What DAF'ck

Widoowin Cross Asset Solutions

Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers. Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique. Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale.  📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient. Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast.  🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes. À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant.  💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.

  1. ⚫️ Iranian Rhapsody

    -20 H

    ⚫️ Iranian Rhapsody

    Cette semaine, l’escalade du conflit cette semaine ravive les craintes inflationnistes et a poussé le G7 à se réunir en urgence pour envisager une libération de ses réserves stratégiques.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, le rapport NFP de février crée la surprise avec la destruction de 92 000 emplois et un taux de chômage qui grimpe à 4,40%. Selon le Bureau of Labor Statistics, Cette dégradation est en partie liée à une grève dans le secteur de la santé. Dans ce contexte, la pression sur la Fed pour baisser ses taux pourrait s'intensifier, d'autant que l'institution avait déjà amorcé un assouplissement monétaire en fin d'année dernière. En parallèle, les prix du pétrole ont bondi de plus de 50% depuis le 1er janvier, alimenté par le conflit en Iran, ravivant les pressions inflationnistes. Pour rappel, l'indice des prix à la consommation aux États-Unis dépasse déjà la cible des 2,00% fixée par la Réserve Fédérale. L'institution pourrait donc se retrouver une nouvelle fois prise en étau entre uneinflation persistante et un marché du travail sous tension.    🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, la flambée des prix de l'énergie a directement alimenté les anticipations d'inflation en zone euro, poussant les taux souverains à la hausse sur l'ensemble de la zone. Si les tensions sur les prix à la consommation se confirment dans les prochains mois, la BCE pourrait être amenée adopter une orientation plus restrictive. Par ailleurs, les dirigeants du G7 se sont réunis en France pour évaluer les risques du conflit en Iran et de ses conséquences sur l'économie mondiale et sur l'inflation. Les discussions ont notamment porté sur une possible coordination entre pays membres pour libérer entre 300 et 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, via l'Agence internationale de l'énergie, afin de contenir les prix du pétrole. Une telle mesure pourrait limiter les pressions inflationnistes à court terme, mais son efficacité dépendra surtout de la durée du conflit et de l’évolution de la situation géopolitique. Du côté de l'Allemagne, les données de janvier confirment une dégradation de l'activité industrielle, avec une chute des commandes plus importante que prévue et une baisse inattendue de la production. Les plans de relance engagés en 2025 n'ont pas produit les effets escomptés, et le gouvernement allemand devra vraisemblablement envisager de nouvelles mesures pour redresser la trajectoire de son économie.    🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, l’IPC ou indice des prix à la consommation progresse de 1,30% en février, atteignant son plus haut niveau en près de trois ans. Cette hausse, supérieure au seuil symbolique de 1,00%, constitue un signal fort de reprise de la consommation intérieure, attestant de l’efficacité des politiques gouvernementales de soutien à la demande portent leurs fruits. Dans un contexte de prolongement du conflit, la Chine devra rester vigilante face au risque d'une accélération trop rapide de l'inflation, notamment en raison de sa forte dépendance au pétrole iranien.  🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grave perturbation de l'approvisionnement jamais enregistrée sur le marché mondial du pétrole d’après l’Agence Internationale de l’Energie. En début de semaine le baril de pétrole a frôlé les 120 dollars soit +50% en l’espace de 2 jours, porté par le blocage du détroit d'Ormuz. Les prix ont ensuite reculé, soutenus par les déclarations de Trump laissant entrevoir une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient, ainsi que par la possible libération de réserves stratégiques.  Néanmoins, cette accalmie n'aura été que de courte durée. Les tensions entre Washington et Téhéran sont remontées d'un cran après que l'Iran a posé des mines dans le détroit d'Ormuz. Dans cette situation, Washington pourrait durcir sa posture et riposter avec une plus forte intensité.

