What DAF'ck

Widoowin Cross Asset Solutions

Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers. Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique. Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale.  📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient. Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast.  🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes. À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant.  💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.

  1. 🌡️ No country for oil men

    -2 j

    🌡️ No country for oil men

    Cette semaine, les négociations américano-iraniennes dominent l'actualité économique entre espoirs d'accord et nouvelles frappes militaires. Les marchés pétroliers restent sous tension, tandis que des deux côtés de l'Atlantique, l'inflation s’installe.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les discussions entre Washington et Téhéran envoient des signaux plus constructifs, bien que Donald Trump maintienne la menace de nouvelles frappes si l'Iran ne cède pas. Cette incertitude continue de peser sur les marchés et sur les cours du pétrole. Depuis le début du conflit, l'impact inflationniste pousse progressivement les deux parties à rechercher un accord. Un échec des négociations et une reprise du conflit exposerait l'économie mondiale à un choc inflationniste sans précédent qui ferait pâlir les crises pétrolières des années 1970.  Par ailleurs, le PCE core, indicateur privilégié de la Fed, accélère à 3,20% en rythme annuel contre 3,00% le mois précédent, confirmant que les pressions inflationnistes restent bien ancrées. Dans ce contexte, la Fed devrait maintenir ses taux inchangés, ce qui pourrait contraindre Kevin Warsh, qui a un profil dovish, à écarter toute perspective de baisse de taux à moyen terme.   🇪🇺 Europe En Europe, la BCE tire la sonnette d'alarme dans sa dernière Revue de stabilité financière semestrielle. L'institution avertit que les marchés financiers pourraient subir une correction brutale et significative, les investisseurs sous-estimant des risques majeurs, notamment liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les prix des actifs demeurent élevés par rapport aux normes historiques, avec de nouveaux records enregistrés sur les indices à travers le monde. Dans ce contexte, les taux souverains pourraient se montrer particulièrement volatils, puisqu'une chute des indices actions ferait mécaniquement baisser leurs rendements. Pour autant, le ton de l’institution reste hawkish et les marchés s’attendent à un resserrement monétaire en juin.  Du côté de l'Allemagne, les signaux s'améliorent progressivement. Le PIB a progressé de 0,30% au premier trimestre 2026, conformément aux attentes, tandis que l'indice IFO du climat des affaires s'est établi à 84,9 points en mai, au-dessus du consensus. Parallèlement, le rendement du Bund a reculé dans le sillage d'un accord entre les États-Unis et l'Iran. Si l’accord se concrétise, il entrainera la baisse des anticipations d’inflation, et donc des rendements obligataires.    🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, la BoJ a dévoilé une nouvelle mesure de l'inflation, excluant les facteurs ponctuels comme les subventions gouvernementales afin d'isoler la tendance de fond de l'inflation. Elle ressort à 2,80% en avril contre 2,50% en mars, bien au-dessus de l'IPC officiel à 1,40%, ce qui suggère que l'inflation est plus persistante que ne le laissent croire les chiffres globaux. Aujourd’hui, le Japon reste très exposé aux prix de l'énergie importée. Pour les marchés, la question est de savoir si le Japon entre dans un régime d'inflation durable après des décennies de faible croissance des prix. Pour l'instant, les données d'avril renforcent la perspective d'une politique plus restrictive pour le reste de l’année.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, les marchés pétroliers fluctuent au gré des négociations entre les États-Unis et l'Iran. L’accord vise à mettre fin au conflit actuel et à rouvrir totalement le détroit d'Ormuz. L'Iran exige la mise en place d'un système de péage maritime, une condition que les États-Unis refusent. De son côté, les États-Unis demandent le retrait de l'uranium hautement enrichi du territoire iranien, ce que Téhéran rejette. La tension est remontée après de nouvelles frappes militaires américaines contre des installations iraniennes. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’institution craint un risque de déficit de pétrole cet été en raison du pic de la demande estivale et du manque d'offre en provenance du Moyen-Orient. L’accord tant attendu pourrait permettre de faire freiner les pressions inflationnistes.

