Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 20 HR AGO

    Sud du Liban : "Nous sommes assiégés"

    A la Une de la presse, ce jeudi 7 mai, la situation au Liban et les opérations menées par Israël dans le sud du pays. Les compagnies aériennes menacées par le surcoût du carburant, 13 000 vols annulés d'ores et déjà au mois de mai. Un homme positif au hantavirus, soigné à Zurich. Et la victoire du PSG face au Bayern à Munich. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Le journal de gauche Libération dédie sa Une et tout un dossier sur la situation au Liban et les interventions israéliennes dans le sud du pays. "L’armée israélienne détruit vies et mémoire", titre le quotidien. Une enquête, qui mélange des témoignages, observations des journalistes sur le terrain ou encore des images satellite. Le journal explique que sous couvert de viser des positions du Hezbollah, l’armée israélienne "anéantie" des villages libanais.  Libération explique que des dizaines de villages et lieux culturels sont détruits dans le sud du Liban, où les habitants libanais n'ont pas le droit de s'y rendre. Le maire d’un des villages de cette zone raconte : "Nous sommes assiégés [...] l’armée israélienne a fait sauter 5 maisons. Elle entre la nuit, a déjà pillé 6 habitations et enlevé un jeune homme. De plus, ils empêchent les ouvriers de réparer les lignes électriques qui alimentent la pompe à eau du village." Face à cette situation, le  Hezbollah veut rendre coup pour coup raconte ce matin le journal libanais l’Orient le jour. Le quotidien explique "Pourquoi le Hezbollah brandit l’option des opérations suicides" Des méthodes utilisées dans un contexte totalement différent, dans les années 80-90 par le mouvement armé. Vingt-six ans plus tard, avec le retour des Israéliens dans le sud du Liban, un cadre du Hezbollah affirme au journal que ce scénario reste très envisageable.  13 000 vols annulés en mai La situation au Moyen-Orient menace diverses compagnies aériennes, et a entraîné la chute de Spirit Airlines, une compagnie américain low-cost. Cette situation fait la Une du journal économique La Tribune ce matin. Le quotidien explique que plusieurs compagnies pourraient se retrouver dans le rouge d’ici cet été : faillite, dépôts de bilan, notamment en raison du surcoût du carburant. La Tribune relate qu’Air France évalue ce surcoût à 2,4 milliards d’euros cette année, American Airlines à 4 milliards. Des compagnies comme WizzAir ou AirBaltic pourraient, elles, ne pas tenir le choc de cette hausse des prix du kérosène. Le quotidien londonien The Guardian, écrit, en citant les données de la société d’analyse aéronautique Cirium, qu’environ 13 000 vols ont d’ores et déjà été annulés ce mois-ci, cela représente  "2 millions de sièges". Ce qui correspond à 2% des capacités mondiales des compagnies aériennes. Le quotidien italien, Corriere della sera, s’est entretenu de son côté avec les patrons de plusieurs compagnies aériennes. Le journal raconte que ces derniers tentent de rassurer leurs clients. Le PDG de Ryanair, a confié au journal : "Si besoin, on commencera par supprimer les vols qui ont lieu en milieu de journée pour maintenir les connexions de la matinée et [...] de début de soirée”. Un homme positif au hantavirus, soigné à Zurich La presse continue aussi de parler de l’Hantavirus ce matin, et notamment de cette nouvelle infection d’un Suisse qui était passée sous les radars. Une information relayée notamment par The Wall Street Journal. Cet homme testé positif à l’Hantavirus est actuellement soigné en Suisse, à Zurich. Il était passager de ce bateau, où plusieurs cas de ce virus ont été détectés. L’homme a embarqué, avec sa femme, en Argentine mais ils sont descendus sur l’île Sainte-Hélène, dans l’Atlantique. Ces symptômes sont apparus une semaine après son arrivée sur le continent européen. Il est infecté par la souche du virus capable d’une transmission d’humain à humain. Le PSG décroche une nouvelle finale en Ligue des champions Dans la presse allemande, la victoire du PSG est un “scandale arbitral. "Tout cela n’est qu’une face" écrit le journal Bild dans un article, en reprenant les mots forts de l’ancien arbitre allemand Manuel Gräfe. Pour le journal Kicker, c’est tout le contraire, l’arbitrage n’a pas été injuste, mais le journal regrette en revanche "le manque de puissance offensive" du Bayern, loin de la folie affichée à l’aller. Les Espagnols, et la presse barcelonaise, elle, félicitent avant tout Luis Enrique ce matin, ancien entraîneur du FC Barcelone. Le journal La Marca, rappelle que Luis Enrique a fait "une fois de plus de Munich un lieu sacré pour le PSG". C’est une référence au sacre européen des Parisiens la saison dernière contre l’Inter Milan, obtenu en terre munichoise. La presse française elle, est ravie de cette victoire. Pour le journal l’Équipe, ce match était un "plaisir total", c’est le titre du quotidien. Le Parisien de son côté estime que les joueurs du PSG ont été "héroïques". Le quotidien consacre plusieurs pages à cette victoire, et propose aussi des analyses dans ces colonnes, par exemple sur l’impact de Safonov, le gardien parisien, qui a, "sauvé les siens". Le journal couvre d’éloges le PSG mais le met aussi en garde pour la finale prévue le 30 mai prochain à Budapest : "le PSG devra se méfier d’une équipe anglaise très difficile à manœuvrer", écrit Le Parisien. La presse anglaise tremble plutôt pour Arsenal. Le journal The Daily Mail écrit "Il faudrait être sacrément courageux pour parier contre le PSG [...]. Supporters d'Arsenal, vous êtes brillants et largement capables de donner du fil à retordre au PSG. Mais ce PSG est à part, tout simplement." Le journal britannique The Télégraphe est lui, plus optimiste. Il propose ce matin un article, 4 choses qu’Arsenal devra faire pour espérer gagner face au PSG, et éviter le scénario de l’année dernière en demi-finale. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    5 min
  2. 1 DAY AGO

