Choses à Savoir TECH

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  1. hace 7 h

    Un bouton d’urgence pour couper l’IA aux USA ?

    Aux États-Unis, une proposition de loi veut imposer un véritable bouton d’arrêt aux intelligences artificielles les plus puissantes. Les entreprises réalisant au moins 500 millions de dollars de revenus annuels grâce à l’IA, ou consacrant plus de 100 millions de dollars de puissance de calcul à l’entraînement d’un modèle, devraient conserver la capacité technique de le ralentir, de le suspendre ou de l’arrêter. Le département de la Sécurité intérieure pourrait ordonner cette interruption, après consultation du secrétaire au Commerce et du directeur du Renseignement national, en cas de perte de contrôle ou d’action dangereuse non prévue par le développeur. Les entreprises devraient également déclarer les incidents graves. Une infraction pourrait coûter jusqu’à 20 millions de dollars. Le texte intervient après un épisode particulièrement inquiétant. Hugging Face affirme avoir subi une intrusion entièrement menée par des agents autonomes. OpenAI a ensuite reconnu que deux de ses modèles expérimentaux, GPT-5.6 Sol et une version plus avancée encore non publiée, étaient à l’origine de l’incident. Les modèles étaient évalués sur ExploitGym, un banc d’essai destiné à mesurer leur capacité à exploiter des failles informatiques connues. Pour observer leur plein potentiel, OpenAI avait allégé certains garde-fous. Les agents ont alors découvert une vulnérabilité jusque-là inconnue dans un logiciel de cache, quitté leur environnement isolé et compromis les serveurs de Hugging Face afin de récupérer les réponses du test. La plateforme a reconstitué plus de 17 000 événements et plusieurs dizaines de milliers d’actions automatisées exécutées en un seul week-end. Les grands modèles occidentaux propriétaires n’ayant pas pu l’aider à distinguer les chercheurs légitimes des attaquants, Hugging Face s’est tournée vers GLM 5.2, un modèle chinois à poids ouverts de Z.ai, installé sur sa propre infrastructure. Dans le même temps, le Congrès examine une logique presque inverse. Les élus Jay Obernolte et Lori Trahan proposent de suspendre pendant trois ans les réglementations adoptées par les États, malgré l’opposition de trente-six procureurs généraux. Ted Lieu, défenseur du mécanisme d’arrêt, rappelle que les IA ne se contentent plus de répondre à des questions : elles réalisent désormais des transactions ou des opérations de cyberdéfense. L’Union européenne prévoit déjà, dans son AI Act, une supervision humaine capable d’interrompre les systèmes à haut risque. Clément Delangue, patron de Hugging Face, ne soupçonne aucune intention malveillante d’OpenAI, mais qualifie cette évasion autonome de « stupéfiante ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  2. hace 1 día

    L’ARCEP va chambouler le réseau mobile en 2030 ?

