Nova y va

Nos reportages sonores immersifs produits in situ pour faire vivre l'évènement comme si vous y étiez, avec entretiens, micro-trottoirs, musiques et ambiances.

  1. Nova Y Va :  L'Autre Noël de Nantes, le Voyage en Hiver

    04/12/2025

    Nova Y Va : L'Autre Noël de Nantes, le Voyage en Hiver

    Si vous marchiez à Nantes, ces derniers jours, il n'est pas impossible que vous aperceviez dans la nuit des cerfs luminescents, une muse chatoyante qui s'est échappée de son monument, des chimères et un mouflon disparu... Des effluves magenta, cyan, doré dans le ciel. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé. Qui pense qu’il n’y a pas grand-chose à faire à Nantes en hiver n’y a jamais mis un pied. En pleine effervescence du festival Culture Bar Bars (qui, comme son nom l’indique, peuple les bars de culture, de concerts), Nova a arpenté la ville et ses lumières, dans tous les sens du terme. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé et les œuvres sont partout dans la ville. Il y a le marché de Noël traditionnel et l’Autre Marché, il y a le sapin de la place Graslin et les cerfs, les chimères, les muses luminescentes perchées aux balcons, il y a le manège déjanté de la place du Bouffay, baptisé « Les carottes sont cuites », une chorale qui chante Madcon, Nino Ferrer ou les Turtles devant les musées et les théâtres. Il y a des cloches cosmiques qui dessinent un chemin merveilleux autour des bâtiments importants de la ville. Le Voyage en Hiver, c’est un projet qui reflète bien l’âme de Nantes, laisser l’art prendre la rue, l’offrir à tout le monde, remplir les musées d’expositions captivantes (« Sous la pluie » au musée d’art, « Dans les plis des cartes » au Lieu Unique, « À coeur ouvert » au Musée Dobrée, la programmation du Théâtre Mixte qui rouvre pour l’occasion). « Nantes, c’est presque une femme, assez rock, très jeune, en tout cas jeune d’esprit », s’amuse Sophie Lévy, la directrice du Voyage à Nantes, successeure de l’agitateur Jean Blaise. « Une femme qui s’appuie sur son histoire, mais qui accepte de considérer que les créateurs contemporains ont le droit de réinterpréter cette histoire. Ils le font avec beaucoup d’attention aux symboles de la ville, et beaucoup de créativité. » La nuit je vois : chimères Il faut lever les yeux au crépuscule pour apercevoir les créatures comme cette chimère inspirée du décor de la façade du Muséum d’Histoire Naturelle, une création imaginaire sur un lieu de savoir, qui a titillé la curiosité de l’artiste Vincent Olinet. Il en a fait une installation du parcours lumineux de la ville qui s’appelle « La nuit je vois ». Des figures disparues reviennent en fantômes lumineuxSur les grands théâtres, il n’est pas rare d’apercevoir 9 muses. Thalie pour le théâtre, Erato pour la poésie, Calliope pour l’épopée, Euterpe pour la musique, Polymnie pour la philosophie, Clio la muse de l’histoire, Melpomène de la tragédie, Terpsichore pour la danse et Uranie, muse de l’astronomie et l’astrologie. Mais à Nantes, Uranie n’a jamais trôné sur le théâtre, et les historiens ne savent pas avec certitude pourquoi. Vincent Olinet fait revivre cette muse chaque hiver, comme un joli fantôme luminescent coloré, accoudé au balcon de l’immeuble en face du Théâtre, à regarder ses sœurs. Une autre figure renait grâce à ces illuminations : l’un des deux mouflons qui trônaient dans le Jardin des Plantes de Nantes avant la 2de guerre mondiale. Les statues gigantesques de 3,50 m de haut ont été fondues, pour récupérer leur métal. « On ne les connaissait plus qu’à travers les cartes postales » explique Irène Gillardot, de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie de Nantes. L’un de ces mouflons renait, paré de nouvelles couleurs, au cœur du marché de Noël. Des lumières et des sons : les cloches cosmiques dans la villeLa visite continue, guidée par le glas mystique des cloches du dispositif de Dominique Blais « À flot d’airain ». Des cloches desquelles s’échappe un glas cosmique, psychédélique, grâce à un logiciel de traitement, des filtres et des réverbérations. Le son roule le long de l’eau, ricoche entre les clochers, serpente les bâtiments. Comme le parcours de Vincent Olinet, celui-ci n’est pas nouveau mais se renouvelle. Le chemin change, il suit l’Erdre, et l’artiste Françoise Pétrovitch a construit une cloche supplémentaire en provenance de l’Abbaye royale de Fontevraud. Chaque jour, des tintements, puis une marée sonore glissent dans la ville. Des concertos retentissent à 13h13, 17h17 et 18h18. Un an après les coupes budgétairesIl y a un an, nous arrivions à Nantes pour naviguer dans le Voyage en Hiver, juste après l’annonce de la région des Pays de la Loire, qui coupait 73% de son budget culturel. « La culture n’est pas une option, ça traverse véritablement toute la vie de la ville », nous rappelait Jean Blaise. Un an plus tard, Sophie Lévy nous dit que le Voyage à Nantes est moins impacté que de plus petites structures qui ont dû licensier, réduire la programmation… « Ça impacte plutôt les budget d’entretien des œuvres en dehors du territoire nantais » nous explique-t-elle ajoutant qu’on « ne mesure pas encore tous les effets de cette brutale irruption d’une coupe aussi gigantesque. Des artistes décident de faire autre chose, des acteurs culturels changent de métier, des structures disparaissent. Tout cela s’est cousu lentement, patiemment, ça s’est décousu brutalement. » Alors pour défendre la culture, vous pourriez aller profiter de tout ce qu’elle offre, à Nantes et ailleurs. Le programme détaillé du Voyage en Hiver est à retrouver ici.

