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Le podcast 100% cinéma d'animation Présenté par Sylvain, alias Flegmatic Mail : sylvain.animedia@gmail.com

  1. 1 day ago

    AniméDeux #1 On n'oubliera pas L'Île des souvenirs

    AniméDeux, c'est votre nouveau rendez-vous du vendredi ! Un épisode bonus pour une recommandation en lien avec celui du mercredi, simplement vous parler d'un film ou d'une série sympa que je viens de mater ou alors, comme ici, traiter d'un deuxième film d'actualité quand le calendrier s'emballe. En l'occurrence, il s'agit d'un film important, le nouveau-né des studios DreamWorks : L'Île des souvenirs. Aux Philippines, dans les années 1990, deux amies d'enfance, Jo et Raissa, se promettent de rester proches pour toujours. Après le lycée, Raissa s'apprête à partir faire ses études aux États-Unis, poussée par ses parents. Craignant de perdre leur lien, Jo tente de la convaincre de rester. Alors qu'elles célèbrent leur dernière soirée ensemble, les deux jeunes filles sont soudainement transportées par un portail vers le monde fantastique de l'île des souvenirs de Nakali, où les souvenirs s'effacent peu à peu à mesure que l'on y séjourne Surfant sur la nouvelle vague du cinéma d'animation initiée par Spider-Man: New Generation et signé des mêmes auteurs que le génial Chat Potté 2 : la dernière quête, L'Île des souvenirs peut compter sur une esthétique irréprochable, aussi bien au niveau de sa direction artistique que de son animation. C'est bien simple, on est face à ce qu'il se fait de mieux actuellement, tant au niveau du rythme, de la fluidité de mouvement des personnages ou de la qualité des décors. Certains seront peut-être épuisés dès les premières minutes, mais pour ceux qui embarqueront à bord de ce train lancé à mille à l'heure, le ride sera total. Convoquant le folklore philippin tout en le mélangeant à une japanimation tout ce qu'il y a de plus actuelle, Joel Crawford et Januel Mercado font de leur œuvre un objet unique, qui débordent d'idées sans perdre le fil de leurs thématiques principales, centrées autour des moments passés qui font de nous ce que nous sommes et la nécessité de les laisser derrière soi pour aller de l'avant... ou pas ! Alors que le film est en train de se planter au box-office américain, je compte sur vous pour lui réserver un bien meilleur accueil chez nous ! Animé par Flegmatic Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    AniméDeux #1 On n'oubliera pas L'Île des souvenirs
  2. 3 days ago

    #53 Shaun le Mouton : La Bêêête d'Halloween n'a pas peur de nous faire rire

    Véritable mascotte du studio Aardman depuis près de vingt ans, Shaun le Mouton revient ce 21 octobre pour un troisième long métrage en forme de gentil film d'horreur pour toute la famille : La Bêêête d'Halloween. Les habitants de la ferme de Mossy Bottom attendent Halloween avec impatience jusqu'à ce que le maladroit fermier détruise le précieux champ de citrouilles du troupeau. Lorsque Shaun se transforme en savant fou pour réparer les dégâts, les événements dégénèrent rapidement, avec la disparition du fermier et une étrange bête errant dans les bois de Mossingham... Hommage au cinéma d'horreur allant de Frankenstein à La Nuit des morts-vivants en passant par Psychose et bien d'autres, Shaun le Mouton : La Bêêête d'Halloween est surtout un bonheur de pastiche, qui ne se limite jamais à ses influences, mais balance constamment de nouvelles idées. Comme ils l'avaient fait avec Wallace & Gromit : La Palme de la Vengeance, les petits génies de Aardman font pleuvoir les gags, multipliant les registres et font mouche (presque) à chaque fois. Les petits s'amuseront de ces moutons malicieux et débrouillards et les grands se délecteront de la mise en scène imparable et d'une stop motion toujours aussi irréprochable. Le parfait divertissement pour toute la famille pendant les vacances ! Animé par Flegmatic Un épisode en partenariat avec Benshi, la plateforme de streaming pour toute la famille Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    #53 Shaun le Mouton : La Bêêête d'Halloween n'a pas peur de nous faire rire
  3. 14 Oct