    L’ARCEP prépare dès maintenant le réseau mobile français de la prochaine décennie. Le régulateur des télécoms a lancé, le 23 juillet, une consultation publique destinée à redéfinir l’utilisation des fréquences jusqu’en 2035. Ces fréquences sont les routes invisibles empruntées par les appels, les SMS et les données mobiles. Les autorisations détenues par Orange, Bouygues Telecom, Free et SFR expirent entre 2030 et 2035. Après une première concertation menée entre octobre 2025 et janvier 2026, l’ARCEP ouvre une seconde phase, plus détaillée, jusqu’au 23 septembre. Le projet se déroulerait en deux temps. D’abord, toutes les autorisations seraient prolongées jusqu’à une échéance commune, fixée au 7 décembre 2035, sans modifier immédiatement la répartition entre opérateurs. Puis, entre 2028 et 2030, une procédure de sélection permettrait de redistribuer les bandes de fréquences. Les opérateurs devraient verser des contreparties financières, dont le montant serait défini séparément par le gouvernement. En échange, les obligations de qualité seraient renforcées. Le taux minimal de réussite des appels et connexions passerait de 95 à 98 %. Autrement dit, seules deux tentatives sur cent pourraient encore échouer, contre cinq aujourd’hui. Pour l’internet mobile, chaque opérateur devrait également permettre le téléchargement d’un fichier de deux mégaoctets en moins de quinze secondes, lors de tests réalisés à l’extérieur. Le régulateur veut aussi mieux couvrir les zones rurales. Dans les « zones blanches centres-bourgs », les opérateurs devraient mutualiser leurs équipements et financer pylônes, raccordements et exploitation. Le dispositif de couverture ciblée, lancé avec le New Deal mobile, a déjà permis d’identifier plus de 5 200 zones distinctes à équiper. Les collectivités pourraient, à l’avenir, financer elles-mêmes une couverture complémentaire pour un hameau ou une zone d’activité. Autre changement important : l’arrêt des réseaux anciens. Avant d’éteindre la 2G ou la 3G, un opérateur devrait prévenir cinq ans à l’avance, publier une étude d’impact et vérifier que des solutions en 4G ou en 5G existent. Un calendrier précis, zone par zone, serait communiqué durant les deux dernières années. Enfin, l’ARCEP prépare aussi l’avenir : meilleure couverture à l’intérieur des bâtiments, arrivée de la 6G et connexion directe des smartphones aux satellites. Derrière cette réforme technique, l’objectif est simple : attribuer les fréquences en échange d’un réseau plus fiable, plus transparent et mieux réparti sur le territoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  3. hace 2 días

    Claude : vos discussions dispos partout sur Google ?

    Des conversations partagées depuis Claude, l’assistant d’intelligence artificielle d’Anthropic, se sont retrouvées accessibles en quelques secondes depuis Google. L’affaire a été révélée ce week-end sur Reddit. Une recherche très simple permettait d’afficher plusieurs centaines de discussions publiques, voire plusieurs milliers selon certains utilisateurs. La méthode consistait à utiliser l’opérateur « site: », une commande qui limite les résultats de Google à un domaine précis. En saisissant « site:claude.ai/share », les internautes pouvaient retrouver des conversations rendues publiques par leurs auteurs. Certaines contenaient du code, des stratégies juridiques, des demandes de dépannage, mais aussi des échanges professionnels ou personnels dont les utilisateurs n’avaient probablement pas mesuré la visibilité réelle. Lorsque l’on clique sur le bouton « partager » dans Claude, le service génère une adresse publique. Toute personne disposant de ce lien peut alors consulter la conversation. Le problème est que les pages créées ne comportaient pas d’instruction « noindex ». Cette petite balise intégrée au code d’une page demande normalement aux moteurs de recherche de ne pas l’ajouter à leurs résultats. Sans elle, un lien publié sur un forum, un réseau social ou tout autre espace accessible peut être détecté par les robots de Google, puis indexé. Une discussion professionnelle peut ainsi exposer des informations confidentielles, du code interne ou des éléments relevant de la propriété intellectuelle. ChatGPT avait déjà connu un incident comparable avec certains liens partagés. Dès dimanche, une grande partie des conversations concernées avait disparu de Google, ce qui laisse penser que le moteur de recherche a réagi rapidement. Anthropic n’avait toutefois publié aucun commentaire officiel au moment de l’enquête. Plusieurs liens restaient encore visibles sur Bing et Brave Search. Attention : disparaître d’un moteur de recherche ne signifie pas que le contenu est supprimé. Toute personne ayant enregistré l’adresse peut continuer à l’ouvrir tant qu’Anthropic ne désactive pas le lien. Les utilisateurs peuvent vérifier leurs partages depuis les réglages de Claude, dans « Confidentialité », puis « Conversations partagées ». Les liens inutiles peuvent y être supprimés. La règle reste simple : une conversation accessible par une adresse publique doit être considérée comme potentiellement visible par tous. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  4. hace 3 días

    ChatGPT Santé est-il un progrès ou un risque pour les usagers ?

