L'HEBDO (VERSION LONGUE)

Interviews intégrales, en avant-première, sans pub

US$3.99/mo or US$44.99/yr after trial

Monde Numérique - Actu Tech

https://m.audiomeans.fr/s/S-xylotlSe IA, cybersécurité, innovation, numérique... Vous voulez suivre et comprendre l’actu tech sans y passer des heures ? Monde Numérique décrypte pour vous l’actualité du numérique, avec clarté, recul et exigence journalistique. Tous les grands sujets sont passés au crible, à travers des épisodes quotidiens, accessibles à tous, sans jargon ni discours marketing : IA générative, agents IA, cybersécurité, data, cloud, robotique, réseaux sociaux, souveraineté numérique, régulation, environnement, économie numérique, etc. Retrouvez notamment L’Hebdo, chaque samedi, ainsi que de nouveaux épisodes tout au long de la semaine. Je suis Jérôme Colombain, journaliste spécialiste des technologies depuis plus de 25 ans. J'ai conçu Monde Numérique comme un média neutre et indépendant. Je vous propose des news, des interviews, des chroniques, des reportages et des analyses pour éclairer les transformations technologiques qui changent nos vies, nos métiers et la société. Monde Numérique, vous aide à comprendre la tech afin d'en tirer le meilleur au quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. 🎤 L'IA accroit le risque cyber en entreprise (Vivien Mura, Orange Cyberdefense)

    21 HR AGO

    🎤 L'IA accroit le risque cyber en entreprise (Vivien Mura, Orange Cyberdefense)

    Face à l’essor de l’intelligence artificielle, la cybersécurité entre dans une nouvelle ère marquée par l’accélération des attaques et l’automatisation des systèmes. Vivien Mura alerte sur les risques émergents tout en soulignant le rôle clé de l’humain dans la boucle de décision. Interview : Vivien Mura, CTO d'Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines - L’IA abaisse la barrière d’entrée de la cybercriminalité. - La donnée est devenue une monnaie centrale pour les attaquants.- Les systèmes automatisés deviennent des points de vulnérabilité.- Le défi est de garder l’humain dans la boucle.En quoi l’intelligence artificielle change-t-elle concrètement la menace cyber ?Aujourd’hui, la menace est dominée par une cybercriminalité en forte croissance, avec beaucoup d’extorsions et de fuites de données. L’IA vient ajouter une complexité supplémentaire. Elle permet notamment aux attaquants d’accélérer leurs actions. Le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et son exploitation est désormais réduit à quelques jours, voire quelques heures. Cela nous oblige à revoir complètement notre capacité à réagir rapidement. Quels nouveaux risques l’IA fait-elle peser sur les entreprises ?Le premier risque, c’est la perte de contrôle des données et des usages. Les employés utilisent facilement des outils d’IA sans toujours les maîtriser. Ensuite, les systèmes d’IA deviennent eux-mêmes des cibles, car ils ont souvent des accès privilégiés. Enfin, l’automatisation des processus via des agents intelligents pose un vrai défi. On s’approche d’un moment où ces systèmes pourront orchestrer des actions sensibles, et la question est de savoir jusqu’où on leur donnera des droits. L’IA est-elle aussi une solution pour se défendre ?Oui, c’est même indispensable. Face à l’accélération et au volume des attaques, on doit utiliser la machine pour gagner du temps. L’IA permet d’assister les analystes, par exemple en qualifiant automatiquement des incidents et en proposant des plans de remédiation. Cela crée une collaboration intéressante entre l’humain et la machine, où chacun apporte de la valeur. Les entreprises sont-elles prêtes à faire face à ces nouveaux enjeux ?La prise de conscience commence, mais la maturité reste limitée. Les entreprises comprennent qu’il y a des risques, mais elles ne les maîtrisent pas encore totalement. Il faut continuer à sensibiliser, à développer les compétences et à intégrer la sécurité dès la conception. Les fondamentaux restent valables, mais ils doivent être adaptés à cette nouvelle réalité technologique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    17 min
  2. 🎤 « On a prouvé qu’avec quelques millions, on pouvait faire un casque face aux géants. » (Stan Larroque Lynx)