    4 min
  2. 🛢️ Full Metal Barrel

    6 MARS

    🛢️ Full Metal Barrel

    Cette semaine, après l’entrée en guerre entre les États-Unis et l’Iran, l’un des points de passage les plus critiques du commerce énergétique mondial se retrouve paralysé. Près de 20% du pétrole mondial est désormais pris en otage et le risque d’un nouveau choc inflationniste refait surface.    🇺🇸 États-Unis    Aux États-Unis, les tensions avec l’Iran ont franchi un nouveau cap après les frappes menées par Washington et Israël contre plusieurs installations liées au programme nucléaire iranien. Depuis, les échanges de tirs se multiplient dans le golfe, faisant craindre un retour de l’inflation. Cette situation pourrait inciter la Réserve fédérale à marquer une pause dans sa politique monétaire accommodante, au risque de peser davantage sur la croissance américaine.  Du côté macroéconomique, le rapport ADP montre que le marché du travail reste solide avec 63 000 emplois créés dans le secteur privé, au-dessus des 50 000 attendus. Dans le même temps, le Beige Book de la Réserve fédérale souligne l’incertitude qui entoure les dépenses et la confiance des ménages, en particulier chez les foyers à faibles revenus, malgré une légère progression de la consommation. Cette divergence met en évidence une économie à deux vitesses et constitue un élément supplémentaire en faveur d’une pause sur les taux de la Fed.     🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, l’Union européenne appelle à la désescalade afin de préserver la stabilité régionale et les routes commerciales dans le golfe. Depuis la guerre en Ukraine, l’Europe a fortement réduit sa dépendance au gaz russe et s’approvisionne davantage en Gaz Naturel Liquéfié transporté par voie maritime. Dans ce contexte, une extension du conflit pourrait perturber l’approvisionnement, alimenter davantage l’inflation et fragiliser une économie européenne déjà sous pression. Cette menace sur les prix de l'énergie intervient alors que l'indice des prix en zone euro accélère à 1,90% en février, contre 1,70% en janvier.   Dans son dernier compte rendu de politique monétaire, la BCE souligne la solidité de l’économie européenne, qui résiste mieux qu’attendu aux tensions commerciales et géopolitiques. Face à ce contexte marqué par de fortes incertitudes, l’institution estime que les taux directeurs devraient rester inchangés en 2026 et possiblement en 2027.      🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, le positionnement face au conflit est également orienté vers la désescalade. D’un point de vue économique, Pékin a des intérêts énergétiques importants avec l'Iran, représentant à elle seule 80% de ses exportations de pétrole. Pour rappel, la Chine est, de loin, le premier importateur de pétrole de la planète, et une prolongation des tensions pourrait perturber son approvisionnement et fragiliser son économie. Par ailleurs, cette situation profite aux États-Unis, qui voient leur principal rival économique affaibli dans un contexte de rivalité commerciale.     🛢️ Matières premières    Côté matières premières, les tensions montent dans un contexte géopolitique marqué par la guerre au Moyen-Orient. Depuis la fermeture du détroit d’Ormuz, plusieurs pays déploient des moyens militaires pour sécuriser les routes maritimes et défendre leurs intérêts énergétiques. Plusieurs pétroliers ont été attaqués ou immobilisés et des centaines de navires restent en attente. Les marchés anticipent désormais un risque de pénurie, ce qui soutient la hausse des prix de l’énergie et accentue la volatilité, malgré la hausse de production de l’OPEP+.