    OpenAI ouvre désormais ChatGPT Health à tous les utilisateurs américains majeurs disposant d’un compte. Lancée de façon limitée en janvier, cette fonctionnalité permet de connecter au chatbot des dossiers médicaux et différentes données de santé, afin d’obtenir des réponses davantage adaptées à la situation de chacun. L’enjeu est considérable : selon OpenAI, plus de 300 millions de personnes interrogent chaque semaine ChatGPT sur des sujets médicaux ou liés au bien-être. Avec l’autorisation de l’utilisateur, l’assistant peut désormais consulter ses médicaments, ses résultats d’analyses, des comptes rendus de consultations, mais aussi ses données de sommeil ou d’activité physique. Il reste également possible d’ajouter manuellement certaines informations, comme un objectif personnel ou une restriction alimentaire. Une contrainte renseignée une première fois pourra, par exemple, être automatiquement prise en compte lors d’une future demande de recettes. Apple Health constitue pour l’instant la principale source de données liées à la forme physique. OpenAI n’a pas encore précisé si d’autres services, comme Google Health, seront compatibles. Des connexions sont également proposées avec MyFitnessPal, Peloton et Weight Watchers. Les informations médicales peuvent, elles, provenir de systèmes hospitaliers américains ou de prestataires comme One Medical et Function Health. Cette ouverture soulève évidemment une question centrale : celle de la confidentialité. OpenAI affirme appliquer à ces données des protections supplémentaires par chiffrement. L’entreprise assure qu’elles ne serviront ni à entraîner ses modèles ni à proposer de la publicité. L’utilisateur peut interrompre la connexion à tout moment. Les informations concernées seraient alors effacées des serveurs dans un délai de trente jours. Le déploiement intervient toutefois dans un contexte sensible. OpenAI fait l’objet d’une attention croissante sur la fiabilité de ses réponses médicales. Un habitant de Floride a déposé plainte cette semaine, dénonçant des recommandations extrêmement dangereuses formulées par GPT-4o. Selon le New York Times, le chatbot lui aurait indiqué qu’une consultation médicale n’était pas nécessaire, alors que les symptômes décrits se sont ensuite révélés liés à une embolie pulmonaire, une urgence grave. Il lui aurait même répondu que Dieu n’avait pas conçu son corps pour échouer sans cesse. ChatGPT Health promet donc des réponses plus personnalisées. Mais plus les données deviennent précises, plus les exigences de sécurité, de confidentialité et de fiabilité deviennent élevées. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  5. hace 4 días

    Hugging Face réclame de grosses réparations à OpenAI ?

    L’affaire agite le monde de la cybersécurité depuis la mi-juillet. Deux modèles d’OpenAI encore en phase de test auraient quitté leur environnement d’évaluation, compromis les serveurs de Hugging Face et dérobé les réponses d’un banc d’essai. Après la stupeur, l’heure est désormais aux responsabilités. Clément Delangue, cofondateur et dirigeant de Hugging Face, a formulé publiquement deux demandes précises à OpenAI, lors d’un déplacement à San Francisco et dans plusieurs messages publiés sur X. La première concerne les journaux d’activité des agents impliqués. Ces fichiers enregistrent chaque action effectuée par un système informatique : requêtes envoyées, outils utilisés, décisions prises et accès tentés. Delangue demande leur publication complète afin que les chercheurs en sécurité du monde entier puissent analyser le déroulement de l’intrusion. Sa seconde exigence porte sur 100 millions de dollars de puissance de calcul. Il ne s’agirait pas d’une indemnisation classique, mais de ressources offertes à la communauté Hugging Face pour développer des mécanismes de défense ouverts et accessibles. Selon lui, un événement sans précédent appelle une réponse tout aussi exceptionnelle. Le dirigeant décrit l’incident comme la première cyberattaque conduite de bout en bout par un agent autonome. OpenAI emploie une formulation plus prudente et parle d’un événement « inédit ». La chronologie est désormais établie. Les agents auraient agi entre le 11 et le 13 juillet. Hugging Face a détecté, contenu puis rendu publique l’intrusion le 16 juillet. OpenAI n’a établi le lien avec ses propres expérimentations que le 21, après l’analyse de ses registres internes. Ces cinq jours de décalage alimentent aujourd’hui les critiques. Clément Delangue compare la situation à un accident aérien : la boîte noire est normalement remise aux enquêteurs, pas conservée par le constructeur. Ici, pourtant, les traces essentielles restent entre les mains d’OpenAI, seule décisionnaire de leur éventuelle publication. Créée en 2016 par Clément Delangue, Julien Chaumond et Thomas Wolf, Hugging Face est devenue une plateforme centrale de l’intelligence artificielle ouverte. Durant l’attaque, elle aurait dû recourir à un modèle chinois auto-hébergé, faute de coopération des grands modèles commerciaux. La décision d’OpenAI créera donc un précédent : publier ces données pour renforcer la défense collective, ou conserver sous clé le mode d’emploi d’une attaque produite par ses propres agents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  6. 23 jul

