Vlan!

Gregory Pouy

Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.Tendance humaniste. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. قبل ١٨ ساعة ·  فيديو

    [BEST-OF] Comment éduquer sans tomber dans l’autoritarisme ou le laxisme avec Eude Séméria

    Eudes Séméria, psychologue et auteur du livre "Éduquer, c’est rendre responsable", est mon invité dans cet épisode puissant et nuancé de Vlan. Dans cet échange, j’ai voulu aborder un sujet central que je traite régulièrement : l’éducation. Mais ici, nous sommes allés bien au-delà des approches classiques, en explorant les fondements existentiels de ce que signifie vraiment "éduquer". J’ai questionné Eudes sur les limites de l’éducation positive, sur les effets parfois délétères de notre société ultralibérale qui infantilise les citoyens au lieu de les faire grandir. Nous avons parlé de la différence cruciale entre obéissance et responsabilité, de l’importance de se situer – géographiquement, socialement, émotionnellement – pour devenir un adulte véritablement autonome. Ce qui m’a profondément marqué, c’est à quel point cette conversation revient sans cesse sur les parents eux-mêmes : leur posture, leurs repères, leur propre capacité à être responsables. On éduque nos enfants en les accompagnant, certes, mais aussi – et peut-être surtout – en grandissant à leurs côtés. Avec Eudes, nous avons évoqué la valeur du jeu, le cadre éducatif, les pièges de l’optimisation permanente, la puissance du tact et de la politesse, et ce que signifie vraiment avoir une autorité saine. Un épisode dense, engagé, qui interroge profondément notre société, notre rapport à la liberté, et notre responsabilité collective envers la génération qui vient. Les questions que l'on traite- Pourquoi avoir écrit un livre sur l’éducation aujourd’hui ?- C’est quoi, grandir et devenir adulte selon vous ?- En quoi l’obéissance diffère-t-elle de la responsabilité ?- Comment peut-on savoir si l’on est responsable en tant que parent ?- Qui éduque vraiment nos enfants aujourd’hui ?- Comment fixer un cadre sans tomber dans l’autoritarisme ?- Quelles sont les limites de l’éducation positive ?- En quoi le jeu est-il fondamental dans l’apprentissage ?- Comment transmettre l’esprit critique aux enfants ?- Pourquoi attaquez-vous les anglicismes dans votre livre ?- Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [BEST-OF] Comment éduquer sans tomber dans l’autoritarisme ou le laxisme avec Eude Séméria
  2. قبل ٥ أيام ·  فيديو

    [BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (partie 2)

    Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires. À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé. J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même. Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie. J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant. Les questions que l'on traite- Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?- Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?- Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?- Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?- Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?- Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?- Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?- Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?- Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?- Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (partie 2)
  3. قبل ٥ أيام ·  فيديو

    [BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (1ère partie)

    Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires. À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé. J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord. Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même. Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie. J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant. Les questions que l'on traite- Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?- Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?- Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?- Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?- Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?- Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?- Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?- Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?- Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?- Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [BEST-OF] Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (1ère partie)
  4. ٢١ يوليو ·  فيديو

    [Best-of] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 2)

    Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif. J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé. Dans cet épisode, nous parlons de ça. De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente. Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié. Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi. Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel. Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront. Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:30 2. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:00 3. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:45 4. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:20 5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00 Références citées dans l’épisodeLivres- Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)- Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)- Les questions que l'on traite- Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?- Que nous a coûté le recul des religions ?- Peut-on vivre sans sacré ?- Comment redonner du sens dans une société individualiste ?- Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?- Qu’est-ce que le sacré pour vous ?- Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?- L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?- Comment retisser les liens dans une société fracturée ?- Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [Best-of] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 2)
  5. ٢١ يوليو ·  فيديو

    [BEST-OF] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 1)

    Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif. J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action.Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres.Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé. Dans cet épisode, nous parlons de ça. De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort “le progrès”, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente. Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un “nous” trop souvent oublié. Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi. Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel. Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront. Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:30 2. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:00 3. L’individualisme a fragilisé le “vivre ensemble”Explication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:45 4. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:20 5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00 Références citées dans l’épisodeLivres- Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)- Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)- Les questions que l'on traite- Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?- Que nous a coûté le recul des religions ?- Peut-on vivre sans sacré ?- Comment redonner du sens dans une société individualiste ?- Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?- Qu’est-ce que le sacré pour vous ?- Pourquoi avons-nous du mal à nous dire “nous” ?- L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?- Comment retisser les liens dans une société fracturée ?- Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [BEST-OF] Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 1)
  6. ١٤ يوليو ·  فيديو