    4 min
  3. 💣 Atomix & Obelix

    27 FÉVR.

    💣 Atomix & Obelix

    Cette semaine, Nvidia explose tous les compteurs et tire les marchés vers le haut pendant que les tensions entre les États-Unis et l’Iran montent d’un cran autour du programme nucléaire iranien.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, la Cour suprême américaine a invalidé, par six voix contre trois, les droits de douane imposés par le Président américain, estimant qu’il a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels. En réponse, la Maison Blanche s’est appuyée sur un autre fondement juridique pour imposer un tarif temporaire sur toutes les importations. Cette nouvelle incertitude replonge le commerce mondial dans le brouillard et pourrait ralentir une économie déjà fragilisée, alors que le PIB a progressé de seulement 1,40% au quatrième trimestre 2025 en rythme annualisé, pénalisé notamment par le shutdown. Par ailleurs, lors de son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, Donald Trump s’est félicité de la solidité de l’économie et du recul de l’inflation. Pourtant, les dernières données montrent une dynamique des prix plus persistante, avec un PCE en accélération à 2,90%, toujours au-dessus de la cible de 2,00%. Face à cette situation et conformément aux minutes de la réserve fédérale, l’institution adopte un ton prudent et devrait marquer une pause dans sa politique monétaire accommodante.  Nvidia, plus grande capitalisation boursière mondiale, et véritable thermomètre du secteur de l’intelligence artificielle, dépasse une nouvelle fois les attentes en publiant un chiffre d’affaires colossal de 215 milliards de dollars sur 2025. Dans un contexte marqué par des interrogations autour de la pérennité et la rentabilité de l'intelligence artificielle, le géant américain réaffirme son statut de leader et rassure les investisseurs. La tendance pourrait se prolonger dans les prochains mois, portée par les investissements massifs des autres géants comme Alphabet, Meta, Amazon et Microsoft.    🇪🇺 Europe Du côté européen, Christine Lagarde, récemment distinguée par le prix Paul Volcker, a profité de son discours pour rendre hommage à l’ancien président de la Réserve fédérale et remettre au centre du débat la question de l’indépendance des banques centrales. Pour rappel, Volcker avait accepté une forte pression politique afin de préserver la crédibilité de la Fed et de lutter contre l’inflation dans les années 80. La présidente de l’institution n’a pas manqué de faire le rapprochement avec la période actuelle, marquée par les tensions entre Donald Trump et Jerome Powell autour de la trajectoire des taux. Si les banques centrales venaient à dépendre du pouvoir politique, des décisions orientées vers le financement de la dette et le soutien de l’activité pourraient alors se faire au détriment de la stabilité des prix. En France, le rendement des obligations d'État françaises à 10 ans est tombé sous la barre des 3,30%, son niveau le plus bas depuis août dernier. Les tensions autour de la politique commerciale américaine pourraient prolonger ce mouvement en renforçant la demande pour les actifs moins risqués, notamment les obligations d’État. Cette explosion de la demande ferait donc mécaniquement baisser les rendements.  De l’autre côté de la Manche, la Banque d'Angleterre est partagée entre lutter contre la hausse des prix ou soutenir une croissance en perte de vitesse. Son gouverneur Andrew Bailey n’exclut pas une baisse des taux dès mars, signe que le soutien à l’économie pourrait devenir prioritaire. Parallèlement, en zone euro, l’inflation ressort à 1,70%, un niveau maîtrisé offrant à la banque centrale une marge de manœuvre pour conserver une posture prudente et se concentrer davantage sur la croissance.      🇨🇳🇯🇵 Asie Après les célébrations du Nouvel An chinois, la Banque populaire de Chine a décidé de maintenir le taux préférentiel des prêts à un an à 3,00% pour la neuvième fois consécutive. Face à un marché immobilier toujours en crise et un marché de l'emploi atone, les consommateurs réduisent leurs dépenses. Si les festivités ont soutenu temporairement la consommation, le gouvernement devra redoubler d’efforts pour soutenir durablement la demande intérieure. Au Japon, l’inflation sous-jacente annuelle a atteint en janvier son plus bas niveau depuis deux ans, s'alignant sur l'objectif de 2,00% fixé par la banque centrale. Cette situation permet à la Banque du Japon de marquer une pause après une période d’inflation persistante.     🛢️ Matières premières Cette semaine, les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, avec la plus grande mobilisation dans la région depuis 2003. Dans le même temps, Washington accuse l’Iran de développer des missiles capables de menacer l’Europe, les bases américaines et potentiellement directement les États-Unis. Le président américain dit préférer la diplomatie, mais il a clairement laissé entendre qu’une action militaire pourrait suivre si aucun accord n’est trouvé. Ces dernières semaines, la montée des tensions a fait grimper le prix du baril de pétrole, et cette dynamique devrait se poursuivre si un conflit venait à éclater.