    Biennale de Venise : "L'obscénité de l'art apolitique"

    À la Une de la presse, mercredi, le retour de l'instabilité politique en Roumanie, après le vote d’une motion de censure. La colère en Italie, après les nouvelles critiques de Donald Trump sur le pape Léon VIV. L'Italie, où la Biennale de Venise ouvrira ses portes ce samedi, sur fond de polémique sur la participation d'Israël et de la Russie. Polémique, également, en France, après la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public. Et un rendez-vous football très attendu. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, mercredi 6 mai, le retour de l'instabilité politique en Roumanie, après le vote d'une motion de censure déposée par le Parti social-démocrate et l'extrême-droite. "Une crise politique majeure qui aurait pu être évitée" : le quotidien économique Bursa accuse les responsables du PSD et de l'AUR, le parti nationaliste Alliance pour l'unité des Roumains d'avoir "fait passer leurs intérêts politiques avant les besoins du pays", de couler le "bateau" Roumanie. Suivant ! Dix mois seulement après sa formation, le gouvernement d'Ilie Bolojan, très critiqué pour sa politique d'austérité vient tout juste de chuter et Romania Libera annonce déjà l'ouverture de négociations pour la formation d'un nouvel exécutif, car le temps presse : si la Roumanie, dont le déficit budgétaire est le plus élevé de l'UE n'entreprend pas de nouvelles réformes d'ici la fin du mois août, Bucarest pourrait perdre 8 milliards d'euros de fonds européens. Un sentiment d'urgence qu'exprime aussi Ziarul Financiar : "Le roi est mort. Vive le roi!". Le quotidien s'alarme des conséquences de cette crise sur l'économie, l'inflation et le coût des emprunts contractés en devises étrangères. Des inquiétudes que le président Nicusor Dan, cité par le journal roumain anglophone Nine O'clock a tenté d'apaiser en appelant au "calme", en promettant que la Roumanie aura prochainement un nouveau gouvernement "pro-occidental". Une tentative, aussi, de couper l'herbe sous le pied des eurosceptiques, en plein essor en Roumanie. Inquiétude et colère également en Italie, après les nouvelles critiques de Donald Trump sur le pape Léon VIV. Alors que le secrétaire d'Etat Marco Rubio est attendu demain au Vatican, La Stampa évoque la "haute tension" entre le souverain pontife et le président américain, qui a répété que le pape était "favorable" à ce que l'Iran ait l'arme nucléaire. La Repubblica relaie la réponse de Léon XIV : "La mission de l'Eglise est de prêcher l'Évangile, de prêcher la paix". Une déclaration applaudie - tout finit par arriver - par le quotidien communiste Il Manifesto, qui loue la "sainte patience" du pape. D'après le journal, "le timing" de ces déclarations "est loin d'être fortuit", après que Léon XIV a procédé à trois nominations épiscopales aux États-Unis "semblant tout droit sorties d'un séminaire de résistance au mouvement MAGA". L'Italie, où la Biennale de Venise, rendez-vous mondial de l'art contemporain ouvrira ses portes ce samedi. The Financial Times annonce une édition qui débute sur une note "amère", notamment en raison de la participation d'Israël et de la Russie à cet événement qui se tient tous les deux ans. Le Quotidien de l'Art évoque "un flot ininterrompu de controverses, digne d'une acqua alta", ce phénomène de marée haute vénitien. La réintégration d'un pavillon russe a provoqué la colère de l'UE, qui a annoncé suspendre la subvention de deux millions d'euros prévue pour la prochaine édition et la démission, il y a quelques jours, du jury de la Biennale. Désigné par le gouvernement de Giorgia Meloni, le président de la Biennale, Pietrangelo Buttafuoco, explique que "les Jeux olympiques de l'art" "entendent être, et doivent rester un lieu de trêve au nom de l'art, de la culture et de la liberté artistique", sans convaincre Les Inrockuptibles. Le magazine culturel oppose, lui, "l'obscénité de l'art apolitique face aux guerres" à "la décence d'un art attentif aux désordres du monde", en rappelant que Poutine et Netanyahou sont poursuivis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. En France, la publication du rapport Alloncle sur l'audiovisuel public déclenche elle aussi une tempête médiatique et politique. Le Figaro salue la synthèse du député ciottiste Charles Alloncle – qui a su, selon lui, tirer "les leçons nécessaires" de ses auditions : "la double nécessité d'une meilleure gestion et d'un plus grand pluralisme d'opinion sur les antennes du service public". S'il critique la "croisade" de Charles Alloncle, le journal L'Opinion estime que son rapport a un "mérite" : "mettre fin à l'immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France". Pour le site d'info Mediapart, la messe est dite : le rapport Alloncle "prépare le terrain, avec l'extrême-droite, à l'extinction du service public". Charles Alloncle, présenté par L'Humanité comme le "porte-flingue du milliardaire d'extrême-droite Vincent Bolloré", le héraut de "ses obsessions idéologiques" et de "ses intérêts". Du foot, pour terminer, avec un rendez-vous très attendu, ce soir : la demi-finale retour de la Ligue des champons entre le Bayern Munich et le PSG. La même chose s'il vous plaît! Après le match aller d'anthologie, Le Parisien/Aujourd'hui en France espère que les deux équipes vont "remettre ça", surtout le PSG, qui n'a qu'un petit but d'avance et dont l'accession à la finale pour la deuxième fois d'affilée serait "un immense exploit". L'Equipe espère "le retour de la magie", "dans un mélange d'excitation et d'appréhension", "entre le souhait de revivre une folle nuit de football et le besoin de préserver l'avantage de l'aller". Tension extrême au programme. Attention tout de même au craquage et au claquage. Interrogé par le magazine So Foot, un prof de sciences cognitives, supporter de l'OM dans le civil explique que "par essence, un match est imprévisible", que le match aller l'a été "à l'extrême " et que "dans ces moments-là, le cerveau dépense beaucoup de glucose et pompe énormément d'énergie". Avis aux fans : ménagez-vous! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min
  3. 2 DAYS AGO

    Au Kremlin, Vladimir Poutine de plus en plus isolé ?

