What DAF'ck

Widoowin Cross Asset Solutions

Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers. Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique. Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale.  📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient. Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast.  🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes. À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant.  💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.

  1. 🔥 Chaud devant

    -1 j

    🔥 Chaud devant

    Cette semaine, la nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz, provoquée par la reprise des frappes au Moyen-Orient, fragilise l’accord de paix et menace de prolonger les pressions inflationnistes déjà au plus haut depuis trois ans aux États-Unis.    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, l'inflation atteint son plus haut niveau depuis trois ans, avec une progression de 4,10% sur un an en mai selon l'indice PCE. Ce rythme représente plus du double de la cible de 2,00% fixée par la Réserve fédérale, chargée d'assurer la stabilité des prix. Dans ce contexte, les marchés anticipent désormais une hausse des taux directeurs dès septembre afin de juguler ces pressions inflationnistes, selon l'outil FedWatch du CME. Lors de sa dernière réunion, l'institution avait clairement signalé qu'elle faisait du retour à la stabilité des prix sa priorité absolue. Parallèlement, l'économie américaine montre peu de signes de faiblesse. Le Produit Intérieur Brut a progressé de 2,10% sur les trois premiers mois de l'année, dépassant l'estimation précédente de 1,60% ainsi que la toute première projection de 2,00%. Cette révision à la hausse confirme la solidité de l'activité économique outre-Atlantique et conforte la Réserve fédérale dans sa volonté de resserrer sa politique monétaire.    🇪🇺 Europe En Europe, Christine Lagarde dresse le bilan d'avant-guerre et rappelle que l'inflation était restée proche de l'objectif de 2,00% de la BCE pendant plus d'un an, tandis que la zone euro affichait une solide dynamique de croissance. Avec l'arrivée de la guerre au Moyen-Orient, les perspectives économiques ont été complètement remodelées, pesant à la fois sur la croissance et sur l'inflation. L'accord de paix récent constitue une avancée majeure dans le conflit, mais la situation reste fragile et l'institution se tient prête resserrer davantage sa politique monétaire si les risques inflationnistes persistent. En Angleterre, moins de deux ans après son arrivée au pouvoir, le Premier ministre Keir Starmer a annoncé sa démission après des mois de pression. Il avait pris ses fonctions en 2024, succédant à un gouvernement impopulaire, marqué par une économie au ralenti et un pays toujours divisé par le Brexit. Avec ce départ, le Royaume-Uni s'apprête à connaître son septième Premier ministre depuis le vote sur le Brexit il y a dix ans. Cette instabilité politique sans précédent va peser à terme sur la confiance des investisseurs, pour un pays affichant déjà les coûts d'emprunt les plus élevés du G7. Sur les marchés obligataires, le rendement de l'OAT française à 10 ans évolue autour de 3,60% et reste orienté à la baisse depuis son pic de fin mai à 3,97%. Cette détente traduit des anticipations d'inflation en repli, portées par l'apaisement du conflit au Moyen-Orient et la perspective d'une paix durable.   🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, l'inflation est remontée à 1,50% en mai en rythme annuel, en raison de l'expiration des subventions publiques sur les prix de l'énergie. Dans ce contexte, la Banque du Japon indique qu'elle poursuivra le relèvement de son taux directeur et ajustera le degré d'accommodation monétaire selon l'évolution des prix. Parallèlement, l'institution surveille de près la situation au Moyen-Orient, qui pourrait peser davantage sur l'activité et l'inflation en cas de reprise des hostilités.  Par ailleurs, la Banque populaire de Chine a maintenu son taux préférentiel des prêts à un an à 3,00%, pour le treizième mois consécutif. Pour rappel, le secteur manufacturier et les exportations restent les moteurs de l'économie, tandis que la consommation des ménages et le marché immobilier marquent le pas. L'institution cherche ainsi à préserver une croissance du PIB solide, à 5,00% au premier trimestre en rythme annuel, et pourrait donc poursuivre cette orientation au cours de l'année.   🛢️ Matières premières Côté matière première, l'Iran a de nouveau fermé le détroit d'Ormuz, dans le sillage de la reprise des frappes israéliennes au Liban. Cette escalade fragilise l'accord de paix signé il y a tout juste neuf jours. Néanmoins, les attentes sur une fin prochaine du conflit se renforcent, ce qui pousse les prix du baril de pétrole Brent vers les 70 dollars. Dans ce contexte, l'inflation globale devrait s'orienter à la baisse au second semestre, à condition que le détroit d'Ormuz reste ouvert et que l'accord final se concrétise.