    5 min
  4. 💼 Work hard, play hard

    20 FÉVR.

    💼 Work hard, play hard

    Cette semaine, les chiffres de l'emploi américain déjouent les anticipations, alors que le chômage au Royaume-Uni a atteint des sommets. En parallèle, le Japon profite d'une bonne dynamique économique et le pétrole subit les tensions géopolitiques.    🇺🇸 États-Unis  Les États-Unis subissent une stagnation des ventes au détail au mois de décembre, qui s’explique par l’anticipation du Black Friday par les consommateurs. En revanche, le rapport sur l’emploi a largement déjoué le consensus en affichant 130 000 créations de postes en janvier, contre seulement 65 000 attendues, ramenant ainsi le taux de chômage à +4,30%. Ainsi, cette robustesse du marché de l'emploi pourrait favoriser un rebond de la consommation et garantir le maintien de la croissance économique au premier trimestre. En parallèle, l’indice des prix à la consommation n'a progressé que de +0,17% sur le mois, un rythme de progression nettement inférieur au consensus de +0,30%. Pourtant, janvier est traditionnellement le mois qui connaît les plus fortes hausses de prix. Par conséquent, ces chiffres pourraient confirmer que le pic inflationniste est définitivement franchi, et ainsi favoriser un assouplissement monétaire de la FED. Alphabet, la maison mère de Google, a réalisé une émission obligataire historique d'une maturité de 100 ans, versant un coupon annuel de +6,125%. Ce « Century Bond » témoigne de la volonté du géant de la Silicon Valley de verrouiller des liquidités sur le très long terme pour financer ses infrastructures d'intelligence artificielle et ses investissements énergétiques.    🇪🇺 Europe  Côté européen, la réunion de l’Eurogroupe dans le cadre du budget 2027 a mis l’accent sur trois points : le renforcement du rôle international de l’euro, la coordination des États membres face aux déséquilibres mondiaux et l’adoption des grandes orientations budgétaires européennes. Enfin, alors que le PIB de la zone euro a progressé, en ligne avec les attentes au quatrième trimestre 2025 à +0,30%, les ministres ont affiché leur volonté de soutenir des politiques pro croissance. Dans l’objectif d’accroître la résilience financière de l’UE, au vu du contexte géopolitique et économique toujours plus tendu. En France, l’inflation en rythme annuel a légèrement ralenti en janvier, s’établissant à +0,30% conformément aux attentes du marché. Ce niveau, très inférieur à la cible des +2,00%, fait peser un risque déflationniste dans l’hexagone. La BCE sera une fois de plus, confrontée à des pressions dovish (en faveur d'une baisse de taux) alors que les contrastes inflationnistes s'accentuent entre les pays européens. Au Royaume-Uni, le marché du travail se détériore nettement. Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis plus de dix ans hors pandémie, tandis que la progression des salaires ralentit à nouveau. En parallèle, l’inflation recule à son plus bas niveau depuis mars 2025 à +3,00%, réduisant la pression sur les prix. Ce double signal, alliant affaiblissement de l’emploi et décélération de l’inflation, renforce les anticipations d’une baisse de taux de la Banque d’Angleterre dès le mois de mars, afin de soutenir une économie en perte de vitesse.     🇨🇳🇯🇵 Asie  Au Japon, l'économie se montre résiliente malgré un PIB, ressorti à +0,10% au quatrième trimestre 2025. En effet, la consommation des ménages a progressé de +1,30% sur un an, malgré l’impact de l'inflation sur le pouvoir d'achat. L'investissement privé suit cette même dynamique avec +1,70% en rythme annuel. La confiance envers le gouvernement Takaichi pourrait se renforcer, alors que la première ministre annonce vouloir gouverner sans être pris en étau par la dette. Ces signaux encourageants ont permis au Yen de s’apprécier face au dollar, tandis que le Nikkei 225 fait cavalier seul et surperforme les indices mondiaux, avec une hausse de +7,00% sur le mois. De plus, les rendements des obligations d'État japonaises à long terme ont baissé, signalant un apaisement notable du marché obligataire à court terme. C'est un signal rassurant pour les acteurs de marché qui craignaient une fin anticipée du carry trade.    🛢️ Matières premières  Côté matières premières, le marché du pétrole fait face à un paradoxe depuis le début de l’année : une offre globale excédentaire, ainsi que des prix en hausse. En effet, le Brent affiche +16% depuis le 1er janvier. Cette tension s’explique par une offre réelle disponible plus restreinte, avec une part croissante des barils russes et iraniens exclus du marché pour de nombreux acheteurs. Les discussions récentes entre les États-Unis et l’Iran à Genève renforcent ces tensions, et accentuent les stocks de barils sous sanctions restant en mer, en attente d’acheteurs.

