Chaque voix compte

Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30. Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon. Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer. Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire. LCP - Assemblée nationale podcast. Retrouvez-nous sur www.lcp.fr et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026

    23 HR AGO

    Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026

    À LA UNE / Les jeunes et le sport Le 2 février, le ministère de l’Éducation nationale a publié les résultats d’une étude menée en septembre 2025 auprès de 267 000 élèves de sixième. La moitié des élèves testés, soit plus de 130 000, sont incapables de courir plus de 5 minutes à 9,5 km/h minimum. L’étude met également en évidence un écart important selon le genre. 46,3 % des garçons sont en situation de maîtrise satisfaisante contre 21 % des filles, soit un écart de 24,7 points en faveur des garçons. Enfin, les résultats varient selon le profil social des établissements. Dans les collèges les moins favorisés, notamment en REP et REP+, 25,3 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante et dans les établissements les plus favorisés, ils sont 43,4 %, soit un écart de 18,1 points. Selon le ministère de la santé, les ados et pré-ados sont trop sédentaires, il y a « trop d'écrans », « trop de malbouffe », en 25 ans, les enfants ont perdu 40% de leur capacité cardio-respiratoire. Des résultats qui sont peu surprenants, selon Coralie Benech, professeure d'EPS à Paris et du syndicat SNEP-FSU. « Les médecins appellent ça une bombe sanitaire », affirme-t-elle. Elle appelle à des investissements, y compris pour les gymnases qui se délabrent. Au début du mois de septembre 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé sa volonté de généraliser en 2026 à l’ensemble des 7 000 collèges la mise en place de deux heures de sport hebdomadaires, en plus des cours d’éducation physique et sportive (EPS). Même si les ministères de l’éducation nationale et des sports assurent que « le bilan des deux premières années d’expérimentation (…) a démontré la pertinence de la mesure », son déploiement est resté limité et demeure sur la base d’un volontariat. Comment mettre et remettre les jeunes au sport face au constat d’un décrochage sportif ?  Invités : - Sébastien Dirx, député « Ensemble pour la République » de Saône-et-Loire  - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine - Pierre Rondeau, co-directeur de l’Observatoire du sport de la Fondation Jean Jaurès et co-auteur de « Les Français et le sport » (éditions Le Cherche Midi) « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 2m
  2. Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026

    1 DAY AGO

    Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026

    À LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes    À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?    Invités : • Sandro Gozi, député européen « Renew » • Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins) • Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express »   Chroniques : « La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier  LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on se passer des énergies fossiles ?  En déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans dans le Jura, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 12 février 2026, la politique énergétique de la France à l’horizon 2030-2035 : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation, en favorisant l’usage d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire remplaçant les énergies fossiles (gaz et pétrole), coûteuses et polluantes. Il fixe un objectif de production « en lien étroit avec la croissance de l’électrification des usages », c’est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles vers l’électricité, comme les transports avec les véhicules électriques ou le bâtiment avec les pompes à chaleur. « En 2023, nous consommions près de 60 % d’énergie finale fossile. Notre objectif est de n’en consommer plus que 40 % en 2030 », souligne le document. La PPE annonce ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024), qui prévoyait de fermer quatorze réacteurs. La stratégie mise aussi sur une accélération de l’éolien en mer et une stagnation des objectifs pour les filières éoliennes terrestres et solaires. Si Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, a exprimé son soulagement « qu’enfin la filière ait des consignes et que ces consignes ne soient pas un moratoire sur le renouvelable », Marine Le Pen (RN) a dénoncé « les conséquences dévastatrices de la PPE », avec un « tour de passe-passe sur l’éolien ». Un mix énergétique sans pétrole à moyen terme est-il réalisable ? Invités : • Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin • Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain • Hendrik Davi, député écologiste des Bouches-du-Rhône Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  3. Faire plus d’enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026