    4 min
  2. 🍸 Bonds, James Bonds

    22 mai

    🍸 Bonds, James Bonds

    Cette semaine, le bras de fer entre Washington et Téhéran continue de peser sur les marchés. Tant qu'aucun accord ne se dessine, le pétrole reste à des niveaux élevés et alimente les tensions inflationnistes, poussant les investisseurs à exiger une prime de risque sur la dette souveraine.   🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, Kevin Warsh a officiellement pris les rênes de la Réserve fédérale, succédant à Jerome Powell dans un contexte particulièrement délicat. Sa confirmation par le Sénat avec seulement 54 voix contre 45, le vote le plus serré de l'histoire pour un président de l’institution, illustre à lui seul les tensions qui entourent l'institution. Dans les minutes de la Fed, une majorité des responsables de la Réserve fédérale a d'ailleurs averti que la banque centrale devrait probablement envisager de relever les taux si l'inflation se maintenait durablement au-dessus de leur objectif de 2,00%. D'après l'outil FedWatch, la probabilité d'une hausse d'ici décembre ressort désormais à 55%. Donald Trump, qui réclamait une baisse des taux à Jerome Powell, pourrait découvrir que son favori devrait finalement les relever. Du côté macroéconomique, les prix à la production ressortent à 1,40% en rythme mensuel, soit le double du mois précédent, confirmant que la hausse des coûts se propage désormais à l'ensemble de l'économie. Dans ce contexte, le taux souverain américain à 30 ans a franchi le seuil des 5,00% pour la première fois depuis 2007, signe que les marchés exigent désormais une prime plus élevée face au risque inflationniste.    🇪🇺 Europe De l'autre côté de l'Atlantique, la zone euro voit sa croissance nettement ralentir, avec un PIB en hausse de seulement 0,80% sur un an au premier trimestre, son niveau le plus faible depuis plus de deux ans. Parallèlement, l'inflation accélère à 3,00%, portée par le choc pétrolier. Dans cette situation, la BCE devra trancher lors de sa réunion de juin, prise entre une inflation qui repart et une activité qui faiblit, alors que les taux de la zone euro progressent face au risque de stagflation. Face à ce constat, la Commission européenne a révisé à la baisse sa prévision de croissance qui ne devrait être que de 1,10%, contre 1,40% annoncé à l'automne dernier. En France, la conjoncture se dégrade davantage, avec un chômage qui remonte à 8,10% au premier trimestre, son cinquième trimestre consécutif de hausse. L'inflation atteint quant à elle 2,20% sur un an en avril, au plus haut depuis 2024. Désormais, l’OAT 30 ans flirte avec les 3,85%, un niveau inédit depuis la crise des subprimes. Or l'AFT prévoit de lever 310 milliards d'euros sur les marchés en 2026, ce qui pourrait alourdir à nouveau la dette de l'Hexagone. Au Royaume-Uni, le PIB affiche une croissance de 0,60% sur le trimestre, supérieure aux attentes, mais ce rebond repose surtout sur une reconstitution des stocks et masque une dynamique de fond bien plus fragile. Côté inflation, les prix refluent à 2,80% en avril, un répit de courte durée alors que la Banque d'Angleterre s'attend déjà à de nouvelles hausses dans les mois à venir, portées par le choc pétrolier.   🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, la Banque populaire de Chine a maintenu ses taux d'intérêt inchangés pour la douzième fois consécutive. Dans le même temps, son taux de chômage a reculé à 5,20%, un signe de résilience du marché du travail malgré une demande intérieure qui reste fragile. Par ailleurs, la question de Taïwan s'est imposée comme l'enjeu central des relations sino-américaines à l'issue de la visite de Donald Trump à Pékin. Les États-Unis arrivent affaiblis dans les négociations, après avoir échoué à faire plier la Chine sur les droits de douane, notamment à la suite de l'embargo chinois sur les terres rares. Désormais, Washington a besoin de Pékin pour contribuer à résoudre la crise dans le détroit d'Ormuz. Le président américain a qualifié les ventes d'armes à l'île de « très bon atout de négociation », laissant craindre que la sécurité de Taïwan ne pèse dans la balance. Au Japon, le produit intérieur brut a progressé de 2,10% en rythme annuel, porté par la solidité des exportations et de la consommation. Toutefois, la croissance devrait ralentir au cours des prochains trimestres, à mesure que s'intensifient les retombées du conflit au Moyen-Orient, le pays restant fortement dépendant du pétrole en provenance de cette région. Dans ce contexte, le taux souverain japonais à 10 ans a atteint un sommet de vingt-neuf ans et frôle désormais les 2,70%, témoignant des tensions qui pèsent sur les perspectives économiques.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, le Brent évolue autour des 110 dollars, après avoir quasiment doublé depuis le mois de janvier. Parallèlement, l'AIE et l'OPEP s'accordent sur une révision à la baisse de la demande pour le reste de l'année, puisque la hausse des prix pèse directement sur la consommation. Par ailleurs, l'Iran continue d'utiliser le détroit d'Ormuz comme levier de pression, alors que les stocks mondiaux s'épuisent à un rythme record selon l'AIE. Les prix restent volatils, tiraillés entre les signaux contradictoires autour d'un éventuel accord entre Washington et Téhéran. S'il se concrétise, celui-ci permettrait un reflux progressif vers des niveaux plus soutenables. Ce contexte bouleverse également les anticipations monétaires. Alors que les banques centrales envisageaient des baisses de taux dès le mois de janvier, c'est désormais le scénario inverse qui s'impose. Le choc pétrolier relance l'inflation et fait peser un risque de stagflation, avec une pression simultanée sur les prix et sur la croissance.