    A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. Selon The Washington Post, "les attaques dans le détroit et dans la région du Golfe mettent en péril le fragile cessez-le-feu" conclu le 8 avril. "L’Iran met fin au cessez-le-feu", affirme The Wall Street Journal, qui voit le président Trump confronté au choix de "céder aux exigences du régime iranien" ou de "recourir à l'armée pour faire passer les navires".   La tentative du président américain de rouvrir le détroit d’Ormuz ramène toute la région "au bord du précipice", d’après The Guardian, le quotidien britannique. Côté iranien, Tehran Times ironise : "Trump ouvre le détroit d’Ormuz dans ses rêves". Le journal libanais L’Orient Le Jour évoque "le pari à haut risque de Washington" et fait état de "l’exaspération" du président Trump face à l’impasse du "pas de guerre, ni accord", de sa volonté d’"inverser le rapport de force face à Téhéran, devenu de facto le maître du détroit", "quitte à provoquer l’escalade".  D’une guerre à l’autre, d’un "cessez-le-feu" à l’autre. En Ukraine, Volodymyr Zelensky annonce une trêve avec la Russie à partir de minuit, cette nuit. The Kyiv Independent présente cette décision comme une "réponse" au cessez-le-feu unilatéral décrété par le Kremlin pour les 8 et 9 mai, à l’occasion de commémorations de la victoire de la Seconde guerre mondiale. Pluies noires et bunkers souterrains Alors que les négociations sont suspendues depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des combats intenses se poursuivent sur le front et pour la première fois depuis avril 2023, les Russes ont perdu du terrain, selon l’AFP citée par le journal belge Le Soir. Autre mauvaise nouvelle pour la Russie : à cause des frappes ukrainiennes, la production de ses raffineries est "au plus bas depuis 17 ans", d’après Le Figaro. Autre conséquence des attaques contre ses installations pétrolières, évoquée par The Washington Post : des pluies noires et toxiques dans la région de Touapsé, sur les bords de la mer noire, dont les habitants se plaignent d'une réponse gouvernementale "inadéquate" et d'une "dissimulation" de ce qu'ils considèrent comme une "l'une des pires catastrophes écologiques et sanitaires qu’ait connu la Russie depuis la chute de l'Union soviétique". Les conséquences écologiques et économiques de la guerre, dont il est aussi question dans Libération, qui raconte comment, sur la rive opposée de la mer noire, en Roumanie, les attaques russes contre les ports ukrainiens voisins ont "ruiné" la pêche et le tourisme dans le delta du Danube, l’une des plus vastes zones humides d’Europe. La presse internationale fait aussi état d’un isolement croissant de Vladimir Poutine. The Financial Times, qui cite des sources proches du président russe à Moscou et un membre des services de renseignement européens, affirme que la sécurité a été "considérablement renforcée" autour du président russe, qui passerait "davantage de temps dans des bunkers souterrains" par crainte "d’un coup d’État ou d’une tentative d’assassinat, en particulier par drones". "Perversion de la justice" En Espagne, le journal El Pais fête ses 50 ans. Feliz cumpleanos! Pour l’occasion, le quotidien a reçu la visite du roi Felipe VI, qui a rappelé que "le journalisme est crucial pour la liberté et la démocratie". Le journalisme au service du public, que récompense chaque année le prix Pulitzer aux Etats-Unis. Bravo au New York Times, qui décroche trois distinctions, dont celle du "meilleur photographe d’actualité", remportée par le Palestinien Saher Alghorra pour ses reportages sur les ravages des attaques israéliennes à Gaza. Le grand quotidien new-yorkais décroche également le prix du journalisme d’investigation pour sa série sur la façon dont Trump "a exploité son pouvoir, pour enrichir sa famille et ses amis". La journaliste du Miami Herald Julie K. Brown a reçu quant à elle une mention spéciale pour son enquête sur le pédo-criminel Jeffrey Epstein, qui avait révélé comment la justice l’avait protégé lorsqu’il avait été accusé pour la première fois en Floride d’avoir violé des mineures. Un travail d’une qualité exceptionnelle, titré "Perversion de la justice".  Un mot, pour terminer, du Met Gala, hier soir, à New York. Après la polémique sur le patronage de Jeff Bezos, place au grand spectacle. Comme chaque année, il y en a eu pour tous les goûts. Avec le lot habituel de mégastars en couture, Beyonce en Olivier Roustaing, pour la version lumineuse, ou dans sa version sombre, une Madonna gothique et parée pour la chasse à courre en Jamie MacCarthy, antenne télé comprise. Comme chaque année, les tenues les plus improbables ont été particulièrement remarquées. Mention spéciale à Serena Williams, emballée dans du papier alu. La top model Heidi Klum en Capser le petit fantôme avait ressorti une tenue d’Halloween qui fait peur aux enfants. Ces messieurs n’étaient pas en reste, comme en témpoigne un toréador en bleu céruléen et traîne. Et non, ce n’est pas l’abominable homme des neiges mais l’actrice Teyana Taylor qui est apparue en yéti - en Tom Ford, pardon. A admirer dans les très glamours Vanity Fair et Vogue, of course. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min
  4. 4 DAYS AGO