    1 DAY AGO

    🎤 « On a prouvé qu’avec quelques millions, on pouvait faire un casque face aux géants. » (Stan Larroque Lynx)

    Dans ce nouvel épisode de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, je reçois reçois Stan Larroque, pionnier français des casques de réalité mixte. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesPunchlines - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. » Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h 9m
  3. 🎤 Un agent IA qui prend la main sur tous vos logiciels (Jean-Luc Haurais, Delentra)

    2 DAYS AGO

    🎤 Un agent IA qui prend la main sur tous vos logiciels (Jean-Luc Haurais, Delentra)

    Et si une intelligence artificielle pouvait utiliser votre ordinateur exactement comme vous ? C’est la promesse de Delentra, une technologie capable de piloter n’importe quel logiciel — du navigateur à Photoshop — pour exécuter des tâches complexes à la place de l’utilisateur. Interview : Jean-Luc Haurais, cofondateur et directeur de la recherche de DelentraPunchlines - Delentra peut piloter tous les logiciels d’un ordinateur.- L’IA manipule la souris comme un humain.- Aucun développement n’est nécessaire pour automatiser des tâches.- La sécurité des données est pensée pour les entreprises.- Delentra exécute les actions demandées en langage naturel.En quoi consiste l’outil que vous développez chez Delentra ?L’idée est née d’une demande récurrente d’entreprises qui souhaitaient automatiser certaines tâches grâce à des agents IA. Nous avons constaté que chaque organisation avait des besoins différents et qu’il serait très compliqué de développer des agents spécifiques pour chaque cas. Nous avons donc voulu créer un outil capable de répondre à toutes sortes de demandes, un peu comme un ChatGPT, mais appliqué aux actions concrètes sur un ordinateur. Delentra peut prendre la main sur le poste de l’utilisateur — avec son accord — et effectuer des tâches à sa place en manipulant les logiciels comme le ferait un humain, notamment grâce au contrôle de la souris et du clavier. Quelle différence avec les agents proposés par OpenAI ou Anthropic ?Aujourd’hui, les solutions proposées par ces acteurs peuvent piloter un navigateur. Mais cela reste limité à cet environnement. Delentra, lui, agit sur l’ensemble des applications disponibles sur un système d’exploitation. Cela signifie qu’il peut utiliser des logiciels comme Photoshop, des outils de bureautique, des logiciels 3D ou encore un navigateur pour accéder à des services comme Salesforce ou Sage. L’idée est de ne pas se limiter à une seule interface, mais de pouvoir manipuler tout l’écosystème logiciel d’un ordinateur. Concrètement, quels types de tâches peut-il réaliser ?Delentra peut prendre en charge de nombreuses tâches répétitives. Par exemple, nous l’avons utilisé pour analyser plus d’une centaine de candidatures reçues par mail dans le cadre d’un recrutement. L’outil a récupéré les fichiers PDF, extrait les informations, puis les a transformées dans un tableau Excel normalisé. Il peut également analyser les agendas, identifier les meilleurs candidats selon des critères définis par l’entreprise et organiser automatiquement les rendez-vous en fonction des disponibilités de chacun. Tout cela se fait en langage naturel, sans développement spécifique ni intervention d’un informaticien. L’IA peut même manipuler des logiciels créatifs comme Photoshop ?Oui, tout à fait. Par exemple, pour publier un post LinkedIn, Delentra peut analyser le contenu, ouvrir Photoshop pour modifier une maquette existante, ajuster les textes, enregistrer l’image dans le bon format, puis publier le contenu sur LinkedIn. Il fonctionne comme un utilisateur humain. Il peut aussi utiliser d’autres outils d’IA, comme ChatGPT ou Gemini, pour générer du contenu supplémentaire et l’intégrer dans un projet si nécessaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    16 min
  4. 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Agents IA, world models et Xbox sur PC