    2 DAYS AGO

    Faire plus d’enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026

    À LA UNE / Faire plus d’enfants : mission possible ?  Au premier semestre 2025, 317 340 enfants sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’à la même période en 2024, selon l’Insee. Depuis 2011, les naissances diminuent continuellement et l’indice de fécondité est tombé à 1,62 enfant par femme en 2024. Ces évolutions démographiques risquent de provoquer un vieillissement de la population. « Les coûts sociaux liés au grand âge, déjà supérieurs à 14 % du PIB, pourraient augmenter de 5 points de PIB d'ici à 2040 si aucune réforme d'ampleur n'intervient », prévient l'Institut Montaigne dans son rapport sur « La France en 2040 », rappelant qu'à cet horizon les plus de 65 ans pourraient représenter entre 26,5 % et 28 % de la population française. Face à une natalité qui s’essouffle, un rapport parlementaire présenté, mercredi 11 février, par le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) appelle à une « révolution de la politique familiale » pour permettre aux Français de concrétiser leur désir d’enfant. Il propose notamment un « versement familial unique » de 250 euros par mois et par enfant, sans condition de ressources, jusqu’à 20 ans, ainsi qu’une prime de naissance défiscalisée versée par les entreprises, un prêt à taux zéro en cas de naissance et un congé parental unifié de douze mois rémunérés proportionnellement au salaire. Ces propositions suffiront-elles à enrayer la chute de la natalité française ?   Invités : • Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons et indépendants » du Calvados • Constance de Pélichy, députée « LIOT» du Loiret • Gilles Pison, professeur émérite au Muséum d’histoire naturelle, conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques, démographe, auteur de « L’Atlas de la population mondiale » (éditions Autrement)   Chroniques : « Le chiffre du jour » : une allocution unique à 250 euros, la solution ? par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : « En même temps… For sure ! » par Laurent Guimier      LA QUESTION QUI FÂCHE / Pétitions… cause toujours ?  Un débat sans vote sur la pétition contre la loi Duplomb a eu lieu à l’Assemblée, mercredi 11 février 2026 : une grande première dans l’Histoire de la Vème République. L'opposition à la loi agricole, proposée par le sénateur Laurent Duplomb, s'était concentrée sur la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes autorisé ailleurs en Europe et accusé d'être un « tueur d'abeilles » par ses détracteurs. Après l'adoption du texte par le Parlement, la pétition déposée sur le portail en ligne de l'Assemblée nationale et réclamant son abrogation avait réuni plus de 2,1 millions de signatures. Alors que le sénateur Laurent Duplomb, dont la proposition initiale a été censurée par le Conseil constitutionnel pour non-conformité à la Charte de l’environnement, a déposé un nouveau texte visant à réintroduire l’acétamipride, plus de 200 organisations, dont WWF, Greenpeace et la Confédération paysanne, ont appelé à un grand rassemblement de contestation aux abords de l’Assemblée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a déclaré : « on ne peut pas faire comme si une pétition n'avait pas réuni deux millions de signataires. Il faut aussi entendre l'inquiétude de ces Français qui nous ont alerté ». Une nouvelle pétition intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! » a été lancée et a réuni plus de 130 000 signatures en moins de dix jours. Quel sort démocratique lui sera réservé ? Invités : • Julien Dive, député apparenté « Droite Républicaine » de l’Aisne • Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis • Marthe Fatin-Rouge Stefanini, constitutionnaliste, juriste, directrice de recherche au CNRS Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 7m
  4. Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026