    6 min
  3. 🛋️ La guerre est un long tweet tranquille

    13 mai

    🛋️ La guerre est un long tweet tranquille

    Cette semaine, les négociations irano-américaines sont au point mort tandis que l'inflation continue de se diffuser dans l'économie mondiale, poussant les investisseurs à enterrer définitivement le scénario de baisses de taux.   🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, les semi-conducteurs ont propulsé Wall Street vers de nouveaux records, malgré des tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, l'inflation continue d'accélérer, avec l’indice des prix à a consommation en hausse à 3,80% en glissement annuel, bien loin de l'objectif des 2,00% fixé par la Réserve fédérale. Le choc énergétique se diffuse désormais plus largement dans l'économie, et les investisseurs ont abandonné le scénario de baisses de taux. Un possible resserrement monétaire est désormais sur la table, ce qui pourrait fragiliser l’économie américaine. En parallèle, l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé confirme la résilience du marché du travail, avec 115 000 créations de postes en avril, contre 65 000 attendues. Cette donnée illustre à quel point le consensus s'est inversé depuis l'année dernière, où les craintes portaient sur un emploi fragile et justifiaient un assouplissement monétaire. Désormais, avec un marché du travail solide et le conflit en Iran qui maintient les pressions inflationnistes, c'est la lutte contre l'inflation qui s'impose comme la priorité pour la Fed. C'est dans ce climat que Kevin Warsh, favori de Donald Trump, s'apprête à prendre les rênes de l'institution, et il pourrait bien avoir du mal à honorer sa promesse d'abaisser les taux.    🇪🇺 Europe  En Allemagne, l'inflation mesurée par l’IPC a progressé de 2,90% sur un an en avril, atteignant son plus haut niveau depuis 2024. Les carburants flambent de plus de 26% sur un an, le fioul domestique de plus de 55%. Et le pire pourrait être à venir, l'institut IFO signale que de plus en plus d'entreprises en Allemagne envisagent d'augmenter considérablement leurs prix, ce qui pourrait maintenir durablement l'inflation à des niveaux élevés. Dans la zone euro, l'activité manufacturière affiche un net rebond selon les dernières enquêtes PMI. Toutefois, ce regain reste fragile, puisqu'il repose essentiellement sur une constitution préventive des stocks, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient et de hausse des coûts de transport et d'énergie. De nombreuses entreprises ont ainsi avancé leurs commandes, ce qui laisse entrevoir un ralentissement marqué de l'activité une fois ces stocks résorbés.   🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté de l'Asie, la Chine publie cette semaine des chiffres d'inflation qui dépassent les attentes. L'IPC progresse de 1,20% en avril, au-dessus du consensus de 0,90%, soutenu par la demande de voyages et la hausse des prix de l'énergie. Mais c'est l'IPP qui retient l'attention, ressortant à 2,80% sur un mois, son plus haut niveau depuis quatre ans, largement au-dessus des prévisions de 1,70%. La Chine, importateur majeur de pétrole iranien, subit de plein fouet la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui se répercute sur l'ensemble de ses coûts industriels. Sur le plan géopolitique, à quelques jours de la rencontre avec Donald Trump, Pékin réaffirme son opposition à toute vente d'armes américaines à Taïwan. Alors que le conflit lancé contre l'Iran pourrait se prolonger, Taïwan voit d'un œil inquiet l'attention de la première puissance mondiale se détourner de la région indo-pacifique.    🛢️ Matières premières Au Moyen-Orient, les négociations entre l'Iran et les États-Unis sont au point mort. Téhéran a proposé de mettre fin à la guerre en échange de la levée du blocus naval américain, tout en refusant de démanteler ses installations nucléaires, une proposition rejetée par la Maison Blanche. Selon l’agence internationale de l’énergie (IEA), même si le détroit rouvre en juin, les flux de pétrole mettront du temps à revenir à la normale et les prix resteront à des niveaux supérieurs à ceux d'avant-guerre, pour le reste de l’année. Parallèlement, ces désaccords font monter les tensions et, le détroit n’est pas près de rouvrir tant qu’aucun terrain d’entente n’aura été trouvé.

