Choses à Savoir SCIENCES

Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 18 HR AGO

    Pourquoi Yann LeCun mise-t-il sur les “world models” plutôt que sur les LLM ?

    Depuis quelques années, l’intelligence artificielle est dominée par les LLM, les “Large Language Models”, comme ChatGPT ou Gemini. Ces modèles sont entraînés sur des quantités gigantesques de textes afin d’apprendre à prédire le mot suivant dans une phrase. Autrement dit, ils sont extrêmement performants pour manipuler le langage. Mais pour certains chercheurs, dont Yann LeCun, cette approche possède une limite fondamentale : ces systèmes apprennent surtout un modèle du langage, pas un modèle du monde réel.  Un LLM peut donc produire des phrases plausibles, répondre à des questions ou écrire un essai. Mais il ne comprend pas réellement la réalité physique qui se cache derrière ces mots. Par exemple, il peut expliquer comment préparer un café, mais il ne sait pas vraiment comment manipuler les objets dans une cuisine ni prévoir ce qui se passerait si un robot exécutait ces actions.  C’est précisément là qu’intervient l’idée des world models. Un world model est un système d’intelligence artificielle qui apprend à construire une représentation interne du monde : les objets, l’espace, le temps et les relations physiques entre les choses. Ces modèles sont entraînés non seulement sur du texte, mais aussi sur des images, des vidéos et des interactions avec l’environnement. Leur objectif est de comprendre comment le monde fonctionne, par exemple la gravité, les collisions ou le déplacement d’objets.  L’une des capacités clés d’un world model est la simulation mentale. Le système peut imaginer différents futurs possibles : “si je fais cette action, que va-t-il se passer ensuite ?”. Cette capacité de prédiction permet alors la planification et la prise de décision, ce qui est essentiel pour des robots, des voitures autonomes ou des agents intelligents capables d’agir dans le monde réel.  Yann LeCun estime que l’intelligence humaine fonctionne justement de cette manière. Notre cerveau possède une sorte de modèle interne du monde qui nous permet d’anticiper les conséquences de nos actions. Pour lui, une véritable intelligence artificielle devra donc posséder plusieurs capacités absentes des LLM actuels : une mémoire persistante, du raisonnement, de la planification et une compréhension du monde physique.  C’est pour explorer cette voie qu’il a récemment lancé une nouvelle startup dédiée à ces technologies. L’objectif est de créer des systèmes capables d’interagir avec la réalité — par exemple dans la robotique, l’industrie ou la médecine — plutôt que de simplement générer du texte.  En résumé, les LLM sont des modèles du langage, tandis que les world models cherchent à être des modèles du monde. Et pour Yann LeCun, c’est peut-être cette différence qui déterminera la prochaine grande révolution de l’intelligence artificielle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    3 min
  2. 1 DAY AGO

    Pourquoi la plupart des montres sont-elles à quartz ?

    Si la majorité des montres que nous portons aujourd’hui sont à quartz, ce n’est pas un hasard. C’est le résultat d’une petite révolution scientifique et industrielle qui remonte à la fin des années 1960. Pour comprendre pourquoi cette technologie s’est imposée, il faut d’abord comprendre comment elle fonctionne. Le cœur d’une montre à quartz est… un minuscule cristal de quartz. Ce minéral possède une propriété physique remarquable appelée piézoélectricité. Découverte au XIXᵉ siècle par les frères Curie, elle signifie qu’un cristal de quartz se déforme légèrement lorsqu’on lui applique une tension électrique. Mais le phénomène fonctionne aussi dans l’autre sens : lorsqu’il se déforme, le cristal produit un courant électrique. Dans une montre, on exploite ce phénomène d’une manière très précise. Une petite pile envoie un courant électrique dans le cristal de quartz taillé d’une forme spécifique. Sous l’effet de ce courant, le cristal se met à vibrer extrêmement régulièrement, exactement 32 768 fois par seconde. Cette fréquence est très stable car elle dépend des propriétés physiques du cristal. Un circuit électronique compte ensuite ces vibrations et les divise jusqu’à obtenir une impulsion par seconde. Cette impulsion fait avancer les aiguilles de la montre ou met à jour l’affichage numérique. Le temps est donc mesuré grâce à la régularité des oscillations du quartz. C’est précisément là que réside le grand avantage du quartz : sa précision. Une montre mécanique classique — fonctionnant avec des ressorts et des engrenages — peut dériver de plusieurs secondes par jour. Une montre à quartz, elle, ne dérive généralement que de quelques secondes par mois. Elle est donc beaucoup plus fiable. Le quartz présente aussi d’autres avantages décisifs. D’abord, il nécessite beaucoup moins de pièces mécaniques. Les montres sont donc plus simples à produire, moins coûteuses et moins sensibles aux chocs ou à l’usure. Ensuite, elles demandent très peu d’entretien : il suffit généralement de remplacer la pile tous les deux ou trois ans. Cette combinaison de précision, de robustesse et de faible coût explique pourquoi les montres à quartz ont conquis le monde. Lorsque la première montre à quartz commercialisée — la Seiko Astron, en 1969 — est apparue, elle était très chère. Mais la technologie s’est rapidement démocratisée. Dans les années 1970 et 1980, elle a provoqué ce que l’on appelle parfois la “crise du quartz” dans l’industrie horlogère traditionnelle. Aujourd’hui, les montres mécaniques existent toujours et restent très appréciées, notamment pour leur savoir-faire et leur dimension artisanale. Mais pour mesurer le temps avec précision au quotidien, la solution la plus simple, la plus fiable et la plus économique reste… un petit cristal de quartz qui vibre des dizaines de milliers de fois par seconde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  3. 4 DAYS AGO