    3 DAYS AGO

    Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026

    À LA UNE / Demain, la fin du vin ?   Lundi 9 février, Emmanuel Macron a inauguré le salon Wine Paris 2026. Rendez-vous majeur de la filière viticole, l’événement s’inscrit dans un contexte géopolitique et climatique particulièrement tendu pour le secteur. Les producteurs doivent composer avec une accumulation de crises : la consommation d’alcool en France a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, tandis que le changement climatique et les tensions commerciales fragilisent les marchés. L’instauration de droits de douane américains de 10 % puis 15 % sur les alcools européens a entraîné une baisse de 7 % des exportations en 2024, selon les Douanes françaises. Face à cette situation, le Parlement européen a adopté, le 10 février 2026, un plan de soutien à la filière, prévoyant davantage de flexibilité pour l’arrachage des vignes afin de limiter les excédents. Bruxelles encourage également le développement du vin sans alcool, avec un étiquetage harmonisé pour les produits titrant moins de 0,05 % d’alcool. Si le texte doit encore être validé par le Conseil européen, Olivier Bernard, gérant du domaine de Chevalier à Léognan, alerte sur le caractère irréversible des arrachages, craignant une pénurie de vin à moyen terme. De son côté, Rodolphe Lameyse, le directeur général de Vinexposium, voit dans l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur une opportunité stratégique pour relancer les exportations vers le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, grâce à la suppression de droits de douane, actuellement compris entre 20 et 27%. Quel avenir pour le vin français ?  Invités : - Sandra Marsaud, députée « Ensemble Pour la République » de Charente - Jean-Marie Fabre, Président du syndicat des vignerons indépendants  - Isabelle Bachelard, journaliste dégustatrice  - En visioconférence : Vianney Castan, propriétaire du Château Saint-Louis La Perdrix, créateur de la cuvée « For sure » Les chroniques :  « Le mot du jour » : VIN par Mariette Darrigrand  « Quelle histoire ! » : les grands travaux de Donald Trump par Laurent Guimier   LA QUESTION QUI FÂCHE / Mix énergétique : l’urgence doit-elle sacrifier le débat ?    Dans une interview accordée à la presse quotidienne régionale dimanche 8 février, Sébastien Lecornu a précisé la forme que prendra la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de la France, à l’horizon 2035. Invoquant « l’urgence » pour privilégier la voie réglementaire plutôt que législative, le Premier ministre a annoncé la publication, d’ici la fin de la semaine, d’un décret pour mettre en œuvre cette feuille de route. Cette décision intervient après l’échec de la proposition de loi du sénateur LR Daniel Gremillet, qui fixait les objectifs énergétiques du pays pour les dix prochaines années. Adopté en première lecture au Sénat fin 2024, le texte avait été rejeté par l’Assemblée nationale. Il prévoyait une part du nucléaire portée à 60 % du mix électrique d’ici 2030, puis à 50 % en 2050, impliquant la mise en service de 14 EPR 2. Les objectifs en matière d’énergies renouvelables avaient en revanche été abaissés à 33 %, contre 40 % initialement et 44 % exigés par la directive européenne RED III. La présidente du groupe RN, Marine Le Pen, a d’ores et déjà dénoncé « une faute lourde » dans le choix de recourir à un décret. Quel mix énergétique pour la France de demain ?  Invités : - Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône  - Julie Laernoes, députée « écologiste » de Loire-Atlantique  - Maxime Amblard, député « Rassemblement National » de la Meuse   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  5. IA et emploi : la révolution en marche | Chaque voix compte - 06/02/2026

    6 FEB

    IA et emploi : la révolution en marche | Chaque voix compte - 06/02/2026

    À LA UNE / Intelligence artificielle et emploi : la révolution en marche Avec la déferlante des outils d’intelligence artificielle (IA) générative – de ChatGPT à Copilot, en passant par Mistral ou Hugging Face – c’est toute l’organisation du travail qui se redessine. Outre-Atlantique, le géant de la tech Amazon a déjà annoncé le licenciement de 14 000 personnes « dans l’effectif des bureaux », soit 4% de ses 350 000 postes administratifs. Moins de trois ans après l’irruption de l’intelligence artificielle générative ChatGPT, ces outils se sont rapidement propagés dans la vie des Français. Certaines professions, notamment dans les secteurs tertiaire et administratif qui comprennent des tâches d’analyse et de répétition, se sentent menacées. Selon l'Organisation internationale du travail, un emploi sur quatre présente un risque d’exposition à l’IA générative. Si l’IA inquiète ces professions qui craignent une réorganisation des effectifs et une dénaturation des métiers, d’autres professions adoptent un ton plus optimiste, pointant des gains de temps et des économies, notamment dans les processus de recrutement des entreprises. Dans les milieux scientifiques, les outils numériques sont des aides essentielles vectrices de progrès. Une étude publiée dans la revue "The Lancet" met en avant la supériorité de l’IA lorsqu’il s’agit de dépister un cancer du sein via une mammographie. L’IA serait alors plus efficace que l’œil humain. Si en février 2025, Emmanuel Macron avait lancé un plan d’investissement massif pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle en France, aucun plan social d’envergure n’a encore été explicitement attribué à l’IA et les effets restent difficilement mesurables. Entre opportunités et inquiétudes, comment l'intelligence artificielle restructure-t-elle le marché du travail ?   Invités : - Alexandre Sabatou, député « Rassemblement national » de l’Oise - François Kalfon, député européen socialiste - Isabelle Rauch, députée « Horizons et indépendants » de Moselle - Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle et chercheuse au CNRS   « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 hr
  6. Élections : radiographie du vote RN | Chaque voix compte - 05/02/2026