    5 min
  2. 🧢 Make Ormuz Open Again

    19 juin

    🧢 Make Ormuz Open Again

    Cette semaine, l'espoir d'un accord final entre Washington et Téhéran rebat les cartes. La signature d'un cessez-le-feu détend les marchés de l'énergie et fait reculer les rendements obligataires, alors que l'inflation continue de grimper des deux côtés de l'Atlantique et contraint les banques centrales à durcir le ton.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, la Réserve fédérale a choisi de maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50-3,75%. Il s'agissait de la première conférence de presse de Kevin Warsh à la tête de l'institution, alors que l'inflation atteint déjà 4,20% en mai. Le nouveau président de la banque centrale est confronté à l'accélération de la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient, alors que ses homologues japonais et européens ont déjà engagé un premier resserrement. Dans ce contexte, les marchés anticipent une hausse des taux au cours de l'année, qui pourrait intervenir plus rapidement que prévu si la dynamique inflationniste persiste.  Parallèlement, la Maison Blanche a signé un premier accord avec l'Iran. Celui-ci prévoit une fin permanente des hostilités et déclenche un compte à rebours de 60 jours pour aboutir à un accord final sur l'avenir du programme nucléaire iranien, même si Donald Trump a laissé la porte ouverte à une reprise des frappes. Cet accord a entraîné une baisse des rendements obligataires à long terme partout dans le monde, ainsi qu'une détente sur le marché de l'énergie. Dans ce contexte de paix en devenir et d'accord final en bonne voie, les pressions inflationnistes pourraient freiner à terme.    🇪🇺 Europe En Europe, l'inflation accélère encore d'un cran, avec l'indice des prix à la consommation passant de 3,00% à 3,20% au mois de mai en rythme annuel. Le constat est le même en France où l'inflation grimpe à 2,40% contre 2,20% auparavant. Tandis qu’en Allemagne, elle recule à 2,60% contre 2,90%, notamment grâce aux aides gouvernementales sur l'énergie. C'est un sujet à surveiller de près puisque l'accalmie sur les prix n'est pas pour tout de suite. Même si Ormuz rouvre rapidement, l'approvisionnement pétrolier mettra plusieurs semaines à revenir à la normale.  Du côté de l'Angleterre, la banque centrale a une nouvelle fois maintenu son taux directeur à 3,75%, se donnant le temps d'évaluer les répercussions sur l'inflation. Même si les prix se sont maintenus de manière inattendue à 2,80% en mai, la BoE prévoit que l’inflation pourrait dépasser les 3,25% au dernier trimestre. Pour y faire face, l'institution n'aura d'autre choix que d'adopter une politique monétaire plus restrictive.  Par ailleurs, la rencontre annuelle des dirigeants du G7 se tenait dans un contexte de tensions commerciales et géopolitiques. Plusieurs sujets ont été abordés, notamment la guerre en Ukraine ainsi que l'accord sur la fin du conflit au Moyen-Orient. Ce sommet a également favorisé le rapprochement entre l'Iran et les États-Unis, et il pourrait relancer la coopération entre l'ensemble des pays.    🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, les données dessinent une économie à deux vitesses. La production industrielle a progressé de 4,50% sur un an en mai, après 4,10% en avril, portée par un secteur manufacturier qui reste le moteur de l'activité. Néanmoins, les ventes au détail ont reculé de 0,60% sur un an, première contraction depuis fin 2022. Ce signal est d'autant plus notable que Pékin a multiplié ces derniers trimestres les subventions pour la consommation. La faiblesse de la demande intérieure chinoise, combinée au choc pétrolier lié à la guerre, nourrit un risque de stagflation.  En parallèle, la BOJ relève son taux à 1,00%, son plus haut niveau depuis 1995. Le vote est passé à 7 contre 1. L’objectif est de freiner la chute du yen et de calmer une inflation liée à la flambée du pétrole. Pour le Japon, dont l'endettement public est l'un des plus élevés au monde, la hausse des taux finira mécaniquement par dégrader sa situation économique et budgétaire.   🛢️ Matières premières Sur le marché des matières premières, les prix des énergies fossiles reculent à mesure que l'espoir d'un accord final se renforce. L'or suit le même mouvement et pourrait continuer à baisser, porté par l'apaisement des tensions géopolitiques et le retour progressif de l'appétit pour le risque.

