Swim Smart : natation, respiration et technique pour mieux nager

Théo Cupcic

Pour les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.

  1. 22 hr ago

    Elle a nagé 70,5 km sans dormir : les 30 heures de Marion Coudert dans le Lac Léman

    Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne. Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI. Voici ce qu'il a choisi de te dire, avec ses mots. « Ton corps est capable de faire tellement de choses si ton mental suit. » — Marion Coudert Jusqu’où peut-on aller en avançant une demi-heure après l’autre ? Marion Coudert est nageuse d’ultra-distance, triathlète amateur et coach. En juillet 2026, elle est devenue la première Française à traverser le lac Léman dans sa longueur sans combinaison : 70,5 km parcourus en 29 h 55, sans dormir et sans jamais toucher le bateau d’assistance. Pourtant, son histoire n’a pas commencé par un défi de 70 km. Elle a d’abord nagé 5 km, puis 10, avant une double traversée du lac Windermere et une traversée de la Manche en 15 h 25. Une progression patiente qui montre que l’extraordinaire se construit souvent par étapes très ordinaires. Dans cet épisode de Swimsmart, Marion raconte ce qui se passe réellement derrière une telle performance : neuf mois de préparation spécifique, 15 à 20 heures de natation par semaine, des séances allant jusqu’à 28 km en piscine, des ravitaillements toutes les 30 minutes, deux nuits dans l’eau et une équipe de six personnes à bord du bateau. On parle aussi de technique, de flottaison, des différences entre la mer et le lac, du froid, de la chaleur, des courants, des méduses, de l’isolement et du burn-out qu’elle a connu après la Manche. Surtout, Marion explique comment elle a appris à ne plus penser aux heures restantes : seulement au prochain ravitaillement. 🏊🏼‍♀️ Notre invitée : Instagram : https://www.instagram.com/marionswimsacross LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/marioncoudert 📝 Quelques punchlines à retenir : • « Être assez bon nageur pour sortir de la natation sans être absolument crevé. » • « Une bonne technique, ça t’aidera toujours plus que de la puissance. » • « Il faut juste être prêt à pouvoir nager le plus longtemps possible et continuer à nager quoi qu’il se passe. » • « Quinze heures, ça ne fait que trente demi-heures. » • « C’est un sport individuel, mais je ne pourrais pas le faire si je n’avais pas six personnes sur le bateau à côté de moi. » • « Si ton esprit ne lâche pas, tu peux continuer à avancer. » 💡 Le conseil de Marion Ne regarde pas le défi tout entier. Vise le prochain ravitaillement, la prochaine demi-heure, la prochaine étape. Continue à manger, à boire et à avancer : un passage difficile ne prédit pas forcément comment tu te sentiras une heure plus tard. 🤔 Et pour finir ? Quel est le défi qui vous paraît encore impossible aujourd’hui, mais dont vous pourriez déjà franchir la première étape ? Partagez cet épisode à la personne avec qui vous aimeriez vous lancer — même si, pour commencer, ce n’est « que » 5 km.

    Elle a nagé 70,5 km sans dormir : les 30 heures de Marion Coudert dans le Lac Léman
  2. 2 days ago