    #52 Le Corset penche du côté des chefs-d'œuvre

    Passé par Cannes et Annecy, où il a accumulé les prix (mais injustement pas le Cristal), Le Corset, de Louis Clichy, sort enfin dans toute la France ce 14 octobre. Autant vous prévenir : on tient peut-être là le film d'animation de l'année. Dans la Beauce des années 1980, Christophe, fils d’agriculteurs, se voit affublé d’un corset métallique pour soigner une scoliose. Cette différence le conduira à devenir le tourneur de pages de l’organiste de l’église et à s’affranchir de son destin… Premier long-métrage en solo de l'expérimenté Louis Clichy, passé par Pixar avant de coréaliser d'Astérix - Le Domaine des Dieux et du Secret de la Potion Magique, Le Corset porte à fond la marque de son auteur. Un trait noir épais sublimé par de sublimes couleurs façon aquarelle, des éléments de récit très personnels (lui aussi a grandi dans la Beauce rurale et a dû porter un corset orthopédique durant son enfance) et une écriture qui fait passer par tout le spectre des émotions : le film réussit tout ce qu'il entreprend et s'offre même des pics de mise en scène aussi drôles que poétiques. Une histoire de transition entre l'enfance et l'adolescence profondément humaine qui donne envie de tout donner pour réaliser ses rêves. Le film m'a ému aux larmes, j'espère qu'il en fera autant sur vous. Animé par Flegmatic Un épisode en partenariat avec Benshi, la plateforme de streaming pour toute la famille Louis Clichy - À quoi ça sert l'amour ? (court métrage) Le Corset, interview de Cécile Guillard (En Intervalle #29) Petite Casbah - les 6 épisodes sur France.tv Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    #52 Le Corset penche du côté des chefs-d'œuvre
  4. 1 Jul

    #51 In Waves : entretien avec la réalisatrice Mai Nguyen

    Premier long métrage réalisé par Mai Nguyen, In Waves est l’adaptation de la bande dessinée éponyme et largement autobiographique d’AJ Dungo. À Los Angeles, AJ, lycéen discret, rencontre Kristen. Elle est passionnée de surf, lui de skateboard et de dessin. Ils tombent follement amoureux ; un avenir heureux se profile. Mais tout bascule lorsque Kristen tombe malade. Ensemble, ils se lancent dans un combat contre l’adversité, portés par la force de leur amour, leurs amis et leur passion désormais commune pour le surf et l’océan. D’emblée, le film fait le choix de s’écarter du très presque minimaliste de la BD pour développer son propre style et faire au contraire exploser ses couleurs, grâce notamment à un sublime jeu sur la lumière et ses reflets. Mai Nguyen s’amuse également de très belles transitions dans le mouvement, rappelant les jeux de montage de Satoshi Kon, pour garder le flow entre les différents époques dépeintes dans le film, et les faire cohabiter avec une fluidité rare. Dommage que cela ne suffise pas à maintenir le rythme d’une histoire dramatique à la structure un peu trop classique, voire convenue. Le côté mélodrame prend rapidement le dessus, avec une succession de scènes tire-larmes dans lesquelles on peine à s’impliquer, la faute à des personnages un brin stéréotypés. Et même dans l’idée de vouloir rendre hommage à sa courageuse surfeuse, le film adopte un point de vue uniquement masculin, pour devenir un récit sur le deuil sans grande originalité. Restent des images qui resteront pendant longtemps sur notre rétine. Animé par FlegmaticGuest star : Mai Nguyen, réalisatrice de In Waves Un grand merci à Alice Krivine d'avoir rendue possible cette interview Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    #51 In Waves : entretien avec la réalisatrice Mai Nguyen
  5. 24 Jun

    #50 Frankelda, c'est moi : un nouveau monstre de la stop motion

    Premier film d’animation en stop motion du Mexique, Frankelda, c’est moi est un bijou d’animation en volume. Les frères Ambriz livrent une œuvre d’une générosité folle, une lettre d’amour à l’imaginaire gothique et les monstres qui le peuplent. Nous plongeant dans un folklore mexicain loin des clichés, le film a reçu le soutien de Guillermo Del Toro, qui a facilité son arrivée sur Netflix ce 12 juin. Frankelda, une écrivaine mexicaine déterminée du XIXe siècle, plonge dans son subconscient pour affronter les monstres qu’elle a elle-même imaginés. Guidée par un prince tourmenté, elle doit rétablir l'équilibre entre la fiction et la réalité avant qu’il ne soit trop tard. Que ce soit au niveau des personnages comme des décors, l’ensemble fourmille de détails, le film nous envoyant régulièrement des visions à couper le souffle, preuves d’une minutie et d’une maîtrise dans l’artisanat exemplaires. On ressent parfois un sentiment de trop-plein et les limites techniques et budgétaires se font de temps en temps sentir, mais l’enthousiasme prend toujours le dessus. Thématiquement, Frankelda, c’est moi se veut un hommage à Mary Shelley (l'autrice de Frankenstein) ainsi qu’à toutes ces femmes dépossédées de leurs œuvres par des hommes cupides et manipulateurs. Le film explore aussi les liens entre réalité et fiction, avec lesquels s’amuse à jouer une héroïne bien plus complexe qu’escompté, aussi terrifiante que courageuse, maîtresse de son propre destin. À découvrir de toute urgence. Animé par Flegmatic Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    #50 Frankelda, c'est moi : un nouveau monstre de la stop motion
  6. 17 Jun