    Rediffusion - Où s’écrasent les météorites sur Terre ?

    Chaque jour, notre planète est bombardée par des milliers de météorites. Heureusement, la plupart sont de petites tailles et brûlent en entrant dans l’atmosphère. Mais celles qui survivent à cette descente infernale finissent par s’écraser quelque part sur Terre. Où exactement tombent-elles ? Y a-t-il des endroits privilégiés ? Une majorité finit dans les océans La Terre est recouverte à 71 % d’eau, principalement par les océans. Logiquement, la plupart des météorites terminent donc leur course dans les mers et disparaissent sans laisser de trace. Lorsqu’une météorite s’écrase dans l’eau, l’impact est généralement absorbé et reste invisible, sauf pour les plus grosses qui peuvent provoquer des ondes de choc sous-marines. Les zones désertiques, des terrains de prédilection pour la découverte Bien que les météorites tombent aléatoirement, certaines zones sont particulièrement propices à leur découverte. Les vastes étendues désertiques, comme le Sahara ou l’Antarctique, sont de véritables terrains de chasse pour les scientifiques. Dans ces environnements arides et peu perturbés par l’érosion, les météorites restent visibles pendant des milliers d’années. En Antarctique, les fragments sombres tranchent nettement avec la blancheur de la glace, facilitant leur repérage. Pourquoi trouve-t-on peu de météorites dans les forêts et les zones habitées ? Les zones boisées et humides, comme les jungles ou les forêts, sont peu favorables à la préservation des météorites. Les roches extraterrestres y sont rapidement recouvertes de végétation, rongées par l’humidité ou dispersées par l’érosion. De plus, les météorites se fragmentent souvent en touchant le sol, rendant leur identification encore plus difficile. Dans les zones urbaines, la probabilité qu’une météorite cause des dégâts est très faible. Avec des villes couvrant moins de 1 % de la surface terrestre, la probabilité qu’un impact survienne en plein milieu d’une agglomération est minime. Pourtant, quelques cas célèbres existent, comme celui de la météorite de Tcheliabinsk en 2013, qui a explosé en Russie en provoquant des milliers de vitres brisées. En résumé Les météorites peuvent tomber partout sur Terre, mais la majorité finit dans les océans. Les déserts et l’Antarctique sont les endroits où on les retrouve le plus facilement. Même si elles traversent parfois les cieux des villes, le risque qu’une météorite frappe un bâtiment ou un humain reste extrêmement faible. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  4. 5 DAYS AGO

    Rediffusion - Pourquoi la neige et la glace ne collent-elles pas à la fourrure des ours polaires ?