    15 min
  2. Nova Y Va :  Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris

    02/12/2025

    Nova Y Va : Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris

    Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris « Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? », « Où allons-nous ? » Trois questions que l’humanité entière tente d’élucider depuis son apparition et trois questions que pose le musée de l’Homme, à Paris, dans sa galerie réouverte depuis 2015. Si vos capacités en calcul vous le permettent, vous noterez que l’on fête donc cette année les 10 ans de la réouverture de ce lieu où s’entremêlent sciences, culture et société. Pour l’occasion, deux parcours s’intéressent aux origines du genre, et du racisme. Nova y va. La galerie est fascinante. Partout où les yeux se posent, il y a des questions comme des réponses… Elle rassemble 1 800 pièces emblématiques de l'aventure humaine, du crâne de Cro-Magnon à celui de Descartes, de la Vénus de Lespugue paléolithique aux bustes ethnographiques du 19e siècle, un tas d’outils et d’objets…. Le Musée de l’Homme, pour ce dixième anniversaire, inaugure deux parcours spéciaux, deux visites guidées thématiques qui nous aident à comprendre les origines du genre et les origines du racisme, de la préhistoire aux travaux des neurologues sociologues scientifiques modernes. Pas moins de 150 chercheuses et chercheurs travaillent directement sur le site, anthropologues, spécialistes de la génétique, de la philosophie, la linguistique ou la primatologie…. Quelques un-es se sont libéré-es pour nous éclairer dans ce podcast. Merci à Aline Thomas, Chloé Pourtier et Paul Verdu pour leur participation au podcast. Chacun des 2 parcours est à découvrir un samedi toutes les 3 semaines, ça commence ce 31 janvier avec la visite "Nous et les autres". Plus d'infos sur le site du Musée de l'Homme. Ségo Raffaitin - Journaliste Céleste Métais-Grollier - Réalisateur Léna Le Roux Bourdieu - Production