    5 min
  4. 🚨 Stagfiction

    6 mai

    🚨 Stagfiction

    Cette semaine, le spectre de la stagflation plane sur les grandes économies mondiales, forçant les banques centrales à revoir leurs trajectoires dans un environnement où l'inflation repart à la hausse, et où la croissance s'essouffle.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les négociations entre Washington et Téhéran marquent le pas. La république islamique a soumis une nouvelle proposition jugée insatisfaisante par la Maison Blanche, poussant Donald Trump à annuler le déplacement de ses émissaires à Islamabad. L'Iran souhaite rouvrir le détroit d'Ormuz et obtenir la levée du blocus naval américain, tout en repoussant à plus tard les discussions sur le nucléaire, un plus tard qui risque de devenir jamais. Dans ce contexte, le PCE Core a accéléré à 3,20% en rythme annuel, son plus haut niveau depuis plus de 3 ans. Les États-Unis se retrouvent donc coincés avec une inflation croissante et un détroit d'Ormuz frappé par l’immobilisme, ce qui accentue le risque de stagflation pour l'économie américaine.  En parallèle, la Réserve fédérale a choisi de maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50-3,75%. Il s'agissait de la dernière conférence de presse de Jérôme Powell en tant que président de l'institution, son mandat s'achevant officiellement le 15 mai après huit années de loyaux services. La passation se fera avec Kevin Warsh, favori de Donald Trump et partisan de baisses de taux comme le souhaite la Maison Blanche. Néanmoins, lors de son audition devant le Sénat, ce dernier s'est montré bien plus rassurant sur la conduite de la politique monétaire. Il faudra donc rester très attentif, car le contexte inflationniste actuel ne se prête pas à un assouplissement monétaire, le sujet étant d’entériner la crédibilité de l’institution et du dollar.   🇪🇺 Europe  En Europe, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés pour la septième fois consécutive, tout en évoquant l'option d'un resserrement monétaire dès le mois de juin. Et pour cause, l'inflation en zone euro ressort à 3,00% en rythme annuel en avril, nettement au-dessus de la cible des 2,00%, tirée notamment par la France à 2,20% et l'Allemagne à 2,90%. Parallèlement, la croissance déçoit, avec un PIB zone euro à 0,10% au premier trimestre contre 0,20% attendu, et une France à l'arrêt avec une croissance trimestrielle nulle. La zone euro se retrouve donc prise en étau entre une inflation persistante et une croissance qui s'essouffle, ce qui place l'institution dans une position délicate pour les prochaines semaines. Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a également maintenu ses taux directeurs inchangés, adoptant un ton plus restrictif face à une inflation qui repart à la hausse, tirée principalement par la hausse des prix de l'énergie. Avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, la trajectoire des prix semblait pourtant converger vers l'objectif de 2,00%, ouvrant la voie à un possible assouplissement monétaire. Ce scénario semble désormais compromis et selon l'évolution du conflit, la BOE pourrait durcir davantage sa politique monétaire dans les prochains mois, notamment si les prix du pétrole se maintiennent à des niveaux élevés.   🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté de l'Asie, la Banque du Japon a maintenu ses taux directeurs à 0,75%, malgré des dissensions au sein du conseil. L'institution alerte parallèlement sur un ralentissement de la croissance et une hausse de l'inflation, une configuration qui ressemble à de la stagflation, sans toutefois employer le terme. La BOJ confirme qu'elle poursuivra ses hausses de taux en 2026, marquant un tournant après des décennies de politique ultra-accommodante. Relever les taux reste toutefois un exercice périlleux, puisque cela permettrait certes de soutenir le yen et de limiter l'inflation importée, mais renchérirait le coût des nouveaux emprunts dans un pays dont la dette dépasse déjà 235% du PIB. En Chine, le secteur manufacturier enregistre son cinquième mois consécutif d'expansion en avril. L'indice PMI progresse à 52,2 contre 50,8 en mars, s'éloignant davantage du seuil des 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Malgré les turbulences au Moyen-Orient, la production des usines chinoises a augmenté à son rythme le plus rapide en près de deux ans, soutenue par une forte demande, un signal encourageant pour la trajectoire économique du pays en 2026.    🛢️ Matières premières  Du côté des matières premières, les tensions entre Washington et Téhéran ne montrent aucun signe d'apaisement, et le Brent oscille désormais autour des 110 dollars le baril. Les négociations sont au point mort, le blocus devrait se prolonger encore plusieurs mois, et même en cas d'accord, la normalisation des flux pétroliers prendra du temps. C'est dans ce contexte que les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l'OPEP le 1er mai, mettant fin à 58 ans de présence au sein du cartel. Troisième producteur de l'organisation avec environ 15% de la production totale, Abou Dhabi souhaite désormais produire librement, sans se soucier des quotas imposés par l'Arabie saoudite. Ce départ menace l'unité du cartel et affaiblit sa capacité à contrôler les prix du pétrole. Au-delà du pétrole, le détroit d'Ormuz perturbe également l'approvisionnement en hélium, une matière première indispensable à la fabrication des semi-conducteurs. Le Qatar, deuxième producteur mondial, concentre environ un tiers de l'offre globale, et les tensions dans la région ont sérieusement endommagé ses capacités de production. Si le blocage se prolonge, c'est toute la chaîne des semi-conducteurs qui pourrait être affectée, avec des conséquences directes sur le narratif IA, l'un des derniers remparts contre la récession aux États-Unis.