    #403 Comment sortir la France de l'épuisement ? avec François Ruffin (partie 2)

    François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages. J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir. Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes. Citations marquantes- "L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)- "Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)- "On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)- "Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)- "La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée". Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité. Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun. Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée. L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design. Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages. Questions posées dans l'interview- Pourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?- Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?- Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?- Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?- Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?- Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?- L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?- Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?- Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?- Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ? Références citéesLivres et écrits - Le Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)- Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)- Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)- La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)- "The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)- Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)- Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)- Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citées - Ambroise Croizat (00:13:44)- Jean Monnet (01:10:35)- Franklin D. Roosevelt (01:09:07)- Christophe Castaner (00:22:58)- Gérald Darmanin (00:42:52)- Bernie Sanders (01:12:27)- Kamala Harris (01:12:23)- Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)- Sarah Saldmann (01:46:12)- Annie Ernaux (01:47:42)- Antoine Foucher (00:22:12)- Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)- Jean Pisani-Ferry (01:23:09)- Keynes (01:21:36)Institutions et concepts - SAFER (00:30:26)- RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)- CROUS (00:31:34)- Medef, CGPME, U2P (00:45:20)- Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)- Livret A et taux de centralisation (00:56:53) Timestamps clés- 00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire- 06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule- 07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité- 10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires- 12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin- 13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale- 17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales- 20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus- 22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français- 25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays- 27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat- 33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation- 37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique- 40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale- 45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales- 49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés- 53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée- 58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école- 1:01:02 : La théorie de la société sans friction- 1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble- 1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique- 1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche- 1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin- 1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon- 1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme- 1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation- 1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine- 1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus- 1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz- 1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment- 1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages- 1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton- 1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #403 Comment sortir la France de l'épuisement ? avec François Ruffin (partie 2)
  7. ١٤ يوليو ·  فيديو