    3 DAYS AGO

    🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Agents IA, world models et Xbox sur PC

    Meta relance la course aux agents IA avec le rachat de Moltbook. Amazon souffre de bugs créés par l'IA. Des humains se filment pour entrainer des IA. Microsoft transforme les PC sous Windows 11 en Xbox. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Meta met la main sur Moltbook, le réseau social des agents IALe rachat de Moltbook, sorte de “Reddit des agents” dopé à OpenClaw, illustre l’accélération de la bataille autour de l’IA agentique. Jérôme et Bruno y voient à la fois un coup tactique face à OpenAI et un possible laboratoire grandeur nature pour observer des agents interagir entre eux (à écouter aussi : La folie des agents IA : les big tech accélèrent). Amazon : des bugs générés par IAAmazon reconnaît avoir subit des pannes causées par du code généré par intelligence artificielle. Un milliard pour AMI, le pari français de Yann LeCunAutre grand sujet de la semaine : la levée de fonds spectaculaire d’AMI, la start-up cofondée par Yann LeCun, valorisée autour de 3 à 3,5 milliards de dollars après un tour de table d’environ 1,03 milliard. L’ambition est immense : développer des “world models”, capables de comprendre le monde physique au-delà du texte, avec l’idée de dépasser les limites actuelles des LLM. A écouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun. Des humains filment leur quotidien pour instruire les robotsDes travailleurs acceptent de se filmer pendant des heures pour alimenter les bases de données destinées à l’apprentissage des robots. Faire la vaisselle, ranger, manipuler des objets : autant de gestes banals qui deviennent des ressources précieuses pour une robotique encore très maladroite dans le monde réel. Xbox veut transformer les PC Windows 11 en terrain de jeu géantCap sur le jeu vidéo avec la stratégie de Microsoft autour d’un “Xbox mode” destiné à rapprocher encore davantage l’univers Xbox et les PC sous Windows 11. Pour Bruno, c’est une façon habile d’ouvrir instantanément l’écosystème Xbox à un immense parc de machines compatibles, sans remettre totalement en cause la console. Dans Mon Carnet : musique, IA, Mila et désinformationBruno annonce dans Mon Carnet une interview avec un compositeur de Disney à Paris, qui utilise de plus en plus l’IA dans son travail musical. Il évoque aussi le rôle du Mila, l’institut québécois d’IA fort de plus de 1 200 chercheurs, ainsi qu’un jeu en ligne conçu pour tester notre rapport à la désinformation. Dans Monde Numérique : agents français, cybersécurité et réalité mixteJérôme présente plusieurs entretiens à écouter dans L’Hebdo du 14 mars , notamment un agent IA capable d’opérer n’importe quel logiciel sur ordinateur, les nouveaux risques cyber liés à l’IA ; et un nouveau portrait d'innovateur, celui de Stan Larroque, Lynx Mixed Reality, créateur du seul casque européen de réalité mixte. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  5. 📆 L'HEBDO 14/03 - Un milliard pour l’IA, la ruée vers les agents