    6 min
  5. 🧵 En avril, la paix tient à un fil

    24 avr.

    🧵 En avril, la paix tient à un fil

    Cette semaine, la paralysie du détroit d'Ormuz s'inscrit dans la durée et ses effets inflationnistes se diffusent rapidement, mettant les banques centrales dans une position particulièrement inconfortable à l'approche de leurs prochaines réunions.    🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, Washington maintient son blocus naval autour du détroit d’Ormuz, malgré la prolongation de la trêve au Moyen-Orient. Cette situation continue d'exercer une pression sur les prix du pétrole, qui évoluent toujours à des niveaux historiquement élevés. Parallèlement, l'inflation avait déjà donné un signal d'alerte en mars, avec une accélération des prix à la consommation à 3,30% en rythme annuel, soit ses plus hauts niveaux depuis plus de deux ans. Une inflation persistante pourrait s'installer dans les semaines à venir, appelant ainsi une politique monétaire plus restrictive. Par ailleurs, la nomination de Kevin Warsh pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale anime les débats. Ancien gouverneur de la Fed et proche de Donald Trump, il a comparu cette semaine devant le Sénat, où il a défendu son indépendance vis-à-vis de la Maison-Blanche. Plusieurs économistes estiment qu'il a récemment adopté un discours favorable aux baisses de taux uniquement pour séduire le président et décrocher la nomination, lui qui était réputé bien plus hawkish lors de son précédent mandat. Il pourrait se retrouver pris en étau, devant à la fois répondre aux exigences de la Maison Blanche qui réclame des baisses de taux, et préserver la crédibilité de la Fed. Quoi qu'il en soit, assouplir la politique monétaire s'annonce particulièrement délicat, alors que l'inflation dépasse toujours la cible des 2,00% et que la guerre en Iran fait peser un risque de stagflation sur l'économie.     🇪🇺 Europe  En Allemagne, les prix à la production accélèrent à 2,50% en rythme annuel après un repli de 0,50% le mois précédent. Dans la même lignée, l’indice des prix à la consommation publiée la semaine dernière ressort à 2,60%, sous l'effet de la flambée des coûts énergétiques liée au conflit au Moyen-Orient. Devant le FMI, Christine Lagarde a averti que l'inflation pourrait progresser encore plus vite que prévu, les risques étant orientés à la hausse à moyen terme. Les banques centrales pourraient se voir contraintes d'adopter une posture plus restrictive, pour ne pas reproduire l'erreur de 2022 où une réaction trop tardive avait laissé l'inflation s'emballer. Au Royaume-Uni, l'inflation a également accéléré en mars pour atteindre 3,30% en rythme annuel, portée par la hausse des prix du carburant après le déclenchement de la guerre en Iran. Avant cette escalade, le marché anticipait un abaissement du taux directeur de la Banque d'Angleterre, alors que l'inflation semblait se rapprocher de l'objectif officiel de 2,00%. Désormais attendue autour de 4,00% dans les prochains mois, la trajectoire des prix place la Bank of England face à une décision particulièrement délicate lors de sa réunion prévue la semaine prochaine.    🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, la Banque populaire de Chine a maintenu ses taux d'intérêt inchangés pour la onzième fois consécutive. La croissance du premier trimestre ressort à 5,00% en rythme annuel, plaçant Pékin dans le haut de sa fourchette cible, tandis que les prix à la production ont progressé pour la première fois en trois ans, signe d'une sortie progressive de la déflation. Toutefois, ce statu quo reflète aussi les fragilités d'une économie dépendante de ses exportations, qui pourraient être pénalisées par la hausse des prix du pétrole.    🛢️ Matières premières  Du côté géopolitique, les tensions persistent entre Washington et Téhéran, après que l'Iran a fait machine arrière sur la réouverture du détroit d'Ormuz, écartant ainsi toute perspective d'accord à court terme. Ce climat d'incertitude entretient la pression sur les cours du pétrole, avec un Brent qui oscille actuellement autour des 100 dollars le baril.  C'est précisément dans ce contexte de prix élevés que la Russie tire profit du conflit. Ses revenus issus des exportations de combustibles fossiles ont bondi de 52% par rapport au mois précédent. En effet, privée de pétrole iranien, la Chine se tourne désormais massivement vers Moscou et représente aujourd'hui 51% de ses exportations. Pour la Russie, les revenus en hausse pourraient renforcer sa capacité budgétaire et lui permettre de prolonger son effort de guerre en Ukraine.