    #403 Comment sortir la France de l’épuisement? Avec François Ruffin

    François Ruffin est député et journaliste, auteur de plusieurs documentaires et candidat à notre prochaine élection présidentielle.Je me méfie de moi-même quant il s'agit de faire des interviews politiques car je ne crois pas du tout que si tu parles à une personne pendant 2h tu fini par savoir ce qu'elle a dans le ventre.Alors j'ai proposé à François une discussion à bâton rompu, sur des tonnes de sujets à débuter par l'écologie comme la plus grande insécurité qu'on refuse de nommer, du logement comme premier problème de pouvoir d'achat en France, de la mondialisation que les Français n'ont jamais vraiment choisie, de l'intelligence artificielle qui menace autant les cadres que les ouvriers, et de la manière dont le Rassemblement National a construit sa progression en trois étages. J'ai questionné François Ruffin sur ses propres angles morts, sur ce que "faire ensemble" veut dire pour lui, et sur ce qu'il changerait dans l'école, la police et la fiscalité s'il en avait le pouvoir. Je crois que comme il le dit lui même c'est une discussion qu'on en entend rarement avec un politique : sans petite phrase, sans recherche de buzz, avec une vraie tentative de dire ce qu'il pense dans ses tripes. Citations marquantes- "L'économie et l'argent, ce sont des imaginaires. Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'économie." (00:10:01)- "Si la planète était une banque, ça fait longtemps qu'on l'aurait sauvée." (01:21:58)- "On a des PDG à stock-options ou propriétaires multimilliardaires qui viennent se cacher derrière la vertu du petit entrepreneur." (00:45:41)- "Je crois qu'on existe par les autres et qu'on se sauve par les autres." (01:04:00)- "La démocratie, ce n'est pas du consensus. C'est du conflit, mais organisé, verbalisé, institutionnalisé." (01:41:54)Idées centrales L'écologie comme la plus grosse insécurité (00:07:06) Pour Ruffin, l'écologie n'est pas un sujet parmi d'autres mais l'insécurité la plus grave qu'on refuse de traiter comme telle, parce qu'on préfère l'éviter psychologiquement plutôt que de regarder en face une "chronique d'une mort annoncée". Le logement, angle mort du pouvoir d'achat (00:27:53) La part du logement dans le budget des ménages est passée de 10 % à 30 % en vingt ans, avec des loyers en hausse de 80 % pendant que les salaires réels progressaient de 20 %. Ruffin en fait un sujet aussi central que les retraites, et un facteur direct de la chute de la natalité. Faire ensemble plutôt que vivre ensemble (01:05:47) Ruffin distingue une société qui cohabite (statique, côte à côte) d'une société qui avance vers un horizon commun. Sans projet partagé, il pense qu'un peuple s'épuise dans les jalousies et les boucs émissaires, comme un couple sans projet commun. Un État colonisé de l'intérieur (00:49:07) Plutôt que de parler de lobbying, Ruffin décrit un État où les intérêts privés (pharmaceutiques en particulier) ont pénétré la décision publique de l'intérieur, citant les réunions du lobby des grands labos tenues dans les salons de l'Élysée. L'IA, un double choc pour les classes moyennes (01:28:10) Contrairement aux vagues précédentes, l'IA touche des métiers qualifiés qui se croyaient protégés par leur diplôme, en cumulant robotisation et délocalisation des postes de bureau, de comptabilité ou de design. Le Rassemblement National, une fusée à trois étages (01:49:45) Ruffin décrit le RN comme construit en couches successives : Jean-Marie Le Pen et le racisme affiché, Marine Le Pen et le discours social, Jordan Bardella et le ralliement aux milieux économiques, avec une tension naissante entre ces deux derniers étages. Questions posées dans l'interview- Pourquoi l'écologie n'est-elle jamais présentée comme la insécurité qu'elle est réellement ?- Comment un responsable politique peut-il agir au niveau national dans un monde mondialisé ?- Le logement est-il devenu le vrai sujet du pouvoir d'achat en France ?- Comment expliquer que les Français n'aient jamais vraiment choisi la mondialisation ?