    5 DAYS AGO

    📆 L'HEBDO 14/03 - Un milliard pour l’IA, la ruée vers les agents

    La startup de Yann Le Cun lève un milliard de dollars pour réinventer l’intelligence artificielle. Les agents autonomes affolent les géants de la tech. Qwant passe à l'IA "équitable". YouTube dépasse Disney. 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Un milliard pour les “World Models” de Yann LeCunLe chercheur français Yann LeCun, figure historique de l’IA et ancien directeur scientifique de Meta, lève un milliard de dollars pour sa start-up dédiée aux “world models”, AMI Labs. L’objectif : dépasser les limites des modèles de langage actuels pour concevoir des intelligences artificielles capables de comprendre le monde physique, avec des applications en robotique et en conduite autonome. Ecouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun. Meta, OpenAI, Nvidia : la bataille des agents IALa guerre des agents est lancée. Meta rachète Moltbook, plateforme présentée comme le “Reddit des agents IA”, tandis qu’OpenAI recrute le fondateur d’OpenCloud et que Perplexity lance un outil pour transformer un simple ordinateur en assistant autonome. Derrière cette effervescence, une même promesse : des IA capables non plus seulement de répondre, mais d’agir. Gérer des emails, automatiser des process métier, piloter des logiciels… Les agents pourraient constituer le prochain grand tournant de l’intelligence artificielle. L’IA peut-elle influencer le vote ?Selon une étude d’Ipsos BVA pour la Fondation Jean Jaurès, 27 % des Français envisagent d’utiliser un chatbot pour s’informer avant les élections municipales, un chiffre qui grimpe à 75 % chez les jeunes. Une tendance qui interroge sur la fiabilité des modèles et leurs biais potentiels. Des travaux scientifiques, avaient mis en évidence des biais politiques dans certains modèles conversationnels. L’IA peut éclairer le débat démocratique, mais elle n’est ni neutre ni infaillible. Éducation nationale : Microsoft reconduit jusqu’en 2029Le ministère de l’Éducation nationale renouvelle son contrat avec Microsoft pour un montant pouvant atteindre 152 millions d’euros. Un choix critiqué au regard des ambitions de souveraineté numérique française et européenne. Cette décision illustre la difficulté pour les grandes administrations de sortir de leur dépendance aux géants américains, malgré un contexte politique favorable aux alternatives locales. Qwant teste l’IA générative avec les médiasLe moteur de recherche français Qwant expérimente “Réponse Flash”, une fonctionnalité d’IA générative intégrée à ses résultats d’actualité. Particularité : un accord de partage de revenus avec une vingtaine de médias partenaires. Contrairement à Google et son AI Overview, encore absent en Europe pour des raisons réglementaires, Qwant tente une approche concertée avec les éditeurs. Un test grandeur nature de souveraineté numérique. YouTube, premier groupe média mondialSelon le cabinet MoffettNathanson, YouTube aurait généré 62 milliards de dollars de revenus en 2025, dépassant Disney. La plateforme, propriété d’Alphabet, confirme sa transformation en géant mondial des médias, entre publicité et abonnements (YouTube Premium, Music, TV). Un basculement historique qui consacre la domination des plateformes numériques dans l’économie des contenus. Le débrief transatlantique avec Bruno GuglielminettiDepuis Montréal, Bruno Guglielminetti – Mon Carnet analyse le rachat de Moltbook par Meta et explore un phénomène étonnant : des humains qui se filment 18 heures par jour pour entraîner des robots domestiques. Au programme également : un compositeur de Disney qui utilise l’IA pour créer, un hackathon canadien sur la santé mentale des jeunes et un jeu en ligne pour tester sa capacité à repérer la désinformation. Portrait : Stan Larroque – LynxDans la série Innovateurs, Stan Larroque – Lynx raconte comment l’inventeur d’Oculus, Palmer Luckey, lui a prêté sa maison en Californie en pleine pandémie pour rencontrer les investisseurs de la Silicon Valley. Une anecdote spectaculaire qui éclaire les coulisses du financement des start-up XR et la difficulté, pour une entreprise française, de lever des fonds face aux géants américains. Delentra : un agent IA qui pilote votre ordinateurJean-Luc Haurais – Delentra présente un agent capable de manipuler la souris, d’ouvrir Photoshop, de traiter des candidatures ou de publier sur LinkedIn, le tout en langage naturel. Pensé pour les entreprises, l’outil mise sur la sécurité via des modèles locaux et des environnements cloisonnés. Une illustration concrète de l’ère post-chatbot. Cybersécurité : les agents IA, nouveau risque ?[PARTENARIAT] Vivien Mura – Orange Cyberdéfense évoque l'augmentation du risque cyber du fait du développement de l'intelligence artificielle. Accélération des attaques, automatisation de recherche des vulnérabilités, agents intégrés aux workflows critiques... L’IA renforce les capacités des entreprises… mais aussi celles des cybercriminels. La sécurité by design et la vigilance humaine restent plus que jamais essentielles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    52 min
  6. 📆 L'HEBDO 14/03 (Version Longue) - Un milliard pour l’IA, la ruée vers les agents