    5 min
  3. 🌙 Objectif lune

    12 juin

    🌙 Objectif lune

    🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, l'inflation a accéléré à 4,20% en mai en rythme annuel, son plus haut niveau depuis 2023. Il s'agit de la troisième hausse mensuelle consécutive, le rythme ayant presque doublé depuis le mois de mars. Dans ce contexte, Kevin Warsh, réputé pour sa posture accommodante, devrait privilégier le statu quo. Toutefois, attendre pourrait être un pari risqué, puisque le pouvoir d'achat des ménages américains s'érode déjà et une intervention trop tardive rendrait l'inflation d'autant plus difficile à maîtriser.  En parallèle cette semaine, l'attention se porte sur SpaceX, qui fait son entrée en bourse ce vendredi avec une valorisation cible de 1 750 milliards de dollars, ce qui en fait la plus grande introduction de l'histoire. Dans ce contexte, cette opération attire des capitaux du monde entier vers les marchés américains. À plus long terme, ce succès pourrait renforcer la domination technologique et financière des États-Unis, alors que la conquête spatiale devient un enjeu stratégique majeur face à la Chine.    🇪🇺 Europe De l'autre côté de l'Atlantique, la BCE a relevé ses taux directeurs à 2,25%, une première depuis septembre 2023. Face à une inflation à 3,20% au mois de mai, l'institution a choisi de prioriser la lutte contre la hausse des prix, refusant de reproduire l'erreur de 2022, lorsqu'elle avait agi trop tard. Toutefois, ce resserrement intervient alors que le PIB de la zone euro s'est contracté de 0,20% au premier trimestre, et pourrait ralentir davantage l'économie, au risque de la pousser vers la récession. Par ailleurs, Emmanuel Macron a réuni le G7 et appelé les Américains, les Chinois et les Européens à coordonner d'urgence leurs politiques économiques afin de réduire les déséquilibres commerciaux mondiaux. Il pointe la surproduction chinoise, la surconsommation américaine et le sous-investissement européen. Une telle coopération pourrait aider les économies en perte de vitesse à traverser une période particulièrement difficile, marquée par les tensions commerciales et géopolitiques.   🇨🇳🇯🇵 Asie En Chine, l'inflation des prix à la consommation stagne à 1,20%, tandis que les prix à la production progressent de 3,90% en mai en rythme annuel, portés par la hausse des coûts de l'énergie. Aujourd'hui, les entreprises absorbent cette hausse des coûts dans leurs marges, la consommation chinoise étant trop faible pour leur permettre de la répercuter sur les prix de vente. Mais si ces tensions persistent, le consommateur pourrait finir par en payer le prix, entraînant une remontée des prix à la consommation. Sur le plan diplomatique, Xi Jinping s'est rendu en Corée du Nord afin de resserrer les liens avec son allié. Un rapprochement qui interroge, puisqu'il pourrait à terme faciliter l'accès de la Corée du Nord à l'armement chinois et donc accroître la menace sur la région. 🛢️ Matières premières Au Moyen-Orient, la situation s'est de nouveau tendue avec des échanges de tirs entre les deux camps, alors même que des négociations étaient engagées depuis plusieurs semaines. En réaction, Téhéran a annoncé une nouvelle fermeture du détroit d'Ormuz. Pour rappel, la flambée des cours du pétrole ces dernières semaines pèse sur la croissance mondiale et alimente l'inflation, plaçant les banques centrales face à un exercice particulièrement délicat. D'après l'EIA, le trafic ne pourrait reprendre qu'au troisième trimestre 2026, pour une normalisation espérée début 2027.