    17 min
  3. Nova Y Va : le prix Goncourt des lycéens

    01/12/2025

    Nova Y Va : le prix Goncourt des lycéens

    Nathacha Appanah remporte le Goncourt des lycéens 2025 Chaque année, les lycéens se retrouvent à Rennes pour désigner leur lauréat. On a passé la journée dans la capitale bretonne pour assister à la révélation de l’heureuse élue : Nathacha Appanah, qui a remporté le Goncourt des lycéens 2025 avec son livre “La Nuit au coeur”. Une aventure littéraire “C’est une fierté” nous a confié le créateur du Prix, Bernard Le Doze, d’assister une 38e fois à la cérémonie qui clôture 2 mois et demi de travail. Les 2000 jeunes ont choisi avec l’aide de leurs professeurs, leur récit préféré parmi les 14 livres sélectionnés par l’Académie Goncourt. Cette aventure littéraire leur a permis, entre autres, de participer à des débats et de rencontrer les auteurs en personne. On les a sentis très investis de leur mission. Quelques minutes après la révélation, ils nous parlaient au micro, tout excités d’avoir enfin pu révéler leur gagnante : “C’est vrai que la littérature qu’on étudie au collège et au lycée, ça nous dégoûte de la lecture. Là, on a découvert une littérature contemporaine que j’aurais peut-être connue plus tard. » Un récit poignant Seule femme encore en lice, l’autrice de 13 livres a conquis le cœur du jury avec un récit poignant dans lequel elle nous fait entrer dans la vie de trois femmes victimes de violences conjugales. Celles de Chahinez Daoud, assassinée en 2021 par son mari, celle de sa cousine Emma, tuée elle-aussi par son époux, et la sienne, ayant été sous l’emprise d’un homme. Toute la salle était émue du choix des lycéens et des mots de Nathacha Appanah. Absente au moment de l’annonce, elle a été appelée au téléphone pendant la cérémonie : “ C’est un grand cadeau que vous m’avez fait à moi, à Chahinez, à Emma, à la littérature. Merci ! Je suis tellement émue. » Nous aussi, on est repartis chargés d’émotions, bien décidés à lire tout l’hiver. Un reportage de Charlotte Daran-Ioualalen et Théo Albaric

    15 min
  4. Nova Y Va : Festival Exilées

    17/11/2025

    Nova Y Va : Festival Exilées

    AVEC LE FESTIVAL EXILEES, FRANCE TERRE D’ASILE DÉSINVISIBILISE LES FEMMES EN EXIL Reportage de Anna Flori-Lamour et Ben Macé Depuis 3 ans, l’organisation France Terre d’Asile mène la mission Amal qui œuvre pour l’Autonomisation et protection des femmes migrantes, et organisait comme une étape de parcours le festival Exilées les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris. Dans cet immense espace pluridisciplinaire aussi industriel que bucolique, on trouve des disquaires et des food truck, des ateliers de pancartes à manif, des bureaux d’association et d’information engagés pour l’entraide, la solidarité, la lutte pour plus de justice sociale… Et au fond se déploie le festival Exilées qui pose la question de comment construire une sororité au-delà des frontières et de comme reconstruire les récits des femmes en exil, invisibilisées et discriminées par les conditions d’accueil qui leur sont réservées. La réponse ici est de passer par la parole mais aussi par des formes artistiques, expositions, manifestations dansées ou musicales… Dans la salle de conférence : tribunes et tables rondes devant un public nombreux, pour aborder les politiques d’accueil spécifiques à inventer pour les femmes en exil, en termes d’accès au logement, à la santé, à l’éducation, dont les intervenants sont autant des responsables d’associations que des femmes qui témoignent. Un peu plus loin, une exposition de la photographe congolaise Pamela Tulizo, qui met en scène les femmes arrivées en France dans la situation d’exercer leur métier, couleurs, sourires et une pointe de nostalgie évidemment. Il y a aussi l’accrochage de lettres en partie manuscrites, extraits de ces récits réparateurs qui disent la route, l’accueil, l’espoir. « Je ne suis pas née pour rien », « je suis plus forte que je ne le crois », « je rêve que ma soeur et moi retournions à l’école ». Et puis il y aura ce samedi soir le collectif d’artistes Ougandais venu soutenir la cause des femmes sur les routes, Nyege Nyege, dont le pseudo signifie en luganda « une envie soudaine et incontrôlable de danser »… La musique, la danse, la gaieté comme des armes. Du monde, du bruit, et au milieu de ce joyeux tumulte, de ce brassage de valeurs haut de gamme et de questionnements importants, nous avons rencontré Maëlle Léna, directrice du plaidoyer de l’International à France Terre d’Asile qui accompagne le projet AMAL, ainsi que Marie-Chrisole Zumba venue de RDC qui témoigne au micro de Nova de son parcours jusque’ la rencontre avec FTA (« une deuxième maison »), et chante l’espoir en reprenant le titre Migrants des rêves de Fally Ipupa qui a accompagné sa route. Le festival Exilées c’était les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris, une première mais dont on espère déjà le deuxième épisode… Un festival qui fait genre mais qui ne fait pas semblant, concrètement. Bouleversant, important, mais jamais larmoyant. Si vous vous posez la question « Que faire? », les réponses sont sur le site de l’organisation France Terre d’Asile et de la mission Amal.