    5 min
  6. ⚫️ L’addition vire au noir

    17 avr.

    ⚫️ L’addition vire au noir

    Cette semaine, l'économie mondiale est de nouveau mise à l'épreuve. Le FMI a revu à la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026, en raison d'un conflit au Moyen-Orient qui s'enlise sans issue claire. Malgré une trêve en cours, aucun terrain d'entente n'a encore été trouvé, laissant planer une incertitude durable sur la croissance mondiale.    🇺🇸 États-Unis   Aux États-Unis, la trêve fragile de 14 jours avait permis un rebond significatif des marchés, mais la situation s'est de nouveau tendue avec l'Iran à la suite de l'échec des pourparlers d'Islamabad. Washington a durci le ton en annonçant un blocus naval des ports iraniens autour du détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, les prix de l'énergie pourraient se maintenir à des niveaux élevés et conduire au scénario redouté de stagflation. En parallèle, l'inflation a nettement accéléré au mois de mars avec un IPC à 3,30% en rythme annuel, en hausse de 1,00% par rapport au mois précédent. Côté production, l’IPP atteint 4,00%, son plus haut niveau en trois ans. Dans un contexte de risques pesant à la fois sur l'économie et sur l'inflation, la Réserve fédérale américaine devrait maintenir ses taux directeurs inchangés lors de sa prochaine réunion, scénario anticipé avec une probabilité proche de 100% d'après l'outil FedWatch.    🇪🇺 Europe  En Europe, l'inflation accélère également, atteignant 2,70 % en Allemagne et 1,70 % en France en rythme annuel. Face à ce constat, la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs ou opter pour une politique monétaire plus restrictive dès la réunion de juin si l’inflation persiste. Du côté de la Hongrie, après seize ans au pouvoir, Viktor Orban a perdu les élections législatives face à son rival Péter Magyar. Pour rappel, Viktor Orban était le principal allié historique de Moscou au sein de l'Union européenne, bloquant systématiquement les décisions de soutien à Kiev. L'arrivée de Péter Magyar, conservateur pro-européen, devrait donc permettre de débloquer plusieurs dossiers et de renforcer l'unité européenne face à la Russie. Par ailleurs, Moody's maintient la note souveraine de la France à Aa3, soit un cran au-dessus de S&P et Fitch, qui avaient toutes deux dégradé la notation en automne dernier. L'agence justifie sa décision par l'amélioration du déficit public à 5,10% du PIB contre 5,80% un an plus tôt, ainsi que par des prévisions budgétaires légèrement plus favorables pour 2026. Il faudra néanmoins rester vigilant puisque le taux de l’OAT est passé de 3,20% à 3,60%, ce qui alourdit le coût de l'emprunt pour l'État, d'autant plus dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient et un choc inflationniste.    🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, le PIB chinois du premier trimestre, porté par les exportations, ressort au-dessus du consensus à 5,00% en rythme annuel. Il faut néanmoins rappeler que la deuxième économie mondiale reste historiquement très dépendante des chocs pétroliers, puisqu'elle reste majoritairement importatrice en énergie. Avec la flambée des prix de pétrole, les prix à la production progressent de 0,50% pour la première fois depuis près de trois ans. Si l'impact est pour l'instant limité, une poursuite de cette tendance pourrait à terme fragiliser la compétitivité du pays à l'export.    🛢️ Matières premières  Côté matières premières, l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient a apporté une bouffée d’oxygène aux marchés, alors que les répercussions des perturbations d'approvisionnement se propagent à l'échelle mondiale. Cependant, il semble peu probable que ce cessez-le-feu débouche sur une paix durable ainsi qu’un retour à la normale des prix du pétrole et des flux maritimes dans le détroit d'Ormuz. L’AIE souligne que le prix du baril a grimpé à des niveaux records, avoisinant les 150 dollars en physique, bien au-dessus des prix sur les marchés à terme.