    5 min
  5. ☔ Nils balaye les doutes sur l'emploi​

    13 FÉVR.

    ☔ Nils balaye les doutes sur l'emploi​

    Cette semaine, l’emploi américain reprend des couleurs, tandis que la montée des tensions autour du détroit d’Ormuz maintient une prime de risque sur le marché de l’énergie.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, le marché du travail a surpris positivement en janvier avec des créations d’emplois nettement supérieures aux attentes et un taux de chômage en recul à 4,30%. Ces chiffres, salués par Donald Trump, confirment la résilience de l’économie américaine et pourraient permettre à la Fed de se concentrer sur la lutte contre une inflation toujours au-dessus de sa cible. Le Dow Jones inscrit un record historique à 50 000 points, tandis que la tech marque une pause après une longue phase de surperformance. La rotation vers des secteurs plus défensifs, comme l’industrie, suggère un apaisement de l’appétit pour le risque.     🇪🇺 Europe  En Europe, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a de nouveau appelé les dirigeants de l’Union européenne à prendre des mesures pour renforcer la souveraineté européenne face à une politique commerciale américaine imprévisible et à la hausse des importations chinoises. L’objectif est de tirer parti d’un environnement macroéconomique favorable afin de soutenir la croissance. En France, le taux de chômage atteint 7,90%, son plus haut niveau depuis 2021, nettement au-dessus des attentes. Cette dégradation du marché du travail pèse sur la consommation et freine la production. Cette situation pourrait donc fragiliser l’économie française au cours des prochains mois. Au Royaume-Uni, la croissance reste fragile avec un PIB en hausse de seulement 0,10% au quatrième trimestre 2025, après un contexte marqué par les menaces de droits de douane américains. Sur l’ensemble de l’année, l’activité progresse de 1,30%, mais l’inflation persistante pourrait conduire la banque centrale à adopter une politique monétaire plus restrictive. Dans ce contexte, l’institution a revu ses perspectives de croissance à la baisse, à 0,90% pour 2026.     🇨🇳🇯🇵 Asie  En Chine, la pression déflationniste s’installe dans la durée, avec des prix à la production négatifs depuis novembre 2022 et une inflation qui ralentit nettement. Cette dynamique reflète une demande intérieure toujours fragile et érode progressivement les marges des entreprises. Dans ce contexte, Pékin pourrait être amené à accentuer ses mesures de relance et à adopter une politique monétaire plus accommodante pour éviter un essoufflement durable de la croissance.    🛢️ Matières premières  Du côté des matières premières, les cours du pétrole sont orientés à la hausse, soutenus par l’aggravation de la crise politique en Iran. Les mouvements de contestation perturbent une partie des infrastructures, tandis que la montée des tensions avec les États-Unis ravive les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, un axe stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole. En parallèle, la première cryptomonnaie peine à retrouver des couleurs après une valeur divisée par deux depuis le début de l'année. Ce sont près de 400 milliards de capitalisation envolés en l'espace d'un mois. Dans un contexte de forte volatilité, les acteurs de marché opèrent un rebalancement stratégique des valeurs refuges.

