A la Une de la presse, ce mardi 9 juin, la visite, en ce moment, de Xi Jinping en Corée du nord. La première du dirigeant chinois depuis 2019. Les efforts de Donald Trump pour en finir avec la guerre avec l’Iran, alors que les Etats-Unis s’apprêtent à accueillir le Mondial de foot. Et un triplé magnifique signé Michael Olise pour les Bleus, face à l'Irlande du Nord. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la visite, en ce moment, de Xi Jinping en Corée du nord. La première du dirigeant chinois depuis 2019. La chaleureuse poignée de mains avec le "Grand soleil du XXIème siècle", alias Kim Jong-un, fait évidemment la Une de la presse officielle chinoise, ce matin. Global Times cite la déclaration du président Xi Jinping sur le "nouveau départ historique", "la consolidation des fondations de la confiance mutuelle" et "le renforcement de la coopération pratique" entre Pékin et Pyongyang. Le président Xi appelle à "l’approfondissement des liens entre la Chine et la Corée du nord", résume China Daily, avec un aperçu du faste déployé pour sa visite. The South China Morning Post, le quotidien de Hong-Kong, rapporte que le président chinois séjourne, à cette occasion, dans la très luxueuse résidence de Kumsan, présentée comme "l’équivalent de la résidence des hôtes d’Etat de Diaoyutai de Pékin", non loin du somptueux mausolée du Soleil, où reposent feux Kim Il-sung et Kim Jong-il, les ancêtres et prédécesseurs de Kim Jong-un. Puissance nucléaire Voilà pour la vitrine officielle. Côté coulisses, l’agence de presse sud-coréenne Yonhap relève "l'absence notable" voire "frappante" "de toute mention des questions nucléaires ou de la situation dans la péninsule coréenne", alors que "Xi Jinping s’était engagé à œuvrer en faveur de dénucléarisation de la péninsule coréenne", lors de sa visite de 2019. Le Figaro évoque même un régime nord-coréen "déterminé" à "poser ses conditions nucléaires" au président chinois. Le journal cite la déclaration en sens, dimanche, de Kim Yojong, la sœur du dictateur sur le renforcement "irréversible" de l’arsenal nucléaire nord-coréen. Une séquence orchestrée, selon lui, pour "doucher d’entrée toute velléité du parrain chinois d’enrayer la fuite en avant atomique de Pyongyang". The New York Times attribue cette pudeur nouvelle du "parrain chinois" à la volonté de Pékin de "contenir le rapprochement de la Corée du nord avec la Russie", qui a signé, il y a deux ans un pacte de défense mutuelle avec le Cher Leader, auquel Xi Jinping n’a pas manqué de rappeler, subtilement bien sûr, que "la Chine est son principal bienfaiteur" et son principal "rempart contre les États-Unis". The New York Times, qui consacre un long papier à la "mue" de Kim Jong-un depuis la crise du Covid, durant laquelle il était apparu en larmes à la télé nationale, s’excusant de ne pas avoir su protéger suffisamment ses compatriotes d’une pandémie qui lui a permis, dans le même temps, de "renforcer son emprise" sur le pays au point d’être reconnu désormais comme " le dirigeant nord-coréen le plus puissant à ce jour" - "grâce à l'accession au statut de puissance nucléaire" mais aussi grâce au renforcement de ses liens avec la Russie, à laquelle il fournit des armes et des troupes, en échange d’un soutien technologique en matière d'armement, de livraisons alimentaires, de pétrole et même de touristes. Trump "spectateur" de la guerre... Kim Jong-un, dont les deux rencontres, en 2018 et 2019 avec Donald Trump ont débouché sur des échecs retentissants. De retour à la Maison Blanche, le président américain s’est lancé dans une guerre au Moyen-Orient qu’il tente à présent de terminer, "mais l'Iran, Israël et le Hezbollah ont d'autres projets", selon Foreign Policy, qui résume le point de vue de la presse américaine : "Trump a déclenché une guerre qu’il ne parvient pas à contrôler". Accusé par les uns d’être réduit au rôle de "spectateur" de cette guerre, Donald Trump se retrouve, dans le même temps, accusé par les autres, dont The Wall Street Journal, d’exiger "davantage de retenue de la part d'un allié, Israël, que de la part de l'Iran", sans parvenir pour autant à enrayer "l’affaiblissement" américain dans la région. Les Etats-Unis de Donald Trump, qui s’apprêtent à accueillent le Mondial 2026, avec le Canada et le Mexique. A quelques heures du coup d’envoi, jeudi, l’heure n’est pas à la fête – en tout cas pas pour Libération, dont le photomontage à la Une de Trump brandissant la coupe du monde comme un club de golf est assez peu flatteur. ...et businessman du Mondial Le journal accuse le président des Etats-Unis d’avoir "confisqué le Mondial comme il a confisqué son pays", exposant sa "conception très particulière de la liesse populaire": " En gros, s’il ne s’agit pas de le fêter lui, ça ne l’intéresse pas, ou alors il faut que ça rapporte". Libération résume la vision du Mondial selon Donald Trump "comme une grosse pompe à fric, une occasion de faire du business et non un moment de plaisir collectif". Ca promet. Heureusement, ça se présente plutôt bien pour les Bleus, qui ont remporté, hier, leur dernier match de préparation face à l’Irlande du nord, 3 buts à 1. Un triplé signé Michael Olise qui éblouit L’Equipe, "Osez comme Olise". Mais le jeu de mots du jour revient au Parisien: "une victoire et Olise", une victoire et au lit. Le quotidien s’émerveille de "l’impression de fluidité technique", de "l’aisance qui lui a permis de réaliser un coup du sombrero en première période, avant sa petite merveille pour son triplé". Il n’y a plus qu’à remettre ça au Mondial! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.