D'après des documents internes obtenus par The Continent et transmis à Forbidden Stories, dans le cadre de son expansion en Amérique latine, le réseau de propagande russe The Company, soutenu par les services de renseignement extérieurs, aurait dépensé en 2024 environ 280 000 dollars pour publier des centaines d'articles dans les médias argentins afin d'influencer l'opinion publique. Le président libertarien Javier Milei avait manifesté publiquement son soutien à l'Ukraine dès le début de l'invasion russe en 2022, avant d'être élu en novembre 2023 en Argentine. Face à cette prise de position, le réseau d'influence russe, appelé en interne « La Compagnie » (The Company), a pénétré dans le pays en février 2024 pour tenter de faire valoir ses intérêts et de ternir la réputation du président, d'après une enquête de Forbidden Stories. Le réseau a néanmoins quitté l'Argentine fin 2025 sans avoir rempli ses objectifs. L'autrice de cette enquête, Sofia Alvarez Jurado, journaliste à Forbidden Stories, répond aux questions de Joris Zylberman. Le Mexique critique un rapport de l'ONU sur les disparitions forcées À quelques semaines du Mondial 2026 de football, dont plusieurs matchs se tiendront au Mexique, la présidente de gauche Claudia Sheinbaum s'est irritée du contenu d'un rapport du comité de l'ONU sur les disparitions forcées. Le texte évoque des crimes contre l'humanité. Le gouvernement mexicain, qui affiche comme l'une de ses priorités la lutte contre l'insécurité, s'estime attaqué : « Nous ne sommes pas d'accord avec [les conclusions de] ce document. Nous travaillons avec les Nations unies [...] mais ce comité d'experts, quand on lit son texte, on voit que son but est de critiquer le gouvernement », a déclaré mardi 7 avril en conférence de presse la présidente mexicaine. En Haïti, le théâtre comme alternative à la violence Dans un contexte marqué par l'insécurité et la vie éprouvante dans les camps de déplacés à Port-au-Prince, le théâtre s'impose comme une alternative à la violence et un espace d'expression pour les enfants. À travers une initiative baptisée « Théâtre contre la violence », portée par BIT-Haïti en partenariat avec la Fondation Connaissances et Libertés (FOKAL), une dizaine d'enfants issus de différents camps de la capitale participent à des ateliers de théâtre. Une initiative qui vise à transformer la douleur en expression artistique et à redonner une voix à ces enfants souvent invisibilisés. L'occasion pour eux de retrouver un peu d'espoir et d'exprimer leur besoin de retourner chez eux, de retrouver une vie normale, loin des conditions précaires des sites de déplacés. Notre correspondant à Port-au-Prince, Peterson Luxama, a assisté à l'un de ces ateliers. Dans le journal de La 1ʳᵉ… Retour sur un homicide qui a choqué toute la Guadeloupe : la mort d'un enfant de deux ans tué par arme à feu.