    Episode 25

    Petenere – Ali Farka Touré (Mali)
    Ferme les yeux... écoute ces premières notes... Tu sens l’odeur du curry ? T’es à Madras... C’est un super Raga écrit et interprété à la cithare par Ravi Shankar...
    Mais non banane ! T’y as cru hein ! C’est ça la force de Ali Farka. Ce morceau est fou, ce monsieur est d’un géni fou. C’est le seul artiste non anglo-saxon dans le classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps. Classement détenu par Jimi Hendrix. Non Francis Cabrel et son riff de la Corrida n’est pas dans le classement.

    Si tu Bois Beaucoup – Franco & TPOK Jazz (Zaïre)
    10 ans après le Ry-Co Jazz et son célèbre tube de « Tu bois beaucoup », Franco et son TPOK Jazz en font un clin d’œil avec ce morceau « Si tu bois beaucoup ».
    La Rumba congolaise s’exportera très bien dans les Antilles dans les années 60, ou elle se mélangera à la biguine pour donner naissance à un 3ème style qu’on appellera le Tumbélé.

    Mubi Umakhelwane – Abafana Baseqhudeni (Afrique du Sud)
    Ce qui signifie en Zulu « le mauvais voisin » par « les coquelets ».
    Ça date de la fin des années 70.
    D’ailleurs ils ont commencé leur carrière en s’appelant Abafana Baseqhudeni et puis un peu plus tard, un label allemand est arrivé pour les produire et ils ont commencé à être un peu plus connu, et alors ils ont fini par traduire leur nom par « The Cockerel Boys ».

    Aie... Mr Robert – Bossa Combo (Haïti)
    C’est un morceau parfait ça ! Ça donne envie de danser, non ?
    Ce qui est bien sur ce morceau c’est qu’on commence très fort avec du compas (rythme rapide rapide, saccadé et cadencé) et à un moment on bascule sur une petite méringue haïtienne.
    Le compas ça n’est ni plus ni moins que de la méringue qu’on a accéléré.
    C’est un morceau qui date de 1979.

    ---

    Nambewe – Madalitso Band (Malawi)
    Tu vois où c’est le Malawi ?
    C’est un petit territoire enclavé entre le Mozambique, la Zambie et la Tanzanie.
    Tu n’sais pas où c’est ?
    Bon c’est le sud-est de l’Afrique.
    C’est un bras de terre de 800 bornes de long pour 300 bornes de large scotché à ce qui s’appelle le Lac Malawi.

    La Mecha – Luis Kalaff Y Su Alegres Dominicanos (République Dominicaine)
    Oui ! « La mecha » ça veut dire la mèche ! Bravo. Tu le savais, mais moi je suis une pipe en espagnol !
    Le titre date de 1962, et ce sont les 5 alegres dominicanos qui accompagne « El Rey del merengue ». C’est comme ça qu’on surnommait Luis Kalaff.

    Khala Zo’Me – Royal Players (Afrique du Sud)
    Dans les années 20 en Afrique du Sud, on assiste à un gros exode, les habitants des campagnes viennent vivre en ville à la recherche de travaille et c’est la naissance de ce qu’on appellera les « slums » ou « township » les ghettos quoi. Là où les pauvres trouveront refuge dans des baraquements de fortune.
    C’est dans ces quartiers et à cette époque que se crée ce style de musique que l’on appelle le Marabi. C’est une fusion des musiques rurales, des chants chorals africains (xhosa, zulu, sotho), du ragtime et du blues.

    La Negra Kulengue – Abelardo Carbonó (Colombie)
    Franchement, il est complètement cramé Abelardo.
    Là encore un exemple de son génie intergalactique...
    Un démarrage en trombe, ça pétarade pas mal !
    « Que le pasa a la negra kulengue
    Ella no se quiere ni mover
    Yo le digo a la negra kulengue
    Ven negrita, ven mueve los pies»
    Moi ça me fait beaucoup rire comme début de chanson.
    « Qu’est c’qu’il lui arrive à la négresse au gros cul, elle a pas envie de bouger, moi je lui dis à la négresse au gros cul, viens négresse, viens, bouge, tes pieds ».
    Alors c’est évident qu’au 21ème siècle, pour écrire un morceau comme ça, faut être au moins masochiste, si ce n’est complètement suicidaire. Il manque éventuellement un « p**é » au deux

    • 59 min
    Episode 24

    Episode 24

    La Météo – Danyél Waro (Ile de la Réunion)
    Sainte-Rose, petite commune au vent, situé au Nord-Est du Piton de la Fournaise, sur la côte Est de l’île de la Réunion, enregistre chaque année plus de 10000mm (soit plus de 10m) de précipitation
    A titre d’exemple, Paris c’est 650mm/an.
    Dans les hauts de Sainte-Rose, on enregistre 280 jours de pluie, ce qui en fait non seulement un record en France, mais aussi un cas particulier dans le monde entier.
    A l’inverse, de l’autre côté de l’île, et donc sous le vent, sur la côte Ouest, on enregistre 329 jours de sécheresse à l’année.