    Jean-Luc Mélenchon, "le candidat permanent"

    A la Une de la presse, ce lundi 4 mai, les tensions entre le Donald Trump et Friedrich Merz, qui tente de relativiser l’annonce du retrait de 5000 soldats américains basés en Allemagne. Un gâteau d’anniversaire qui fait polémique en Israël. Le Met Gala, la grand-messe de la mode, qui se tient ce soir à New York. Une édition sous le patronage de Jeff Bezos, cette année. Et une idylle qui dérange dans les prétoires suisses. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les tensions entre le Donald Trump et Friedrich Merz, qui tente de relativiser l’annonce du retrait de 5000 soldats américains basés en Allemagne. Le chancelier allemand dit vouloir continuer à "travailler" avec Donald Trump et assure que cette décision n’est ni surprenante ni assimilable à des représailles - un ton plus conciliant qui devrait satisfaire Der Tagesspiegel, le quotidien berlinois, qui critique la "véhémence" de Friedrich Merz et le presse de "limiter les dégâts" avec Washington. Dans une interview au Spiegel, la présidente de la Commission de la défense de l’UE, l’Allemande Marie-Agnès Strack-Zimmermann, dit "prendre au sérieux" la menace américaine et reproche elle aussi à Friedrich Merz de "ne pas réfléchir suffisamment aux conséquences de ses paroles". Voilà pour la forme. Sur le fond, le Frankfurter Allgemeine Zeitung estime que le chancelier allemand manque surtout de "stratégie claire" en matière de défense, à un moment où l’Allemagne se trouve pourtant à un "tournant", avec sa politique de réarmement. Aux Etats-Unis, la tentative de Merz de "minimiser la décision de retirer 5 000 soldats" n’a pas échappé au Wall Street Journal, qui cite la mise en garde d’analystes, selon lesquels "le fossé grandissant entre l’Europe et les Etats-Unis risque de mettre dangereusement à nu l’économie et la sécurité de tout le continent européen", dont "le réarmement (irait) moins vite, selon eux que l’érosion de la relation transatlantique". Gâteaux décorés d’armes à feu et "bulldozer électoral" Dans la presse, également, un gâteau d’anniversaire qui fait polémique, en Israël. The Times of Israël rapporte que le ministre d’extrême droite de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a fêté ses 50 ans, samedi, avec des gâteaux décorés d’armes à feu et de nœuds coulants, en référence à la loi votée en mars dernier imposant la peine de mort aux terroristes palestiniens – un texte qu’il a défendu ardemment. Haaretz voit dans cette nouvelle "provocation" une tentative de faire "diversion", de détourner l’attention de plusieurs figures présentes à cet anniversaire - des criminels condamnés pour "incitation à la haine contre les Palestiniens" – et du niveau record d’homicides enregistrés en Israël depuis le début de l’année, sous la direction de Ben Gvi r: 105 homicides en moins de 5 mois. En France, Jean-Luc Mélenchon, le chef de La France Insoumise a annoncé hier soir sa candidature à la présidentielle de 2027. L’Humanité précise que l’intergroupe parlementaire de LFI s’était réuni un peu plus tôt dans la journée pour proposer le nom de Jean-Luc Mélenchon, dont la candidature était "attendue". Une quatrième candidature présidentielle présentée par Libération comme "une décision logique au vu des efforts de J.-L. Mélenchon pour étouffer toute concurrence". Mélenchon, "un bulldozer électoral qui assume de jouer sur la conflictualité", selon Le Point, qui voit Jean-Luc Mélenchon aborder cette élection "dans une position à la fois singulière et infiniment paradoxale. D’un côté, son noyau dur semble n’avoir jamais été aussi solidifié. De l’autre, le tribun n’a jamais été autant détesté". Pacte faustien Des tribunes au tapis rouge. Le Met Gala, la grand-messe de la mode, se tient ce soir à New York. Une édition très politique, cette année. Libération fait état d’une campagne d’affichage critiquant l’implication de Jeff Bezos dans l’organisation. Des affiches appelant au boycott de l’événement le montrent notamment en uniforme de l’ICE, avec laquelle la filiale informatique d’Amazon, l’entreprise qu’il a fondée, est sous contrat. Bezos et sa moitié, Lauren Sanchez, sont présidents d’honneur et sponsors de cette édition 2026, à laquelle le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, ne participera pas, une première depuis des décennies, d’après The Guardian, qui rapporte que l’implication du couple "suscite de nombreuses critiques" et "ravivent les rumeurs de rachat, par Bezos, de Condé Nast, la maison mère du magazine Vogue, organisateur du Met Gala". A propos de pacte faustien, The New York Times s’amuse de la coïncidence entre cette polémique et la sortie, il y a quelques jours, du film "Le Diable s'habille en Prada 2", où l’acteur Justin Theroux incarne "un magnat de la tech avide et sans scrupules", "dont le personnage rappelle étrangement celui de Jeff Bezos", sa petite amie pouvant évoquer quant à elle Lauren Sánchez, dont le goût réel pour la mode laisse perplexe certains puristes, notamment depuis la cérémonie d’inauguration de Trump, où la nouvelle Mme Bezos est apparue toutes dentelles dehors. Shocking. A propos de mariage et d’histoire d’amour, une idylle entre deux juges fédéraux fait beaucoup parler d’elle en Suisse. Le site d’info Blick raconte que ces Roméo et Juliette des prétoires font "jaser" car la loi suisse stipule que les conjoints, les partenaires enregistrés ou les personnes vivant en "union de fait durable" "ne peuvent travailler simultanément au Tribunal fédéral, même s'ils exercent dans des services différents", de façon à "exclure toute forme de dépendance ou de partialité". Les tourtereaux choisiront-ils la rupture ou la démission? Le dilemme est sérieux, car si "on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche", "sans amour on n’est rien du tout". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min
  5. 6 DAYS AGO