- Faut-il taxer davantage les ultra-riches sans braquer les petits patrons ?- Comment redonner une finalité claire à l'école et à la police ?- L'intelligence artificielle peut-elle faire s'effondrer le capitalisme lui-même ?- Pourquoi les partis politiques n'arrivent-ils plus à débattre entre eux, même à gauche ?- Quels sont les angles morts de la gauche, et les vôtres ?- Comment le Rassemblement National a-t-il construit sa progression électorale ? Références citéesLivres et écrits - Le Progrès. Le Nôtre, François Ruffin (00:56:55)- Ecotopia, Ernest Callenbach (01:24:03)- Résonance, Hartmut Rosa (01:26:39)- La Grande Transformation, Karl Polanyi (01:29:38)- "The Antisocial Century", The Atlantic (01:04:19)- Travaux de Ha-Joon Chang, économiste sud-coréen (00:20:10)- Rapport d'Olivier Lluansi sur la réindustrialisation (00:47:12)- Article de Grégory Pouy pour la Fondation Jean-Jaurès sur l'impact des podcasts en politique (00:04:21 et 01:45:19)Personnes citées - Ambroise Croizat (00:13:44)- Jean Monnet (01:10:35)- Franklin D. Roosevelt (01:09:07)- Christophe Castaner (00:22:58)- Gérald Darmanin (00:42:52)- Bernie Sanders (01:12:27)- Kamala Harris (01:12:23)- Michel Maffesoli (00:36:42 et 01:15:04)- Sarah Saldmann (01:46:12)- Annie Ernaux (01:47:42)- Antoine Foucher (00:22:12)- Yann LeCun et Fidji Simo (01:35:43)- Jean Pisani-Ferry (01:23:09)- Keynes (01:21:36)Institutions et concepts - SAFER (00:30:26)- RIC, référendum d'initiative citoyenne (00:37:24)- CROUS (00:31:34)- Medef, CGPME, U2P (00:45:20)- Classement Challenges des grandes fortunes (00:40:44)- Livret A et taux de centralisation (00:56:53) Timestamps clés- 00:04 : Pourquoi cette conversation avec un politique sort de l'ordinaire- 06:13 : Générique, entrée en matière sur la canicule- 07:06 : L'écologie comme la plus grosse insécurité- 10:01 : L'économie et l'argent, de purs imaginaires- 12:27 : D'où vient l'engagement politique de Ruffin- 13:44 : Ambroise Croizat et la naissance de la Sécurité sociale- 17:14 : Comment agir au niveau national contre les multinationales- 20:10 : Le modèle sud-coréen : importer moins plutôt qu'exporter plus- 22:58 : La mondialisation, un choix des dirigeants, pas des Français- 25:48 : Protéger certains produits sans fermer le pays- 27:53 : Le logement, premier poste du pouvoir d'achat- 33:21 : Les années 80 et la grande déréglementation- 37:24 : Le RIC et les états généraux comme réponse démocratique- 40:38 : Sortir des boucs émissaires et de la jalousie sociale- 45:22 : Distinguer les petits patrons des multinationales- 49:07 : Un État colonisé de l'intérieur par les intérêts privés- 53:00 : Où trouve-t-on l'argent pour l'armée- 58:38 : Remettre la cuisine, le jardinage et la réparation à l'école- 1:01:02 : La théorie de la société sans friction- 1:05:47 : Faire ensemble plutôt que vivre ensemble- 1:09:07 : L'horizon commun : une économie de guerre climatique- 1:12:23 : Les angles morts de Kamala Harris et de la gauche- 1:15:18 : Insécurité, immigration, violence : ce qu'en pense Ruffin- 1:21:36 : Sortir de la compétitivité comme seul horizon- 1:26:48 : L'IA peut-elle faire tomber le capitalisme- 1:28:10 : Le double choc de l'IA : robotisation et délocalisation- 1:35:43 : Pourquoi l'Europe n'a ni réseau social ni IA souveraine- 1:41:54 : La démocratie comme conflit organisé, pas comme consensus- 1:44:06 : Le rôle des journalistes politiques dans la course au buzz- 1:46:12 : Ce que l'expérience de terrain change vraiment- 1:49:45 : Le Rassemblement National, une fusée à trois étages- 1:53:53 : Pourquoi la radicalité se mesure au programme, pas au ton- 1:56:50 : Ouvrir et fermer la porte, la conclusion de François Ruffin Suggestion d'autres épisodes à écouter : - #401 Les politiques sont-ils deconnectés du réél? Avec Boris Vallaud (Partie 1) (https://audmns.com/ZOPVNPw) - #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1 (https://audmns.com/UxFQjUM) - [Solo] La vraie violence est celle dont on ne parle pas (https://audmns.com/COyPqqx) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    #403 Comment sortir la France de l’épuisement? Avec François Ruffin
  8. ٩ يوليو