    6 DAYS AGO • SUBSCRIBERS ONLY

    📆 L'HEBDO 14/03 (Version Longue) - Un milliard pour l’IA, la ruée vers les agents

    La startup de Yann Le Cun lève un milliard de dollars pour réinventer l’intelligence artificielle. Les agents autonomes affolent les géants de la tech. Qwant passe à l'IA "équitable". YouTube dépasse Disney. Un milliard pour les “World Models” de Yann LeCunLe chercheur français Yann LeCun, figure historique de l’IA et ancien directeur scientifique de Meta, lève un milliard de dollars pour sa start-up dédiée aux “world models”, AMI Labs. L’objectif : dépasser les limites des modèles de langage actuels pour concevoir des intelligences artificielles capables de comprendre le monde physique, avec des applications en robotique et en conduite autonome. Ecouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun. Meta, OpenAI, Nvidia : la bataille des agents IALa guerre des agents est lancée. Meta rachète Moltbook, plateforme présentée comme le “Reddit des agents IA”, tandis qu’OpenAI recrute le fondateur d’OpenCloud et que Perplexity lance un outil pour transformer un simple ordinateur en assistant autonome. Derrière cette effervescence, une même promesse : des IA capables non plus seulement de répondre, mais d’agir. Gérer des emails, automatiser des process métier, piloter des logiciels… Les agents pourraient constituer le prochain grand tournant de l’intelligence artificielle. L’IA peut-elle influencer le vote ?Selon une étude d’Ipsos BVA pour la Fondation Jean Jaurès, 27 % des Français envisagent d’utiliser un chatbot pour s’informer avant les élections municipales, un chiffre qui grimpe à 75 % chez les jeunes. Une tendance qui interroge sur la fiabilité des modèles et leurs biais potentiels. Des travaux scientifiques, avaient mis en évidence des biais politiques dans certains modèles conversationnels. L’IA peut éclairer le débat démocratique, mais elle n’est ni neutre ni infaillible. Éducation nationale : Microsoft reconduit jusqu’en 2029Le ministère de l’Éducation nationale renouvelle son contrat avec Microsoft pour un montant pouvant atteindre 152 millions d’euros. Un choix critiqué au regard des ambitions de souveraineté numérique française et européenne. Cette décision illustre la difficulté pour les grandes administrations de sortir de leur dépendance aux géants américains, malgré un contexte politique favorable aux alternatives locales. Qwant teste l’IA générative avec les médiasLe moteur de recherche français Qwant expérimente “Réponse Flash”, une fonctionnalité d’IA générative intégrée à ses résultats d’actualité. Particularité : un accord de partage de revenus avec une vingtaine de médias partenaires. Contrairement à Google et son AI Overview, encore absent en Europe pour des raisons réglementaires, Qwant tente une approche concertée avec les éditeurs. Un test grandeur nature de souveraineté numérique. YouTube, premier groupe média mondialSelon le cabinet MoffettNathanson, YouTube aurait généré 62 milliards de dollars de revenus en 2025, dépassant Disney. La plateforme, propriété d’Alphabet, confirme sa transformation en géant mondial des médias, entre publicité et abonnements (YouTube Premium, Music, TV). Un basculement historique qui consacre la domination des plateformes numériques dans l’économie des contenus. Le débrief transatlantique avec Bruno GuglielminettiDepuis Montréal, Bruno Guglielminetti –

    1h 27m
  7. 🔎 La folie des agents IA : les big tech accélèrent (Zoom Tech)