    4 min
  4. ⏳ 100 DAYS LATER

    5 juin

    ⏳ 100 DAYS LATER

    Cette semaine, cela fait bientôt 100 jours que le conflit avec l'Iran dure, sans qu'aucun accord ne se concrétise malgré les promesses répétées de Washington. En Asie, le bras de fer entre la Chine et le Japon franchit un nouveau cap autour de Taïwan, faisant planer une menace sur les chaînes d'approvisionnement régionales.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les dernières données sont contrastées. Le rapport JOLTS fait état de 7,6 millions d'offres d'emploi en avril, soit une progression de 10% sur un seul mois, tandis que l'indice ISM manufacturier remonte à 54, son plus haut niveau depuis 2022, signe d’une activité industrielle en expansion. Dans le même temps, le dernier Beige Book de la Réserve fédérale confirme une inflation qui accélère dans l’ensemble du pays, jusqu'à atteindre 3,80% en avril. Cette situation éloigne le scénario d'un assouplissement monétaire et pourrait bien compliquer la tâche de Kevin Warsh, nommé spécifiquement par Donald Trump pour faire baisser les taux. Il fait désormais face à un marché du travail qui se porte bien et à une inflation qui s’emballe, si bien qu'il pourrait être contraint de les relever au cours de l'année 2026. Enfin, Jerome Powell s'est exprimé le week-end dernier. Désormais simple gouverneur après avoir dirigé la Fed pendant huit ans, il a fait le choix de conserver son siège plutôt que de partir comme l'ont fait tous ses prédécesseurs. Il en a profité pour mettre en garde contre les pressions exercées sur la banque centrale et a rappelé qu'une baisse des taux décidée pour des raisons politiques ferait courir un risque sérieux à l'économie américaine, alors que l'inflation accélère.   🇪🇺 Europe En Europe, l'inflation accélère encore d'un cran, avec l’indice des prix à la consommation qui passe de 3,00% à 3,20% au mois de mai en rythme annuel. En France, le PIB se contracte de 0,10% au premier trimestre, et un nouveau repli ferait entrer le pays en récession. Dans la foulée, le PMI manufacturier repasse sous les 50, ce qui traduit une contraction de l'activité industrielle. En Allemagne, les nouvelles sont plus encourageantes, avec un chômage en léger repli et une inflation qui ralentit à 2,60% en mai contre 2,90% auparavant, ce qui pourrait constituer un signal accommodant pour la BCE.  Au Royaume-Uni, lors d'un discours, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a estimé qu'une hausse du taux directeur pourrait ne pas être nécessaire, malgré le choc inflationniste lié au conflit au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit. Selon lui, une telle hausse serait injustifiée compte tenu de la faiblesse des perspectives économiques britanniques. Parallèlement, la BOE accepte de tolérer temporairement une inflation supérieure à la cible de 2,00%. Toutefois, il faudra rester vigilant face au risque qu'une inflation persistante finisse par fragiliser durablement la croissance.     🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, les tensions entre la Chine et le Japon ont franchi un nouveau cap cette semaine. Lors d'un forum sur la défense à Singapour, Tokyo a accusé Pékin de manquer de transparence militaire, sur fond de désaccord autour de Taïwan, île que la Chine cherche à contrôler. Fin 2025, le Japon avait déclaré qu'il pourrait intervenir militairement en cas d'attaque chinoise contre l'île. Depuis, la Chine multiplie les sanctions économiques et le tourisme chinois vers l'archipel s'est effondré. Si le dialogue ne se rétablit pas dans les prochaines semaines, la situation pourrait fragiliser durablement les chaînes d'approvisionnement régionales.   🛢️ Matières premières Du côté du Moyen-Orient, Donald Trump assure une nouvelle fois qu'un accord avec l'Iran est imminent. Pourtant, Téhéran a suspendu l'ensemble des négociations et s'engage à maintenir la fermeture totale du détroit d'Ormuz, allant jusqu'à envisager de bloquer aussi celui de Bab el-Mandeb, autre artère du commerce pétrolier. Cela fait désormais bientôt 100 jours que l'on entend la promesse d'un accord sur le point d'aboutir, sans qu'il ne se concrétise. Dans l'intervalle, le baril oscille toujours autour des 100 dollars, ravivant la crainte d'un choc énergétique durable.

