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Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

  1. 1日前

    Dépendance énergétique : l’Europe face au retour du réel

    Avec la flambée des prix liée aux tensions au Moyen-Orient, la dépendance énergétique de l’Europe revient au cœur du débat. L’Union européenne importe près de 60 % de l’énergie qu’elle consomme. Un choix assumé depuis des années, mais qui expose aujourd’hui les économies européennes aux chocs géopolitiques. L’Europe paie-t-elle aujourd’hui le prix de ses choix énergétiques ? La question revient avec force alors que les tensions au Moyen-Orient font bondir les prix du pétrole et du gaz. L’Union européenne dépend à près de 60 % des importations pour son énergie, une proportion encore plus élevée pour les carburants. Pendant longtemps, l’Europe produisait une partie de ses hydrocarbures Dans les années 2000, la mer du Nord fournissait jusqu’à 7 millions de barils par jour. Les Pays-Bas exploitaient le gigantesque gisement gazier de Groningen. Même la France et l’Italie disposent de ressources, aujourd’hui très largement inexploitées, voire pas exploitées du tout. Mais en quinze ans, la production européenne a été divisée par deux. En cause : des coûts élevés, l’épuisement progressif des gisements… et surtout des choix politiques. Interdiction du gaz de schiste en France, arrêt progressif des hydrocarbures, fermeture de Groningen en 2024 : l’Europe a tourné la page des énergies fossiles domestiques. Des décisions cohérentes face à l’urgence climatique, mais qui rendent aujourd’hui le continent particulièrement vulnérable aux crises internationales. Résultat : à chaque choc géopolitique, les prix s’envolent… et la facture arrive directement chez les consommateurs.

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  2. 2日前

    Trêve au Moyen-Orient : les marchés respirent

    L’annonce d’une trêve entre l’Iran et les États-Unis provoque un soulagement immédiat sur les marchés. Le pétrole recule nettement et les places boursières s’envolent en Asie ainsi qu'en Europe. Mais derrière cette accalmie, de nombreuses incertitudes demeurent, notamment autour de la reprise effective du trafic dans le détroit d’Ormuz, artère clé du commerce mondial. La trêve annoncée entre Washington et Téhéran a immédiatement détendu les marchés mondiaux. Les cours du pétrole reculent nettement après plusieurs jours de forte tension, tandis que les bourses asiatiques et européennes enregistrent de vives hausses, en particulier dans les pays très dépendants des importations d’énergie du Golfe. Cette réaction s’explique par le rôle central du détroit d’Ormuz, par lequel transitent une part majeure du pétrole, du gaz naturel liquéfié et des engrais dans le monde. Sa fermeture partielle faisait craindre un choc économique global. Une reprise encore incertaine Malgré l’annonce d’une réouverture, le retour à la normale reste loin d’être acquis. De nombreux armateurs attendent des garanties de sécurité avant de reprendre leurs rotations, alors que des centaines de navires restent immobilisés dans la région. Les interrogations persistent sur les conditions de passage et la solidité de l’accord dans le temps. Conséquence : si une détente sur les prix de l’énergie est attendue à court terme, elle pourrait rester progressive. Le secteur aérien, notamment, anticipe des coûts encore élevés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le temps que les chaînes d’approvisionnement se stabilisent.

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  3. 3日前

    Détroit d’Ormuz : entre diplomatie et "péage iranien"

    Alors que Donald Trump exige la réouverture du détroit d’Ormuz, l’Iran maintient un contrôle strict du passage. Malgré les tensions, certains navires continuent de circuler, au prix de négociations discrètes… et de coûts en forte hausse. Le détroit d’Ormuz, par où transitait avant la guerre près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, reste sous haute tension. Téhéran a rejeté l’ultimatum de Washington, tandis qu’une quarantaine de pays se réunissent à Londres pour envisager une réponse. Sur le terrain, le trafic reprend timidement. Environ sept navires par jour ont réussi à franchir le détroit ces derniers jours, contre moins de cinq la semaine précédente et plus de 60 avant la guerre. Parmi les pétroliers, la majorité transporte du pétrole iranien, très peu du brut saoudien. Un passage sous conditions Pour traverser, deux leviers dominent : la négociation et l’argent. L’Iran autorise certains navires au cas par cas, selon leur origine et leurs liens politiques. Un système de "droit de passage" s’est également installé, surnommé le "péage iranien" par l'assureur Lloyd's list. Selon plusieurs sources, les navires doivent verser l’équivalent d’environ un dollar par baril transporté, soit jusqu’à deux millions de dollars pour un supertanker. Des paiements souvent réalisés en yuan ou en cryptomonnaies. À ces coûts s’ajoutent des primes d’assurance en forte hausse, voire l’impossibilité de s’assurer. Résultat : franchir Ormuz reste une opération à haut risque. Plusieurs centaines de navires sont toujours bloqués dans la zone, et certains méthaniers ont récemment dû faire demi-tour. Dans ce contexte, le pétrole qui parvient à sortir devient stratégique. Un tanker initialement destiné à l’Inde a ainsi été redirigé vers la Chine, plus habituée à contourner les sanctions et sécuriser les paiements.