    4 min
  6. 🎛️ Veridis Statu quo

    6 FÉVR.

    🎛️ Veridis Statu quo

    Cette semaine, l’indépendance historique de la Réserve fédérale est mise à l’épreuve, tandis que l’Europe maintient le statu quo monétaire.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, le président américain a nommé l'ancien gouverneur de la Fed, Kevin Warsh, à la tête de la banque centrale. Pour rappel, la Réserve fédérale est l'une des institutions économiques les plus influentes au monde, chargée de lutter contre l'inflation aux États-Unis tout en soutenant un niveau d'emploi maximal. La Fed est également le principal régulateur bancaire du pays. Ce choix est susceptible d'entraîner de profonds changements, et souligne le risque d'une ingérence croissante de la Maison Blanche  sur le futur de la politique monétaire, Kevin Warsh étant plutôt adepte d'une position dovish sur les taux. L'activité manufacturière américaine surprend positivement en renouant avec la croissance en janvier. L'indice PMI manufacturier de l'ISM repasse en zone d’expansion en janvier, au-delà des attentes du marché, à un niveau inédit depuis août 2022. Toutefois, cette amélioration reste fragile, les droits de douane à l’importation pesant sur les coûts des matières premières et perturbant les chaînes d’approvisionnement. Parallèlement, le rapport Jolts sur l’emploi fait état d’une baisse significative des nouvelles offres d’emplois en décembre, en dessous des attentes du marché, démontrant un marché du travail toujours en difficulté. Malgré une activité solide dans les services et l’industrie, les entreprises restent prudentes et privilégient les gains de productivité face aux incertitudes économiques et commerciales.    🇪🇺 Europe  En Europe, la BCE a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. En effet, l’inflation européenne reste partagée entre une inflation headline, tout inclus, sous la cible avec +1,70% alors que la partie core, qui exclue énergie et alimentation, reste supérieure à +2,00%. Christine Lagarde a rappelé que ces chiffres sont conformes aux anticipations. La croissance plus robuste que prévu au quatrième trimestre avec +1,30% rassure le vieux continent. Néanmoins, la prochaine réunion de la BCE devra faire un choix entre privilégier la France avec une inflation très faible, ou bien l'Allemagne qui bénéficierait davantage d'une baisse des taux que sa voisine d'outre-Rhin. De l’autre côté de la Manche, la Banque d’Angleterre a également maintenu ses taux directeurs à leurs niveaux actuels. La bonne tenue du marché de l’emploi, avec un taux de chômage en très légère baisse sur le continent, a justifié cette position attentiste. Après une période marquée par des incertitudes sur la trajectoire des prix, cette normalisation de l’inflation pourrait permettre une politique monétaire plus lisible pour les mois à venir.     🇨🇳🇯🇵 Asie  Côté chinois, le yuan poursuit sa baisse face à l’euro, en recul de près de 22% depuis 2022, offrant un avantage concurrentiel majeur aux exportations chinoises. Pékin poursuit deux objectifs contradictoires : faire de sa devise un concurrent du dollar, tout en maintenant un contrôle strict des changes. De leur côté, les États-Unis dénoncent une forme de dumping monétaire et appellent à une appréciation plus rapide et ordonnée du yuan.    🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’Opep+ a décidé de maintenir sa production de pétrole inchangée en mars, maintenant une offre abondante sur le marché. Les prix du baril reculent également après les déclarations de Donald Trump évoquant des négociations avec l’Iran, réduisant ainsi les craintes d’une fermeture du détroit d’Ormuz.   Par ailleurs, les métaux précieux ont subi une forte correction, notamment l’or après la nomination de Kevin Warsh, qui laisse présager une appréciation du dollar à moyen terme.