    5 min
  5. 🌡️ No country for oil men

    29 mai

    🌡️ No country for oil men

    Cette semaine, les négociations américano-iraniennes dominent l'actualité économique entre espoirs d'accord et nouvelles frappes militaires. Les marchés pétroliers restent sous tension, tandis que des deux côtés de l'Atlantique, l'inflation s’installe.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les discussions entre Washington et Téhéran envoient des signaux plus constructifs, bien que Donald Trump maintienne la menace de nouvelles frappes si l'Iran ne cède pas. Cette incertitude continue de peser sur les marchés et sur les cours du pétrole. Depuis le début du conflit, l'impact inflationniste pousse progressivement les deux parties à rechercher un accord. Un échec des négociations et une reprise du conflit exposerait l'économie mondiale à un choc inflationniste sans précédent qui ferait pâlir les crises pétrolières des années 1970.  Par ailleurs, le PCE core, indicateur privilégié de la Fed, accélère à 3,20% en rythme annuel contre 3,00% le mois précédent, confirmant que les pressions inflationnistes restent bien ancrées. Dans ce contexte, la Fed devrait maintenir ses taux inchangés, ce qui pourrait contraindre Kevin Warsh, qui a un profil dovish, à écarter toute perspective de baisse de taux à moyen terme.   🇪🇺 Europe En Europe, la BCE tire la sonnette d'alarme dans sa dernière Revue de stabilité financière semestrielle. L'institution avertit que les marchés financiers pourraient subir une correction brutale et significative, les investisseurs sous-estimant des risques majeurs, notamment liés aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les prix des actifs demeurent élevés par rapport aux normes historiques, avec de nouveaux records enregistrés sur les indices à travers le monde. Dans ce contexte, les taux souverains pourraient se montrer particulièrement volatils, puisqu'une chute des indices actions ferait mécaniquement baisser leurs rendements. Pour autant, le ton de l’institution reste hawkish et les marchés s’attendent à un resserrement monétaire en juin.  Du côté de l'Allemagne, les signaux s'améliorent progressivement. Le PIB a progressé de 0,30% au premier trimestre 2026, conformément aux attentes, tandis que l'indice IFO du climat des affaires s'est établi à 84,9 points en mai, au-dessus du consensus. Parallèlement, le rendement du Bund a reculé dans le sillage d'un accord entre les États-Unis et l'Iran. Si l’accord se concrétise, il entrainera la baisse des anticipations d’inflation, et donc des rendements obligataires.    🇨🇳🇯🇵 Asie Au Japon, la BoJ a dévoilé une nouvelle mesure de l'inflation, excluant les facteurs ponctuels comme les subventions gouvernementales afin d'isoler la tendance de fond de l'inflation. Elle ressort à 2,80% en avril contre 2,50% en mars, bien au-dessus de l'IPC officiel à 1,40%, ce qui suggère que l'inflation est plus persistante que ne le laissent croire les chiffres globaux. Aujourd’hui, le Japon reste très exposé aux prix de l'énergie importée. Pour les marchés, la question est de savoir si le Japon entre dans un régime d'inflation durable après des décennies de faible croissance des prix. Pour l'instant, les données d'avril renforcent la perspective d'une politique plus restrictive pour le reste de l’année.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, les marchés pétroliers fluctuent au gré des négociations entre les États-Unis et l'Iran. L’accord vise à mettre fin au conflit actuel et à rouvrir totalement le détroit d'Ormuz. L'Iran exige la mise en place d'un système de péage maritime, une condition que les États-Unis refusent. De son côté, les États-Unis demandent le retrait de l'uranium hautement enrichi du territoire iranien, ce que Téhéran rejette. La tension est remontée après de nouvelles frappes militaires américaines contre des installations iraniennes. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’institution craint un risque de déficit de pétrole cet été en raison du pic de la demande estivale et du manque d'offre en provenance du Moyen-Orient. L’accord tant attendu pourrait permettre de faire freiner les pressions inflationnistes.