    Pologne, Liban : guerre des drones et guerre hybride

    A la une de la presse ce vendredi 1er mai 2026 : un Premier ministre en difficulté, des guerres hybrides et une histoire du tutoiement. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… La colère ne retombe pas au Royaume-Uni après l’attaque antisémite au couteau survenu dans un quartier juif de Londres. The Guardian se penche sur la réaction du Premier ministre Keir Starmer avec un déplacement en soutien à la communauté juive visée. The Daily Telegraph, lui, nous donne une autre vision, plus critique de cette visite et nous montre des photos de manifestants hostiles. Selon eux, les travaillistes sont responsables de cette attaque. The Daily Mail se demande, son côté, pourquoi le suspect pouvait se déplacer en toute liberté, alors qu’il avait déjà été arrêté en 2008 pour avoir poignardé un policier.  Pour le New York Times, ces attaques antisémites au Royaume uni, en France ou aux Pays-Bas pourraient être une forme de "guerre hybride". Les auteurs souvent jeunes sont recrutés contre une promesse d’argent sur les réseaux sociaux par un groupe islamique, Hayi. Selon le quotidien, l’Iran pourrait être derrière ce dernier. Le but : instaurer la peur dans les sociétés occidentales. L'Ukraine, laboratoire de l’industrie de défense russe La guerre hybride c’est aussi une méthode de la Russie en Pologne, écrit The Times. Sabotage de réseau ferré, survol de drones, attaques de hackers sur les réseaux énergétiques... La Russie est à l’offensive, s’inquiète un général polonais. Il demande à l’Otan de prendre des mesures urgentes. Le Monde nous explique que l'Ukraine est devenue un laboratoire de l’industrie de défense. Kiev produit aujourd’hui des millions de drones à l’année. 4 millions et 2025 et 7 prévus pour cette année. Une expertise que l’Ukraine exporte habilement contre un soutien dans d’autres domaines. Aujourd’hui, les drones, nous dit le Monde sont responsables de 80% des morts et blessés dans les deux camps. Des drones aussi utilisés, nous apprend L'Orient-le-Jour, par le Hezbollah contre l'armée israélienne au sud du Liban. Enfin, Le Temps nous propose en ce 1er mai, une petite histoire du tutoiement en entreprise. De plus en plus de personnes se tutoient dans le milieu professionnel suisse, indique le quotidien, comme dans les pays latins ou anglosaxons. Alors derrière le côté amusant de cet article, il y a une vraie question : est-ce que tutoyer dans le milieu professionnel permet d’améliorer les conditions de travail ?... Pas vraiment, nous dit le temps, cela ne change rien.  Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min
  6. 30 APR

    Attaque antisémite de Londres : "Le gouvernement travailliste a failli aux juifs britanniques"