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  4. 4日前

    Pétrole : cinq pays européens veulent relancer la taxe sur les superprofits, mais pas la France

    Face à la flambée des prix du pétrole, cinq pays européens demandent à l’Union européenne de taxer les superprofits des compagnies énergétiques. Une réponse politiquement forte, mais dont l’efficacité reste largement contestée. La pression monte sur les compagnies pétrolières. Dans une lettre adressée à la Commission européenne, cinq États – Espagne, Allemagne, Italie, Portugal et Autriche – réclament une taxation des superprofits générés par la hausse des prix du pétrole. En cause : un baril qui dépasse les 110 dollars, dans un marché sous tension après le blocage du détroit d’Ormuz. Une flambée mondiale qui alimente aussi les prix à la pompe en Europe. Selon une étude de Greenpeace, les groupes pétroliers auraient engrangé plus de 80 millions d'euros de profits supplémentaires par jour, soit plus de 2,9 milliards d’euros depuis le début du conflit. Une taxe déjà testée… et décevante Taxer ces profits exceptionnels peut être symboliquement et politiquement fort, mais ce n'est pas forcément efficace. En 2022, l’Union européenne avait déjà instauré une contribution de 33 % sur les bénéfices jugés excessifs. Résultat : en France, à peine 69 millions d’euros récoltés, trois fois moins que les attentes initiales. En cause, une base taxable limitée, des stratégies d’optimisation fiscale et de nombreuses exemptions. Face à ces limites, le gouvernement français reste prudent et privilégie, pour l’instant, des enquêtes sur les marges plutôt qu’une nouvelle taxation.

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  5. 3月31日

    "En Haïti, face aux gangs, la situation est très compliquée", dit le ministre du Commerce

    En Haïti, au moins 16 personnes sont mortes - peut-être jusqu’à 80 - après une attaque le week-end dernier à Petite-Rivière de l’Artibonit. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, invité de France 24, alerte sur une crise sécuritaire "extrêmement difficile" mais assure que l’État "reste ferme". L’attaque menée par des membres de gangs à Petite-Rivière de l’Artibonite, ce week-end, a fait au moins 16 morts, dont plusieurs policiers, selon les autorités haïtiennes. Un bilan qui pourrait atteindre "jusqu’à 80 morts" d’après les Nations unies, dans un pays où la violence ne cesse de s’aggraver. Invité de France 24, le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, dit "déplorer profondément" ce drame et assure que "cela renforce la détermination du gouvernement à agir". Dans un contexte où près de 6 000 personnes ont été tuées en 2025 et où 85 % de Port-au-Prince serait sous contrôle des gangs , la situation est "très, très, très compliquée", reconnaît-il. Mais "l’État est à pied d’œuvre", insiste le ministre, évoquant des opérations en cours dans la capitale et le soutien de partenaires internationaux. "Le gouvernement est ferme : la priorité des priorités, c’est la sécurité", martèle-t-il. Economie à l’arrêt Pour les Haïtiens, le quotidien est devenu "extrêmement difficile", avec 1,4 million de déplacés internes et une capitale fragmentée par les barrages des gangs. "Mais Haïti ne se résume pas à Port-au-Prince", souligne James Monazard, mettant en avant des zones relativement épargnées dans le nord et le sud du pays. Sur le plan économique, l’impact est majeur : "Si je dis que cela n’a aucun effet, je ne suis pas crédible", reconnaît-il. La capitale, cœur économique du pays, est paralysée. Mais certaines activités subsistent, notamment dans les parcs industriels du nord ou autour de nouvelles infrastructures portuaires et aéroportuaires dans le sud. Le ministre reconnaît également l’existence de "collusions" entre certains acteurs économiques et les gangs, tout en appelant à laisser la justice établir les responsabilités. "Ceux qui financent les gangs sont aussi dans le collimateur", affirme-t-il. "Signaux d'espoirs" À cette crise sécuritaire s’ajoute une pression économique accrue, notamment liée à la hausse des prix de l’énergie avec la guerre au Moyen-Orient. Le gouvernement a mis en place un conseil consultatif pour décider d’une éventuelle hausse des carburants, dans un contexte déjà très fragile. Malgré tout, James Monazard veut croire à des "signaux d’espoir", notamment via des programmes d’aide à l’entrepreneuriat. Mais la perspective d’élections reste suspendue à une amélioration de la sécurité : "Toutes les dispositions sont prises, mais la situation ne permet pas encore de les organiser."

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  6. 3月30日

    Contre la crise de l'énergie, un G7 inédit avec Banque mondiale, FMI, AIE...

    La France a organisé une réunion inédite du G7 dans un format jamais vu depuis la création du groupe, en 1975, en y invitant les responsables des banques centrales, l'Agence internationale de l'énergie, le FMI et la Banque mondiale. Un grand coup pour tenter d’endiguer la crise de l’énergie liée à la guerre au Moyen-Orient. Les prix des hydrocarbures ont explosé, en un mois de conflit : +58% pour le baril de Brent, davantage encore que lorsque l’Irak avait envahi le Koweït à l’été 1990. Un baril de WTI américain à plus de 100$ et le gaz en forte augmentation à +70%. Le groupe demande aux pays de ne pas interdire les exportations d’hydrocarbures ou de leurs produits connexes et d’agir de manière concertée pour avoir les meilleures chances de résultat.   Pendant ce temps, les effets commencent à se faire sentir dans la société. En France, la semaine a commencé avec une opération escargot des transporteurs à Paris qui protestent contre des aides insuffisantes de l’Etat, selon eux, face à la hausse des prix du carburant. Mais en Asie, le secteur de semi-conducteurs est franchement bousculé alors que le blocage du détroit d’Ormuz et la destruction d’infrastructures d’hydrocarbures dans le Golfe impacte leurs importations de matières premières. La pénurie d’hélium du Qatar commence à peser sur toute l’industrie, ce qui devrait entraîner dans les prochaines semaines des retards de fabrication et de livraison de puces et la hausse de leur coût et donc des produits qui les intègrent. Voitures et smartphones sont concernés, mais aussi les consoles de jeux vidéos. Sony a d’ailleurs annoncé que la PlayStation 5, dont les composants sont par ailleurs aussi trustés par l’IA, va prendre 100€ à compter du 1er avril et passer à 649€.

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番組について

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