    4 min
  6. 🍸 Bonds, James Bonds

    22 mai

    🍸 Bonds, James Bonds

    Cette semaine, le bras de fer entre Washington et Téhéran continue de peser sur les marchés. Tant qu'aucun accord ne se dessine, le pétrole reste à des niveaux élevés et alimente les tensions inflationnistes, poussant les investisseurs à exiger une prime de risque sur la dette souveraine.   🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, Kevin Warsh a officiellement pris les rênes de la Réserve fédérale, succédant à Jerome Powell dans un contexte particulièrement délicat. Sa confirmation par le Sénat avec seulement 54 voix contre 45, le vote le plus serré de l'histoire pour un président de l’institution, illustre à lui seul les tensions qui entourent l'institution. Dans les minutes de la Fed, une majorité des responsables de la Réserve fédérale a d'ailleurs averti que la banque centrale devrait probablement envisager de relever les taux si l'inflation se maintenait durablement au-dessus de leur objectif de 2,00%. D'après l'outil FedWatch, la probabilité d'une hausse d'ici décembre ressort désormais à 55%. Donald Trump, qui réclamait une baisse des taux à Jerome Powell, pourrait découvrir que son favori devrait finalement les relever. Du côté macroéconomique, les prix à la production ressortent à 1,40% en rythme mensuel, soit le double du mois précédent, confirmant que la hausse des coûts se propage désormais à l'ensemble de l'économie. Dans ce contexte, le taux souverain américain à 30 ans a franchi le seuil des 5,00% pour la première fois depuis 2007, signe que les marchés exigent désormais une prime plus élevée face au risque inflationniste.    🇪🇺 Europe De l'autre côté de l'Atlantique, la zone euro voit sa croissance nettement ralentir, avec un PIB en hausse de seulement 0,80% sur un an au premier trimestre, son niveau le plus faible depuis plus de deux ans. Parallèlement, l'inflation accélère à 3,00%, portée par le choc pétrolier. Dans cette situation, la BCE devra trancher lors de sa réunion de juin, prise entre une inflation qui repart et une activité qui faiblit, alors que les taux de la zone euro progressent face au risque de stagflation. Face à ce constat, la Commission européenne a révisé à la baisse sa prévision de croissance qui ne devrait être que de 1,10%, contre 1,40% annoncé à l'automne dernier. En France, la conjoncture se dégrade davantage, avec un chômage qui remonte à 8,10% au premier trimestre, son cinquième trimestre consécutif de hausse. L'inflation atteint quant à elle 2,20% sur un an en avril, au plus haut depuis 2024. Désormais, l’OAT 30 ans flirte avec les 3,85%, un niveau inédit depuis la crise des subprimes. Or l'AFT prévoit de lever 310 milliards d'euros sur les marchés en 2026, ce qui pourrait alourdir à nouveau la dette de l'Hexagone. Au Royaume-Uni, le PIB affiche une croissance de 0,60% sur le trimestre, supérieure aux attentes, mais ce rebond repose surtout sur une reconstitution des stocks et masque une dynamique de fond bien plus fragile. Côté inflation, les prix refluent à 2,80% en avril, un répit de courte durée alors que la Banque d'Angleterre s'attend déjà à de nouvelles hausses dans les mois à venir, portées par le choc pétrolier.   🇨🇳🇯🇵 Asie En Asie, la Banque populaire de Chine a maintenu ses taux d'intérêt inchangés pour la douzième fois consécutive. Dans le même temps, son taux de chômage a reculé à 5,20%, un signe de résilience du marché du travail malgré une demande intérieure qui reste fragile. Par ailleurs, la question de Taïwan s'est imposée comme l'enjeu central des relations sino-américaines à l'issue de la visite de Donald Trump à Pékin. Les États-Unis arrivent affaiblis dans les négociations, après avoir échoué à faire plier la Chine sur les droits de douane, notamment à la suite de l'embargo chinois sur les terres rares. Désormais, Washington a besoin de Pékin pour contribuer à résoudre la crise dans le détroit d'Ormuz. Le président américain a qualifié les ventes d'armes à l'île de « très bon atout de négociation », laissant craindre que la sécurité de Taïwan ne pèse dans la balance. Au Japon, le produit intérieur brut a progressé de 2,10% en rythme annuel, porté par la solidité des exportations et de la consommation. Toutefois, la croissance devrait ralentir au cours des prochains trimestres, à mesure que s'intensifient les retombées du conflit au Moyen-Orient, le pays restant fortement dépendant du pétrole en provenance de cette région. Dans ce contexte, le taux souverain japonais à 10 ans a atteint un sommet de vingt-neuf ans et frôle désormais les 2,70%, témoignant des tensions qui pèsent sur les perspectives économiques.   🛢️ Matières premières Du côté des matières premières, le Brent évolue autour des 110 dollars, après avoir quasiment doublé depuis le mois de janvier. Parallèlement, l'AIE et l'OPEP s'accordent sur une révision à la baisse de la demande pour le reste de l'année, puisque la hausse des prix pèse directement sur la consommation. Par ailleurs, l'Iran continue d'utiliser le détroit d'Ormuz comme levier de pression, alors que les stocks mondiaux s'épuisent à un rythme record selon l'AIE. Les prix restent volatils, tiraillés entre les signaux contradictoires autour d'un éventuel accord entre Washington et Téhéran. S'il se concrétise, celui-ci permettrait un reflux progressif vers des niveaux plus soutenables. Ce contexte bouleverse également les anticipations monétaires. Alors que les banques centrales envisageaient des baisses de taux dès le mois de janvier, c'est désormais le scénario inverse qui s'impose. Le choc pétrolier relance l'inflation et fait peser un risque de stagflation, avec une pression simultanée sur les prix et sur la croissance.