    6 DAYS AGO

    🔎 La folie des agents IA : les big tech accélèrent (Zoom Tech)

    OpenAI débauche l'inventeur d'OpenClaw. Meta rachète le réseaux d'agents Moltbook. Perplexity lance Personal Computer. Bref, c'est la folie autour de l'IA agentique, qui peut exécuter des tâches complètes à notre place. Un nouveau monde et aussi de nouveaux risques en matière de cybersécurité. Les agents IA, nouvelle frontière de l’automatisationLa frénésie autour des agents IA s’accélère. Le phénomène s’est cristallisé autour d’OpenClaw, un projet open source imaginé par Peter Steinberger, qui permet de faire tourner sur sa propre machine des agents capables d’agir sur des applications, des fichiers ou des services. Le sujet a déjà été exploré par Monde Numérique, qui y voyait une étape clé dans l’émergence de l’IA agentique. Autour de cette dynamique, les grands acteurs multiplient les annonces. OpenAI a recruté Peter Steinberger, Meta a mis la main sur Moltbook, ce réseau social peuplé d’agents IA, et Microsoft pousse Copilot vers des usages plus autonomes grâce à une collaboration étroite avec Anthropic. De son côté, Perplexity a dévoilé Personal Computer, un système conçu pour transformer un Mac dédié, notamment un Mac mini, en environnement permanent pour agents IA. Des assistants qui ne répondent plus seulement, mais agissentLa différence avec un chatbot classique est nette. Là où un outil comme ChatGPT ou Claude attend une consigne puis génère une réponse, un agent IA peut enchaîner des actions, utiliser des outils, interagir avec des logiciels et accomplir des tâches de manière semi-autonome ou autonome. C’est cette bascule, du dialogue vers l’exécution, qui alimente aujourd’hui les espoirs de gains de productivité dans les entreprises. Cette promesse est séduisante : traitement d’emails, prospection, nettoyage de bases de données, assistance au codage, préparation de documents ou coordination de workflows. En filigrane, se dessine l’idée d’un futur collègue logiciel, capable non seulement d’agir, mais aussi de s’inscrire dans les méthodes et les règles d’une organisation. Le revers de la médaille : sécurité, dérives et perte de contrôleMais cette montée en puissance s’accompagne d’un risque croissant. En accédant aux fichiers, aux sessions utilisateur, aux applications et parfois aux systèmes internes, les agents deviennent aussi de nouvelles surfaces d’attaque. Microsoft alerte d’ailleurs sur l’usage opérationnel de l’IA par des acteurs malveillants tout au long de la chaîne d’attaque. Les premiers incidents rappellent que le danger est déjà concret. Amazon a reconnu en interne qu’un incident du 2 mars 2026, lié en partie à son assistant de codage Q, avait contribué à une vague d’erreurs sur les délais de livraison, avec des effets directs sur les commandes. Autre exemple marquant : chez McKinsey, un agent autonome a pu exploiter une faille après avoir consulté une documentation technique accessible en ligne, illustrant la capacité de ces systèmes à reproduire des comportements proches de ceux d’un pirate humain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  8. 🎤 MWC 2026 : comment l’IA transforme les télécoms (Patrice Duboé, Capgemini)

    12 MAR

    🎤 MWC 2026 : comment l’IA transforme les télécoms (Patrice Duboé, Capgemini)

