À la Une de la presse ce mercredi 17 juin : la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, perçue comme une victoire pour le président Macron, alors que les forces ukrainiennes reprennent la main sur le terrain ; l'assassinat d'un artiste et opposant à Vladimir Poutine en Pologne ; une enquête minutieuse sur les circonstances de la mort du pédocriminel Jeffrey Epstein ; l'entrée réussie des Bleus dans le Mondial de football ; et des candidats au bac sous bonne escorte. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la décision des pays du G7 d'intensifier la pression sur la Russie, via des sanctions pour arrêter la guerre en Ukraine. "Mission accomplie pour Macron" : le journal belge Le Soir rappelle le soutien indéfectible du président français à l'Ukraine, qui sera d'ailleurs à l'honneur du prochain défilé du 14 juillet, et son double objectif, à la fois de préserver ce soutien et de convaincre les États-Unis de ne pas se "désengager davantage". Voilà pour la diplomatie. Sur le terrain, l'armée ukrainienne "reprend la main" "grâce à une stratégie d'attrition pensée pour épuiser l'armée russe", d'après La Croix, qui évoque l'impact des "frappes en profondeur" contre la Russie, du sabotage logistique et des drones "made in Ukraine". Le journal revient sur le rôle central de Robert Brovdi dit "Madyar", un homme d'affaires devenu "l'homme-orchestre" des drones ukrainiens à longue portée, "ce qui lui vaut d'être très populaire en Ukraine et très recherché par Moscou". Moins connue, Iryna Terekh, une ancienne architecte de 34 ans, est la patronne de Fire Point, présentée par Le Figaro comme "l'une des start-ups emblématiques de l'industrie de guerre ukrainienne" – une entreprise dont "le développement rapide" "a suscité des interrogations", d'après le journal, qui précise qu'elle produit des drones mais aussi un engin entre le drone et le missile de croisière, le Flamingo, devenu un symbole du défi ukrainien à la puissance russe. Cependant, la Russie contrôle toujours 20 % du territoire ukrainien. Mediapart rapporte que Moscou "renforce son emprise" sur ces territoires occupés, où les collaborateurs ukrainiens ont été progressivement remplacés par des cadres venus de Moscou dans un système décrit par des chercheurs comme "similaire à celui utilisé par les occupants nazis pendant la Seconde Guerre mondiale". Mais tout cela, évidemment, a un coût qui fragilise chaque jour un peu plus l'économie russe. The Wall Street Journal parle d'"une crise profonde" qui pourrait s'aggraver "si Washington parvient à maintenir et à intensifier la pression économique", obligeant Vladimir Poutine à choisir "entre l'effondrement économique et une paix négociée". D'après La Repubblica, le Kremlin devrait accueillir "prochainement" les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff, pour leur première rencontre, depuis janvier, avec Vladimir Poutine. Celui-ci a signé hier un décret fixant au 20 septembre la date des législatives, les premières depuis le début de la guerre en Ukraine, et qui auront valeur de test pour le parti présidentiel Russie Unie. La Russie, qui est accusée d'être derrière l'assassinat, lundi, en Pologne, d'un artiste russe opposé à Vladimir Poutine. Le site d'opposition russe Meduza indique que le dessinateur et performeur Semyon Skrepetsky a été assassiné "à quelques dizaines de kilomètres de la frontière biélorusse", que deux citoyens biélorusses ont été interpellés mais que le responsable direct n'a pas encore été identifié. "Quiconque se souvient du sort de Sergueï Skripal, du destin d'Alexandre Litvinenko, ou encore de l'incendie du centre commercial Marywilska devrait savoir que la Russie, notre ennemie, est déjà parmi nous" : Rczeczpospolita, dénonce des "actions hybrides" constituant, selon lui, "un outil à la limite du sabotage et de la guerre". Même si l'on ignore encore si le Kremlin est derrière l'assassinat de Semyon Skrepetsky, le journal polonais presse ses compatriotes de ne pas "se rassurer en pensant que la Russie, n'ayant pas réussi à briser l'Ukraine, peut être ignorée", car "une Russie humiliée pourrait se révéler encore plus dangereuse et encore moins rationnelle". À plus de 7 500 kilomètres de la Russie, aux États-Unis, l'enquête du New York Times sur la mort de Jeffrey Epstein. S'il ne répondra sans doute pas définitivement aux interrogations de celles et ceux qui s'interrogent toujours sur les circonstances exactes du décès du pédocriminel, le travail minutieux du quotidien new-yorkais est le plus complet réalisé à ce jour. Une enquête où il apparaît notamment que Jeffrey Epstein avait bien fait état, à plusieurs reprises, de ses intentions suicidaires et que son suicide constitue de loin le scénario le plus plausible, celui d'un supposé assassinat requérant "une chorégraphie" extrêmement complexe, résumée par un ancien directeur du Bureau fédéral des prisons : "Pour qu'on puisse le tuer, il aurait fallu un complot d'une ampleur telle que je ne peux imaginer que personne ne l'ait découvert à ce stade". "Trop de gens auraient été impliqués". On reste aux États-Unis pour finir cette revue de presse, avec la victoire des Bleus, hier, face au Sénégal, 3 buts à 1. Forcément, Le Soleil sénégalais brille moins qu'hier, lorsqu'il envisageait que les Coqs soient au menu des Lions de la Teranga. Le journal reconnaît sportivement que les Sénégalais ont été obligés s'incliner face à la "puissance offensive" des Bleus en seconde période. Entrée réussie, donc, des Français dans le Mondial et coup de chapeau de L'Equipe au cap'tain Kylian Mbappé, auteur de deux buts qui le propulsent meilleur buteur de l'histoire des Bleus. Les Bleus ont réussi leur examen d'entrée, d'autres, sont en train de passer celui de fin de terminale, le sacro-saint baccalauréat. Le Figaro raconte la drôle d'aventure des candidats au bac d'Évian-les-Bains, obligés, pour cause de G7, d'aller passer les épreuves dans la ville voisine de Thonon-les-Bains. Les futurs bacheliers ont bénéficié d'un bus spécial et d'une escorte de la police nationale pour aborder l'examen le plus sereinement possible. Si avec tout ça, ils loupent leur examen… Bonne chance à eux et à tous les candidats. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.