Il n’est pas candidat, du moins pas encore, et pourtant la presse lui ouvre déjà ses colonnes en grand… « Et si c’était encore lui ? » se demande le Nouvel Obs. « Il est en campagne permanente, ajoute l’hebdomadaire. Il consulte à tout va, multiplie les déplacements, les interviews, les podcasts en tous genres ». Sa stratégie : « Incarner un recours pour une gauche réformiste sans tête d’affiche ni plan de bataille ». Concrètement, un local de campagne est en passe d’être loué en plein cœur de Paris. Pas question toutefois de se précipiter. « À l’écouter, il est même urgent d’attendre ». Il déclare ainsi : « Celui qui a la maîtrise du temps à un avantage ». Il faut dire, remarque le Nouvel Obs, que « François Hollande est peut-être l’une des personnalités politiques préférées des Français, mais il ne recueille pour l’heure, dans le meilleur des sondages, que 8% des intentions de vote ». En attendant, l’ancien président prépare le terrain et sort un livre intitulé Unir. Être prêt C’est à l 'occasion de la sortie de ce livre, qu’il fait la Une du Point. Photo d’un homme souriant avec ce titre « L’embusqué ». Ce livre, le Point, qui a rencontré François Hollande, l’interprète comme « un nouveau pas vers une candidature à la présidentielle ». Alors l’hebdomadaire lui pose franchement la question. Son livre est-il « un livre de candidature ? » Ce à quoi François Hollande répond subtilement : « C’est un livre qui prépare la présidentielle de 2027. Notre devoir, c’est d’être prêts. Jamais depuis le début de la Vème République, l’enjeu n’a été aussi lourd pour la France, l’Europe et le monde. » Le Point l’interroge aussi sur ce qui pourrait être son programme. Il ne reviendra pas à la retraite à 62 ans, « l’âge légal sera aux alentours de 63 ans ». « Il refuse le relèvement du SMIC (le salaire minimum) et défend l’idée d’une « écologie productive », « d'une électrification massive des usages et une isolation de nos logements au nom de "l’habitabilité" ». Prédateur politique Marianne consacre également un article à François Hollande, quelques lignes seulement mais pleines de venin. François Hollande, « Le vautour de Tulle », titre Marianne. Tulle, le fief électoral de l’ancien président. « On a beau le voir venir de (très) loin, ajoute l’hebdomadaire, il n’en reste pas moins un redoutable prédateur politique, tenant à la fois du chasseur à l’affût et du charognard ». Marianne, qui ne donne pas cher des chances de l’ancien président : « En admettant que les circonstances lui permettent de fondre sur l’espace social-démocrate, nous dit l’hebdomadaire, le vautour de Tulle aura encore deux problèmes de taille à résoudre : un passif politique difficile à solder pour convaincre au-delà de sa famille politique, et un projet pour le pays quasi inexistant ». Sondage François Hollande obtient entre 7,5 et 8% des intentions de vote dans le sondage publié aujourd’hui par la Tribune Dimanche. Un sondage qui donne Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National, largement en tête avec entre 34 % et 35,5 % des intentions de vote. Si l’on ajoute à ce résultat les scores des deux autres candidats de l’extrême droite Nicolas Dupont-Aignan, et probablement Éric Zemmour, « le bloc extrême droite dépasse le seuil des 40% », constate la Tribune Dimanche. « Après dix ans de macronisme, estime Bruno Jeudy dans son éditorial, il flotte comme un parfum de 1981 et une envie de radicalité ». L’éditorialiste craint visiblement que le centre-droit ne fasse pas le poids : « À force de vouloir gagner seuls (dit-il), les ambitieux du centre-droit (il a cité plus haut les anciens Premiers ministres Édouard Philippe et Gabriel Attal) pourraient surtout finir spectateurs d’un second tour Mélenchon-Le Pen ». Que recommande l'IA ? Quel rôle l’intelligence artificielle pourrait-elle jouer dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027 ? Question posée par l’Express, qui annonce : « 3% des électeurs seraient prêts à voter pour le candidat recommandé par l’IA, selon une étude de l’IFOP… » 3% c’est peu, mais ça représente tout de même « environ 1,5 million d’électeurs », signale l’Express. Et « ce n’est pas rien, lorsque l’on sait que Jean-Luc Mélenchon a raté la marche du second tour, en 2022, d’environ 400 000 voix », rappelle Frédéric Dabi, le directeur général Opinons de l’IFOP. L’Express s’attarde également sur les nuances : la proportion d’électeurs prêts à solliciter l’avis de l’intelligence artificielle « grimpe à 8% chez les 25-34 ans et à 11% chez les 18-24 ans ». Cela étant, modère l’Express, la confiance en l’IA est loin d’être unanime, notamment lorsque l’on parle de la campagne électorale... « Une grande majorité des Français (86%) craint que l’IA soit instrumentalisée dans le but d’influencer le résultat de la prochaine élection suprême ».