    Savoir nager en piscine ne suffit pas en mer · avec Nicolas Hamy

    Un bassin est un environnement construit pour toi. L'eau est claire, tiède, sans mouvement. Le fond est visible et plat. Le mur est à vingt-cinq mètres. Quelqu'un te regarde. Enlève ces cinq éléments et tu n'as plus la même activité. C'est le point que Nicolas Hamy martèle dans cet épisode, et il vaut pour n'importe quel nageur de piscine à l'aise sur ses longueurs. Ce qui change, dans l'ordre où tu vas le sentir : tu ne vois plus le fond, et ton corps réagit avant ton cerveau. L'eau est plus froide, donc ta respiration se dérègle sur les premières secondes. Il y a du courant ou de la houle, donc ton allure ne dit plus rien de ta position. Et il n'y a pas de mur, donc pas de point d'arrêt gratuit toutes les vingt-cinq secondes. Nicolas Hamy est ancien directeur de centre aquatique. Maître-nageur, chef de bassin, directeur, puis directeur multi-sites, avant de passer côté conseil et formation. Il est aussi coordinateur de formation BPJEPS. Et il ne parle pas de tout ça depuis l'extérieur. Il n'a jamais pu se mettre au triathlon pour cette raison précise : il a besoin de voir le fond. Il le décrit sans se protéger, avec l'idée qu'il pourrait y avoir quelque chose en dessous et qu'il ne voit pas ses pieds. Si tu ressens la même chose, cela ne dit rien de ton niveau de nage. Cela dit que tu changes de milieu, et que le milieu demande son propre apprentissage. Il raconte aussi un colloque européen sur le savoir nager où neuf pays étaient réunis. La France est celui qui compte le plus de structures, le plus de professionnels, et les formations les plus longues. Ce n'est pas elle qui obtient les meilleurs résultats. Sa lecture tient en deux points : la culture de l'eau, qui manque à beaucoup d'enfants avant même leur première séance à l'école, et le décalage entre l'endroit où l'on apprend et l'endroit où l'on se noie, qui n'est presque jamais la piscine surveillée. Il parle enfin d'intelligence collective, de ce que le poste de directeur lui a appris et de ce qu'il empêchait de voir, et de l'échéance à laquelle il se dit optimiste : vingt ans, pas deux. Retrouver Nicolas Hamy sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/nicolas-hamy-3b0546157 Dixième et dernier des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour identifier ce qui te bloque dans ta progression, fais le diagnostic Swim Smart

    Savoir nager en piscine ne suffit pas en mer · avec Nicolas Hamy
  3. 4 days ago

    Eau libre : apprivoiser la mer et nager 35 km · Sarah Maalej

    Swim Smart a deux ans ce mois-ci. Je coupe les deux dernières semaines d'août, mais le podcast continue. J'ai proposé des cartes blanches à quelques personnes qui comptent pour Swim Smart : l'angle, la forme, le ton, la longueur, tout leur appartient. Je n'ai rien écouté avant la mise en ligne. Celle-ci est signée Ermanno DI MICELI. Voici ce qu'elle a choisi de te dire, avec ses mots. 🌊 « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. » — Sarah MAALEJ Sarah est juriste en droit médical et pharmaceutique. Elle travaille, compose avec une vie personnelle bien remplie … et nage en moyenne cinq fois par semaine. Son terrain de jeu favori ? La mer. Après avoir connu les bassins dès l’adolescence, atteint un niveau national en dos, puis complètement rejeté la natation, Sarah a découvert l’eau libre. Une révélation qui l’a conduite jusqu’à une nage de 35 km réalisée en 11 h 30 au large de Marseille. Aujourd’hui, elle regarde vers Gibraltar, la traversée de la Manche et l’Enduroman "Arc to Arch", ce "triathlon" hors normes reliant Londres à Paris. Dans cet épisode enregistré depuis le Cercle des Nageurs de Marseille, nous parlons : 🏊‍♀️ des différences entre bassin et eau libre ;🌊 de l’orientation, des courants et de la gestion de l’inconnu ;🧭 des exercices à réaliser en piscine pour préparer la mer ;💨 du travail de respiration et de vélocité ;🛟 de la sécurité et du matériel indispensable ;🍌 du ravitaillement pendant une longue traversée ;📈 de la construction d’une préparation de 8 à 12 semaines ;🧠 de la régularité, du plaisir et de la nécessité de sortir de sa zone de confort. Sarah rappelle également une règle essentielle : lorsqu’on prépare une longue distance, la vitesse compte, mais le foncier reste la fondation. 🏃🏼‍♀️ Notre invitée * Strava : https://www.strava.com/athletes/22825015 * Instagram : https://www.instagram.com/sarahmaalej * Liinkedin : https://www.linkedin.com/in/sarah-maalej-266222149 * sa première apparition dans un podcast : https://devenirtriathlete.com/episodes/469-plan-a-plan-z-reussir-autrement-avec-sarah-maalej-86c2d4d3 📝 Quelques phrases à retenir • « On ne regrette jamais d’avoir fait une séance. Par contre, on regrette de ne pas y être allé. »• « Avant d’aller sur du travail de vitesse, il faut déjà avoir le foncier. »• « Dans l’eau, c’est le silence qui règne. C’est toi avec toi-même. »• « Le coach va me faire travailler des choses que je n’ai pas l’habitude de travailler. »• « L’eau libre est un milieu hostile, donc on ne fait pas n’importe quoi. »• « Pour progresser en natation, c’est la répétition qui rend le geste de plus en plus efficient. » 💡 Le conseil de Sarah « Juste y aller. Que ce soit pour 300 mètres, 1 000 mètres ou 10 000 mètres, on s’en fout. Mais juste aller nager. » Si votre objectif consiste simplement à nager une fois par semaine, faites-le vraiment chaque semaine. Une séance hebdomadaire représente 52 séances dans l’année : bien davantage que quatre semaines très intensives suivies de plusieurs mois d’arrêt. 🤔 Et vous ? Qu’est-ce qui vous retient encore de nager en eau libre : le froid, les vagues, l’orientation, la peur de ne pas voir le fond ou le manque de technique ? Partagez cet épisode avec la personne que vous aimeriez embarquer pour votre prochaine sortie en mer ou en lac. Retrouvez tous les épisodes et les ressources du podcast : https://devenirtriathlete.com Et rejoignez le club Devenir Triathlète sur Strava : https://www.strava.com/clubs/DevenirTri