    À la Une de la presse, jeudi : les réactions à l’attaque au couteau, mercredi, dans le quartier juif de Golders Green à Londres, qui a fait deux blessés ; le coup de froid entre les États-Unis et l’Allemagne ; la polémique en France autour du 1er-Mai ; des propositions pour défendre les journalistes et les créateurs face à l’IA ; et peut-être la fin du diktat du "summer body". Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, jeudi 30 avril : les réactions à l’attaque au couteau, mercredi, dans le quartier juif de Golders Green à Londres, qui a fait deux blessés. L’auteur présumé de cette attaque couteau à la main, puis sa neutralisation par deux policiers et un passant, font le Une du Daily Mirror, qui dénonce une "attaque antisémite répugnante", révoltante. Une attaque qualifiée d’"acte terroriste" par la police londonienne, citée par le Guardian. "Une attaque contre le Royaume-Uni lui-même", a réagi la députée de Golders Green Sarah Sackman, selon The Daily Express. "Combien d’autres encore?": The Sun fait état d’une "hausse" des attaques antisémites au Royaume-Uni, en particulier à Londres, où une série d’incendies à caractère antisémite s’est produite ces dernières semaines. The Daily Telegraph cite, lui, la réaction du Premier ministre israélien. Selon Benjamin Netanyahu, les actes antisémites seraient "hors de contrôle" au Royaume-Uni et Keir Starmer devrait faire davantage pour "protéger les Juifs d'Angleterre". Le gouvernement britannique est également mis en cause par une partie de la communauté juive. Jewish Chronicle, la plus ancienne publication juive au monde, qui a connu pas mal de remous liés à sa couverture de la guerre à Gaza, accuse l’exécutif d’avoir "failli à sa mission envers les juifs britanniques". "Le parti travailliste a passé deux ans à dépeindre Israël comme un pays maléfique et à récompenser le Hamas pour son massacre du 7 octobre en reconnaissant un État palestinien, assène l’hebdo britannique. À quoi s'attendait-il pour notre communauté?". The Guardian précise que l’attaque a été revendiquée par un groupe appelé Hayi, un acronyme qui peut se traduire par "le Mouvement des compagnons de la main droite islamique". Ce groupe a revendiqué d’autres attaques antisémites à travers l’Europe, notamment en France, mais le journal estime que cette dernière revendication pourrait être davantage "opportuniste plutôt que téléguidée par un État", l’Iran en l’occurrence. Rien ne va plus entre Trump et Merz Le Royaume-Uni n’est pas le seul à être touché par la multiplication des attaques antisémites depuis le 7-Octobre. Haaretz rapporte que les mots "tuez tous les Juifs" ont été tagués sur un immeuble de Berlin le week-end dernier, alors qu’une synagogue près de la capitale allemande a également été vandalisée à deux reprises en quatre jours. Le quotidien israélien cite les chiffres du Conseil juif européen, selon lequel les actes antisémites se multiplient outre-Rhin, avec plus de 2 200 cas recensés en 2025, soit une hausse de 24 % par rapport à 2024. L’Allemagne, que le président Trump menace d’une diminution des troupes américaines stationnées sur son sol. Die Zeit relève que cette annonce "intervient dans un contexte de tensions entre Trump et le chancelier allemand au sujet de la guerre en Iran", après que Friedrich Merz a accusé les États-Unis de se laisser "humilier" par Téhéran. Entre Trump et Merz, rien ne va plus, et le Frankfurter Allgemeine Zeitung regrette qu’il n’y ait pas de "juste milieu" avec le président américain. Car si le journal estime qu’il dit une "absurdité" lorsqu’il prétend que le chancelier allemand "approuve le fait que l’Iran possède l’arme nucléaire", il est "vrai", selon le journal,  que Berlin "ne dispose pas de meilleure stratégie (que Washington) pour faire face au régime menaçant de Téhéran". Face à ces tensions, l’Allemagne poursuit sa stratégie de réarmement, dont The Financial Times tente de mesurer les conséquences pour l'Europe. Le quotidien britannique fait notamment état des inquiétudes de la France pour son industrie d’armement et pour "la souveraineté du continent", "le renforcement rapide des capacités de défense de Berlin" risquant d’accroître sa "dépendance" vis-à-vis de ses fournisseurs américains. Le 1er-Mai, "un brin de muguet dans un champ de colères" En France, la polémique sur le 1er-Mai ne s’éteint pas. Les Échos indiquent que le gouvernement a validé mercredi le projet de loi sur la possibilité pour les artisans de faire travailler leurs salariés en ce jour traditionnellement férié, et qu’en attendant son entrée en vigueur, il appelle à "l'intelligence collective". Une formule bien trop floue, selon Le Figaro, qui explique que "ce choix de l’embrouillamini a une vertu essentielle pour le gouvernement : éviter l’affrontement avec les syndicats et la gauche, arc-boutés sur le totem du 1er-Mai". L’Humanité rappelle que le 1er-Mai "incarne l’histoire du mouvement ouvrier", un "symbole des luttes sociales" : "Les réactionnaires en ont fait une cible, nous continuerons d’en faire un symbole. Comme un brin de muguet dans un champ de colères". Le monde du travail est confronté en 2026 à l’essor de l’intelligence artificielle. Le Figaro publie une tribune de l’Alliance de la presse d’information générale, qui rassemble tous les quotidiens français, appelant à soutenir une proposition de loi dont le but est de créer une "présomption d’utilisation des contenus journalistiques et culturels" par les fournisseurs d’intelligence artificielle. Un texte pour protéger le travail des journalistes et des créateurs. Toujours sur ce sujet, à retrouver du côté de Courrier International, la boulette du ministre de la Communication sud-africain qui a été contraint de retirer un projet de loi visant à réglementer, là encore, l’usage de l’intelligence artificielle, après qu’un média a révélé que son texte avait sans doute été rédigé… avec l’aide de l’IA. "Body positivisme" plutôt que "summer body" On termine cette revue de presse avec une bonne nouvelle, du moins pour celles et ceux qui ont la chance de partir en vacances et qui auraient un peu trop forcé sur la raclette et la tartiflette cet hiver : Le Parisien/aujourd’hui en France l’assure, la pression du "summer body", le corps de rêve pour le caleçon de bain ou le bikini, c’est fini – enfin pas tout à fait en réalité. Le journal fait état des progrès du "body positivisme", qui invite à se détacher des injonctions angoissantes, à assumer son corps tel qu’il est. L’important, bien sûr, étant d’avoir un esprit sain dans un corps sain. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min
  7. 29 APR