    Si M’Fe W’Yon Bagay – Althiery Dorival (Haïti)
    Twoubadou, le troubadour.
    C’est un mélange de méringue haïtienne et de musique cubaine qu’on appelle le « guajira ». C’est les travailleurs haïtiens expatriés dans les champs de cannes cubains qui l’ont inventé et l’ont ramené au pays au début du XXème.

    Morenita Mia – Ramon Cordero (République Dominicaine)
    Tu le reconnais ce rythme ? 1-2-3-4 et 1-2-3-4...voilà, celui-là ! Celui de la bachata. Parce que c’est ce qu’on écoute là.
    La bachata, c’est un rythme crée en République Dominicaine au tout début des années 60. Ce morceau qu’on entend, est extrait de l’album « La Causa De Mi Muerte » sortie en 1966.

    Aninha – Africa Negra (Sao-Tomé)
    La seule colonie lusophone à n’avoir connu ni guerre de libération ni guerre civile. Il est également de loin le moins bien connu de ces pays, y compris chez les lusophones.
    Le groupe légende de ces îles du bout du monde, Saint-Thomas-et-l'île du Prince c’est comme ça qu’on appelle aussi Sao-Tomé, situé juste en face de Libreville, la capitale du Gabon.
    La carrière de Africa Negra commence en 1974 lorsqu’ils commencent à jouer dans les bals de la capitale São Tomé, réunissant à la fois les métis, descendants de Portugais et d’esclaves africains ; les Angolares, qui sont les descendants d’esclaves angolais naufragés qui s’établirent en communautés de pêcheurs dans la zone sud ; et les descendants de « serviçais », les travailleurs cap-verdiens et mozambicains qui étaient venus travailler dans les plantations de café et de cacao de l’île.

    Jika Mthoria – Spokes Mashiyane (Afrique du Sud)
    Spokes Mashiyane c’est le plus grand artiste sud-africain de ce qu’on appelle la tin-whistle, un type de flûte en métal. Normalement c’est une flûte utilisée dans les îles Britanniques... on ne sait pas comment elle est arrivée là-bas. En tout cas, ça a donné le nom à un style de musique que l’on appelle là-bas le kwela.
    L’Afrique du Sud est sortie du Royaume du Commonwealth en 1961, alors que des pays comme le Canada, ou l’Australie ou encore la Nouvelle Zélande sont toujours des Monarchies parlementaires avec comme monarque la Reine Élisabeth II d’Angleterre.

    Tsy An-Jaza Andao Tsika Holy – Tsy An-Jaza (Madagascar)
    Le Tsapiky, rythme malgache de la fin des 70’s.
    Dès les premières notes on pourrait le confondre avec du soukous, mais la guitare est trop claire, pas de percussion, le chant des enfants en fond, le rythme rapide et énergétique... y a pas de confusion possible.
    Le morceau est issu de la compilation « Tulear Never Sleep » qui a contribué à faire connaître ce style internationalement.

    Mbiri Yekutsvaga Mari – The Sungura Boys (Zimbabwe)
    Zimbabwe années 80.
    C’est au début de cette décennie que ce grand pays acquiert son indépendance, le 18 avril 1980.
    Un grand souffle de liberté court à travers le pays, l’ancien chef de guérilla marxiste Robert Mugabe est le nouveau Premier ministre.
    En 1992, une étude de la Banque mondiale indique que plus de 500 centres de santé ont été construits depuis en 10 ans.
    Le pourcentage d'enfants vaccinés est passé de 25 % en 1980 à 67 % en 1988.
    L'espérance de vie est

    • 59 min

Avis d’utilisateurs

PierreInchauspé ,

Une belle découverte

Avec taxi brousse, j’ai découvert de nouveaux horizons musicaux.
Merci monsieur Patrice !!!

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