    4 min
  7. Statu quo, FOR SURE ! 🕶️

    30 JANV.

    Statu quo, FOR SURE ! 🕶️

    Cette semaine, la Réserve fédérale temporise, tandis que l’or enchaîne les records sur fond de tensions géopolitiques et d’incertitudes économiques.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, la Réserve fédérale a maintenu ses taux directeurs entre 3,50% et 3,75%, après trois baisses consécutives fin 2025. Dans son communiqué, l’institution estime que la croissance est suffisamment robuste, suggérant que l’économie n’a pas besoin de soutien supplémentaire. Cette décision devrait freiner la pression baissière sur le dollar mais pourrait aussi raviver les tensions entre l’institution et la Maison Blanche. En parallèle, la confiance des consommateurs recule en janvier et atteint son niveau le plus bas depuis plus de dix ans, principalement sous l’effet de la baisse du pouvoir d'achat. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par la fin des subventions liées au programme Obamacare en décembre, qui a entraîné une hausse des primes d’assurance santé pour des millions d’américains. Si la pression sur le coût de la vie se maintient, elle pourrait peser dans les décisions de la Réserve fédérale en faveur d’une politique monétaire plus accommodante.     🇪🇺 Europe  De l’autre côté de l’Atlantique, la France a survécu à un vote de censure sur sa loi de finances 2026, ce qui contribue à stabiliser le cadre budgétaire. Cette situation a entraîné un apaisement sur les marchés obligataires, avec un resserrement du spread franco-allemand à son plus bas niveau depuis la dissolution de 2024, une dynamique qui pourrait se prolonger. Du côté de l’Allemagne, les perspectives économiques sont revues à la baisse, avec une croissance désormais attendue à 1,00% cette année contre 1,30% précédemment. Pour rappel, un fonds spécial de 500 milliards d’euros a été lancé en 2025 pour soutenir l’économie, mais seulement 24 milliards ont été déployés jusqu’à présent. La lenteur de sa mise en place limite son effet sur l’activité et ne suffira pas, à lui seul, à soutenir durablement la croissance.  Par ailleurs, l’Allemagne plaide pour une Europe à deux vitesses afin de faciliter les décisions et d’accélérer la mise en œuvre de politiques économiques communes. Un noyau dur des principales économies avancerait ensemble pour servir de moteur à l’Europe. Si cette dynamique fonctionne, elle pourrait renforcer la compétitivité européenne et réduire la dépendance face aux États-Unis et à la Chine.     🇨🇳🇯🇵 Asie  Au Japon, malgré une l’inflation qui a ralenti en décembre, les prix à la consommation restent au-dessus de la cible de 2,00% depuis près de 4 ans. La faiblesse du yen, les pénuries de main-d’œuvre et des hausses des coûts de production renforcent les pressions inflationnistes, ce qui devrait pousser la Banque du Japon à poursuivre son resserrement monétaire cette année. En parallèle, le gouvernement annonce des aides sur l’énergie, des baisses d’impôts et de nouvelles dépenses budgétaires afin de soutenir une consommation des ménages jugée trop faible. Néanmoins, ces mesures suscitent des interrogations, l’État japonais croule sous la dette et devra accroître ses emprunts dans un environnement de taux élevés.    🛢️ Matières premières  Par ailleurs, l’or atteint des niveaux historiques et dépasse désormais les 5200 dollars l’once, porté par les tensions géopolitiques, les achats massifs des banques centrales ainsi que par la dépréciation du dollar. Si les tensions persistent, les cours des métaux précieux pourraient continuer à en bénéficier. Du côté du pétrole, malgré une offre abondante, les prix progressent après les menaces de Donald Trump d’une possible intervention militaire en Iran qui pourrait perturber l'approvisionnement mondial. Cette escalade fait craindre une fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite plus de 20% du pétrole échangé dans le monde.