    "Visit Rwanda" : sous les crampons, la guerre

    À la Une de la presse, mercredi : la situation chaque jour plus précaire des Gazaouis, toujours confrontés aux bombardements israéliens, en dépit du "cessez-le-feu" ; la visite du roi Charles aux États-Unis ; l’histoire d’un jeune déserteur russe ; et le coup marketing inédit de "Visit Rwanda", sponsor des quatre demi-finalistes de la Ligue des champions – dont le PSG, vainqueur mardi soir du match aller face au Bayern au terme d’une rencontre époustouflante. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse, mercredi 29 avril : la poursuite des frappes israéliennes à Gaza, où cinq personnes ont été tuées mardi, dont un enfant de 9 ans, selon des sources de l’AFP. Dans l’enclave palestinienne, la situation sécuritaire et humanitaire se dégrade un peu plus chaque jour, en dépit du "cessez-le-feu" annoncé en octobre dernier. Dans un rapport publié mardi, cité par Libération, l’ONG Médecins sans frontières alerte notamment sur la façon dont l’armée israélienne utilise la privation d’eau comme "arme punitive". Alors que les regards du monde se sont détournés vers l’Iran et le Liban, Le Figaro raconte comment la "ligne jaune", la ligne de démarcation israélienne, n’a cessé, pendant ce temps, d’avancer vers l’ouest de Gaza – une "nouvelle réalité territoriale" qui "rejette chaque semaine un peu plus d’habitants vers des zones devenues inhabitables". Plus que jamais, les Gazaouis se retrouvent pris en étau entre l’armée israélienne et le Hamas, qui a profité de la soi-disant "trêve" "pour réaffirmer son contrôle", selon Le Figaro. Le journal affirme que le mouvement islamiste a recruté "de nouveaux cadres administratifs", "tout en cherchant à faire de l’entrisme dans la nouvelle gouvernance" promise par l’administration Trump. Le futur de Gaza, dont il a été question lors des discussions qui ont débuté lundi en Égypte entre le "Conseil de la paix" créé par Donald Trump et une délégation du Hamas. But de la rencontre : mettre en œuvre la deuxième phase du plan américain, dont Libération rappelle qu’il prévoit notamment le retrait israélien de Gaza et le désarmement du groupe islamiste – plus isolé que jamais diplomatiquement, à cause de la guerre en Iran et au Liban. Le roi Charles évite les sujets qui fâchent aux États-Unis La presse internationale revient largement sur la visite, en ce moment, du roi Charles aux États-Unis. The Guardian revient sur son intervention face au Congrès, un plaidoyer en faveur de l’alliance entre le Royaume-Uni et les États-Unis en ces temps de désunion. Le discours royal a soigneusement évité les sujets qui fâchent, contrairement aux dessinateurs de presse. Chappatte, pour le journal suisse Le Temps, montre une manifestante du mouvement "No Kings", opposé à la dérive autoritaire de Trump, assurant au roi Charles que "ce n’est pas pour (lui)". Et Morten Morland pour The Times ironise sur le "special crush" américano-britannique. "On est tellement proches, dit Trump à propos du roi Charles, que son Premier ministre a des problèmes pour avoir embauché l’ami d’un de mes amis et de son frère". Une allusion aux ennuis de Keir Starmer, pour avoir embauché Peter Mandelson, ancien ambassadeur britannique aux États-Unis qui fut très proche du pédocriminel Jeffrey Epstein, tout comme l’ex-prince Andrew. L’affaire Epstein qu’a évoqué fort peu diplomatiquement le nouvel ambassadeur britannique aux États-Unis – le successeur de Peter Mandelson, donc. The Financial Times fait état de la fuite, qui tombe assez mal, d’une conversation enregistrée mi-février, où Sir Christian Turner estimait "extraordinaire" le fait que le scandale Epstein "n'ait touché personne" aux États-Unis et déclarait "ne pas aimer" l'expression "relation spéciale" entre Londres et Washington, la seule "relation spéciale" des États-Unis étant selon lui "probablement avec Israël", et non avec le Royaume-Uni. En Ukraine, "même les culs-de-jatte n’arrivaient pas à se faire démobiliser" À la rubrique diplomatie, également, la démission annoncée de l’ambassadrice américaine en Ukraine, moins d’un an après sa nomination. The Financial Times, toujours, affirme que "Julie Davis est frustrée par le manque de soutien" du président Trump à Kiev, selon des sources proches du dossier. Le quotidien britannique relève que ce départ imminent "laisse vacant un poste diplomatique crucial, alors que les discussions de paix sont au point mort et que la Russie se prépare à une offensive estivale". Une offensive à laquelle Mikhaïl, déserteur russe de 20 ans, ne participera pas. Aujourd’hui réfugié en Arménie, il raconte dans un entretien téléphonique à Libération avoir été appâté par les promesses d’avenant et de solde "faramineux" – plus de 19 000 euros pour l’un, 2 800 pour l’autre, soit cinq fois le salaire médian, avant de comprendre qu’il finirait en chair à canon. Outre l’ultra-violence du front, il témoigne du racket permanent dont les soldats sont aussi victimes de la part des officiers. Après 18 mois sous les drapeaux, il conclut que "tout s’achète, sauf la résiliation (de son) contrat" : "Impossible, assure-t-il. Chez nous, même les culs-de-jatte n’arrivaient pas à se faire démobiliser". Profitant d’un congé de 19 jours, et suivant les conseils du collectif "Idite Lesom", "Allez vous faire voir", dont la mission est d’empêcher le plus grand nombre de Russes de prendre les armes. Mikhaïl a fui vers l’Arménie, où il dit ne pas nourrir d’illusions pour la suite. Il sait que l’Europe ne l’accueillera pas. Le "coup marketing inédit" du sponsor "Visit Rwanda" Du foot, pour terminer, avec le coup d’envoi des demi-finales de la Ligue des champions et déjà un premier vainqueur. Le Monde revient sur le "coup marketing inédit" du sponsor "Visit Rwanda", associé aux quatre demi-finalistes de cette compétition : le PSG, le Bayern Munich, Arsenal et l’Atlético Madrid. Le journal raconte comment la marque, dont les logos sont partout, des stades aux maillots de joueurs, est mise au service de la stratégie de "soft power" du président rwandais Paul Kagame, au pouvoir depuis 2000 et dont l’objectif est de nettoyer l’image d’un pays accusé de réprimer les droits humains sur son sol et de mener une guerre dans l’est de la RD Congo en soutien du M23. Voilà pour le côté coulisses parfois peu reluisantes du foot. Côté terrain, c’est une autre ambiance, en tout cas pour le PSG, qui a offert mardi soir un match prodigieux face au Bayern, battu 5 buts à 4. Le spectacle d’un "football total", d’après L’Equipe. Le quotidien sportif rend un vibrant hommage à un "monument hystérique". Merci pour ce moment. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    7 min
  8. 28 APR

    Après deux mois de guerre, "l'immense anxiété des Iraniens"