    #49 Toy Story 5 : Pixar ne sait plus jouer

    Sept ans après un quatrième opus qui ressemblait déjà à l’épisode de trop, Toy Story revient avec un cinquième film, qui confronte nos jouets préférés face à l’un de leurs plus redoutables adversaires : le monde des nouvelles technologies. Problème : qu’attendre comme discours sur cette “tech” qui envahit nos vies, de la part d’une entreprise capable de vendre son héritage à une application d’IA générative ? Buzz L’Éclair, Woody, Jessie et leur bande voient leur vocation remise en question lorsqu’ils se retrouvent face à Lilypad, une tablette éducative connectée en forme de grenouille. Dotée des dernières technologies de pointe, elle arrive avec des idées bien arrêtées sur ce qu’il convient de faire pour le bonheur des enfants. Et si les moments de détente de la jeune Bonnie venaient à évoluer ? Car son sujet de base pourtant prometteur, Toy Story 5 ne l’adresse jamais, préférant s’en sortant avec une pirouette façon “deal with it”. La tech, l’essayer, c’est l’adopter, qu’on le veuille ou non. Un consensus aussi mou que le rythme du film, la faute, en partie à des humains trop présents et des enjeux loin d’être trépidants. Quelques scènes fonctionnent, mais le tout manque de liant. Le film a beau être techniquement irréprochable, avec de belles séquences crayonnées issues de l’imagination de Bonnie, son photoréalisme joue contre lui : on n’a presque plus l’impression d’avoir affaire à des jouets. Même un vétéran comme Andrew Stanton à la réalisation ne parvient pas à redonner à l’ensemble un souffle aventureux. Le résultat est sans appel : Toy Story 5 est d'assez loin le moins bon épisode de la saga. Animé par Flegmatic Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    #49 Toy Story 5 : Pixar ne sait plus jouer
  7. 10 Jun

    [En-Série #5] The Amazing Digital Circus : la web-série phénomène qui casse les codes de l'animation

    À l'occasion de la sortie, d'abord en salle, puis sur YouTube le 19 juin, de son neuvième et dernier épisode, retour sur la web-série aux 1,4 milliard de vues : The Amazing Digital Circus ! Depuis son premier épisode, mis en ligne en octobre 2023 et jusqu'à aujourd'hui, la création de Cooper Smith Goodwin, alias Gooseworx, est devenue un véritable phénomène générationnel. Poussée par une gigantesque communauté de fans, la série a brisé un à un tous ses cadres, passant d'Internet au streaming avant de débarquer au cinéma. Après avoir mis un casque de réalité virtuelle, une humaine se retrouve piégée dans un univers numérique sur le thème du cirque : The Amazing Digital Circus. Sous l'apparence d'une bouffone, en compagnie de cinq autres humains qui partagent sa condition, Pomni (c'est son nouveau nom) se retrouve sous la coupe de Caine, le Monsieur Loyal du cirque, une intelligence artificielle qui contrôle le monde numérique et les invite à participer à des aventures pour les empêcher de devenir fous. Tout en luttant pour garder la raison, elle va établir des liens profonds avec ses compagnons d'infortune, qui, derrière de lourds traumatismes, ont tous gardé une part d'humanité. Dans cet épisode un peu particulier, je vous propose, une fois n'est pas coutume, non pas une critique de l'Acte Final ou de la série dans son ensemble, mais une analyse de ce qui en fait un objet de ralliement et de quasi culte pour toute une génération. Car sous ses atours de dessin animé presque enfantin aux couleurs criardes se cache en fait une comédie noire qui verse volontiers dans l'horreur psychologique, en explorant les traumatismes plus ou moins enfouis de personnages qui n'en manquent pas. Crises existentielles, angoisses et autres pétages de plomb : tout y passe pour ces jeunes adultes qui cherchent à tout prix un sens à donner à leur vie. Une lourde tâche, au cœur d'un univers qui mélange l'esthétique du début de la 3D des années 1990, la scène modding jeu vidéo, les espaces liminaux et les backrooms. Vous n'avez rien compris ? C'est que vous n'êtes pas la cible ou qu'il vous reste bien des recoins sombres d'Internet à explorer... peut-être jusqu'à n'en plus pouvoir sortir. Animé par Flegmatic Ce petit Cartoon a CASSÉ Internet - Ermite Moderne Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