    4 min
  8. ⛓️ Taux de tensions

    23 JANV.

    ⛓️ Taux de tensions

    Cette semaine, entre tensions géopolitiques persistantes et politiques monétaires à l’arrêt, les marchés naviguent à vue, partagés entre prudence et attente de nouveaux signaux macroéconomiques.     🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, l'indice PCE Core est conforme au consensus à +2,90%, encore loin de la cible des +2,00% d'inflation, tandis que les tensions sur l'emploi persistent. Dans ce contexte, selon l’outil FedWatch du CME, la probabilité d’un statu quo de la Réserve fédérale le 26 janvier atteint 95%. Ce statu quo, qui ne satisfait pas les « dovish » avec Donald Trump à leur tête, pourrait ranimer les craintes autour de l'indépendance de la FED. En effet, les tensions subsistent avec Jerome Powell alors que le limogeage d’un ancien membre du conseil des gouverneurs de la FED est remis en cause en audience cette semaine.   Sur le front géopolitique, les revirements de Donald Trump inquiètent. En effet, l’instauration puis l’annulation répétée de droits de douane illustrent une stratégie de pression de plus en plus assumée des États-Unis, alors que la question du Groenland revient au centre des discussions et alimente les tensions. Cette imprévisibilité, couplée à une violence verbale du président, isole Washington sur la scène internationale. En effet, au sommet de Davos qui se tient actuellement, la fragilité de l'alliance transatlantique n'a jamais été aussi marquée. Les États-Unis y apparaissent isolés face à une Europe exaspérée, qui pourrait souhaiter se détacher de son allié américain. Les réactions ne se font pas attendre, des fonds de pension suédois et danois commencent à vendre massivement les bons du trésor américain. Par conséquent, si le reste de l’Europe suit le pas, le continent pourrait disposer d’un levier de déstabilisation majeur, étant le premier créancier des États-Unis et donc un acteur clé de l’équilibre financier du pays de l’Oncle Sam.     🇪🇺 Europe  Côté européen, l’inflation de décembre ralentit à +1,90% sur un an. Un signal encourageant pour la BCE, malgré les perspectives incertaines face aux différends avec les États-Unis. La présidente de la Banque centrale se montre confiante quant à la politique monétaire actuelle et entrevoit des perspectives de croissance à la hausse pour l’année 2026.   Au Royaume-Uni, le contexte économique se détériore. La croissance du PIB reste fragile dans un environnement international tendu, tandis que le taux de chômage de novembre se maintient à +5,10%, son plus haut niveau depuis cinq ans. Dans le même temps, l’inflation repart légèrement à la hausse, à +3,40% en décembre après +3,20% en novembre, un chiffre supérieur aux attentes et éloigné de l’objectif de +2,00% de la Banque d’Angleterre. Il s’agit de la première accélération des prix depuis cinq mois, accentuant la pression sur la BOE. Pour la Banque d’Angleterre, l’équation se complique. La remontée de l’inflation réduit la marge de manœuvre monétaire, après une baisse de taux décidée en décembre, qui n’avait pas fait l’unanimité. Dans ce contexte, les marchés privilégient désormais un statu quo lors de la prochaine réunion du 5 février.     🇨🇳🇯🇵 Asie  En Asie, la banque populaire de Chine, maintient ses taux directeurs inchangés pour le 8ème mois consécutif. Pour rappel, le gouvernement a mis en place plusieurs plans d'aide à la consommation depuis la fin d’année dernière. Si la demande intérieure ne s’améliorait toujours pas, l'institution pourrait être amenée à adopter une politique monétaire plus accommodante. En parallèle, la croissance du PIB en 2025 atteint +4,40% ce qui inférieur aux attentes, mais néanmoins considérable. Si la Chine garde son statut d'usine du monde, ses exports pourront lui permettre de préserver une forte croissance sans demande intérieure, surtout depuis que le pays se spécialise dans les secteurs de hautes technologies.   Au Japon, la Banque Centrale a maintenu le statu quo comme le prévoyaient les marchés. Elle est aujourd’hui prise en étau puisque relever les taux ferait mécaniquement exploser le coût de la dette publique déjà proche de 260% du PIB, et accélérerait la contraction de la croissance. À l’inverse, baisser les taux relancerait une inflation non maîtrisée. Par conséquent, le Japon pourrait rester bloqué dans cette situation qui érode le pouvoir d'achat des ménages.     🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l’or inscrit de nouveaux records, portés par les tensions géopolitiques autour du Groenland et les menaces tarifaires américaines, reflet d’un positionnement toujours prudent des investisseurs. À l’inverse, le pétrole recule, l’Agence internationale de l’énergie anticipant une surproduction mondiale au premier trimestre, un facteur qui devrait maintenir les prix du baril sous pression.

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