    4 min
  7. ⏳Qui veut la paix prépare la guerre

    10 avr.

    ⏳Qui veut la paix prépare la guerre

    Cette semaine, l’optimisme est de retour suite à l’annonce d’un cessez-le-feu par Donald Trump. Mais derrière l'euphorie, la réalité est plus nuancée. Les deux camps revendiquent la victoire, la question nucléaire reste entière, et un accord concret devra être trouvé en seulement quatorze jours.    🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, le président américain voulait renvoyer l’Iran à l'âge de pierre et parle désormais d'âge d'or au Moyen-Orient. Les marchés ont immédiatement salué cette annonce via une hausse significative des indices et une détente généralisée des taux obligataires. Si cette accalmie doit se prolonger et déboucher sur une résolution durable du conflit, elle pourrait freiner les pressions inflationnistes et redonner une marge de manœuvre aux banques centrales. Cependant, les deux camps revendiquent publiquement la victoire, ce qui en dit long sur la fragilité de cet accord. Washington a obtenu l'ouverture conditionnée du détroit d'Ormuz, mais la question centrale du programme d'enrichissement de l'uranium, à l'origine du conflit, demeure entière. Les deux parties devront trouver un accord concret en deux semaines, mais dans ce contexte délicat, une résolution durable semble encore incertaine. Côté macroéconomique, l'indice des prix de l'ISM dans les services a bondi à 70 points, soit la plus forte progression mensuelle en treize ans. Ce niveau témoigne de pressions inflationnistes bien réelles dans le secteur des services, malgré un PCE core qui reste stable. Concernant l’emploi, les NFP affichent une création de 178 000 postes, soit la plus forte progression depuis décembre 2024, tandis que le taux de chômage recule à 4,30%. Le dernier compte rendu du FOMC Meeting souligne cette amélioration qui offre une marge de manœuvre à la Fed pour contenir les pressions inflationnistes à venir, alors que l’institution avait justement engagé un cycle d'assouplissement pour soutenir le marché du travail.    🇪🇺 Europe  En Europe, la BCE a adopté un ton plus hawkish ces dernières semaines en affirmant se tenir prête à relever les taux. Ce discours a suffi à faire remonter les anticipations de taux sur les marchés et à contenir temporairement les pressions inflationnistes, sans avoir à resserrer sa politique monétaire. Depuis, l'annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient a réduit les tensions sur les taux. La BCE dispose donc de répit avant sa prochaine réunion en avril, qui sera dictée par les données d'inflation de mars et l'évolution des prix du pétrole. Parallèlement, l'activité ralentit nettement en zone euro. Des deux côtés du Rhin, la production industrielle est dans le rouge et les indices PMI des services et composites frôlent le seuil de contraction. Dans un contexte où l'Europe reste extrêmement dépendante des importations d’énergie, les tensions au Moyen-Orient pourraient contraindre les institutions à revoir leurs prévisions de croissance à la baisse.     🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, la sécurisation du Golfe représente un enjeu stratégique pour Pékin. L'Iran pèse à lui seul près de 15% des importations chinoises de pétrole, ce qui en fait un partenaire incontournable. Au moment de l'annonce du cessez-le-feu, Pékin et Moscou ont affiché leur satisfaction, y voyant une victoire diplomatique. L'émergence d'un axe Chine-Iran-Russie pourrait bien redistribuer les cartes de la géopolitique mondiale. En contrôlant à lui seul près de 30% du pétrole mondial, ce trio dispose d’une arme de pression redoutable face à l'Occident.    🛢️ Matières premières  Côté des matières premières, les cours du pétrole reculent d'environ 13%, portés par la trêve au Moyen-Orient, revenant autour des 97 dollars pour le brent, contre 111 dollars en début de semaine. Ces niveaux restent encore loin des 70 dollars le baril, prix moyen d'avant-guerre. Cette détente reste néanmoins fragile car, sans accord tangible, le conflit risque de reprendre de plus belle. La pression sur les chaînes de production et de distribution se fait déjà ressentir et pourrait s'intensifier en cas de reprise des hostilités. Au détroit d'Ormuz, épicentre du conflit, l’Iran poursuit sa partie d’échecs et met en place un système de péage sur le transit pétrolier, renforçant ainsi son emprise sur l'une des artères énergétiques les plus stratégiques au monde. Le tarif s’établit à 1 dollar le baril, payable en Bitcoin, ce qui permet à Téhéran de garder le contrôle financier de la région tout en s'affranchissant des sanctions occidentales avec des règlements impossibles à tracer ou à confisquer.