    Les ours polaires évoluent dans des conditions extrêmes où la glace et le froid pourraient être de sérieux handicaps. Pourtant, leur fourrure reste étonnamment sèche et exempte de givre. Comment est-ce possible ? La réponse réside dans un secret bien gardé : un sébum aux propriétés extraordinaires. Une fourrure conçue pour l’extrême Les ours polaires possèdent un pelage unique. Contrairement aux idées reçues, leurs poils ne sont pas blancs, mais translucides et creux. Cette structure piège l’air et améliore l’isolation thermique. Mais ce n’est pas tout : leur peau est noire, ce qui permet d’absorber et de conserver la chaleur solaire. Le rôle clé du sébum Ce qui fait vraiment la différence, c’est une substance sécrétée par la peau de l’ours polaire : le sébum. Ce mélange lipidique, produit par des glandes sébacées, enduit chaque poil d’une couche protectrice. Son rôle principal est d’imperméabiliser la fourrure, empêchant ainsi l’eau de pénétrer jusqu’à la peau et d’accélérer la congélation des poils. Mais ce sébum a une autre propriété fascinante : il est particulièrement huileux et hydrophobe. Cela signifie que lorsqu’un ours polaire est exposé à l’humidité, l’eau ne s’accroche pas aux poils, mais perle et s’écoule immédiatement. La glace, quant à elle, peine à adhérer à une surface aussi grasse et glissante. Une adaptation évolutive parfaite Grâce à cette caractéristique, les ours polaires évitent une accumulation de glace sur leur fourrure, qui pourrait non seulement peser lourd, mais aussi diminuer leur isolation et gêner leurs mouvements. Ce mécanisme leur permet de rester secs, même après une immersion dans l’eau glacée de l’Arctique. En somme, si la glace ne colle pas à leur pelage, c’est parce que la nature leur a offert une solution ingénieuse : un sébum aux propriétés hydrofuges exceptionnelles. Cette adaptation est l’un des nombreux secrets qui permettent aux ours polaires de survivre dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète. Une preuve supplémentaire que l’évolution façonne des solutions incroyablement efficaces ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  5. 6 DAYS AGO

    Rediffusion - Pourquoi peindre les avions en “peau de requin” ?

    Imaginez un avion recouvert d’une peau inspirée directement de celle du requin. C’est exactement ce que teste actuellement la compagnie Japan Airlines, en collaboration avec des chercheurs et des ingénieurs aéronautiques. Mais pourquoi s'intéresser à un tel revêtement inspiré du monde animal ? La réponse tient en un mot : l’aérodynamisme. La peau des requins est recouverte de minuscules structures en forme d’écailles appelées denticules dermiques. Ces denticules permettent de réduire la traînée hydrodynamique lorsque le requin nage, lui permettant d’évoluer rapidement et efficacement dans l’eau. Les ingénieurs ont donc eu l’idée de transposer ce concept au monde de l’aviation, où la réduction de la traînée est un enjeu majeur. En appliquant une peinture spéciale qui imite la texture des denticules sur la surface des avions, Japan Airlines espère réduire la résistance de l’air. Une traînée moindre signifie une consommation de carburant réduite, donc des économies substantielles pour les compagnies aériennes, tout en diminuant leur empreinte carbone. On estime que cette technologie pourrait permettre de réduire la consommation de carburant de 1 à 2 %, ce qui représente des millions de litres d’économies sur une flotte entière et des tonnes de CO2 en moins rejetées dans l’atmosphère. L’expérimentation menée par Japan Airlines s’inscrit dans une volonté plus large de rendre l’aviation plus respectueuse de l’environnement. Face aux préoccupations croissantes liées aux émissions de gaz à effet de serre et aux pressions réglementaires pour une aviation plus verte, les compagnies recherchent activement des solutions innovantes. D’ailleurs, cette technologie bio-inspirée ne se limite pas à l’aéronautique. Elle est aussi testée dans le domaine maritime, sur la coque des navires, pour limiter les frottements avec l’eau et réduire leur consommation de carburant. Si les résultats des tests sont concluants, on pourrait voir, dans un futur proche, la généralisation de ce type de revêtement dans l’industrie aérienne. Cela montre une fois de plus comment la nature, par des millions d'années d'évolution, peut inspirer les technologies les plus avancées pour répondre aux défis de notre époque. En somme, la peinture "peau de requin" est un exemple fascinant de biomimétisme, où la science et la nature s’unissent pour rendre nos déplacements plus efficaces et plus durables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  6. 17 MAR

    Rediffusion - Pourquoi certaines personnes ont un trou à coté de l’oreille ?