    14 min
  5. Nova Y Va : Voir la mer

    13/10/2025

    Nova Y Va : Voir la mer

    NOVA VA VOIR LA MER AU MAIF SOCIAL CLUB, A VOS MASQUES! Voir la mer, la mer telle qu’elle est et comme vous ne l’avez jamais vue, avec ses mystères, ses joies et ses drames, dans une scénographie en travelling arrière des profondeurs jusque depuis l’espace. Il y a le bruit des vagues, le gout du sel, les cocktails et poissons grillés, les conquêtes du bout du monde ou des abysses, la grande bleue évidemment, mais aussi le réchauffement climatique, le 7ème continent, la surpêche, les corps noyés par centaines. En 4 thèmes et une quinzaine d’artistes, nous avons plongé dans le grand bain proposé au coeur du marais parisien, en brasse coulée entre les gorgones bigarrées d’Ugo Schiavi, la vidéo et les sculptures-gravures plastiques de Duke Riley, les drapés comme autant de vagues colorées d’Adélaïde Feriot ou encore les poissons électriques de Rémi Lécussan,… Pour notre guide, la commissaire d’exposition Lauranne Jermond, la mer est autant une question de vie que de mort, et à travers la scénographie de l’exposition, ce message d’une possible résilience : ne plus prendre la mer, mais la rendre. Rencontre avec les artistes Emeric Lhuisset, dont la joie esthétique des bleus cyanotypes cachent les drames des vies englouties, et des exils écorchés par les barbelés… Rencontre également avec Charlotte Gautier Van Tour en immersion dans son installation visuelle, olfactive et sonore : des brumes magiques et des algues grimpantes des abysses vers la surface, pour dire les êtres d’eau et les êtres d’air, et pour dire surtout tout ce qui nous lie. De l!ivresse des profondeurs à l’écume d!un océan chaviré, l!exposition Voir la mer nous invite à plonger dans la vague, voilà qui élargit l’horizon et dégage les bronches, c’est au Maif Social Club à Paris jusqu’au mois de juillet, ne vous en privez pas, allez-y! Et en plus, en plus, comme s’il fallait encore nous convaincre : des visites contées, guidées, musicales, gustatives, pailletées, et même des visites spéciales pour les bébés, qui s’accompagnent d’une riche programmation autour de l’océan jusqu’en juillet! Voir la mer , du 11/10/25 au 26/07/26 @ Le Maif Sociale Club, 37 rue de Turenne, 75003 Paris. Entrée gratuite, évènement de la saison et horaires sur : https://www.maifsocialclub.-fr/ Anna Flori-Lamour

    15 min

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