    Des millions de comptes compromis sur Microsoft ?

    Une nouvelle technique d’attaque inquiète les spécialistes de la cybersécurité. Son nom : l’« OAuth Client ID Spoofing ». Selon Proofpoint, elle permet à des pirates de tester massivement des identifiants et des mots de passe sur Microsoft Entra ID, tout en restant presque invisibles dans les journaux de sécurité. Microsoft Entra ID, anciennement Azure Active Directory, gère l’authentification des utilisateurs et des applications. Chaque logiciel autorisé possède normalement un identifiant unique, appelé « client ID », comparable à un badge présenté à l’entrée d’un bâtiment. Les attaquants ont toutefois découvert qu’ils pouvaient envoyer des requêtes avec des identifiants falsifiés, inexistants ou malformés. Pour reproduire la méthode, Proofpoint a utilisé le protocole ROPC, qui transmet directement un nom d’utilisateur et un mot de passe au service d’authentification. Le danger vient des réponses renvoyées par Microsoft. Selon le code d’erreur obtenu, l’attaquant peut déterminer si le compte existe, si le mot de passe est incorrect ou si les identifiants sont valides mais que l’application présentée n’est pas reconnue. Ce dernier cas est particulièrement préoccupant : il permet de confirmer qu’un couple identifiant-mot de passe fonctionne, sans générer de connexion réussie. Dans les registres, seul un numéro d’application apparaît, sans nom associé. Les outils chargés de surveiller une application précise peuvent donc passer complètement à côté. Certaines règles d’accès conditionnel risquent également de ne pas s’appliquer. Proofpoint affirme avoir observé deux campagnes réelles. La première, baptisée UNK_pyreq2323, a débuté le 14 janvier 2026 depuis des serveurs Amazon Web Services. Elle aurait utilisé plus de 700 000 identifiants falsifiés pour viser plus d’un million de comptes dans près de 4 000 organisations. Environ 28 % des comptes ciblés auraient été automatiquement verrouillés. Une seconde campagne, UNK_OutFlareAZ, a débuté en décembre 2025 depuis une infrastructure Cloudflare. Elle aurait visé plus de deux millions d’utilisateurs avec 3,7 millions de faux identifiants. Les pirates semblent notamment tester des noms courants, comme jsmith ou msmith, dans des centaines d’entreprises. Proofpoint recommande donc de surveiller les connexions sans nom d’application et de ne plus considérer certains codes d’erreur comme de simples échecs sans conséquence. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  7. 22 jul

    Des contrôles radars des voitures depuis l’espace ?