    [Moment] Le célibat n'est pas un échec, c'est une position neutre avec Lauren Bastide

    Lauren Bastide, journaliste, autrice et fondatrice du podcast Folie Douce et du livre "enfin seule". Dans cet moment qui est extrait d'un épisode plus long, nous parlons du célibat, de ce mot qu'on emploie sans trop savoir ce qu'il désigne vraiment, et de la pression bien plus forte qu'il fait peser sur les femmes que sur les hommes. J'ai questionné Lauren sur son dernier livre, Enfin seule (Allary Éditions, 2025), où elle raconte comment elle en est venue à transformer sa solitude en territoire de liberté plutôt qu'en échec à réparer. On remonte ensemble aux couvents du Moyen Âge, aux sorcières brûlées, à la vieille fille de Balzac, jusqu'aux applications de suivi de cycle utilisées aujourd'hui contre les femmes dans certains États américains. Une conversation sur la surveillance des corps féminins, hier et maintenant. Citations marquantes - « Le célibat, c'est pas une position -1, c'est une position 0. »- « Ce mot célibataire, je l'ai un peu fait tourner dans ma bouche pendant l'écriture du livre. Je ne vois pas à quoi ça fait référence, au fond. »- « Un homme seul, ça va tout de suite renvoyer à un imaginaire d'artiste, de philosophe, d'ermite, de leader charismatique. Les femmes, dans leur solitude, vont être renvoyées à leur vie sexuelle et familiale. »- « C'est vraiment les utérus des femmes qu'on a maintenus sous surveillance. »- « Tu peux avoir le droit et avoir la possibilité, c'est deux choses différentes. »Idées centrales discutées - Le célibat comme position neutre, pas comme manque : redéfinir le célibat non pas comme l'absence de quelque chose, mais comme un point de départ neutre à partir duquel une relation peut apporter du bon ou du mauvais. Ça déplace la pression sociale qui pèse sur les personnes seules. [00:00-01:00]- Un mot flou hérité du droit canon : "célibataire" ne voulait à l'origine dire qu'une chose, ne pas être marié. Le mot a fini par recouvrir des réalités très différentes (ados sans amoureux, femme de 40 ans avec une vie amoureuse active), ce qui montre à quel point il ne dit plus rien de précis sur la vie réelle des gens. [00:52-02:09]- Une injonction genrée au couple : la solitude masculine est associée à la créativité et à la pensée (l'ermite, le philosophe), la solitude féminine à un échec personnel. Cette asymétrie n'est pas un hasard mais le résultat d'une construction sociale longue. [02:09-02:30]- La surveillance historique des utérus : mariage, couvents, procès en sorcellerie, la figure de la vieille fille chez Balzac, autant de dispositifs qui ont organisé, sur des siècles, le contrôle de la capacité reproductive des femmes. [02:30-04:59]- Le soulagement de ne plus être surveillée : Lauren raconte comment le sentiment le plus fort de sa solitude choisie n'était pas la liberté en général, mais l'absence concrète de regard et de normes sur son corps et son comportement (la posture, le poids, le ton). [04:59-06:01]- La surveillance numérique des cycles menstruels : les applications de suivi de règles, pensées comme des outils d'autonomie, deviennent des sources de données exploitables contre les femmes dans les États américains qui ont restreint l'accès à l'avortement. [06:01-06:52]- Droit formel contre accès réel : en France comme en Italie, la clause de conscience permet à un médecin de refuser de pratiquer un avortement. La différence entre les deux pays, selon Lauren, tient au nombre de médecins qui l'invoquent. [07:29-08:00] Questions posées dans l'interview - Que veut vraiment dire le mot "célibataire" aujourd'hui ?- Pourquoi ce mot a-t-il fini par désigner des situations aussi différentes ?- Pourquoi l'injonction au couple pèse-t-elle plus sur les femmes que sur les hommes ?- Que représente une femme seule dans l'imaginaire collectif, comparé à un homme seul ?- D'où vient historiquement cette surveillance des femmes ?- Quel rôle le mariage et le couvent ont-ils joué dans ce contrôle ?- Qu'est-ce que la figure de la vieille fille de Balzac raconte de notre époque ?- Qu'est-ce qui a changé, ou pas, depuis les procès en sorcellerie ?- En quoi les applications de suivi de cycle posent-elles un problème politique ?- Quelle différence entre avoir un droit et pouvoir réellement l'exercer ?Références citées - Enfin seule, Lauren Bastide, Allary Éditions, 2025 (le livre à l'origine de l'épisode)- Balzac, la figure de la vieille fille dans son œuvre [04:05]- Bridget Jones, citée en écho à la vieille fille balzacienne [04:05]- INSEE, définition statistique du célibat [00:52]- Administrations américaines et usage des données de cycle menstruel sous l'ère Trump [06:01-06:52]- Droit à l'avortement en Italie et clause de conscience médicale [07:29-08:00]- Droit à l'avortement en France et clause de conscience médicale [07:50-08:00]Timestamps clés - 00:00 : Le célibat comme position 0, pas comme un manque.- 00:52 : D'où vient le mot "célibataire" et pourquoi il ne veut plus dire grand-chose de précis.- 02:09 : Pourquoi l'injonction au couple touche bien plus les femmes que les hommes.- 02:30 : Femme seule contre homme seul, deux imaginaires opposés.- 03:24 : Mariage, couvent, sorcières, une histoire de surveillance des utérus.- 04:59 : Ce que "surveillance" veut vraiment dire au quotidien pour une femme.- 06:01 : Les applications de règles récupérées contre les femmes aux États-Unis.- 07:29 : Droit à l'avortement, la différence entre l'avoir sur le papier et pouvoir en bénéficier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    [Moment]  Le célibat n'est pas un échec, c'est une position neutre avec Lauren Bastide

حول

Un podcast pour comprendre ce qui est en train de se transformer avant que cela ne devienne évident et pour vous redonner envie du futur sans optimisme naif ni cynisme mais avec lucidité.Tendance humaniste. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

قد يعجبك أيضًا