    6 FEB

    Élections : radiographie du vote RN | Chaque voix compte - 05/02/2026

    À LA UNE / Élections : radiographie du vote RN  En vingt ans, la France a perdu 18 000 bars-tabacs. Une « recomposition silencieuse de l’infrastructure sociale des territoires » qui n’est pas sans lien avec la progression de l’extrême droite, selon une étude du Centre pour la recherche économique et ses applications. En croisant vingt ans de données sur les fermetures de ces établissements avec les résultats électoraux, le chercheur Hugo Subtil montre que ces disparitions sont « un marqueur et un accélérateur de la désagrégation des réseaux sociaux locaux ». Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large de désertification commerciale, de retrait de l’État et d’allongement des distances domicile-travail. « Ce n’est pas la fermeture elle-même qui affecte immédiatement les comportements électoraux, mais l’effritement des conditions matérielles de la délibération » : « lorsque les lieux de sociabilité disparaissent, la politique devient un face-à-face entre l’individu isolé et les grands récits médiatiques, où les discours offrant des réponses simples disposent d’un avantage structurel » explique-t-il. Ce phénomène s’inscrit dans une progression continue du Rassemblement national : selon une étude Viavoice publiée le 30 octobre 2025, 54 % des Français se disent prêts à voter pour le parti « à l’avenir », soit une hausse de 11 points en un an, confirmant son ancrage dans l’opinion malgré les procédures judiciaires en cours visant Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du parti rémunérés par des fonds européens. Comment comprendre et expliquer ces dynamiques de vote pour l’extrême droite ?  Invités : - Hugo Subtil, chercheur à l’université de Zurich, doctorant en économie  - Mathieu Souquière, essayiste, expert associé à la fondation Jean-Jaurès  - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion d’Ipsos-BVA Chroniques :  « La petite histoire dans la grande » : Jérôme Guedj, candidat mais pas trop par Anna Cabana « Quelle histoire ! » : Les JO, du rêve au casse-tête par Laurent Guimier      LA QUESTION QUI FÂCHE / Aide à mourir : le compromis est-il le bon ?  Une semaine après le rejet du Sénat, la proposition de loi sur l’aide à mourir est revenue mercredi 4 février à l’Assemblée nationale. Portée par le député Olivier Falorni puis mise en chantier en 2022 par Emmanuel Macron, cette réforme sociétale majeure connaît un parcours législatif tumultueux du fait des perturbations politiques récentes depuis la dissolution. En commission des affaires sociales, les députés ont confirmé la création, sous conditions, d’un « droit à l’aide à mourir » consistant à « autoriser et à accompagner » un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer par un médecin ou un infirmier, s’il n’est « pas physiquement en mesure de le faire ». La seconde lecture du texte commencera le 16 février et contrairement au Sénat, dominé par une droite plus conservatrice sur les sujets sociétaux, les députés se sont jusqu'ici montrés favorables à cette réforme en l'adoptant largement en juillet en première lecture (305 voix contre 199). Les critères définis par les députés pour encadrer l’accès à l’aide à mourir sont-ils suffisamment précis ?  Invités : - Sandrine Rousseau, députée « les écologistes » de Paris   - Christophe Bentz, député « Rassemblement national » de Haute-Marne  - Olivier Falorni, député « Les démocrates » de Charente-Maritime  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  7. Cancers précoces : le nouveau fléau | Chaque voix compte - 04/02/2026

    5 FEB

    Cancers précoces : le nouveau fléau | Chaque voix compte - 04/02/2026

    À LA UNE / Cancers précoces : le nouveau fléau   La journée mondiale contre le cancer du 4 février est l’occasion de rappeler que le nombre de cancers augmente chaque année et a été multiplié par deux en vingt ans. En France, on estime que plus de 150 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Les cancers les plus agressifs restent difficiles à traiter, ce qui rend la recherche, l’unité des équipes et le dépistage plus essentiels que jamais. Pour ces pathologies, les solutions thérapeutiques demeurent limitées, ce qui renforce l’urgence de la recherche. Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer rappelle également l’importance du dépistage. Essentiel pour détecter le cancer à un stade précoce et améliorer les chances de guérison, il reste pourtant peu pratiqué par les Français. Mercredi 4 février, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé un plan de dépistage généralisé du cancer du poumon. Un premier projet pilote débutera dès le mois de mars 2026 avec 20 000 personnes qui pourront « être dépistées de façon ciblée pour le cancer du poumon » avant la généralisation du dispositif, tout comme pour le cancer du sein, d’ici à 2030. Emmanuel Macron a annoncé reconduire le budget pour le plan de lutte contre le cancer à l’identique jusqu’en 2030 qui comprend la prévention, l’amélioration de la prise en charge des patients, mais aussi l’accélération de plusieurs dépistages et d’incitations à la recherche. Comment subvenir aux besoins de la recherche pour le dépistage des cancers précoces ?  Invités : - Maya Gutierrez, oncologue médicale à l’AP-HP  - Philippe Bergerot, Président de la Ligue contre le cancer  - Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole de « Cancer colère » Chroniques :  « Le mot du jour » : CANCER par Mariette Darrigrand  « Quelle histoire ! » : Diplomatie, la France a réponse à tout ! par Laurent Guimier   LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il interdire les espaces « no kids » ?   En annonçant, le 8 janvier dernier, que sa nouvelle classe affaires Optimum n’acceptait pas les enfants, la SNCF a cristallisé un malaise latent. L’entreprise s’est rapidement défendue, parlant d’une maladresse marketing et rappelant que cette restriction existait déjà dans l’ancienne offre Business Première et ne concernait que 8 % des places. Toutefois, la polémique a ouvert le débat sur les espaces « no kid » (sans enfants) au moment même où la France affronte la situation inédite depuis 50 ans et inquiétante d’avoir plus de décès que de naissances. Dès le mois de mai 2025, la haut-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, avait alerté les acteurs du tourisme et des transports sur la montée de ces pratiques qui excluent explicitement les enfants. À l’époque, elle appelait déjà à une mobilisation collective pour éviter que ce modèle, encore marginal en France, ne s’installe durablement. En juin dernier, elle avait lancé le label « Le choix des familles », pour redonner aux enfants toute leur place dans la société. La tendance « no kids » reflète-t-elle une évolution dans les choix de vie et normes familiales ?  Invités : - Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret - Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise   - Madeleine Meteyer, journaliste parentalité au « Figaro »  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 6m
  8. Budget : les patrons contre-attaquent | Chaque voix compte - 03/02/2026