    Présent au Mobile World Congress de Barcelone, Patrice Duboé analyse les grandes tendances de l’édition 2026. Entre domination chinoise, explosion de l’IA et nouveaux usages de la 5G, les télécoms deviennent plus que jamais une infrastructure au service de nouveaux services. Interview : Patrice Duboé, Directeur de l’innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines - La 5G est la seule technologie capable d’assurer une latence très faible.- Les télécoms deviennent une infrastructure pour de nouveaux services.- Le direct-to-device par satellite ouvre un nouveau marché des messages courts.- L’innovation dans les smartphones se concentre désormais sur l’écran, la photo et la confidentialité.- L’IA embarquée dans les réseaux peut traduire des communications en temps réel.Que retenez-vous du Mobile World Congress 2026 ?La première chose qui frappe, c’est la présence massive de la Chine. Le Hall 1 est quasiment entièrement occupé par des entreprises chinoises qui frappent chaque année plus fort dans les télécoms. La deuxième tendance majeure, c’est évidemment l’intelligence artificielle. On voit beaucoup d’agents IA et de services qui se greffent sur les infrastructures télécoms. Les telcos deviennent de plus en plus une plateforme qui permet d’héberger de nouveaux services. On voit aussi apparaître des robots, un peu comme dans d’autres grands salons technologiques. Même si cela peut sembler éloigné des télécoms, la connectivité 5G permet justement de piloter ces machines et de remonter les données en temps réel. Le satellite commence-t-il enfin à transformer les télécoms mobiles ?Oui, notamment avec ce qu’on appelle le direct-to-device (D2D). L’idée est de pouvoir envoyer directement des messages depuis un smartphone vers un satellite sans passer par une infrastructure terrestre classique. Ce n’est pas forcément pour faire du très haut débit comme avec les constellations internet. L’intérêt est aussi de pouvoir transmettre de petits messages pour de la supervision, de la surveillance environnementale ou des alertes. C’est particulièrement utile dans des situations où il n’y a pas de réseau. On peut imaginer envoyer un message d’alerte lorsqu’on est perdu ou dans une zone isolée. C’est un nouveau service qui commence à émerger. Pourquoi la 5G est-elle essentielle pour les véhicules autonomes ?Pour atteindre un niveau élevé d’autonomie, les véhicules doivent réagir presque instantanément. Si une voiture doit freiner, elle doit le faire immédiatement, pas une demi-seconde plus tard. Aujourd’hui, seule la 5G permet d’obtenir à la fois des débits élevés et une latence extrêmement faible, parfois en dessous de cinq millisecondes. Cela garantit aussi une très grande fiabilité dans la transmission des messages. Cette fiabilité du réseau et la capacité à confirmer très rapidement l’envoi ou la réception d’une information sont essentielles pour des applications critiques comme la conduite autonome. L’IA trouve aussi des usages très concrets dans les réseaux ?Oui, notamment dans les communications opérationnelles. Par exemple, nous avons présenté une démonstration pour les services de secours. Le système utilise des radios portatives connectées à un réseau qui embarque de l’IA pour effectuer de la traduction simultanée. Des pompiers de différents pays peuvent ainsi communiquer chacun dans leur langue et se comprendre instantanément. Dans une situation de crise comme un grand feu de forêt impliquant plusieurs brigades européennes, ce type de technologie peut améliorer considérablement la coordination et l’efficacité des opérations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min

About

https://m.audiomeans.fr/s/S-xylotlSe IA, cybersécurité, innovation, numérique... Vous voulez suivre et comprendre l’actu tech sans y passer des heures ? Monde Numérique décrypte pour vous l’actualité du numérique, avec clarté, recul et exigence journalistique. Tous les grands sujets sont passés au crible, à travers des épisodes quotidiens, accessibles à tous, sans jargon ni discours marketing : IA générative, agents IA, cybersécurité, data, cloud, robotique, réseaux sociaux, souveraineté numérique, régulation, environnement, économie numérique, etc. Retrouvez notamment L’Hebdo, chaque samedi, ainsi que de nouveaux épisodes tout au long de la semaine. Je suis Jérôme Colombain, journaliste spécialiste des technologies depuis plus de 25 ans. J'ai conçu Monde Numérique comme un média neutre et indépendant. Je vous propose des news, des interviews, des chroniques, des reportages et des analyses pour éclairer les transformations technologiques qui changent nos vies, nos métiers et la société. Monde Numérique, vous aide à comprendre la tech afin d'en tirer le meilleur au quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

More From Monde Numérique

You Might Also Like