    Eau libre : apprivoiser la mer et nager 35 km · Sarah Maalej
  4. 5 days ago

    Conseils de natation sur les réseaux : reconnaître le bon du mauvais · Lauriane Gerbaudo

    Il y a une phrase qui doit t'alerter immédiatement quand tu l'entends au bord d'un bassin : « attention, tu vas couler ». Ce qui reste dans la tête de celui qui l'écoute, c'est le mot couler. La consigne ne dit pas quoi faire, elle installe l'image du problème. Lauriane Gerbaudo est maître-nageuse et ancienne entraîneure de club. Elle publie sur Instagram depuis un an, en partant des questions que personne n'ose poser au bord du bassin. Dans quel sens on nage dans une ligne d'eau. À quoi sert cette horloge à quatre aiguilles que tout le monde regarde sans savoir la lire. Sa vidéo sur le chronomètre mural a fait réagir : certains ont trouvé ça évident au point de s'en scandaliser en commentaire, et elle a des nageurs qui lui posent encore la question, dont un il y a trois jours. Elle donne ses critères pour trier ce que tu lis sur la natation, et ils ne parlent jamais du nombre d'abonnés. La négation employée avec un débutant. L'affirmation qu'il n'existe qu'une seule bonne manière de nager, alors qu'une personne de trente ans et une personne de soixante-dix n'ont pas la même mobilité d'épaules. Et celui qui donne des exercices qu'il n'a jamais testés lui-même. Elle le raconte pour elle : le jour où un élève lui a demandé comment on respirait dans l'eau, elle s'est rendu compte qu'elle n'avait jamais regardé sa propre respiration, et elle est retournée nager pour vérifier. Son dernier critère est positif, et c'est celui qui compte : une seule publication ne suffit pas à juger. Il y a des vidéos faites pour faire rire, et c'est légitime. Ce qui compte est ce qu'il y a derrière, quand la personne parle vraiment de son métier. Elle aborde aussi l'angle mort dont elle voulait parler, et il concerne directement les nageurs adultes. Autour d'un plan d'eau, l'attention va aux enfants. On leur met des brassards, on les compte, on les suit des yeux. Un adulte qui part faire sa brasse pendant dix minutes ne déclenche aucune vigilance. Une crampe, une méduse et la panique qui suit, un malaise. Elle cite une femme de soixante ans décédée seule dans sa piscine, là où elle avait probablement pied. Elle applique la règle à elle-même sans se donner le beau rôle : elle allait nager seule, elle savait que ce n'était pas bien, elle a changé. Retrouver Lauriane Gerbaudo sur Instagram, où elle publie ses contenus natation : https://www.instagram.com/lauriane_gerbaudo/ Neuvième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart

    Conseils de natation sur les réseaux : reconnaître le bon du mauvais · Lauriane Gerbaudo
  5. 22 Aug

    Ne pas savoir nager : un handicap social · Cindy Le Falher

    Il fait quarante degrés. Tes amis partent sur un bateau, ou simplement à la plage. Tu ne sais pas nager, et tu restes. Cindy Le Falher appelle ça un handicap social, et elle pèse ses mots. Depuis vingt ans, elle utilise le sport pour lutter contre l'isolement relationnel des personnes en situation de handicap, aujourd'hui avec son association Envie de Sens. Elle nage aussi en ultra-endurance : elle a traversé la Manche en 18h24, sans combinaison, à sa deuxième tentative, et elle prépare le détroit de Gibraltar. Dans cet épisode, elle raconte Martine. Polyhandicapée, en fauteuil électrique, sans communication verbale, capable de bouger sa mâchoire pour appuyer sur un contacteur et diriger son fauteuil. Après cinq ans de séances, Martine a traversé dix mètres de bassin sans aucun matériel de flottaison, en bougeant seulement les pieds. Cindy l'a redressée pour lui montrer le trajet qu'elle venait de faire, et Martine s'est mise à pleurer. C'était la première fois de sa vie qu'elle se déplaçait seule. Elle explique pourquoi « est-ce que c'est accessible » est la mauvaise question, et ce qu'il faut demander à la place : une question par étape du trajet, de la place de parking au pédiluve. Une piscine peut avoir acheté du matériel de mise à l'eau que personne dans l'équipe ne sait utiliser. Une plage peut porter un label et s'arrêter là où le tapis se termine, à dix mètres du bord. Et elle donne le plus petit pas concret de toute la journée, celui qui tient dans un sac : la bouée de sécurité. Elle-même s'entraîne seule en mer, tôt le matin, avant l'arrivée des surveillants. Dans sa bouée, son téléphone dans une pochette étanche et de quoi se ravitailler. Ses enfants ont sa position en direct : si le point ne bouge pas depuis six heures au milieu de l'eau, ils savent. La bouée protège, elle ne supprime pas le danger. Ce qui protège, c'est la bouée plus le fait que quelqu'un sache où tu es. Retrouver Cindy Le Falher et son association Envie de Sens : https://www.envie-de-sens.fr Huitième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans l'eau porte un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne : https://swimsmart.fr/diagnostic

    Ne pas savoir nager : un handicap social · Cindy Le Falher
  6. 19 Aug

    Noyade d'un enfant : la règle des 15 secondes pour donner l'alerte · Guillaume Bourbon

    Guillaume Bourbon a accompagné une classe à la piscine, et il a réglé la question en cinq minutes. Tout le monde s'assoit dans le petit bain, chacun met la tête sous l'eau à son tour, et le groupe compte à voix haute. Le meilleur a tenu quinze secondes. À partir de là, le nombre n'est plus une performance, c'est un repère. Quand quelqu'un reste la tête sous l'eau, tu comptes jusqu'à quinze. Au-delà, soit c'est un apnéiste et il te le dira, soit quelque chose ne va pas, et tu vas chercher un adulte. Ce que cette séance installe n'est pas une compétence de sauvetage. C'est un seuil. L'enfant sait à partir de quand une situation cesse d'être normale, et il sait quoi faire. Rien d'autre ne lui est demandé. C'est là que se joue tout l'épisode. On apprend aux gens à secourir, à sortir quelqu'un de l'eau, on leur fait passer un test. On ne leur apprend jamais à reconnaître le moment où il faut y aller. Guillaume a vu un parent accompagnateur et un instituteur regarder un enfant faire le bouchon sans comprendre ce qui se passait devant eux. Ils savaient aller le chercher. Personne ne leur avait appris à voir. Guillaume Bourbon dirige Aquasecurit. Il forme des maîtres-nageurs à la sécurité, et il a passé trente ans comme officier de sapeurs-pompiers, en charge de la surveillance des plages en Savoie. Il présente aussi son mur contre les noyades, où chaque brique est un acteur : l'éducation du public, l'aménagement des espaces, la formation, le savoir nager, la surveillance, la réglementation. Enlève une brique, l'eau passe à travers. Aucune ne suffit seule, et c'est ce qui explique qu'on puisse faire beaucoup et obtenir peu. Et il revient sur une phrase que tous les parents prononcent au bord d'un bassin, « il sait nager », en expliquant pourquoi il refuse d'y répondre. Retrouver Guillaume Bourbon sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/guillaume-bourbon-2446b01aa Il anime une journée de formation sur le POSS le 3 septembre 2026, en présentiel à la piscine d'Yssingeaux. Elle s'adresse aux directeurs d'établissements aquatiques, aux chefs de bassin et aux cadres en charge de l'organisation de la surveillance. Septième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Pour savoir ce qui bloque vraiment ta progression, fais le diagnostic Swim Smart : https://swimsmart.fr/diagnostic