    Certaines personnes naissent avec un petit trou près de l'oreille appelé sinus préauriculaire. Ce phénomène est une anomalie congénitale bénigne, relativement rare, qui touche environ 0,1 à 0,9 % des populations en Europe et aux États-Unis, mais jusqu'à 4 à 10 % dans certaines régions d'Afrique et d'Asie.  Formation et origine Le sinus préauriculaire se forme pendant le développement embryonnaire, généralement autour de la 6e semaine de gestation, lorsqu'apparaissent les arcs branchiaux ou arcs pharyngiens. Ces arcs sont des structures embryonnaires primitives qui jouent un rôle clé dans le développement de la tête et du cou, notamment des oreilles, de la mâchoire et du pharynx. Chez les poissons, ces arcs branchiaux donnent naissance à des branchies, mais chez les mammifères, ils évoluent pour former d'autres structures. Le sinus préauriculaire pourrait être lié à une fusion incomplète ou à un défaut de développement des bourgeons auriculaires, des structures embryonnaires responsables de la formation de l'oreille externe.  Une réminiscence des branchies ? Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le sinus préauriculaire pourrait être une trace évolutive des branchies de nos lointains ancêtres aquatiques, ce qui expliquerait son emplacement à proximité de l'oreille. Cependant, cette idée reste spéculative et n'est pas directement prouvée. Le sinus est surtout considéré comme une anomalie de fusion embryologique, sans lien fonctionnel avec les branchies.  Aspects cliniques Le sinus préauriculaire est généralement asymptomatique et sans conséquences médicales. Cependant, il peut parfois s'infecter ou développer des kystes, nécessitant un traitement antibiotique ou une intervention chirurgicale pour le retirer.  Une curiosité bénigne En résumé, le sinus préauriculaire est une petite curiosité biologique qui témoigne des processus complexes de notre développement embryonnaire, avec une possible résonance évolutive remontant à l'époque où nos ancêtres vivaient sous l'eau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min
  7. 16 MAR

    Rediffusion - A quoi servent les “neurones miroirs” ?

    Les neurones miroirs sont des cellules nerveuses particulières qui s’activent aussi bien lorsqu’un individu exécute une action que lorsqu’il observe quelqu’un d’autre réaliser la même action. Découverts dans les années 1990 chez les macaques, puis confirmés chez l’humain, ces neurones jouent un rôle crucial dans plusieurs aspects du comportement et des interactions sociales.  Fonctionnement des neurones miroirs Ces neurones sont situés principalement dans le cortex prémoteur et le lobe pariétal inférieur. Ils établissent un lien direct entre la perception d’une action et sa compréhension, en activant les mêmes circuits neuronaux que ceux utilisés pour accomplir l’action observée. Par exemple, si vous voyez quelqu’un lever un verre, vos neurones miroirs « simulent » cette action, même si vous ne bougez pas.  Rôles des neurones miroirs  1. Compréhension des actions Les neurones miroirs permettent de comprendre les intentions derrière les gestes des autres. Lorsque vous voyez une personne attraper un objet, vos neurones miroirs vous aident à interpréter cette action (par exemple, prendre un verre pour boire ou pour le déplacer).  2. Apprentissage par imitation Ils jouent un rôle essentiel dans l’apprentissage, notamment chez les enfants. Les nourrissons imitent les gestes des adultes, comme sourire ou tendre les bras, grâce à l’activation de ces neurones. L’imitation est une méthode clé pour acquérir des compétences sociales, linguistiques et motrices.  3. Empathie et interactions sociales Les neurones miroirs participent à l’empathie, la capacité à ressentir et comprendre les émotions des autres. En observant une personne triste ou joyeuse, ces neurones reproduisent dans votre cerveau une version de cette expérience émotionnelle, facilitant ainsi la connexion et la réponse émotionnelle appropriée.  4. Langage Certains chercheurs suggèrent que les neurones miroirs pourraient avoir contribué au développement du langage chez l’homme. Les mouvements liés à la parole, comme les gestes des lèvres, pourraient avoir été compris et reproduits grâce à ce mécanisme, aidant à l’évolution des capacités de communication.  Implications scientifiques Les dysfonctionnements des neurones miroirs pourraient être liés à des troubles comme l’autisme, où la compréhension des émotions et l’imitation sont affectées. Les recherches sur ces neurones offrent des perspectives pour mieux comprendre ces troubles et développer des approches thérapeutiques. En résumé, les neurones miroirs jouent un rôle clé dans la perception, l’apprentissage et les interactions sociales, connectant directement observation et action pour favoriser la compréhension et l’adaptation. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    2 min

Trailers

About

Développez facilement votre culture scientifique grâce à un podcast quotidien ! Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

More From Choses à Savoir

You Might Also Like