À la Une de la presse, ce mercredi 8 juillet, les réactions, en France et à l'étranger, à la décision de Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle, malgré sa condamnation en appel. L'étonnante stratégie de Nigel Farage, le patron du parti d'extrême-droite Reform UK, qui a annoncé hier sa démission en tant que député… pour tenter d'être réélu. Et l'incroyable victoire de l'Argentine face à l'Egypte en huitièmes de finale du Mondial. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions à la décision de Marine Le Pen d'être de nouveau candidate à la présidentielle, malgré sa condamnation en appel. "ll n'existait qu'un trou de souris pour être candidate. Marine Le Pen s'y est engouffrée", d'après La Voix du Nord, qui voit la députée du Pas-de-Calais "garder la main". "Ni empêchée ni réhabilitée", "Le Pen choisit une troisième voie, le tribunal des urnes" : L'Opinion annonce le début d'un "troisième round" entre les juges et la fille de Jean-Marie Le Pen. La cheffe de file du RN "aurait pu disparaître du paysage politique, ses adversaires s'en réjouissaient déjà mais c'était méconnaître "l'animal politique", auquel les électeurs du RN continuent à s'identifier" : d'après Le Parisien/Aujourd'hui en France, la confirmation de la condamnation de Marine Le Pen ne sera "vraisemblablement pas un handicap" pour ses sympathisants. D'après Le Figaro, qui évoque un "pari risqué", le problème, pour Marine Le Pen est son "électorat de conquête", celui qu'elle convoite, et moins "ce feuilleton judiciaire", "que l'autre grand flou, celui de son programme économique" et "le doute sur la capacité de son parti à gouverner". La presse française est globalement critique de la décision de Marine Le Pen d'être candidate malgré sa condamnation. Pour Le Monde, la cour d'appel a fait preuve d'une "grande mansuétude" à l'égard de la quadruple candidate à la présidentielle, qui a bénéficié "d'une décision sur-mesure" avec ce nouveau procès avancé pour respecter le calendrier électoral. Le journal souligne que l'arrêt de la cour est "pourtant sévère", insistant sur "la violation de la confiance des électeurs". La Croix s'inquiète du "risque de déstabilisation" que "Marine Le Pen fait courir à la démocratie" en choisissant de se maintenir, car ce choix ouvre "la possibilité d'un retrait en urgence en cas de condamnation définitive". Enfin Libération dénonce "le mépris" de "la forcenée" Le Pen vis-à-vis de la justice et de l'Etat de droit. Beaucoup de réactions, également, du côté de la presse internationale. D'après El Pais, "Marine Le Pen accélère sa campagne et renie toutes ses promesses", au risque de "déstabiliser son électorat": "Quelle crédibilité accorder à son discours sur la loi, l'ordre et la morale si sa condamnation dans une affaire de détournement de fonds publics devait être définitive?", s'interroge le journal. Pour The Financial Times britannique, la dirigeante d'extrême-droite "se pose en victime d'un système judiciaire politisé" et cette "stratégie pourrait plaire à son électorat de base", mais probablement pas aux Français "dans leur ensemble". D'après La Repubblica, la confirmation de la condamnation de Marine Le Pen est "un coup dur pour l'extrême droite française mais certainement pas le coup de grâce". Le quotidien italien redoute "les conséquences incalculables" de son éventuelle accession à l'Elysée – ou de celle de Jordan Bardella, "un désastre non seulement pour Paris, mais pour toute l'UE, qui s'efforce péniblement de trouver une réponse unifiée aux attaques concertées de Donald Trump et Vladimir Poutine", d'autant que "cette tendance ne se limite pas" à l'Hexagone. C'est aussi ce que relève The New York Times aux Etats-Unis, qui voit dans "la bataille judiciaire" de Marine Le Pen la dernière manifestation en date de "l'affrontement entre les institutions démocratiques, de contrôle, les "watchdogs", et les populistes", tels que Donald Trump et Nigel Farage. Nigel Farage, le patron du parti d'extrême-droite Reform UK a annoncé sa démission en tant que député… pour tenter d'être réélu. Le chantre du Brexit, mis en cause pour des dons non déclarés, dont l'un estimé à 5 millions de livres dit vouloir déclencher une élection partielle dans sa circonscription, à laquelle il se présentera pour donner la parole au "peuple" "contre l'establishment" - une déclaration relayée par le très conservateur Daily Express. Le problème, c'est que ses principaux rivaux ont fait savoir qu'ils ne participeront pas au scrutin et The Financial Times, pas convaincu par la stratégie de Nigel Farage consistant à copier "l'auto-apitoiement de Trump qui se pose en victime d'un complot", ironise sur ce "pari" loupé, cette "initiative audacieuse" qui s'est finalement transformée en "vaine manœuvre". The Daily Mirror évoque même un "fiasco", une "humiliation" pour un Nigel Farage "désespéré" et "snobé" par ses adversaires. Le patron de Reform UK, qui aime poser à "l'homme du peuple", et se fait souvent photographier pinte de bière à la main, qu'on retrouve dans la coupe à champagne de l'un de ses très riches donateurs, dont plusieurs ont fait fortune dans les cryptomonnaies, dans un dessin signé Ella Baron pour The Guardian. Ont-ils célébré leur incroyable victoire au champagne ? Les Argentins ont vaincu les Egyptiens, hier, en 8e de finale du Mondial au terme d'un match haletant. Menée et malmenés par des Pharaons avec deux buts d'avance à un quart d'heure de la fin du match, l'Albiceleste s'est offert une "remontada fenomenal", soldée par 3 buts à 2, selon Clarin. Dans la Bible, il y a Moïse sauvé des eaux du Nil. Dans L'Equipe, les "miraculés" du fleuve égyptien sont les Argentins. Chacun sa religion… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.