    Noyade d'un enfant : la règle des 15 secondes pour donner l'alerte · Guillaume Bourbon
  7. 15 Aug

    Reconnaître une noyade : ce que personne ne voit venir · avec Quentin Duquesnoy

    Un maître-nageur intervient sur une noyade. Il agit correctement, sur une victime qui n'était même pas dans son groupe. Six mois plus tard, il a encore le goût du vomi dans la bouche, à cause des insufflations. Ce qui le marque n'est pas l'intervention. C'est la vingtaine de personnes assises en face de lui, ensuite, à lui demander pourquoi il n'a pas fait autrement. Quentin Duquesnoy raconte ce moment dans cet épisode. Il a fondé Sécur&O, cabinet de conseil et organisme de formation spécialisés en sécurité aquatique : rédaction et harmonisation de POSS, audits de sécurité, accompagnement des exploitants dès la conception, e-formation pour les sauveteurs, les chefs de bassin et les directions. Avant ça, sapeur-pompier, sauveteur en mer, maître-nageur, chef de bassin, puis directeur multi-sites. Il explique pourquoi une noyade ne ressemble pas à ce que montrent les films. Pas de cris, pas de bras qui s'agitent, pas d'appel à l'aide. Une personne qui se noie est silencieuse et verticale, et ça dure moins longtemps que tu ne crois. Il a des vidéos où un enfant est sous l'eau, en arrêt, et où un baigneur le repousse sans comprendre ce qu'il a sous les yeux. Il déroule aussi le chemin que tu fais à chaque séance sans y penser. L'odeur à l'entrée, le pédiluve, les vestiaires dans le courant d'air, la douche froide, les affiches si nombreuses que tu ne les vois plus. Chaque étape a été pensée par quelqu'un, et chacune agit sur ta sécurité sans que tu le saches. Et il donne ce que tu peux faire de ton côté avant d'entrer dans l'eau, en piscine comme en milieu naturel. Repérer le sauveteur, savoir où sont les zones surveillées, et ne jamais quitter des yeux la personne qui t'accompagne. Retrouver Quentin Duquesnoy et Sécur&O, son cabinet de conseil et organisme de formation en sécurité aquatique : https://secur-e-o.com Sixième des dix épisodes tirés du direct « Parlons d'eau » du 25 juillet, la journée mondiale de prévention de la noyade. Ce qui te bloque dans ta nage a un nom. Le diagnostic Swim Smart te le donne :

    Reconnaître une noyade : ce que personne ne voit venir · avec Quentin Duquesnoy

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Pour les nageurs adultes qui ne veulent plus bricoler leurs séances. On parle de compréhension, de pédagogie, et de choix conscients dans l’eau. Chaque épisode gratuit t’aide à : comprendre ce que tu fais dans l’eau (et pourquoi) identifier ce qui bloque réellement ta progression prendre du recul sur ta pratique arrêter de confondre motivation et structure 👉 Le podcast est volontairement un espace de réflexion. Il ne te dit pas quoi nager. Il t’aide à comprendre comment décider. Parce que progresser durablement ne vient pas d’un exercice de plus, mais d’un cadre clair, adapté à ta vraie vie.

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