    6 min
  7. 🛋️ La guerre est un long tweet tranquille

    13 mai

    🛋️ La guerre est un long tweet tranquille

    Cette semaine, les négociations irano-américaines sont au point mort tandis que l'inflation continue de se diffuser dans l'économie mondiale, poussant les investisseurs à enterrer définitivement le scénario de baisses de taux.   🇺🇸 États-Unis Aux États-Unis, les semi-conducteurs ont propulsé Wall Street vers de nouveaux records, malgré des tensions persistantes dans le détroit d'Ormuz. Dans ce contexte, l'inflation continue d'accélérer, avec l’indice des prix à a consommation en hausse à 3,80% en glissement annuel, bien loin de l'objectif des 2,00% fixé par la Réserve fédérale. Le choc énergétique se diffuse désormais plus largement dans l'économie, et les investisseurs ont abandonné le scénario de baisses de taux. Un possible resserrement monétaire est désormais sur la table, ce qui pourrait fragiliser l’économie américaine. En parallèle, l'enquête ADP sur l'emploi dans le secteur privé confirme la résilience du marché du travail, avec 115 000 créations de postes en avril, contre 65 000 attendues. Cette donnée illustre à quel point le consensus s'est inversé depuis l'année dernière, où les craintes portaient sur un emploi fragile et justifiaient un assouplissement monétaire. Désormais, avec un marché du travail solide et le conflit en Iran qui maintient les pressions inflationnistes, c'est la lutte contre l'inflation qui s'impose comme la priorité pour la Fed. C'est dans ce climat que Kevin Warsh, favori de Donald Trump, s'apprête à prendre les rênes de l'institution, et il pourrait bien avoir du mal à honorer sa promesse d'abaisser les taux.    🇪🇺 Europe  En Allemagne, l'inflation mesurée par l’IPC a progressé de 2,90% sur un an en avril, atteignant son plus haut niveau depuis 2024. Les carburants flambent de plus de 26% sur un an, le fioul domestique de plus de 55%. Et le pire pourrait être à venir, l'institut IFO signale que de plus en plus d'entreprises en Allemagne envisagent d'augmenter considérablement leurs prix, ce qui pourrait maintenir durablement l'inflation à des niveaux élevés. Dans la zone euro, l'activité manufacturière affiche un net rebond selon les dernières enquêtes PMI. Toutefois, ce regain reste fragile, puisqu'il repose essentiellement sur une constitution préventive des stocks, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient et de hausse des coûts de transport et d'énergie. De nombreuses entreprises ont ainsi avancé leurs commandes, ce qui laisse entrevoir un ralentissement marqué de l'activité une fois ces stocks résorbés.   🇨🇳🇯🇵 Asie  Du côté de l'Asie, la Chine publie cette semaine des chiffres d'inflation qui dépassent les attentes. L'IPC progresse de 1,20% en avril, au-dessus du consensus de 0,90%, soutenu par la demande de voyages et la hausse des prix de l'énergie. Mais c'est l'IPP qui retient l'attention, ressortant à 2,80% sur un mois, son plus haut niveau depuis quatre ans, largement au-dessus des prévisions de 1,70%. La Chine, importateur majeur de pétrole iranien, subit de plein fouet la fermeture du détroit d'Ormuz, ce qui se répercute sur l'ensemble de ses coûts industriels. Sur le plan géopolitique, à quelques jours de la rencontre avec Donald Trump, Pékin réaffirme son opposition à toute vente d'armes américaines à Taïwan. Alors que le conflit lancé contre l'Iran pourrait se prolonger, Taïwan voit d'un œil inquiet l'attention de la première puissance mondiale se détourner de la région indo-pacifique.    🛢️ Matières premières Au Moyen-Orient, les négociations entre l'Iran et les États-Unis sont au point mort. Téhéran a proposé de mettre fin à la guerre en échange de la levée du blocus naval américain, tout en refusant de démanteler ses installations nucléaires, une proposition rejetée par la Maison Blanche. Selon l’agence internationale de l’énergie (IEA), même si le détroit rouvre en juin, les flux de pétrole mettront du temps à revenir à la normale et les prix resteront à des niveaux supérieurs à ceux d'avant-guerre, pour le reste de l’année. Parallèlement, ces désaccords font monter les tensions et, le détroit n’est pas près de rouvrir tant qu’aucun terrain d’entente n’aura été trouvé.