    [En-Série #5] The Amazing Digital Circus : la web-série phénomène qui casse les codes de l'animation
  8. 20 May

    #48 ChaO, Junk World, All You Need is Kill et Le Dernier Souffle d'un Yakuza : le printemps fleuri de l'animation japonaise

    Épisode spécial cette semaine pour vous parler non pas d'un, ni de de deux ou de trois, mais de quatre films ! Leur point commun ? Ils sont tous japonais. Car oui, tel les cerisiers année, le cinéma d'animation nippon a fleuri en ce printemps 2026, avec quatre sorties rapprochées entre le 13 et le 27 mai. J'ai donc choisir de ne pas choisir pour vous rappeler aussi que, même à cette période de l'année, il n'y a pas que le Festival de Cannes dans la vie. On commence avec ChaO (sorti le 13 mai), qui était déjà l'un de mes gros coups de cœur du Festival d'Annecy 2025, où il avait remporté le Prix du Jury. Presque un an plus tard, la magie opère toujours avec cette comédie romantique bigarrée entre un employé de bureau humain tout ce qu'il y a de plus classique et une princesse sirène. Drôle, inventif et parfaitement rythmé, le film dévoile des trésors de mise en scène et ose même s’aventurer là où on ne l’attend pas, vers l’émotion et l’introspection. Un bonbon coloré et acidulé. Mon film préféré de cette sélection. Changement d'ambiance avec Junk World (13 mai), un film en stop motion tout droit sorti du cerveau dérangé de Takahide Hori. Un préquel à son précédent film Junk Head, toujours aussi indépendant, et qui réussit cette fois à peu près tout ce qu'il entreprend. Le film nous embarque immédiatement dans son univers aussi dérangeant que pop, transcendant son budget limité par une foule d’idées autour de son concept de boucle temporelle. Un plaisir immédiat qui se renouvelle constamment. On enchaîne avec celui qui est probablement le film le plus attendu de cette sélection. Douze ans après Edge of Tomorrow, All You Need is Kill (20 mai) est une nouvelle adaptation du light novel éponyme, voulue par son réalisateur comme “l’expérience définitive” sur le sujet. Visuellement, c’est réussi, avec le choix d’en mettre plein les yeux à base de couleurs flashy et d’un bestiaire à la DA étonnante, mais aussi plein les oreilles grâce à un sound design de dingue. Émotionnellement, en revanche, on reste un peu à la porte, jusqu’à un climax heureusement dantesque. Dommage quand même que l'ensemble se prenne un peu trop au sérieux. Enfin, concluons avec Le Dernier Souffle d'un Yakuza (27 mai). Également présenté en Compétition Officielle à Annecy l’an dernier, le premier long métrage du créateur de la série Odd Taxi avait eu du mal à marquer les esprits, la faute à un rythme un peu mollasson et des enjeux pas très bien définis. Même le twist final ne parvient pas tout à fait à convaincre. Reste quelques moments enveloppants, en compagnie de personnages aux bons fonds. Une douce tranche de vie qui pourrait plaire aux amoureux du cinéma de Takeshi Kitano. Animé par Flegmatic Le Grand Classement du cinéma d'animation est disponible sur Letterboxd. Pour ne rater aucun épisode, suivez l'actualité du podcast sur Bluesky et Instagram. Si vous souhaitez soutenir ou aider Animédia, laissez cinq étoiles au podcast, accompagnées d'un commentaire sympa sur Apple Podcasts, Spotify, Podcast Addict ou toute autre plateforme d'écoute de votre choix. Mille mercis par avance, je saurai m'en montrer digne. Vous pouvez également m'envoyer des suggestions de sujets qui pourront être traités dans les prochains numéros, en m'écrivant à sylvain.animedia@gmail.com Générique : Encounter of Every Possible Kind - Midnight CommandoCC BY 4.0 DEED

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