Defcast

Ministère des Armées

🎙️ Defcast est le podcast du ministère des Armées. Une fois par mois, nous vous proposons de partir à la rencontre des femmes et des hommes qui font battre le cœur du monde de la défense. Ils vous raconteront leurs parcours, le métier qui les passionne et reviendront sur les missions qui les ont profondément marqués. 🪖

  1. 14時間前

    Traductrice embarquée, elle choisit de devenir greffier militaire

    Le métier de greffier militaire, elle ne le connaissait pas, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, l’adjudant-chef Alexia, l’endosse avec fierté. Cette sous-officier a construit sa carrière au fil des rencontres et des opportunités. Elle a tout d’abord œuvré pendant sept ans, en tant que traductrice en langue arabe à bord du mythique Transall Gabriel. Une vie au cœur de l’action qu’elle a quittée pour rejoindre la justice militaire. C’est ce pari fou qu’elle nous raconte. Une personne entière, sincère et d'une grande fidélité en amitié, c'est ainsi que la décrivent ses collègues. Et après trente minutes d’interview, difficile de dire le contraire. L’adjudant-chef Alexia est une femme passionnée qui sait vous embarquer. Son engagement au sein de l’institution n’est pas une vocation mais plutôt un heureux hasard : « Je termine mes études, je me dis bon ‘Je suis diplômée de traduction en anglais et en espagnol mais c'est un peu le tout-venant de la traduction’. Cependant, lors de mon stage de fin d'études, on m'indique que les armées recrutent des traducteurs alors je décide de me rendre dans un Cirfa et c'est un recruteur de l'armée de l'Air et de l’Espace qui ouvre la porte. Il me dit: ‘ Oui, on recrute des traducteurs, mais nous, on cherche des traducteurs en langue arabe. Ah bah très bien, mais moi, je ne parle pas arabe. Ce n’est pas grave, l'armée va vous l'apprendre’ . C'est comme ça que je deviens interceptrice-traductrice de langue arabe dans l'armée de l'Air et de l’Espace » se souvient-elle. Après sa formation, elle rejoint l’escadron électronique aéroporté 1/54 Dunkerque sur Transall Gabriel, un avion qui fait du renseignement électromagnétique. Cette affectation la fait vivre au rythme des opérations : « Au Sahel, un de nos vols a notamment permis d'identifier plusieurs dirigeants de l'État islamique » explique Alexia. Après sept années intenses, la jeune femme arrive à la fin d'un cycle et décide de se lancer dans une nouvelle aventure. Elle tente alors l’examen d’admission pour accéder à la formation des greffiers militaires. Un cursus exigeant qu’elle réussit et qui la conduit au parquet national antiterroriste. Ce premier poste la remet au centre de l’action et ne fait que la conforter dans son choix. Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez notre podcast ! Crédit photo : sergent-chef Christian Hamilcaro  Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard

    Traductrice embarquée, elle choisit de devenir greffier militaire
  2. 7月13日

    Proche et Moyen-Orient : un pilote d'hélicoptère Tigre face aux drones

    Ce mois-ci, nous nous sommes rendus au 1er régiment d’hélicoptères de combat à Phalsbourg afin d’échanger avec le capitaine Melchior. Chef de patrouille sur hélicoptère Tigre, il a récemment été déployé au Proche et Moyen-Orient pour participer à la défense anti-drones des pays du Golfe. Il nous raconte les coulisses de son départ en opération extérieure et surtout sa première destruction de drone au canon de 30mm. Un baptême du feu dont il se souviendra longtemps. « Le déclenchement de l'alerte a été particulier. Je partais faire le convoyage d'un hélicoptère pour un acte de maintenance. J'étais dans le bureau de mon chef lorsque j'ai entendu un coup de téléphone de son supérieur qui l'appelait pour commencer à travailler sur une désignation d'équipage à destination du Proche et Moyen Orient. L’objectif : faire de la lutte anti-drones. J’ai eu tout de suite les oreilles qui se sont aiguisées », se souvient le capitaine Melchior. En quelques jours, l’officier se retrouve ainsi projeté en opération pour réaliser une mission que l’Aviation légère de l’armée de Terre (Alat) n’avait jusqu’alors jamais effectuée. « La différence avec les autres théâtres sur lesquels l’Alat a été engagée, c'est le fait d’opérer dans un contexte interalliés, interarmées avec beaucoup d'aéronefs et beaucoup de vecteurs en l'air », explique-t-il. Les missions se déroulaient de nuit, duraient entre 2h30 et 3h30 et ont abouti à la destruction de plusieurs drones. « Pourquoi le Tigre a été rapidement désigné pour partir ? Le canon de 30 mm qui se trouve à l'avant posséde une conduite de tir Air-Air, c'est-à-dire que tous les calculateurs dans la machine prennent en compte à la fois le déplacement de l'hélicoptère et le déplacement de la cible pour permettre de faire un point visé, point touché. C'est vraiment un armement qui est très adapté pour des cibles aériennes » précise -t-il. Aujourd’hui, le capitaine a à cœur de partager son expériences avec les autres équipages de son unité et de relever de nouveaux défis : « La dronisation, c'est vraiment le challenge sur lequel l’Alat travaille, que ce soit pour avoir des drones ailiers ou des drones que l'on puisse lancer depuis les hélicoptères afin d’en faire des munitions, des drones leurres qui nous permettent de simuler la signature de plusieurs hélicoptères ». Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez notre podcast ! Crédit photo : Sergent Rémy Yu-Kai Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard

    Proche et Moyen-Orient : un pilote d'hélicoptère Tigre face aux drones
  3. 6月9日

    La mission de recherche et sauvetage au combat décryptée

    En avril dernier, le sauvetage spectaculaire d’un militaire américain dont l’avion avait été abattu en Iran, faisait la Une des JT. Le grand public ne le sait peut-être pas mais la mission de recherche et sauvetage au combat, est un savoir-faire développé par les aviateurs français depuis plus de 20 ans. Officier renseignement et spécialiste du domaine, la commandant Julie est la commandant en second du Centre de Formation à la Survie et au Sauvetage. Dans ce podcast, elle nous présente cette unité atypique. Issue de la filière renseignement, l'aviatrice a commencé sa carrière au sein de l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées : « J'y ai passé un peu plus de cinq ans et c’est tout naturellement, que je me suis un peu spécialisée dans la mission de recherche et sauvetage au combat, la Resco. Pendant cette période, j’ai eu la chance, de travailler dans un cadre interarmées et interalliés. C'était passionnant et cela m'a permis de cumuler une somme d'expériences opérationnelles très intéressantes et variées ». Elle s'ouvre ensuite à d'autres opportunités et va même pouvoir oeuvrer à bord des avions légers de surveillance et de reconnaissance. Après avoir réussi le concours de l'École de guerre, l’officier souhaite rejoindre le Centre de formation à la survie et au sauvetage, une unité experte de l'armée de l'Air et de l'Espace dont l’objectif principal consiste à former les personnels navigants de l'armée de l'Air et de l'Espace, mais également, ceux de la Marine nationale et de l'armée de Terre, à pouvoir survivre, s'évader, résister et s'extraire en cas d’éjection ou de crash en territoire hostile. Un savoir-faire qui évolue avec le contexte stratégique. « C'est un domaine extrêmement dynamique. Depuis 2022, il y a une vraie conscience de la part des nations de devoir entraîner le personnel militaire en situation de capture. Quand je dis entraîner, c'est entraîner à survivre en cas de captivité, autant sur l'aspect préparation physique que psychologique. On adapte donc nos formations en fonction du contexte, on explique par exemple à nos stagiaires comment se soustraire d'une menace drone, d'une menace mine ou IED (Improvised Explosive Device ou engin explosif improvisé). Avec l'ensemble des nations, nous avons un réseau partagé entre écoles de survie qui est assez développé. Cela nous permet de réfléchir à l’évolution de nos domaines d'expertise », souligne notre invitée. Des exercices encadrés par l’EPRC (European Personal Recovery Center) sont d’ailleurs organisés annuellement afin d’utiliser les procédures de l'Otan et de les standardiser. « Effectivement, on s'entraîne tous ensemble, toutefois, la France détient une capacité à mener de manière autonome cette mission », précise-t-elle, ce qui en fait une nation experte du domaine. La suite ? C'est à écouter dans le podcast. Crédit photo : Caporal Léa Junca Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard

    La mission de recherche et sauvetage au combat décryptée
  4. 5月19日

    Un médecin militaire face au drame de Crans-Montana

    Ce mois-ci, nous vous emmenons à l’hôpital national d’instruction des armées Percy. C’est ici que nous avons rencontré le médecin en chef Nicolas, anesthésiste-réanimateur et chef de service du Centre de traitement des brûlés. Début 2026, ce spécialiste s’est rendu à Crans-Montana, en Suisse pour aider à la gestion des blessés de l'incendie du Constellation. Il nous raconte la mobilisation du Service de santé des armées après le drame et nous parle de son combat quotidien pour reconstruire des vies « Quand je me réveille, je regarde les informations et j’observe les premiers bilans. Ils n'étaient pas aussi alarmants en tout début de journée. Puis, au fil des heures, on se rend compte qu'on est face à une catastrophe d'une ampleur majeure », commence le médecin en chef Nicolas. Comme beaucoup d’entre nous, il ne s’attend pas à visionner ces images dramatiques le matin du 1ᵉʳ janvier 2026.  Dans la nuit, un violent incendie s’est déclenché dans le Constellation, un bar situé à Crans-Montana, en Suisse. Des dizaines de jeunes sont pris au piège. « Vers 11h, on se rend bien compte qu'un pays aussi organisé et bien doté, quel qu'il soit, ne peut pas faire face seul à ce type d'afflux massif de victimes », précise le soignant. Le lendemain, le médecin en chef et son équipe d'évaluation des victimes du Service de santé des armées se rendent sur place. « Notre objectif est double : apporter un soutien au pays sinistré et l’aider en déchargeant l'activité, en faisant baisser la pression sur les équipes soignantes qui sont confrontées à cet afflux massif de brûlés » ; explique l’anesthésiste-réanimateur avant de poursuivre « Notre travail va consister à passer dans les différents hôpitaux et faire une liste des patients graves susceptibles d'être évacués vers les pays voisins ». Après 48h passées sur place, l’équipe revient en France et organise l’arrivée de six blessés au Centre de traitement des brûlés de l’hôpital Percy, « ce sont des patients graves qui ont été sélectionnés. Des patients de réanimation, c'est-à-dire en coma artificiel, avec un support ventilatoire », précise-t-il. Pour le personnel du centre, c’est le début d’un combat, un combat pour la vie. La suite est à écouter dans le podcast. Musique originale : Stéphane Lebaron et Romain Paillard Photo : Lara Priolet/ECPAD

    Un médecin militaire face au drame de Crans-Montana

番組について

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