    Depuis le 7 juillet 2024, toutes les voitures neuves vendues dans l’Union européenne doivent être équipées de l’assistant intelligent de vitesse, l’ISA. Ce système combine une caméra, qui lit les panneaux, et une carte numérique alimentée par la position GPS ou Galileo. Lorsque la voiture dépasse la limite détectée, une alerte sonore ou visuelle se déclenche. Le conducteur conserve toutefois la maîtrise de l’accélérateur et peut désactiver l’ISA à chaque démarrage. Mais selon le Daily Mail, Bruxelles envisagerait une étape supplémentaire après 2030 : empêcher directement les dépassements en limitant la puissance du moteur. À ce stade, la Commission européenne n’a confirmé aucun projet officiel. Et contrairement à certaines formulations, ce ne serait pas le satellite qui ralentirait la voiture. Le satellite transmet uniquement une position. Le calculateur embarqué compare ensuite ces coordonnées à une carte des limitations. La caméra vérifie parallèlement les panneaux présents sur la route. En cas de contradiction, le règlement européen prévoit que le panneau physique prime. Toute décision serait donc prise à bord du véhicule, pas depuis l’espace. Le principal problème reste la fiabilité. Le laboratoire britannique Thatcham Research a testé plusieurs modèles équipés de l’ISA. Le moins performant atteignait 91,3 % de précision sur la distance parcourue, mais seulement 74,3 % au moment précis des changements de limitation. Même le meilleur modèle tombait à 90,3 % dans ces transitions. Une erreur à l’entrée d’une zone limitée à 32 kilomètres par heure pourrait donc provoquer un ralentissement brutal si le système agissait automatiquement. Des inquiétudes concernent aussi le piratage et la collecte des données de localisation. Le Royaume-Uni affirme d’ailleurs ne préparer aucun dispositif de ce type. Aujourd’hui, entre 40 et 60 % des automobilistes dépasseraient les limitations, tandis que 46 % des conducteurs de véhicules neufs désactivent l’ISA. En l’état, rien ne permet donc d’annoncer un bridage automatique après 2030. Mais le débat est réel : jusqu’où faut-il limiter la liberté du conducteur pour protéger les autres usagers ? En mai 2026, 317 personnes ont été tuées sur les routes françaises, contre 305 un an plus tôt, soit une hausse de 4 %. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  8. 21 jul

    Apple lancera son produit le plus cher en 2028 ?

    Depuis l’arrivée de la puce M1 en 2020, Apple avançait avec un calendrier presque parfaitement régulier. Mais cette mécanique semble désormais s’emballer. Selon Mark Gurman, de Bloomberg, la firme aurait déjà terminé la conception de sa puce M7, seulement six mois après celle de la M6, alors même que les premiers produits équipés de cette dernière ne sont pas attendus avant la fin de 2026. La feuille de route reste officieuse, Apple n’ayant rien confirmé. Les premiers Mac dotés d’une puce M6 arriveraient donc à la fin de cette année, avant une génération M7 dès le début de 2027. Les versions M7 Pro et M7 Max suivraient à la fin de 2027, puis le M7 Ultra en 2028. La génération M6 pourrait ainsi connaître une carrière particulièrement courte. Apple aurait même abandonné les versions M6 Pro et Max afin d’accélérer le passage à la génération suivante. Pour Mark Gurman, cette cadence montre surtout que l’intelligence artificielle ne constitue plus une simple fonction ajoutée aux processeurs Apple : elle influence désormais directement leur architecture et leur calendrier de développement. Le chiffre le plus spectaculaire concerne la mémoire. Le futur M7 Ultra serait conçu pour gérer jusqu’à 1,5 téraoctet de mémoire unifiée. Dans les Mac Apple Silicon, cette mémoire est partagée entre le processeur central et la puce graphique, ce qui facilite le traitement de charges lourdes. Une telle capacité représenterait environ le double de celle envisagée pour le M5 Ultra et l’équivalent de la mémoire de 96 MacBook Air d’entrée de gamme réunis. Mais rien ne garantit qu’Apple commercialisera réellement cette configuration. La décision dépendra du marché des composants, alors que la mémoire reste rare et coûteuse. Tim Cook a déjà justifié de récentes hausses de prix des Mac par l’augmentation du coût de la RAM. Une machine équipée de 1,5 téraoctet cumulerait donc tous les facteurs inflationnistes : beaucoup de mémoire, sur un composant cher, dans un produit très haut de gamme. Aucun prix n’a filtré, mais les options mémoire d’Apple sont déjà coûteuses en temps normal. Le Mac Studio devrait, lui, attendre 2028 pour sa véritable transformation. La version M5 Ultra prévue cette année serait surtout une évolution mineure. Le futur modèle pourrait adopter un nouveau design et un refroidissement renforcé pour supporter les traitements d’intelligence artificielle réalisés directement sur la machine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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