    A la Une de la presse, ce mardi 28 avril, le bilan de deux mois d’offensive israélo-américaine contre l’Iran, et l’exaspération grandissante du reste du monde face à ce conflit. La hausse sans précédent des dépenses militaires globales. La publication prochaine, en France, du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public. Et deux bizarreries judiciaires. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le bilan de deux mois d’offensive israélo-américaine contre l’Iran, qui refuse toujours de capituler. Deux mois après, les Etats-Unis cherchent toujours une issue à cette guerre, qui s’est transformée en bras de fer économique autour du détroit d’Ormuz. Pour Le Figaro, «la logique voudrait que chacun des protagonistes fasse un pas pour sortir de cette impasse dévastatrice», mais s’inquiète de ce que «dans la guerre, la logique l’emporte rarement». «Et si le blocus de Trump faisait plier l’Iran?». Selon L’Opinion, «l’Iran pourrait subir une vraie asphyxie économique» mais cite des analystes, selon lesquels Téhéran pourrait choisir d’«assumer l’escalade». D’après The New York Times, Donald Trump, de son côté, aurait dit à ses conseillers n’être pas satisfait de la dernière proposition iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, mais laissant de côté les discussions sur le nucléaire. Le journal estime qu’«en l'absence de reprise des hostilités, il y a peu de chances que (cette) position évolue». Pendant ce temps, les Iraniens restent livrés à eux-mêmes. Le journal belge Le Soir, qui cite des membres de la diaspora ayant réussi à joindre leurs proches malgré la coupure d’internet, «de très nombreux Iraniens» souffrent d’un «immense sentiment d’anxiété» et se sentent «pris au piège», leurs espoirs de liberté et de démocratie s’étant «évanouis». El Pais, le journal espagnol, affirme que la répression s’est «durcie» depuis le cessez-le-feu, avec plus de 250 personnes arrêtées pour la seule journée de samedi dernier - notamment pour «espionnage» et «envoi d'images de sites frappés par des missiles», et une forte hausse, également, du nombre d’exécutions. Selon le site d’opposition Iran International, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien aurait récemment examiné un rapport des services de renseignement évoquant «la possibilité d'une reprise des manifestations dans les prochains jours», à cause de la crise économique. L’impact de cette guerre en Iran sur l’économie mondiale s’aggrave un peu plus chaque jour. «Les Etats-Unis ont déclenché la guerre, et le reste du monde en subit les conséquences»: The New York Times observe qu’«en seulement huit semaines, une grande partie de l'économie mondiale a été fortement perturbée», mais que «l'Amérique a été relativement épargnée par ces bouleversements». Cette situation provoque une exaspération grandissante, notamment du Premier ministre thaïlandais. Dans une interview au Washington Post, Sihasak Phuangkekeow accuse l’Administration Trump de n’offrir «aucune aide directe» à son pays, pourtant «allié de longue date des États-Unis». «Cette guerre n’aurait pas dû avoir lieu», assène-t-il, regrettant que «le seul geste» de Washington ait été de proposer d’acheter du gaz et du pétrole… américains. Les Etats-Unis, dont les dépenses militaires ont diminué l’année dernière, à l’inverse du reste du monde. 2887 milliards de dollars: c’est le chiffre de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm sur les dépenses mondiales consacrées à la défense en 2025 - un rapport largement relayé par la presse française, dont La Tribune, qui précise que ces dépenses ont particulièrement augmenté en Europe et en Asie. Alors que Washington multiplie les critiques contre le gouvernement espagnol, lui reprochant son manque d’engagement en matière de défense commune, ce rapport offre «un argument», selon El Pais, à l’Espagne, qui arrive en tête des ayant le plus augmenté leurs dépenses militaires l'an dernier, avec une hausse de 50 %, pour un total atteignant plus de 34 milliards d'euros. En France, les membres de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ont voté hier en faveur de la publication officielle du rapport rédigé par le député d’extrême-droite Charles Alloncle. 12 pour, 10 contre, 8 abstentions: Le Figaro évoque un vote «très serré» et se réjouit de voir le document échapper à la «censure». Ce rapport sera accessible dès le 4 mai sur le site de l’assemblée nationale. Une publication «bienvenue», également pour L’Opinion, qui estime que «sur le fond, sauf à considérer France Télés et Radio France intouchables, les préconisations (de ce document, qui propose par exemple la fusion de France 24 avec France Info, NDLR), ne méritent pas les cris d’orfraie» qu’il a déclenchés. A l’inverse, L’Humanité regrette que ce rapport «scandaleux» ait pu être adopté, parce qu’il préconise la suppression de chaînes et de stations, mais aussi parce qu’il se livre, selon lui, à un «dénigrement de la parole d’autrui», par ses «accusations ad hominem, ses attaques calomnieuses, ses insinuations, ses mensonges». «Après l’adoption du texte, l’extrême-droite se frotte les mains»: le site d’info Mediapart accuse «l’écosystème» de l’industriel Vincent Bolloré d’avoir «pesé de tout son poids pour alimenter cette offensive contre le service public». Un mot, pour terminer, de la mésaventure d’un Français, inculpé à Singapour pour avoir… léché une paille à Singapour. Le Huffington Post rapporte qu’un jeune Français de 18 ans a été inculpé pour atteinte à l’ordre public, pour avoir effectivement léché une paille puis l’avoir replacée dans un distributeur de boissons. Une blague pour laquelle il encourt trois mois de prison. A la rubrique judiciaire également, en Allemagne, cette fois. Un tribunal de Munich a en revanche disculpé, hier, un livreur de colis qui s'était réfugié sur le capot de la Porsche d'un client pour échapper à ses deux dalmatiens. Les juges ont estimé qu’il n’avait pas à régler les 2700 euros de frais de réparation exigés par le propriétaire du véhicule et des toutous. Lu dans Le Parisien/Aujourd’hui en France. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

    6 min

About

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

More From FRANCE 24

You Might Also Like