    5 min
  8. 🚨 Stagfiction

    6 mai

    🚨 Stagfiction

    Cette semaine, le spectre de la stagflation plane sur les grandes économies mondiales, forçant les banques centrales à revoir leurs trajectoires dans un environnement où l'inflation repart à la hausse, et où la croissance s'essouffle.   🇺🇸 États-Unis  Aux États-Unis, les négociations entre Washington et Téhéran marquent le pas. La république islamique a soumis une nouvelle proposition jugée insatisfaisante par la Maison Blanche, poussant Donald Trump à annuler le déplacement de ses émissaires à Islamabad. L'Iran souhaite rouvrir le détroit d'Ormuz et obtenir la levée du blocus naval américain, tout en repoussant à plus tard les discussions sur le nucléaire, un plus tard qui risque de devenir jamais. Dans ce contexte, le PCE Core a accéléré à 3,20% en rythme annuel, son plus haut niveau depuis plus de 3 ans. Les États-Unis se retrouvent donc coincés avec une inflation croissante et un détroit d'Ormuz frappé par l’immobilisme, ce qui accentue le risque de stagflation pour l'économie américaine.  En parallèle, la Réserve fédérale a choisi de maintenir ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50-3,75%. Il s'agissait de la dernière conférence de presse de Jérôme Powell en tant que président de l'institution, son mandat s'achevant officiellement le 15 mai après huit années de loyaux services. La passation se fera avec Kevin Warsh, favori de Donald Trump et partisan de baisses de taux comme le souhaite la Maison Blanche. Néanmoins, lors de son audition devant le Sénat, ce dernier s'est montré bien plus rassurant sur la conduite de la politique monétaire. Il faudra donc rester très attentif, car le contexte inflationniste actuel ne se prête pas à un assouplissement monétaire, le sujet étant d’entériner la crédibilité de l’institution et du dollar.   🇪🇺 Europe  En Europe, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés pour la septième fois consécutive, tout en évoquant l'option d'un resserrement monétaire dès le mois de juin. Et pour cause, l'inflation en zone euro ressort à 3,00% en rythme annuel en avril, nettement au-dessus de la cible des 2,00%, tirée notamment par la France à 2,20% et l'Allemagne à 2,90%. Parallèlement, la croissance déçoit, avec un PIB zone euro à 0,10% au premier trimestre contre 0,20% attendu, et une France à l'arrêt avec une croissance trimestrielle nulle. La zone euro se retrouve donc prise en étau entre une inflation persistante et une croissance qui s'essouffle, ce qui place l'institution dans une position délicate pour les prochaines semaines. Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre a également maintenu ses taux directeurs inchangés, adoptant un ton plus restrictif face à une inflation qui repart à la hausse, tirée principalement par la hausse des prix de l'énergie. Avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, la trajectoire des prix semblait pourtant converger vers l'objectif de 2,00%, ouvrant la voie à un possible assouplissement monétaire. Ce scénario semble désormais compromis et selon l'évolution du conflit, la BOE pourrait durcir davantage sa politique monétaire dans les prochains mois, notamment si les prix du pétrole se maintiennent à des niveaux élevés.   🇨🇳🇯🇵 Asie Du côté de l'Asie, la Banque du Japon a maintenu ses taux directeurs à 0,75%, malgré des dissensions au sein du conseil. L'institution alerte parallèlement sur un ralentissement de la croissance et une hausse de l'inflation, une configuration qui ressemble à de la stagflation, sans toutefois employer le terme. La BOJ confirme qu'elle poursuivra ses hausses de taux en 2026, marquant un tournant après des décennies de politique ultra-accommodante. Relever les taux reste toutefois un exercice périlleux, puisque cela permettrait certes de soutenir le yen et de limiter l'inflation importée, mais renchérirait le coût des nouveaux emprunts dans un pays dont la dette dépasse déjà 235% du PIB. En Chine, le secteur manufacturier enregistre son cinquième mois consécutif d'expansion en avril. L'indice PMI progresse à 52,2 contre 50,8 en mars, s'éloignant davantage du seuil des 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Malgré les turbulences au Moyen-Orient, la production des usines chinoises a augmenté à son rythme le plus rapide en près de deux ans, soutenue par une forte demande, un signal encourageant pour la trajectoire économique du pays en 2026.    🛢️ Matières premières  Du côté des matières premières, les tensions entre Washington et Téhéran ne montrent aucun signe d'apaisement, et le Brent oscille désormais autour des 110 dollars le baril. Les négociations sont au point mort, le blocus devrait se prolonger encore plusieurs mois, et même en cas d'accord, la normalisation des flux pétroliers prendra du temps. C'est dans ce contexte que les Émirats arabes unis ont officiellement quitté l'OPEP le 1er mai, mettant fin à 58 ans de présence au sein du cartel. Troisième producteur de l'organisation avec environ 15% de la production totale, Abou Dhabi souhaite désormais produire librement, sans se soucier des quotas imposés par l'Arabie saoudite. Ce départ menace l'unité du cartel et affaiblit sa capacité à contrôler les prix du pétrole. Au-delà du pétrole, le détroit d'Ormuz perturbe également l'approvisionnement en hélium, une matière première indispensable à la fabrication des semi-conducteurs. Le Qatar, deuxième producteur mondial, concentre environ un tiers de l'offre globale, et les tensions dans la région ont sérieusement endommagé ses capacités de production. Si le blocage se prolonge, c'est toute la chaîne des semi-conducteurs qui pourrait être affectée, avec des conséquences directes sur le narratif IA, l'un des derniers remparts contre la récession aux États-Unis.

    6 min
5
sur 5
5 notes

À propos

Bienvenue dans "What DAF’ck”, le rendez-vous hebdo pour celles et ceux qui veulent comprendre ce qui secoue l’économie mondiale et agite les marchés financiers. Animé par l’équipe de Widoowin Cross Asset Solutions, ce podcast économique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisée et sans détour de l’actualité :🇺🇸 États-Unis, 🇪🇺 Europe, 🇨🇳 Asie, taux d’intérêt, inflation, matières premières, géopolitique. Chaque vendredi, nous vous résumons l’actualité économique et financière mondiale.  📊 Ici, des faits, de l’analyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient. Que vous soyez en train de conduire, de faire votre jogging ou sur votre lieu de travail, "What DAF’ck” vous accompagne partout grâce à son format podcast.  🎧 Disponible sur Spotify, Apple Podcasts, Deezer, et toutes les plateformes. À écouter n’importe où : en voiture, au bureau, en marchant.  💼 Pensé pour les DAF, RAF, trésoriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres.What DAF’ck, c’est l’économie mondiale, chaque semaine, sans filtre.Un podcast imaginé, produit et réalisé par l’équipe Widoowin Cross Asset Solutions.