    4 FEB

    Budget : les patrons contre-attaquent | Chaque voix compte - 03/02/2026

    À LA UNE / Budget : les patrons contre-attaquent   Après l’adoption du projet de loi de finances 2026 par 49.3, la contre-offensive des patrons s’organise pour dénoncer un budget qui, selon eux, marque la fin de la politique de l’offre de la dernière décennie. Deux mille cinq cents patrons se sont rassemblés sous la bannière du slogan « trop, c’est trop » contre un alourdissement de la fiscalité sur les entreprises. « On ne veut plus rester planqués dans nos tranchées à attendre de prendre des coups par des politiques qui considèrent les entreprises comme une variable d’ajustement que l’on peut ponctionner quand on en a besoin pour combler un déficit abyssal », explique Éric Mauny, président du groupe d’assurance April et cofondateur du mouvement. De son côté Patrick Martin, le président du Medef, s’oppose à la surtaxe sur les grandes entreprises reconduite en 2026 qui s’appliquera sur les 300 plus grandes entreprises hexagonales. Il a également tenté d’inclure dans les débats l’instauration d’un « CDI jeune », soit un contrat pouvant être rompu à tout moment par l’employé sur une période trois ans. La proposition étant écartée par Sébastien Lecornu, le Medef a décidé de boycotter la grande conférence sociale lancée par Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités. Pourquoi les patrons affirment-ils « trop, c’est trop ! » ?   Invités : • Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint de l’OFCE • Philippe Coy, porte-parole et vice-président de la CPME en charge du commerce • Michel Picon, président de l’U2P   En visioconférence : Sophie de Menthon, Présidente du mouvement patronal « Ethic » « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier  LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il ouvrir le droit de vote aux étrangers ?    Les députés écologistes ont inscrit neuf propositions de loi au programme de leur journée d'initiative parlementaire du 12 février 2026. Parmi elles : la généralisation du droit de vote des étrangers aux élections municipales. Si ce scrutin local est actuellement ouvert aux citoyens européens, ce n'est pas le cas pour les résidents extra-communautaires. Aujourd'hui portée par la députée parisienne Léa Balage El Mariky, cette proposition de loi constitutionnelle a commencé son parcours législatif il y a 26 ans. Défendu par Noël Mamère en 1999, voté au Sénat, puis renvoyé en deuxième lecture au Palais Bourbon, le texte n’avait pas été reprogrammé à l’ordre du jour. Léa Balage El Mariky dit mener un « travail de conviction » affirmant que le droit de vote des étrangers aux élections locales est aujourd'hui autorisé par onze pays de l'UE, avec des effets positifs sur le vote des jeunes. En outre, tous les étrangers peuvent déjà participer aux élections professionnelles et syndicales. Néanmoins, pour être adopté, le texte doit être ratifié dans les mêmes termes que ceux de la version du Sénat. En cas d'adoption définitive au Parlement, la proposition de révision constitutionnelle doit être approuvée par la voie d'un référendum, ce qui serait inédit sous la Ve République. Quels sont les enjeux démocratiques derrière cette proposition de loi ?   Invités : • Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris • François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher • Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L’écharpe et les tempêtes » (éditions de l’Aube) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 5m

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