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  8. 🤠 Trump Barrel Ranger

    3 avr.

    🤠 Trump Barrel Ranger

    Cette semaine, le conflit au Moyen-Orient continue de dicter le rythme des marchés, ravivant les tensions inflationnistes des deux côtés de l'Atlantique et contraignant les banques centrales à revoir leurs trajectoires.     🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, les tensions avec l'Iran continuent de peser sur le détroit d'Ormuz. Le prix de l'essence a franchi la barre des 4 dollars le gallon, un niveau symbolique pour le consommateur américain. Il faudra noter que la transmission de l'inflation énergétique à l'économie prend plusieurs semaines avant de se faire pleinement ressentir. Dès lors, si le conflit s'inscrit dans la durée et que les prix du baril restent élevés, le risque inflationniste pourrait s'intensifier significativement.   Parallèlement, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privé américain a créé 62 000 emplois nets au mois de mars, un chiffre supérieur au consensus. Ces données offrent du répit à la Réserve fédérale, après plusieurs mois de faiblesse sur le marché du travail qui l'avaient conduite à assouplir sa politique monétaire. Toutefois, le rapport JOLTS de février nuance ce tableau, puisque le nombre de chômeurs dépasse le nombre d'offres d'emploi pour le septième mois consécutif. Si une amélioration se confirme, la Fed pourra concentrer son attention sur son mandat premier, à savoir la lutte contre l’inflation.    Par ailleurs, la dette publique franchit désormais le seuil des 39 000 milliards de dollars, sous l'effet conjugué des emprunts massifs liés aux conflits extérieurs et des dettes contractées durant la période Covid. Aujourd’hui le Trésor doit faire face à un refinancement à des taux plus élevés. Alors que Trump misait sur les recettes douanières pour contenir le déficit, les dépenses fédérales continuent de progresser à un rythme effréné. Si les taux se maintiennent au-dessus de 4,00%, la charge d'intérêts pourrait dépasser 1 300 milliards de dollars dès 2026, une trajectoire que le conflit iranien ne fait qu'aggraver. Une charge d'intérêts aussi massive réduit mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires et freine l'activité économique, renforçant le risque de récession.   🇪🇺 Europe  De l'autre côté de l'Atlantique, l'inflation en rythme annuel de la zone euro bondit à 2,50% en mars, après 1,90% en février, franchissant ainsi l'objectif de 2,00% fixé par la BCE pour la première fois depuis novembre. Cette hausse est purement liée à l'énergie, puisque l'inflation core annuelle, c'est-à-dire l'indice qui exclut l'énergie et l'alimentation, recule légèrement à 2,30% contre 2,40% le mois précédent et poursuit donc sa dynamique baissière. La Banque centrale européenne risque donc de se retrouver prise en étau entre une croissance faible récemment révisée à la baisse, et une inflation en hausse.    Face à ce constat, la Banque centrale a adopté un ton plus hawkish et se dit prête à réagir face au risque inflationniste qui n’est pas sans rappeler la crise énergétique de 2022. Dans ce contexte, les taux souverains en zone euro battent de nouveau des records et pourraient poursuivre leur ascension si le conflit venait à se prolonger.    🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté du Japon, l'économie subit de plein fouet la faiblesse du yen combinée à une forte inflation importée. Le pays, qui importe la quasi-totalité de son énergie, voit ainsi son coût énergétique directement amplifié par la faiblesse du yen. Pour la Banque du Japon, qui s'est engagée depuis 2024 dans un resserrement monétaire, ces données viennent conforter la poursuite de sa politique.     🛢️ Matières premières  Côté matières premières, le blocage du détroit d'Ormuz continue de perturber les flux énergétiques mondiaux. Si les projections de l'Agence internationale de l'énergie se confirment, une réduction de l'offre de 8 millions de barils par jour pourrait propulser l'or noir vers les 150 dollars. Face à ce choc inflationniste, les banques centrales pourraient donc se résoudre à remonter les taux dans les prochains mois.

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